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Réservoir Gouin
Pourvoirie Escapade – septembre 2005

En septembre 2005,  pour notre 5ième anniversaire de mariage,  mon épouse et moi  avons choisi de se payer la traite à la pourvoirie Escapade, une destination prometteuse.  Nous étions habitués à ce genre de voyage puisque nous avions passé notre Lune de Miel au Réservoir Dozois, dans les  nouveaux chalets Nadagam dans le parc de la Vérendry. On cherchait un endroit qui pouvait nous offrir une excellente qualité de pêche, un plan américain et une belle qualité d’hébergement. Un peu de recherche sur internet nous amène à découvrir la pourvoirie de Michel Prince, accessible en automobile, en train ou en avion. La qualité de leur site internet www.pourvoirieescapade.com nous inspire confiance. Après une bonne comparaison des coûts versus le produit offert, nous  réservons un week-end de 4 jours et 3 nuits de la fin de semaine du travail de septembre 2005.

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La route :
Nous décidons de nous y rendre en automobile. Le trajet nous demande sept heures et demie. Nous arrivons à destination sans embûche en passant par la route de Parent. La route est dans sa majeure partie très belle et nous pouvons rouler à 70 km/heure en moyenne.


L’accueil est chaleureux et nous nous sentons les bienvenus, on nous invite immédiatement à prendre un lunch puisqu’il est environ 14 heures. Même pas le temps de défaire nos bagages que nous sommes assis devant un délicieux « Club Sandwich » sur les rives du réservoir Gouin!

 

 

 

 

Le chalet qui nous est réservé est « Le Petit Bleuet »
C’est un magnifique petit chalet en bois rond très propre. Il n’est pas trop loin du camp principal.pic3 pic2pic4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est facile de s’y rendre pour y prendre nos repas ou bien aller jaser un peu avec Michel et son équipe, ou encore relaxer dans les installations confortables pour y regarder la télévision par satellite, si vous sentez un besoin de désintoxication télévisuelle.

 

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La salle à manger est bien décorée et nous y sommes pratiquement seuls à chaque repas. On se fait traiter comme des rois à chaque fois et la qualité des repas est exquise! J’ai encore le souvenir d’un dessert, un renversé aux bleuets servis chaud, mmmmmhh!  Si ce n’était pas de la distance, j’y retournerais sans hésitations juste pour ce fabuleux dessert.

 


 

 

La pêche:
Vendredi:
Je décide d’aller sur le petit lac isolé sur lequel la pourvoirie est installée.La pêche commence assez bien. Après quelques minutes, un doré est dans l’épuisette. Par contre, le vent et le mauvais temps raccourcissent notre après-midi de pêche. Ce n’est pas trop grave, il nous reste encore 3 jours. Le lendemain, c’est la sortie sur le grand réservoir.

 

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Samedi:
Un bon déjeuner nous est servi et un lunch nous est préparé. On doit partir avec Michel qui nous reconduit en véhicule jusqu’à un point du lac qui rejoint le grand bassin du réservoir. Le niveau de l’eau est trop bas pour permettre aux embarcations de passer directement de la pourvoirie au grand réservoir du Gouin. Nous sommes aussi accompagnés de quatre autres pêcheurs qui ont leur propre bateau. Ceux-ci sont des habitués de la place. Première constatation de ce bassin d’eau, il est très grand et le vent persistant de la veille nous donne un spectacle de moutons blancs à la surface de l’eau.

 

 

 

 

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C’est un peu inquiétant. Michel nous fournit une chaloupe de 16 pieds équipée d’un moteur de 35 HP et d’une console. Chaloupe du milieu sur la photo. On n’est pas certain de pouvoir embarquer sur l’eau et un des deux groupes qui nous accompagnent est volontaire pour partir en explorateur et évaluer la hauteur des vagues plus au large.

 

 

 

 

pic11Quinze minutes plus tard, ils reviennent et nous confirment que : « ça va passer, vous n’avez qu’à nous suivre. On ira lentement sans prendre de risque », et hop nous voilà embarquer sur cette mer intérieure. C’est vraiment à la limite de ce que nous pouvons tolérer en terme de grosseur de vagues. Nous parcourons une bonne vingtaine de kilomètres à un quart de la vitesse maximum. Quelques « passes » entre les îles nous permettent parfois une petite accélération jusqu’à ce qu’on arrive à un embranchement plus large. Nous arrivons de peine et de misère au « spot » de pêche où l’on peut heureusement se mettre un peu à l’abri du vent et des vagues grâce à une pointe d’île. La pêche commence enfin. Nous jetons l’ancre  à environ 150 pieds des autres pêcheurs.

 

Profondeur entre 27 et 32 pieds. Nous attachons chacun un jig de couleur différente moi et mon épouse et nous ajoutons un morceau de ver.  Tout le monde pêche au même endroit et à la même profondeur. Après environ une trentaine de minutes, la chaloupe rouge  sort l’épuisette.

 

 

Moi :
« Eh ma chérie, ils en ont un! »

Un autre 15 ou 20 minutes et :
« Eh ma chérie, ils en ont un autre… »

15 minutes plus tard :
« Encore un autre….. »

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De notre côté, ça semble plutôt calme et à part une possible touche et avoir cogné des roches avec le jig il n’y a guère d’action dans notre chaloupe. Soudainement, BANG!, c’est ma femme qui crie : « J’en ai un! » et elle ramène notre premier doré du Gouin.

 

Nous continuons à pêcher et à regarder nos voisins sortir les poissons au même rythme, c’est-à-dire un doré aux 15 à 20 minutes. De notre côté, 45 minutes plus tard, ma femme en attrape un deuxième. Nous décidons d’aller jaser un petit peu à ces messieurs pour savoir ce qu’ils font de différent de nous. Ils nous expliquent q u’ils pêchent à la ligne morte avec des sangsues et des vers. Ils les montent de façon à ce que le poisson puisse partir avec l’appât quelques secondes et ils laissent leur moulinet ouvert pour voir leur fil sortir et ensuite ferrer solidement leur poisson. Nous n’avons pas de  sangsues et il est déjà près de 3 : 30 pm. Alors, nous décidons de rentrer à la pourvoirie par nous-mêmes. Nous nous sommes rendus à bon port mais pas sans avoir eu à demander de l’aide d’un bateau qui passait près de nous. Si vous possédez un GPS, un conseil, apportez-le car il vous sera utile.

 

Voici le résultat de notre pêche de cette sortie:

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La pêche guidée:

pic14Une promesse que Michel Prince (propriétaire de la pourvoirie) nous a faite au début de notre séjour allait devoir se réaliser. Ce dernier nous a promis d’aller lui-même nous faire prendre notre quota de doré advenant le cas où nous n’allions pas être assez chanceux. Eh bien ce « CAS » arriva. Nous en étions à notre dernière journée  sans avoir assez de poissons. Sans avoir à lui rappeler, Michel nous offrit d’aller pêcher avec lui à notre dernière journée. Nous sommes ainsi partis vers 3 : 00 pm dans son énorme « Freighter » d’une vingtaine de pieds munis d’un moteur 200 HP, sonar et de son téléphone satellite.

En premier, Michel nous dit qu’il fallait arrêter à une ou deux places où il a des cages à ménés dans des petits étangs  sur de petites îles secrètes. Un seul arrêt nous permet de ramasser environ une centaine de petits vairons que Michel place dans un sac à pain vide pour les faire mourir rapidement. On se dirige exactement au même « spot » que la journée précédente. Michel regarde son sonar et dit :

Michel

« Pas de problèmes, y’a du doré icitte! On jette les ancres »

Moi
« Alors c’est avec quoi que tu suggères que l’on pêche Michel? »

Sa ligne est déjà montée dans son bateau. Il nous montre qu’elle est seulement montée d’une tête de jig. Il enfile en premier un méné en entrant l’hameçon par la bouche et en le faisant ressortir derrière la tête. Il ajoute ensuite un morceau de ver pour cacher l’hameçon.
Alors je commence à préparer la ligne de ma femme pendant qu’il fait descendre son montage vers le fond et il dit :

Michel
 « On est trois, multiplié par huit ça fait vingt-quatre, zzzzzz….. (bruit du moulinet) vingt-trois » et il remonte le premier doré.

Je m’empresse encore plus à monter la ligne de ma femme qu’elle fait descendre aussitôt que je lui mets dans les mains. Encore une fois, l’action ne tarde pas. Je n’ai pas le temps de terminer le montage de ma ligne qu’elle et Michel font un doublé. Je ferre moi aussi mon premier poisson à peine dix secondes après que mon jig ait touché le fond. Nous attrapons ainsi environ 17 ou 18 dorés et Michel nous suggère de changer de « spot » question d’aller voir si le poisson est rendu plus près de ses quartiers d’hiver. Premier endroit où il s’arrête, il ne voit pas de poisson sur son sonar. Deuxième place non plus. Alors, on revient plus près de notre premier secteur et on repère quelques poissons dans une trentaine de pieds de profondeur.

Michel
« Ok, on va finir notre pêche icitte! »

On jette l’ancre, descends les jigs au fond et HOP! Nous faisons pratiquement un triplé. Il nous suffit que d’une vingtaine de minutes pour compléter nos quotas. Michel prend ensuite son téléphone satellite et appelle son équipe pour lui dire que l’on revient pour le souper. Nous revenons rapidement à l’auberge pour y recevoir notre dernier souper. Un peu plus tard, Michel vient me donner un coup de main à mettre tous ces beaux poissons en filets.

Le retour à la civilisation:

Le lendemain c’est la journée du départ de la pourvoirie et du retour à la civilisation. Nous devons régler la facture de notre séjour et de notre sortie de pêche avec Michel pour laquelle celui-ci ne nous demande que les frais d’essence (50$). Nous avons beaucoup apprécié ce séjour à la pourvoirie Escapade. Nous y avons mangé comme des rois. Nous étions logés dans un chalet plus que confortable et impeccable. Le poisson était là, mais il fallait le localiser et  utiliser le bon appât pour le faire mordre. Vraiment une formule du genre 5 étoiles tout inclus de Cuba mais au Québec, pour la pêche, avec presque le même temps de voyagement par la route terrestre. N’oubliez pas qu’il y a aussi une possibilité d’atterrir directement sur la piste d’atterrissage de la pourvoirie ou sur l’eau. Je n’hésiterai pas à y retourner dès que l’occasion se présentera. Merci à Michel et son équipe!

roger.vachon@peche-reportage.com



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