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septembre 15, 2005

Revue de presse : les suites de Katrina

Lorsque Katrina a frappé les côtes du Golf du Mexique j'étais loin de me douter qu'elle aurait un impact aussi grand sur ma propre existence.

Avec le recul nous savons maintenant que les digues de la Nouvelle-Orléans n'étaient pas construites pour supporter une tempête de cette envergure. Je ne savais pas non plus que la Nouvelle-Orléans était un port aussi important et qu'on y retrouvait plusieurs raffineries de pétrole.

Maintenant avec le prix de l'essence qui atteint des niveaux records je me rends à l'évidence qu'une tempête comme Katrina peut être de mauvaise augure pour moi aussi qui vit bien au sec à Montréal. Non seulement Katrina a eu un impact sur le prix du pétrole mais en plus ses vestiges ont attaqué de toutes parts les routes forestières de ma région d'origine...

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image: www.radio-canada.ca

Aujourd'hui j'ai eu l'occasion de visionner le reportage de Hugues Gaudreault de la Société Radio-Canada, ce journaliste est basé à Baie-Comeau. Il a visité l'arrière-pays des Escoumins. Les routes forestières des pourvoiries Essipit ont été endommagées de façon majeure. Tellement qu'on craint pour l'accès en forêt des chasseurs d'orignaux. En plus les visiteurs devront payer un prix de l'essence à un niveau jamais vu auparavant pour se rendre sur la Côte-Nord. Katrina laisse des blessures profondes au Québec que nous ne sommes pas prêts d'oublier.

http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/nouvelles/200509/14/014-chasse-cote.asp

Cette semaine Yvon Laprade du Journal de Montréal nous apprenait dans l'édition du lundi 12 septembre en page 52 que "Les prix de l'essence menacent les pourvoiries". "La flambée des prix du carburant risque de porter le coup fatal à plus de la moitié des pourvoiries du Grand Nord québécois" a appris Le Journal de Montréal."

M. Laprade écrit " Pour faire face aux hausses répétées, les pourvoyeurs ont relevé de 30% cette année le forfait d'une semaine dans un camp de chasse du Grand Nord, pour le porter à $5000."

Il poursuit " Les chasseurs qui vont dans le Grand Nord québécois sont à 80% américains, 8% européens et 12% du Québec et des autres provinces canadiennes. En 2005, un peu moins de 3000 chasseurs iront dans le Grand Nord, comparativement à 3600 en 2004".


Voilà pour l'essentiel de l'article. Peu de québécois ont les moyens de se rendre à la chasse au caribou. Mais plusieurs d'entre nous réussissaient après des mois d'économie à se payer un trop court voyage de pêche en hydravion. C'est clair que l'année prochaine les forfaits de pêche de la pourvoirie Mabec ou des pourvoiries d'Air Mont-Laurier par exemple seront inévitablement encore plus dispendieux. Tous les pourvoyeurs offrant l'accès à leur territoire en hydravion n'auront d'autres choix que de refiler la facture des hausses du prix des carburants aux clients.

Nous devrons aussi sortir encore plus d'argent de notre porte-feuille pour se rendre avec nos véhicules dans des secteurs éloignés comme la réserve faunique des lacs Albanel-Mistassini et Waconichi ou sur la réserve de Port-Cartier-Sept-Iles. Le coût de l'essence aura un impact majeur sur les amateurs de pêche qui fréquentent le moyen-nord québécois par la route. Les pourvoiries, les parcs et les réservent situés loin des grands centres risquent de voir leur clientèle diminuer.

J'arrive de la Côte-Nord où j'ai fait une de mes plus belles pêche de l'année 2005 au nord-ouest de Baie-Comeau. Notre petit lac secret se trouve au bout de 30 km de chemin de 4X4. Ce secteur est à la tête d'une rivière de la Côte-Nord qui a détruit une partie de la 138 en aval. Je suis certain que notre vieux chemin forestier risque d'être infranchissable pour un certain temps. Le coût de l'essence pour se rendre là-bas en 2006 risque de nous faire réfléchir lui aussi avant de programmer de nouveau une sortie là-bas...

Merci Katrina!

On s'en reparle

David Lefrançois
Montréal


septembre 05, 2005

Pêche au lac Mégantic

Bonjour à tous

L'une de mes dernières sorties de l'année à eu lieu au lac Mégantic à la mi-août 2005. Nous avons pris les services d'un guide pour notre première sortie sur ce très beau plan d'eau. Notre guide Eric Brault nous attendait comme prévu sur le quai de Piopolis à 06h00.

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Ce magnifique petit village est situé sur la rive sud-ouest du lac Mégantic qui est en fait le lac de tête de la rivière Chaudière.

M. Brault en 2005 travaillait pour une compagnie qui se nomme Service de guide de pêcheYves Laroche. On peut les rejoindre via le web à l'adresse suivante:

http://www.guidepecheyves.com/service_fr.html

J'ai beaucoup apprécié la compagnie de M. Brault. Un véritable passionné de chasse et de pêche qui pendant ses temps libre s'arrange pour passer du temps sur l'eau...

Je n'avais jamais visité cette région. J'ai donc profité de l'invitation de mon beau-frère pour organiser une courte sortie de 4 heures sur le lac Mégantic. Je me doutais bien que la pêche serait difficile. On peut prendre de la grise et de la ouananiche sur ce plan d'eau. La grise en plein mois d'août est évidemment difficile à atteindre. M. Brault utlisait 2 "down-riggers" et deux lignes avec du Monel, un fil métallique, qui permet de pêcher à grande profondeur.

Je ne suis pas vraiment un amateur des plans d'eau publiques très populaires comme le lac Memphrémagog ou le lac Mégantic. Je préfère pêcher des secteurs peu fréquentés. Mais j'ai eu la chance lors de cette sortie d'apprendre à pêcher avec le fameux Monel. Cette technique est très efficace selon notre guide.

Pendant notre courte sortie mon beau-frère Daniel Doyon a été le seul à prendre du poisson. Une petite grise s'est laissée tenter par une imitation d'éperlan fait par Berkley. Daniel aussi pêchait à la Monel. Nous utilisions un moulinet à lancer lourd de bonne capacité doté d'un compteur de ligne. La Monel est assez particulière à utiliser. Il faut vraiment faire attention lorsqu'on sort du fil pour éviter de faire une perruque. La Monel est un fil métallique et il faut aussi absolument éviter de le plier à angle droit puisqu'il pourrait se casser très facilement.

Entre vous et moi je préfère et de loin travailler avec un gros marcheur de fond au lieu d'utiliser de la Monel. Sauf que cette technique est beaucoup plus efficace pour atteindre de grande profondeur. L'utilisation d'un marcheur de fond à ses limites.

Somme toute j'ai bien apprécié ma courte randonnée sur le lac Mégantic. Mais j'ai beaucoup plus aimé ma viste du Parc du Mont Mégantic...

On s'en reparle!

Rien n'est gratuit...

Non rien n'est gratuit quand il s'agit de publier un "publi-reportage" dans les médias qui couvrent la chasse et la pêche au Québec. Pourquoi ai-je besoin de préciser le tout?

Parce que de mon côté je ne touche rien pour mes collaborations à www.peche-reportage.com

Je n'ai jamais reçu de faveurs des pourvoiries que j'ai visitées. Je paie toujours la totalité de mes factures de la Sépaq. Et je n'ai jamais reçu d'argent de qui que ce soit pour écrire mes textes sur le site de www.peche-reportage.com. Soyons franc pour le moment rares sont ceux qui seraient intéressés à me payer de toute façon puisque le nombre de mes lecteurs est fort limité... Notre site est à ses débuts. J'espère bien avoir l'occasion de mettre mon sens de l'éthique journalistique à l'épreuve quand des compagnies auront avantages à contrôler ce qui est publié sur notre site web.

www.peche-reportage.com de part son lectorat limité est un joueur mineur pour l'instant dans ce milieu. Je serais donc très surpris que des chroniqueurs qui publient sur notre site aient vécu des problèmes d'éthique quant au destination sur lesquelles ils ont écrit des récits ou des reportages.

Mais ce n'est pas le cas pour plusieurs chroniqueurs de chasse et pêche qui travaillent dans des médias établis depuis longtemps au Québec. Je me suis souvent demandé comment travaillait ces journalistes? Font-ils vraiment du journalisme? Suivent-ils un code d'éthique particulier? Ces questions me hantaient depuis pas mal de temps.

J'étais certain que les rares professionnels du domaine comme André-A Bellemare du journal le Soleil suivait un code d'éthique. Mais je voulais tout de même savoir quelles limites M. Bellemare s'était-il tracées pour faire son métier. Et je me demandais surtout comment fonctionnent les chroniqueurs qui n'occupent pas des postes à temps plein. Ceux-là sont en majorité.

Pour en savoir plus j'ai donc lancé des bouteilles à la mer à plusieurs chroniqueurs de chasse et de pêche. M. André-A Bellemare du journal le Soleil a été le premier à me répondre.

M. Bellemare a pris l'habitude de nous spécifier que c'est à l'invitation d'une pourvoirie ou de la SÉPAQ qu'il s'est rendu dans une destination. Je lui ai donc posé quelques questions sur son propre code d'éthique et son mode de fonctionnement. Les réponses de M. Bellemare sont riches en enseignements. Lorsque j'aurai eu la chance de recevoir de l'information de plusieurs sources dans ce milieu j'ai bien l'intention de vous pondre un long reportage sur ce sujet.


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M. Bellemare est le doyen des chroniqueurs de chasse et pêche du Québec. Pour cette raison, toutes les personnes qui travaillent dans ce milieu lui doivent respect. M. Bellemare fait ce boulot depuis plus de 30 ans pour le quotidien le Soleil à Québec. J'aurais aimé le voir critiquer plus souvent les pourvoyeurs, les parcs et les réserves sur lesquels il nous informe dans ses chroniques. Pourtant M. Bellemare est très prompt à nous faire découvrir les mauvais coups des fonctionnaires des ministères fédéral et provincial qui travaillent pour la FAPAQ par exemple. Je voulais comprendre pourquoi les portraits qu'il brosse des destinations pêche sont toujours si positifs. Il m'explique ainsi sa philosophie de travail dans son courriel:

"J'avertis celui qui m'invite, au départ, que je vais parler de lui dans mes reportages si son affaire est belle et bonne. Sinon, je n'en parle pas. Parce que si je "descends" quelqu'un dont les bâtiments, les équipements, les services, les repas et les ressources fauniques ne m'ont pas satisfait, ceux qui ont réservé pour aller pêcher et chasser chez lui vont annuler leur réservation, et peut-être que plus personne ne voudra réserver pour séjourner dans son territoire. C'est déjà arrivé, les toutes premières années de ma pratique de la profession de journaliste chroniqueur spécialisé en chasse et pêche."


Voilà donc pourquoi les textes de M. Bellemare ne sont jamais négatifs lorsqu'il écrit sur une destination pêche. J'aimerais bien connaître la liste des entreprises qui l'ont invité et dont nous n'avons jamais entendu parler dans le Soleil...

M. Bellemare fait du bon travail et il est très souvent le premier à nous informer sur les nouvelles qui touchent le domaine de la chasse et de la pêche au Québec. Je vous recommande chaudement la lecture de ses chroniques dans le Soleil.

La plupart des "chroniqueurs" dans ce milieu travaillent dans un mode de relation publique ou de spécialiste en marketing. Trop peu d'entre eux font du journalisme à mon avis. En fait l'un des seuls qui peut se targuer de porter le titre de journaliste avec M. Bellemare est Louis-Gilles Francoeur du journal Le Devoir à mon avis. Malheureusement son véritable "beat" est l'environnement et il écrit rarement sur la chasse et la pêche. J'attends impatiemment une réponse de M. Francoeur à mes questions et j'espère pouvoir vous donner son point de vue sur le métier...

L'équipe d'Aventure Chasse et Pêche a elle aussi pris le temps de répondre à mes questions. Et voiçi ce que M. Martin Ménard, chroniqueur pêche d'ACP, m'a répondu concernant le mode de fonctionnement de ce magazine:

"Il n’y a pas de règle d’éthique d’établie. Mais nous n’avons pas de problème d’éthique ou de corruption journalistique pour la simple raison qu’il n’y a pas d’argent en jeu… En effet, le reportage est gratuit pour le pourvoyeur et en échange, nous demandons à ce que l’équipe de reportage soit hébergée gratuitement."

Je reviendrai plus longuement sur le contenu du courriel de M. Ménard dans mon reportage...

L'absence de critiques dans les "reportages" portant sur des destinations plein-air, chasse et pêche est déplorable à mon avis. La situation est particulièrement alarmante dans les médias électroniques.

Voilà l'un des autres sujets qui me passionne depuis quelques temps. Et je vais assurément vous parler à l'avenir des nombreux "publi-reportages" que j'aurai l'occasion de me farcir pendant la morte saison à la télévision tout particulièrment.

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La compagnie Sport Action Vidéo est dans son domaine un autre pionnier. Ils produisent plusieurs infopublicités diffusés sur TQS, RDS et Global tel Aventures en Nord et Vacances Nature par exemple.

J'ai l'intention de vous offrir des revues de presse et des critiques des émissions de pêche diffusées sur nos ondes. Juste pour remettre les pendules à l'heure!

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal