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août 15, 2005

Reportage sur la pourvoirie Mabec

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Bonjour à tous

En attendant de me mettre à la tâche pour vous pondre un reportage sur la réserve Mastigouche je vous ai écrit un long compte-rendu de ma sortie de juin 2005 à la Pourvoirie Mabec. Le tout est à paraître prochainement sur www.peche-reportage.com

A voir les sourires sur la photo ci-jointe vous pouvez déjà prévoir que nous avons appréciés notre séjour là-bas! La pêche ne fut pas facile mais notre sortie au lac Brézel a tout de même été mémorable. Avec le temps nous apprenons à privilégier la qualité de la compagnie avant la qualité des prises...

Je vous invite à me contacter si vous êtez déjà allez là-bas. J'aimerais bien avoir vos commentaires sur vos propres expériences aux lacs Brézel et des Eudistes... Je me ferez un plaisir de publier vos expériences sur le forum de www.peche-reportage.com qu'elles soient bonnes ou mauvaises...

Au plaisir de lire vos commentaires sur la pourvoirie Mabec!

David Lefrançois
Montréal

août 07, 2005

Faite attention sur nos routes forestières

A la mi-juillet j'ai eu la chance d'aller au nord-ouest de Chibougamau pour ma longue sortie de pêche annuelle. A notre arrivée au môtel Harricana j'ai appris que la route du Nord avait été fermée la veille dans le secteur du kilomètre 300 si ma mémoire est bonne. Nous avons eu de la chance puisque la route était maintenant ouverte sur toute sa longueur. Arrivés à notre spot de pêche nous avons eu toutefois la mauvaise surprise d'être dans la fumée pendant 2 journées complètes. Vous pouvez voir plus bas une photo d'un lever de soleil sous une épaisse fumée causée par un feu de forêt...


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Pourquoi faire gaffe sur nos routes forestières?

Parce qu'elles sont vraiment plus secs qu'à l'habitude et de ce fait elles sont beaucoup plus poussièreuses. Nous avons vu au moins 3 véhicules dans le fossé en montant à notre site. L'un d'eux était salement amoché. Lorsque nous rencontrions un autre véhicule une épaisse poussière nous cachait la route pendant de très longues secondes. J'en étais à avoir peur de rencontrer un camion-remorque dans un long droit de crainte qu'un autre véhicule tente de la dépasser en sens inverse sans nous voir arriver...

Alors en cet été record de feux et de sécheresse au Québec, je vous invite à la prudence sur nos routes forestières. Vous savez tous que nos forces policières ne les fréquentent jamais, et que plusieurs usagers se font un plaisir de rouler à la limite de leur véhicule...

Faite donc encore plus attention à vous et aux autres...

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal

août 04, 2005

L'accès au territoire

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L'accès au territoire est un sujet que j'aimerais approfondir dans ce blogue.

Essayer de remonter dans le temps avec moi. Penser à votre dernier voyage de pêche à votre lac favori. Imaginez-vous maintenant tenter d'y aller en 1905. Un petit siècle plus tôt, 3 générations seulement nous séparent de cette époque.


Premièrement en 1905 les automobiles n'étaient pas très nombreuses au pays. Les premiers Ford modèle T sont sortis des chaînes de montage en 1908. Ma destination favorite pour la pêche, le bassin de la rivière Rupert, est au nord-ouest de Chibougamau. Nous avons besoin de onze heures de route pour s'y rendre. Aussi bien vous dire qu'en 1905 il me serait carrément impossible d'y aller.

J'aime aussi me rendre dans la réserve Mastigouche. En 1905 Louiseville existait et j'aurais pu m'y rendre en train de Montréal. Par la suite un boggey avec un cheval aurait pu m'aider à m'approcher du lac Sacacomie. Ensuite j'aurais dû faire des portages et j'aurais pu atteindre le lac des Sorciers en canot! Mais je serais tombé sur un club privé!

L'accès n'est donc pas relié uniquement aux moyens de transport. A l'époque des clubs privés, très peu de canadiens avaient accès à l'arrière-pays. Et fort peu d'entre eux avaient du temps à consacrer à des loisirs comme la pêche. L'accés c'est aussi une question de revenu et de temps disponibles pour les loisirs.

Imaginez vous maintenant dans la peau de Jean Charest. Vous demandez à vos fonctionnaires de comptabiliser le nombre de kilomètres de route, de chemins forestiers et de sentiers de VTT au Québec. Et vous comparez le tout avec 1905. J'aimerais bien avoir ces chiffres à ma disposition. A votre avis quel est le rapport possible? Avons-nous 10 fois ou 100 fois plus de kilomètres de chemins et de route à notre disposition? Plus?

Pensez maintenant aux nombres de pêcheurs au Québec et au nombre d'agents de la faune en 2005 par rapport à 1905... Pensez aussi au nombre de braconniers et d'imbéciles pour qui les quota sont faits pour être défoncés.

Tous ce beaux monde et ces crottés ont un accès de plus en plus facile au territoire grâce aux voitures, aux SUV et aux 4X4. Plusieurs d'entre eux possèdent des VTT, des embarcations à moteurs, etc. On peut aller maintenant très aisément jusqu'à la Baie James à l'Ouest et jusqu'à Natasquan à l'Est par la route. Combien d'agents de la faune sont sur le terrain pour protéger nos lacs et nos rivières devant cet accès de plus en plus grand?

Si vous m'avez suivi depuis le début vous comprenez peut-être mieux maintenant pourquoi le réservoir Gouin voit sa qualité de pêche diminuer depuis des années, vous comprenez mieux pourquoi le lac St-Jean est maintenant une destination de pêche beaucoup moins populaire.

Je ne rêve pas au jour où l'on se frappait le nez sur des pancartes de clubs privés partout au Québec. Loin de là, l'opération déclubage des années 1970 pour moi est l'une de plus belles victoires des citoyens du Québec. Mais je pense sincèrement que l'augmentation de l'accès à nos ressources fauniques aurait dû aller de paire avec une augmentation du nombre des agents de la faune. C'est l'un de mes autres sujets d'intérêt sur lequel je vais revenir dans le futur... Pour moi les agents de la faune ne devrait pas être une espèce en voie de disparition!

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal

Destination secrète sur le bassin de la Rupert

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Cette année notre sortie sur la rivière Rupert a été un franc succès surtout pour le doré.

Le dilemme des collaborateurs de www.peche-reportage.com

Comme vous pouvez le voir ci-haut nous avons réussi à prendre de beaux dorés pendant notre séjour sur la rivière Rupert. Vous aimeriez assurément savoir où exactement mon copain Charles Ménard pose fièrement avec ces 2 beaux dorés de 5 livres 2 onces et 4 livres 14 onces...

Mais comme ce site est en territoire libre, je préfère garder la localisation exacte de notre secteur de pêche pour moi seul. D'ailleurs tel que Claude Lessard le mentionnait dans un reportage sur sa dernière sortie au lac Albanel en juillet 2005, même les lacs en territoire contrôlé au Québec peuvent être victime d'une surpêche.

De notre côté, le secteur où nous nous rendons est fréquenté par peu de pêcheurs pour le moment et c'est bien ainsi. Mais pour la première fois en cinq sorties là-bas, nous avons eu la surprise de voir des embarcations dans "nos" spots cet été. Je suis toujours aussi étonné de voir mon instinct territorial ressortir aussi aisément. "La compétition" provenait des États-Unis, du Michigan pour être plus précis. Ces américains avaient fait plus de 24 heures de route non-stop pour se rendre dans notre secteur. Par la suite ils ont fait des rapides à la cordelle et fait un portage assez long. Ce groupe étaient constitué de plusieurs personnes ayant dépassé la cinquantaine. Ils étaient une dizaine dans cinq embarcations.

Pour moi c'était une grosse déception de rencontrer ces pêcheurs. J'adorais le fait d'avoir passé 4 semaines complètes là-bas entre 2000 et 2003 sans avoir vu un chat...

Alors vous comprendrez que je ne vous donnerai pas de détails sur notre destination. Je me donne le loisir de garder secrète quelques une de mes destinations de pêche sur mon blogue...

Vous comprendrez aussi que tous les collaborateurs de www.peche-reportage.com vivent un dilemme en écrivant un article sur leurs expériences de pêche. Combien de fois dans votre vie avez-vous entendu parler du lac "ferme ta gueule"... Ils en existent un sacré paquet dans toutes les régions du Québec. Ce n'est un hasard si les pêcheurs se font parfois si discrets sur leurs destinations favorites. Nous avons tous vu des sites de pêche fantastiques mourir suite à la surpêche.

Je vais revenir sur ce facteur assez souvent. La surpêche est mon sujet de réflexion depuis quelques semaines. La remise à l'eau aussi me fait réfléchir. Je vais vous en reparler dans les prochains jours...

Au plaisir

David Lefrançois
Montréal

Reportage sur la réserve Mastigouche

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Je vais dans les prochaines mois vous pondre un long reportage sur la réserve faunique Mastigouche.

Je vous ai déjà parlé du dilemme des collaborateurs de www.peche-reportage.com... C'est toujours difficile de publier un article sur nos secteurs de pêche favoris. On ne peut pas faire autrement de réfléchir aux risques de divulguer sur le net un bon secteur de pêche. Un lecteur peut rapidement devenir un pêcheur qui nous fera de la compététion pour accéder à nos lacs favoris.

Sauf que dans le cas d'une réserve faunique et de plusieurs territoires au Québec, l'augmentation de la fréquentation est l'une des meilleures façons de conserver ces sites de pêche en bon état.


Je vis en ville depuis trop longtemps déjà et je me dis souvent que les gens qui fréquentent mon quartier n'ont rien à foutre de l'environnement. Leur vote à le même poids que le mien mais les "urbains" sont maintenant fortement majoritaires au Québec. Si personne ne tente de les convaincre d'aller en forêt le désastre des coupes à blanc va se poursuivre. Nos lacs et nos rivières vont continuer d'être détruits par Hydro-Québec. Nous avons besoin de plus de monde en forêt pour constater de visu que la nature est de plus en plus en danger. A mon avis il est donc important de faire connaître des endroits où l'on peut pratiquer la pêche à tous ce beau monde qui n'a jamais mis les pieds en forêt. Et pour les autres qui s'y connaissent, et bien c'est vraiment intéressant de partager des faits vécus sans arrière-pensée commerciale sur une pourvoirie, un parc ou une réserve. Plusieurs territoires dans ces catégories pratiquent des politiques de conservation qui assurent un avenir adéquat aux écosystèmes qui s'y trouvent.

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La réserve faunique Mastigouche, pour une, impose des quotas assez bas: 7 truites par pêcheurs. Ils font aussi une gestion intelligente de leurs plans d'eau. On détermine à l'avance combien de kilogramme de poissons pourront être pris dans tous les plans d'eau. Si plus de gens fréquentent la réserve, elle aura plus de moyens pour faire de l'aménagement et de l'ensemencement. C'est du moins le pari que je fais et c'est pourquoi je vais vous parler de mes différentes sorties là-bas dans un reportage a étre publié prochainement...

Au plaisir

David Lefrançois
www.peche-reportage.com