![]() ![]() ![]() ![]() Réservoir Baskatong / Piscatosine
Pourvoirie Rabaska – 1 er au 7 juillet 2006 Le choix de la destination Je n’avais jamais entendu parler de ce lac avant cette expédition alors ce n’était pas un facteur qui influença mon choix. Pourtant le lac Piscatosine offre un potentiel équivalant sinon supérieur à celui du Baskatong parce qu’il partage le même bassin. Le Piscatosine étant lui aussi créé par l’inondation du réservoir à la fin des années 20. Une bonne façon aujourd’hui de faire le magasinage d’une pourvoirie pour les internautes est bien sûr le site de la Fédération des pourvoyeurs du Québec : http://www.fpq.com/fr/outfitters.profile.asp?15-877 . Le choix du Baskatong est dû à deux voyages précédents, un à la pourvoirie Esturgeon Lodge en 1999 et un autre à la pourvoirie Brunet de la Pointe-à-David en 2003. Les résultats de pêche en 1999 furent assez bons malgré une taille moyenne avoisinant les douze pouces. Taille minimum pour la remise à l’eau obligatoire des dorés inférieurs à cette longueur. Il faut savoir que le réservoir Baskatong et le lac Piscatosine sont régis par une Aire Faunique Communautaire (AFC = http://www.afcbaskatong.com/afc_liens.html ) et que vous devez payer un supplément lorsque vous voulez pratiquer la pêche sur ses bassins d’eau. Mais à part payer la cotisation de pêche pour la famille au comptoir d’accueil de la pourvoirie je n’ai remarqué aucune surveillance supplémentaire sur l’eau d’agents de l’AFC ou de la faune. Personne n’est venu nous demander nos permis ou vérifier nos prises. Le site Internet suivant est le mieux indiqué pour vous diriger sur tout ce que vous avez besoin de savoir sur ce magnifique plan d’eau du Québec : www.reservoirbaskatong.qc.ca Prenez la peine de le visiter et vous découvrirez comment il répond bien aux besoins de renseignements le concernant : historique du réservoir, lois et règlements, emplacement et liens internet pour toutes les pourvoiries disponibles et beaucoup d’autres renseignements. Mon deuxième voyage fut à la fin de juin 2003. Une canicule sévissait à Montréal et le temps était très chaud, ensoleillé et sans vent. Le calme plat, c’était le cas de le dire. Le réservoir ressemblât à un énorme miroir durant les quatre jours de notre séjour. Nous étions quatre adultes (2 couples) avec mon fils qui n’avait pas encore tout à fait 3 ans. Nous avons pris 2 dorés en quatre jours. Il faut souligner que l’effort de pêche n’était pas le même qu’en 1999, quand nous étions alors quatre hommes pêcheurs. Par contre, je me souviens très bien notre réaction lorsque nous sommes débarqués chez la pourvoirie Brunet de la Pointe-à-David. Wow! Wow! Wow! Quelle belle plage! Nous avions presque l’impression de débarquer sur une plage du sud, les palmiers remplacés par les pins blancs et les épinettes. A défaut de prendre du poisson nous avions pris un surplus de soleil et de baignade (pas de limite là-dessus!). C’est donc en consultant le site de l’AFC et en regardant celui de la pourvoirie Rabaska www.pourvoirierabaska.com que mon choix s’est arrêté sur cette dernière. Les espèces de poissons à pêcher sont le doré, l’achigan à petite bouche et la truite grise. Leurs 14 chalets sont situés sur le bord de l'eau et chacun peut loger jusqu'à 8 personnes. Des modèles Standard (salle de bains avec douche) et De Luxe (plus récent, salle de bains avec douche et bain) sont disponibles. Tous les chalets incluent une cuisine et une salle de bains complète, l'eau chaude, poêle, ainsi qu'un chauffage électrique. Nous avons recruté une deuxième famille (mon ami, sa conjointe et leur fils) pour nous accompagner durant les quatre premiers jours. Ainsi nous avons réservé le chalet numéro 11 (catégorie De Luxe à $700) pour un forfait de deux familles d’une semaine. Le chemin Pour vous y rendre, il vous faudra compter environ 4 heures de Montréal et il n’y a que quelques kilomètres de gravelle. Vous devez emprunter la 15 nord suivit par la 117 jusqu’à Mont Laurier. Ensuite, une vingtaine de km sur la route 309 jusqu’à Ferme Neuve où vous devrez tourner à gauche sur la montée Leblanc pour faire les derniers 34 kilomètres jusqu’à la pourvoirie Rabaska. La route asphaltée de ce dernier tronçon est par contre très raboteuse.
Un grand chalet principal vous accueille dans lequel vous trouverez permis de pêche du Québec et de l’AFC, vers, glace, bar, etc.…. L’accueil fut bien et nous nous sommes dirigés directement à notre chalet. Malheureusement, le site Web ne montre pas l’intérieur des chalets de luxe qui sont très bien. La propreté est sans contredit une valeur importante pour l’équipe de cette pourvoirie car le chalet était dans un état étincelant.
La pêche au doré En arrivant chez un pourvoyeur qui offre de belles cabanes pour les pêcheurs afin de leur permettre de préparer les filets de leurs prises, rien de mieux que d’aller fouiner là quelques minutes et de constater les résultats de la pêche. Éric (locataire du chalet #9) était là et avait passablement de travail sur la planche. Moi : Pis la pêche semble bonne ? Eric : Oui, j’en ai pris 6 et ma femme deux dont le plus gros ! Il me sort alors un superbe spécimen de doré jaune d’environ 4 livres. Moi : wow ! Y’avait d’l’action ce soir ! Eric : oui, je suis arrivé hier et c’était ma première sortie de soir. Moi : as-tu utilisé une technique spéciale ? Éric : Un marcheur de fond avec une cuillère tournante simple verte fluo et un vers de terre. Mais je laisse un bon 30 pouces entre le marcheur et la cuillère. Je descendais ça dans le fond et je tournais autour d’une île dans une profondeur de 12 à 15 pieds dans le lac Piscatosine.
Au troisième jour de notre séjour, deux couples, un dans la soixantaine et l’autre dans la trentaine, sont arrivés avec leur embarcation dans un chalet voisin. Ils passaient leur journée aux alentours du chalet et vers 16 :00 ils partaient vers le Piscatosine pour la pêche du soir. Ils revenaient toujours avec plusieurs dorés pendant que nous étions tous bredouille. Encore une fois, la cabane à fileter les poissons, me permit de prendre contact avec ce vétéran de la pourvoirie qui en était à sa vingtième année consécutive. Il m’a ainsi livré quelques-uns de ses secrets. Il me confiait avoir déjà prit plusieurs beaux dorés en plein jour mais que la période de la fin de journée était définitivement la plus propice au succès. Il me dit : « ce n’est pas compliqué la pêche au doré icitte, tu dois le pêcher avec un ver de terre et un plomb (figure 2). Tu traînes ça tranquillement dans le fond entre 6 et 12 pieds. Tu dois repérer un haut-fond avec un bon escarpement et tourner autour de cette structure. Essaye de prendre les plus petits hameçons possibles pour accrocher tes vers. Ils en vendent icitte des « Président double». » Il m’explique que le doré a la gueule très fine et de très bons yeux alors il faut camoufler les hameçons le plus possible dans le ver en plus d’accrocher la tête de ce dernier en avant avec la queue (partie plus pâle) qui virevolte à l’arrière. Dans la majeure partie du temps, les attaques se font sentir par une petite vibration sur la corde et il faut donner un peu de mou pour laisser le doré aspirer à fond le ver de terre (ce que le plomb coulissant vous permet de faire), il ne reste qu’à ferrer lorsqu’on reprend le mou et que l’on ressent la résistance du poisson.
Un soir après notre souper, j’ai eu la chance d’aller les rejoindre sur leur « spot » de pêche qu’ils m’avaient indiqué sur la carte bathymétrique la veille, dans l’entrée d’une baie au nord du Piscatosine, vers 18 :45 avec ma petite famille. Ce n’est pas un endroit facile à trouver sans avoir d’indications précises. En arrivant j’ai pu constater qu’ils étaient deux chaloupes et aussi qu’ils faisaient l’utilisation d’une petite bouée marqueuse (orange) pour indiquer le point le plus élevé du haut-fond. Mon sonar indiquait 6 pieds au point le plus élevé marqué par la bouée et ils tournaient alentour de celle-ci en descendant jusqu’à 15 pieds avec le moteur à la renverse en trainant lentement le fond et ont pris un ou deux dorés dans les premières 30 minutes de notre arrivée. Il me dit aussi : « on est arrivé icitte à 5 :00 et nous avons pris 9 dorés très rapidement, mais là ça mord presque plus alors nous on rentre ». Ils sont repartis vers le chalet à environ 25 minutes de chaloupe. Nous avons continué à pêcher environ 45 minutes jusqu’à ce qu’un nuage de pluie menaçant nous oblige à rentrer nous aussi sans avoir réussi à prendre autre chose que quelques petites perchaudes. Nous avions manqué la période d’activité.
En résumé, le poisson s’est mis à être beaucoup plus difficile à faire mordre dès le lendemain de notre arrivée. Même Éric n’avait pas plus de succès que moi. Les cabanes à poisson étaient désertes la majeure partie du temps. Par contre, un autre groupe de pêcheurs qui en étaient à leur deuxième visite de la saison, nous disaient que la pêche du début du mois de juin était facile et que pratiquement n’importe quel pêcheur revenait de la pêche avec sa limite, que les cabanes à poisson ne dérougissaient pas. Tout un contraste avec notre situation. Alors, si vous désirez prendre des poissons en quantité, vous devriez réserver votre forfait pour y être à l’intérieur des 3 premières semaines du mois de juin. Le pourvoyeur ne nous recommandait pas d’aller sur le Baskatong disant que nos chances de succès seraient aussi bonnes sinon meilleures sur le Piscatosine. D’ailleurs un nouveau couple d’amis, qui eux en étaient à leur deuxième visite en deux ans avec leur famille de trois enfants, ont essayé le Baskatong récoltant un brochet de 6 livres mais pas de doré. Si vous désirez faire une belle sortie familiale et ne comptez pas nécessairement faire vos limites de dorés, le Baskatong et le Piscatosine peuvent vous offrir plusieurs beaux moments de plage et de nature.
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