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mars 30, 2006

Fièvre d'achat du printemps: une souche qui touche plus d'un amateur de pêche...

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Bonjour à tous

Est-ce que ce je vous ai déjà confié que j'ai une tendance à la compulsion? Je suis un peu comme les alcooliques ou les toxicomanes qui ne peuvent pas contrôler leur consommation. Lorsque le printemps tarde à faire un homme de lui et que la couverture de glace perdure sur les lacs, il m'arrive d'avoir des rechutes. J'ai tellement envie d'aller pêcher en eau libre sans pouvoir le faire que je trouve refuge dans ma dépendance. J'achète des leurres de pêche pour diminuer le stress que l'hiver m'a fait subir. Au fil des années, une quinzaine de coffres de pêche remplient au ras bord se sont empilés dans mon garde-robe...

J'ai honte de vous dire que je possède plusieurs leurres, dont des Yo-Zuri à 15$ pièce, qui n'ont jamais été à l'eau. Et ça, c'est sans compter l'assortiment de Veltic qui accumule la poussière parce qu'un jour, un vendeur m'a dit, que ces cuillères tournantes allaient être retirées du marché. J'ai été victime d'une crise de panique et j'ai acheté une montagne de ces leurres, et ce, même si je ne les utilisais pratiquement plus dans mes excursions de pêche.

Malheureusement pour moi, la même mésaventure m'est arrivée avec les devons Thin-Fin. Par une triste journée d'hiver il y a quelques années, mon partenaire de pêche m'a donné un coup de fil : « Dave je viens de lire sur le web que Storm retire les Thin Fin du marché. » On a pris tous les deux une journée de congé « de maladie ». Nous avons immédiatement filé vers nos trois détaillants favoris pour stocker en quantité ces devons qui font des miracles dans la région de Chibougamau. Cette fois-là, la rumeur était en partie vraie puisque ce leurre n'est plus distribué aux États-Unis. Heureusement, ma collection de Thin Fin, elle au moins, m'est utile, puisque dans toutes mes sorties de pêche aux dorés, j'utilise ces petits poissons-nageurs régulièrement...

Un internaute a publié il y a quelques années un message sur un forum de discussion qui m'a fait beaucoup rire, mais qui m'a fait aussi réfléchir. Le gars disait que s'il passait de vie à trépas, il espérait que sa femme ne vendrait pas son matériel de pêche au prix qu'il lui avait avoué l'avoir payé... Au moins, ma compagne à une vague idée que mon stock de pêche vaut la peau des fesses! Moi je connais la valeur réelle de tout ce matériel et un jour j'ai commencé à me poser de sérieuses questions sur la fièvre maladive qui me pousse à acheter des leurres chaque printemps.

Avec le temps, je me suis aperçu que la majeure partie du contenu de mes coffres de pêche n'était jamais utilisé. Mais pourquoi donc ai-je cette rage de dépenser chaque année vers la fin de l'hiver, me suis-je demandé? Je n'ai pas eu besoin de consulter un psychanalyste, j'ai simplement réfléchi à ma jeunesse et j'ai eu quelques flashs. À six ou sept ans, je dévorais le catalogue de Simpsons-Sears en rêvant à l'équipement de camping que je devrais absolument posséder un jour. Un peu plus vieux, j'ai découvert les catalogues du Baron et de Baron Sport... L'argent de poche aidant, ma descente aux enfers s'est poursuivie de plus belle et les commandes par la poste ont débuté. Une fois adulte, ma surconsommation d'émissions de pêche dans lesquelles les « chroniques » et autres « segments techniques » sur les nouveaux leurres mis sur le marché n'ont pas contribué à me soigner. Les nombreuses publicités déguisées en articles sur les nouveautés dans les magazines publiés au printemps m'ont fait réaliser un jour que j'étais avant tout victime d'une campagne de marketing déguisée et soigneusement orchestrée.

Maintenant je sais que je suis un « acheteur compulsif » victime d'un véritable bombardement de marketing, et comme je déteste me sentir manipulé, je tente de me soigner. En premier lieu, je me suis fait un budget pour l'achat de matériel de pêche. Pour arriver à le suivre à la lettre, j'évite tous les Salons de pêche, de plein air, de pourvoiries ou de camping en tout genre qui passent inévitablement près de chez moi. Je lis toujours des magazines remplis de promotions, mais je sais que si je retombe dans mes mauvaises habitudes, le véritable poisson ce sera moi. Alors, je regarde toutes ces publicités en tentant de me convaincre que je n'ai besoin de rien. Ce qui est vrai, puisque je sais que de toute façon, je pêcherai encore et toujours avec mes bons vieux leurres favoris dont je possède déjà bien trop d'exemplaires dans toutes les longueurs et les variations de couleurs possibles et imaginables.

Mais résister à ma tendance à l'achat compulsif est encore plus difficile de nos jours parce qu'avec le web, je suis toujours à quelques clics d'un gigantesque magasin virtuel où tout est disponible du bout des doigts. Mais un peu comme un fumeur invétéré qui met le tabac de côté en se disant qu'il pourra se payer quelques luxes, je me dis que je dois oublier l'achat de leurres et mettre tout l'argent sauvé sur des sorties de pêche! Parce que la source de cette maladie, c'est bien entendu le plaisir d'aller à la pêche qui sera à portée de la main dans quelques semaines. J'invite tous ceux qui sont atteints de la même maladie que moi, à tenir bon jusqu'à l'ouverture...

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Suite à ma commande chez Cabela's d'hier soir, j'ai défoncé mon budget pour 2006... Mais je suis tout de même content de mes progrès. Cet hiver, j'ai mis plus d'argent sur des vêtements de pêche et surtout sur des leurres fabriqués à la main par des artisans. Si jamais je réussis à prendre quelques trophées avec ces leurres, je publierai des photos et je vous ferai connaître leur fabricant. Le fil est mince entre une recommandation et la promotion pure et simple. Ne comptez pas sur moi pour vous dire qui sont ces artisans pour le moment. Je n'ai pas toujours pas eu la chance de mettre à l'épreuve leurs produits fabriqués spécialement pour imiter les Ventres rouges du nord. En faisant des recherches cet hiver, j'ai appris que cette espèce de mené se trouve fréquemment avec l'omble de fontaine dans les plans d'eau dans ma réserve faunique favorite. Je compte bien déjouer quelques grosses truites avec ces nouveaux leurres. C'est que voyiez-vous, je suis un peu pas mal compétitif, et j'aime bien capturer quelques prises avec un leurre que mes copains ne possèdent pas. C'est un autre de mes travers qui nourrit ma fièvre d'achats du printemps. Je pense que je vais revenir sur ce sujet un de ces quatre...


Au plaisir de vous lire

david.lefrancois@peche-reportage.com

mars 21, 2006

Éthique de chasse dans la promotion de la réserve Matane

Media - Chasse - Éthique

Bonjour à tous

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Une séquence de chasse à l'arc sur la réserve Matane diffusée dans l'émission Quebec Adventures il y a quelques semaines m'a fait sortir de mes gonds une nouvelle fois. Je remarque que plusieurs producteurs d'émissions de chasse et pêche sont prêts à nous montrer n'importe quoi pour faire la promotion des destinations où leurs tournages ont eu lieu et promouvoir leurs commanditaires. Dans ce cas-ci, l'équipe de Sport-Action Vidéo nous a montré un tir à l'arc dans un angle impossible sur un orignal dans la réserve Matane. J'ai réalisé une entrevue avec le directeur de la réserve Matane, M. Mario Morais, pour qu'il m'explique le contexte dans lequel ce vidéo de promotion a été produit. Mais avant tout j'aimerais vous expliquer ce que je n'ai pas apprécié dans ce publireportage.

Vous le savez déjà, je regarde plusieurs émissions de plein air chaque semaine. Mon enregistreur numérique personnel est programmé pour copier toutes les émissions produites au Québec. Il y a quelques semaines, je suis tombé sur un enregistrement de l'émission Quebec Adventures diffusé sur le réseau anglophone Global le dimanche à midi. Cette série est produite par la compagnie Sport-Action Video. Encore eux. C'est la même compagnie qui nous a laissés croire qu'une chasse en enclos dans les Laurentides avait été tournée à Anticosti dans un épisode d'Aventures en Nord l'automne dernier...

Dans l'épisode de Quebec Adventures, un archer dont je ne connais pas l'identité, a tenté un tir dans un angle discutable sur un orignal mâle. Comme une image vaut mille mots, j'ai décidé cette fois-ci de vous montrer des images capturées du vidéo diffusé sur Global. Dans la première image, on voit le guide en avant-plan, M. Charly Algier, et son client qui s'approche de l'orignal.

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Le plan suivant est pris au-dessus de l'épaule droite de l'archer. On peut voir la flèche en déplacement dans l'ovale rouge que j'ai ajouté à l'image capturée du vidéo :


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Vous pouvez voir assez bien l'angle de tir dans cette deuxième image. La flèche est dans le centre du point rouge à gauche, ce qui est flou, à gauche de l'image, c'est l'arc et la main de l'archer :

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Vous voyez ici la flèche au moment ou elle touche la cible :


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L'orignal s'enfuit par la suite avec la flèche dans l'épaule :

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On constate que la flèche n'a pas pénétré complètement dans le gibier. Le monteur de l'émission a coupé la séquence de tournage moins d'une seconde après que l'orignal fut touché et le tir était au ralenti.

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On voit ici un plan de coupe, tourné probablement après le tir, dans lequel le guide, à droite, félicite l'archer pour son beau tir...

À la fin de ce court extrait de l'émission Quebec Adventures, le narrateur nous dit :

The trophy take center stage for a picture of a happy hunter who have been so richly reward. (...)

Cette image-là, celle du chasseur avec son trophée, avec laquelle on aurait eu la preuve que cet orignal avait bel et bien été récolté, nous ne l'avons jamais vu. Le monteur est resté sur le plan des félicitations faute de temps ou faute de meilleures images à nous montrer? Ensuite, nous avons droit à un plan d'une femelle, puis à un très beau mâle et on termine le publireportage avec un superbe paysage de la réserve Matane. Aucun plan de la traque, aucun plan de l'orignal au sol, aucun plan de l'archer avec son trophée.

Ceux qui ont internet haute vitesse, peuvent voir la version française de ce publireportage qui inclut cette scène de tir à haut risque. Elle a été aussi diffusée dans le cadre de l'émission Aventures en Nord et elle est disponible sur le site de la compagnie de production Sport-Action Vidéo :

http://www.sportactionvideo.com/fr/frameset.htm

Vous cliquez sur Vidéo, vous choisissez le fichier de 61 Mo nommé Réserve Matane et vous attendez patiemment jusqu'à la fin... L'extrait dont je vous parle est dans la dernière minute...

J'ignorais si cet orignal était mort. J'avais la certitude que l'équipe de tournage nous l'aurait montré si elle l'avait pu. Je me demandais si cet orignal avait souffert très longtemps. Pourquoi nous montrer une telle scène de tir à l'écran pour faire la promotion d'une réserve faunique où 100% des forfaits de chasse sont vendus année après année?

À mon habitude, j'ai décidé de poser quelques questions, non pas à la compagnie de production, mais plutôt à la direction de la Réserve faunique de Matane. Je crois que le public a le droit de savoir si le guide qui était dans l'émission était bel et bien payé par la SÈPAQ? Si c'est le cas, est-ce qu'un tel angle de tir est une pratique recommandée par la SÉPAQ? A-t-on traqué cette bête? Est-ce qu'on l'a retrouvée? Je voulais aussi savoir si le responsable de la réserve Matane avait approuvé le montage de cette émission.

Faute de temps, je n'ai pas eu la chance de faire mon entrevue avec le directeur de la réserve Matane, M. Mario Morais, avant cette semaine. Cette entrevue téléphonique a été riche en enseignements.

M. Morais m'a confirmé que cette chasse à l'arc n'était pas en plan américain. "On ne vend pas de chasse à l'arc guidée dans la réserve" m'a-t-il dit. M. Morais m' a confirmé que le guide dans l'extrait litigieux était bel et bien Charly Algier, mais ce dernier ne travaillait pas pour la SÉPAQ lors de cette excursion de chasse. Il accompagnait l'équipe de production de Sport-Action Vidéo.

Je ne peux donc pas questionner l'éthique des guides de la SÉPAQ de quelques façons que ce soit. C'est plutôt celle de l'équipe de production sur laquelle je dois me questionner.

Selon M. Morais, ce publireportage était en fait un remontage d'au moins deux excursions de chasse ayant eu lieu dans la réserve Matane. « Pour rendre la chose intéressante, il a pris une séance d'abattage qu'il avait en banque qui a été tournée il y a déjà au moins cinq ans, si ce n'est pas plus. »

Question

Est-ce que vous considérez qu'une séquence avec un archer qui tire avec un pareil angle sur un orignal c'est une séquence qu'on devrait diffuser à la télévision?

Réponse

« Dans le cas de la deuxième, c'est parce qu'il avait déjà eu une flèche cet orignal-là. Ca tu l'as pas dans cette image-là. C'était sa deuxième flèche. (...) »

Question

Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on n’a pas vu une seule scène avec l'orignal au sol, tout le monde qui regardait ça...

Réponse

« (...) Ils ont dit : il a blessé l'orignal et ils ne l'ont jamais retrouvé. »

Question

Exactement. En plus, j'ai consulté plusieurs archers et ils m'ont dit que c'était un tir impossible, qu'un archer n'aurait jamais dû prendre?

Réponse

« Ben là, il y a un problème parce que (...) Moi la seule chose que je critique de ça, c'est pas pas l'angle, parce que la flèche a été mortelle. Il n'en a pas retiré d'autres. Cela fait trente ans que je suis dans la réserve, j'étais là quand c'est arrivé. Je n'étais pas sur le terrain avec eux, mais j'ai vu le tournage. C'est plus la distance, je trouvais qu'il tirait de loin. Parce que quand tu vois la courbe de la flèche, si c'est bien le même orignal, je n’en vois pas cinquante. Moi je n'ai qu'un abat à l'arc à ma connaissance qui a été filmé comme tel. (...) Si on reculait de quelques années, je suis sûr que j'ai cette émission-là ici d'enregistrée. Mais là, tu vois l'orignal à terre, puis ils le sortent et tout parce que le film était au complet sur cette chasse là... »

Question

C'est un malheureux hasard du montage qu'on n’ait pas vu l'orignal au sol?

Réponse

« C'est en plein ça!»

Question

Pour vous c'est un angle qui est correct?

Réponse

« Selon ce que je me rappelle, si on parle toujours de la même bête, ça, ce n’est pas pire. J'en ai vu une à Bonne Chasse (...) Il a un angle, tu vois quasiment rien que le cul. Il a a peu prés quatre pouces là, tu sais. Pi en plus il nous dit qu'il était très bien placé et qu'il avait un bel angle de tir. (...) C'était une scène de tir à l'arbalète. (...) On l'a revu dans les meilleurs moments de la saison, tu sais l'orignal est complètement..., tu lui vois les fesses, il se revire la tête pi il regarde le chasseur, je te dis que l'angle la, les poumons... La flèche est très belle là. Je ne peux pas dire, mais ça fait à peu près 6 pouces de large pour le pogner à la bonne place.»

Question

Pour revenir à la scène de chasse à l'arc, l'angle était équivalent, l'orignal s'éloignait du chasseur (...) et pour moi quand je vois la flèche plantée dans l'épaule, pour moi ce n'est pas une flèche mortelle?

Réponse

« Non, non c'en était une mortelle. Je vais te le dire franchement, il est mort cet orignal, il a été mangé (...) et j'ai même eu la peau qui m'a servie pour mon centre d'interprétation.»

M. Morais m'a précisé que c'est lui qui embauche les compagnies de production qui font des vidéos de promotion dans la réserve Matane. Parfois ces vidéos sont tournés sans que M. Morais ne fasse un contrat. Il sert d'entremetteur entre des chasseurs intéressés à participer à un vidéo de promotion et une équipe de production. M. Morais ajoute que des scènes de chasse c'est extrêmement difficile à tourner. On n’a pas la chance de faire des reprises et comme il n'y a pas 2 ou 3 caméras lors des tournages, c'est difficile d'évaluer les angles de tir et que c'est parfois trompeur ce qu'on voit à la télévision. M. Morais n'a aucun contrôle sur le produit final, sur les images utilisées dans les vidéos de promotion. Il voit souvent en même temps que nous à la télévision, les images qui font la promotion de sa réserve faunique. Il ajoute : « Les gens pensent que parce qu'on est dans Matane, etc., tuez un orignal c'est très facile, mais faire un bon film avec des images quasi parfaites c'est extrêmement complexe.»

J'ai demandé à M.Morais combien de séjours de chasse étaient invendus dans sa réserve faunique. Il m'a répondu à riant: zéro!

« En 2004, pour la saison 2005 j'ai eu 33 000 demandes pour 250 produits (...) »

Question:

Quel est l'avantage de faire de la promotion de vos produits de chasse, s'ils sont tous vendus? Est-ce que vous tirez des revenus des inscriptions au tirage au sort?

« Non, le 7,50$ payé par inscription sert à maintenir le bureau de réservation dont la SÉPAQ a hérité (...) cela sert à financer en partie ce réseau-là. "

Question

Expliquez-moi une chose...

Réponse

” La promotion, la réserve Matane que j'en parle pour la chasse à l'orignal... ça vend ... Autant mes chasseurs vont venir l'été. Le secret m'a te dire, parles-en en bien, parle ... plus t'en parles souvent, plus que c'est connu, plus que tu veux venir. Comment que c'est rien que pour la pêche l'été, faire une randonnée en villégiature. Tu te dis que je vais dans le paradis de l'orignal. (...) T'as vu une flèche pi t'as pas aimé ça. Mais dans 90% de ce que t’as vu, ces des images d'orignal que t'as vu, en vie...»

M. Morais m'a expliqué que présentement le taux d'occupation de ses chalets est bas pour la saison d'été, mais c'est normal à cette période de l'année. À la fin de la saison d'été, la réserve de Matane termine avec un taux d'occupation de 85 %. M. Morais prétend que souvent les amateurs de chasse sont aussi des amateurs de pêche. Les chasseurs qui vont dans la réserve Matane l'été pour visiter leur zone de chasse en profitent aussi pour pêcher, pour faire un voyage de villégiature ou ils prennent un forfait d'interprétation pour s'informer plus sur la chasse à l'orignal au centre d'interprétation.

J'ai abordé avec M. Morais les questions de fraudes du système de réservation de la SÉPAQ pour accéder à la chasse dans la réserve Matane. M. Morais m'a donné bien des renseignements intéressants. Tellement que j'écrirai un autre texte sur ce sujet à l'avenir...

Pour conclure ce sujet, je tiens à remercier en premier lieu M. Morais d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. Sans lui, j'aurais eu l'impression qu'une équipe de tournage avait blessé une bête pour réussir à inclure une séquence d'abattage dans un vidéo de promotion. J'ai appris dans cette histoire que l'on ne doit pas sauter trop vite aux conclusions.

J'ai aussi retenu que les producteurs de vidéo de promotion manquent parfois de jugement. L'équipe de Sport-Action Vidéo devait bien se douter que des chasseurs consciencieux se demanderaient si cet orignal touché par une flèche dans un angle difficile avait été abattu proprement. Je crois sincèrement que l'insertion d'un plan des chasseurs avec la bête au sol aurait éliminé tous nos légitimes questionnements.

J'ai maintenant eu la confirmation que les clients des compagnies qui produisent des publireportages n'ont pas nécessairement un droit de regard sur le contenu des vidéos de promotion. Le montage final n'est pas automatiquement visionné par le client avant la diffusion. Cela est vrai dans ce cas particulier, et c'était la même chose pour l'épisode d'Aventures en Nord litigieux qui faisait la promotion de la chasse d'hiver à Anticosti (voir la série de textes sur mon blogue en novembre 2005).

Dans mon travail sur ce blogue, j'ai appris que les intervenants dans le milieu de la chasse et de la pêche ne semblent pas vraiment prendre en considération ce qui circule sur internet. Si j'avais mis en ligne mon texte sans interviewer M. Morais j'aurais eu un éclairage erroné sur toute cette histoire. Le problème est d'avoir des sources d'information fiable. Combien de fois ai-je écrit à des intervenants dans ce milieu sans jamais avoir un accusé de réception? Ce n'est pas toujours facile de réussir à vous informer adéquatement. En réfléchissant à toute cette histoire, c'est un des risques relié au maintient d'un blogue. L'auteur du blogue veut en général écrire à chaud sur un sujet et très souvent les intervenants eux ne sont vraiment pas pressés de nous donner leur point de vue, quand ils le veulent bien ...

Au plaisir de lire vos commentaires

david.lefrancois@peche-reportage.com

mars 11, 2006

Réaction de Buck Expert à l'affaire Maryo Pépin

Bonjour à tous

La compagnie Buck Expert a émis un communiqué le 8 mars sur son site internet. Jean-Pierre Drewitt, le président de Buck Expert, amène dans ce communiqué des précisions importantes. Il reproche à Environnement Canada de ne pas avoir spécifié les délits commis par chacun de 5 Québécois accusés dans cette affaire. Fait intéressant, M. Pépin n'aurait été reconnu coupable qu'un d'un seul délit : l'achat d'un permis de résident de l'Alberta alors qu'il n'habite pas dans cette province. Le permis de résident donne des privilèges à son possesseur. M. Drewitt estime que ce délit n'est pas du braconnage. Voici le communiqué intégral de la compagnie Buck Expert :

M. Mario Pépin n'a jamais été accusé de braconnage ni en Alberta, ni en Saskatchewan

Saint-Benjamin, le 3 mars 2006 – M. Jean-Pierre Drewitt, nouveau propriétaire de Buck Expert depuis septembre 2004, précise que M. Mario Pépin, toujours associé minoritaire, n'a jamais été condamné pour braconnage, ni pour possession illégale d'espèces sauvages, ni pour gaspillage de viande comestible de gros gibiers, ni pour transport interprovincial de gibiers tués illégalement comme l'affirmait un communiqué émis le 2 mars par Environnement Canada, division de Québec.

M. Pépin a enregistré un plaidoyer de culpabilité pour l'achat de permis de chasse de résident de l'Alberta alors qu'il n'y réside pas, tout comme sa conjointe Mme Véronique Lévesque.

M. Drewitt reproche à Environnement Canada d'avoir émis un communiqué qui ne fait aucune distinction au chapitre des délits et des condamnations par rapport aux trois autres Québécois condamnés qui n'ont rien à voir avec Buck Expert. « Nous examinons tous les recours possibles à ce sujet avec nos avocats » de conclure M. Drewitt.

Source : Jean-Pierre Drewitt
Président
Buck Expert

Communiqué original de Environnement Canada: Cliquez ici

Sanctions et Pénalités imposés: Cliquez ici


-30-

Maintenant j'aimerais vous donner tout simplement la définition du terme braconner: Chasser, et par ext. Pêcher sans permis, ou à une période, en un lieu, avec des engins prohibés. Je vous laisse le soin de décider si chasser avec un permis obtenu illégalement devrait s'appeller frauder ou braconner. Une chose est certaine, la réputation de M. Pépin est entachée à tout jamais.

NB. Le nom de M. Pépin est écrit sous différentes formes sur le site de Buck Expert: Maryo Pépin et Mario Pépin. RDS utilisait la forme Maryo Pépin dans son générique. J'ai donc décidé d'utiliser cette façon d'écrire son prénom...

Au plaisir de lire vos commentaires

David Lefrançois
www.peche-reportage.com

mars 06, 2006

Jean Pagé ne diffusera plus les chroniques de Buck Expert

Media - Réaction de Jean Pagé à l'affaire Maryo Pépin de Buck Expert

Bonjour à tous

Dans ma dernière chronique, je vous ai mentionné que M. Maryo Pépin et Mme Véronique Lévesque de Buck Expert ont plaidé coupables à des accusations d'avoir pratiqué la chasse illégalement en Alberta. Je me demandais quelle serait la réaction de RDS suite à cette affaire. Est-ce que la "chronique de Buck Expert" serait maintenue dans l'émission Chasse et Pêche Max animée par Jean Pagé sur RDS?

J'ai donc écrit à M. Pagé qui m'a confirmé que l'absence de la "chronique" de M. Pépin dimanche dernier n'était pas le fruit du hasard. Voici un extrait du courriel de M. Pagé qui nous explique sa réaction lorsqu'on lui a confirmé la condamnation de M. Pépin et de Mme Lévesque:

"Ma décision était prise, j'annulai sur-le-champ leurs apparitions à RDS, après quoi je me rendis rencontrer le responsable du bloc plein air. Leurs films furent enlevés de nos émissions, ce que vous avec certainement constaté dimanche le 3 mars. (...) Nous nous faisons un devoir d'éliminer le braconnage. Si tous faisaient comme vous, la pratique de chasse/pêche serait encore plus intéressante et notre faune s'en porterait mieux.

LES INFORMATIONS DONNÉES EN FIN DE TEXTE SAURONT PROFITER AUX PERSONNAGES CITÉS. TOUS SONT IMPLIQUÉS DANS LE MONDE DE L'INFORMATION.

Jean Pagé

fin de la citation

Je tiens à remercier M. Pagé pour sa réponse et surtout pour les décisions qu'il a prises suite à la parution de cette nouvelle. Il y a quelques années une affaire encore plus importante à toucher l'équipe de Canadian Sportfishing qui est toujours diffusée à TSN. Les animateurs de l'émission à l'époque, Henry Waszczuk et Italo Labignan, ont été tous les deux déclarés coupables de braconnage. Italo Labignan est toujours à l'animation de cette émission. La grande majorité des commanditaires de l'émission avaient décidé de poursuivre leur collaboration avec l'émission malgré le scandale. "Money talks" disent nos amis lea anglos. Et c'est le pouvoir de vente de Canadian Sportfishing qui avait pris le dessus sur l'éthique...

J'avais été surpris à l'époque qu'aucun média couvrant le domaine de la chasse et de la pêche n'avait diffusé la nouvelle au Québec. Pourtant le Globe and Mail de Toronto, le quotidien anglophone le plus prestigieux au Canada avait couvert ce scandale.

Le cas qui nous concerne aujourd'hui est différent, mais je tiens à souligner que RDS en prenant la décision de ne plus diffuser les capsules Buck Expert perd une source de revenus. C'est le prix à payer pour conserver sa crédibilité...

Maintenant j'ai hâte de voir si les chroniqueurs de plein air, les vrais, ceux qui écrivent pour les journaux vont mentionner cette histoire. J'ai aussi hâte de voir qui va publier les prochaines publicités de Buck Expert en se mettant la tête dans le sable...

Au plaisir de lire vos commentaires

David Lefrançois
www.peche-reportage.com


mars 03, 2006

Maryo Pépin coupable de chasse illégale en Alberta

Media - Braconnage - Maryo Pépin

Bonjour à tous

Jocelin Leblanc qui travaille comme guide sur la Côte-Nord a eu la gentillesse de me faire parvenir un article du quotidien le Soleil. La grosse nouvelle c'est que Maryo Pépin et Véronique Lévesque "ont plaidé coupable à de multiples accusations d'avoir pratiqué la chasse illégalement en Alberta." Ces deux personnes collaborent à l'émission Chasse et Pêche Max animée par Jean Pagé et diffusée à RDS.

L'article de Jean-François Cliche du Soleil s'intitule: Braconniers d'ici en Alberta. M. Cliche nous confirme que 5 Québécois "ont été condamnés à une amende de 26 750 $." (...) "Les cinq personnes condamnées se sont aussi vu retirer leur droit de chasser en Alberta pour une période de cinq ans.

Un message sur le forum d'Aventure Chasse et Pêche a fait mention de cette affaire depuis le 22 février 2006. Je tiens d'ailleurs à souligner le courage de l'équipe qui gère le forum d'Aventure Chasse et Pêche dans la couverture de cette histoire. Les médias qui couvrent le domaine de la chasse et de la pêche au Québec n'ont pas l'habitude de mentionner ce genre d'histoire. Le webmaster du forum d'ACP a laissé les internautes discuter de cette nouvelle et deux collaborateurs de la revue, André Veilleux et Louis Gagnon, ont même commenté cette nouvelle officiellement.

J'ai hâte de voir si les chroniqueurs professionnels comme André A. Bellemare du Soleil et Robert Ménard du Journal de Montréal vont mentionner eux aussi cette histoire de chasse illégale impliquant une personnalité connue du Québec dans le milieu de la chasse. Évidemment l'autre grande question est touche Chasse et Pêche Max de RDS: Jean Pagé va-t-il continuer de donner (ou vendre) du temps d'antenne à Maryo Pépin dans son émission.

Si vous voulez avoir plus de détails sur cette nouvelle, vous pouvez voir le communiqué d'Environnement Canada sur cette affaire sur le site web suivant:

http://www.ec.gc.ca/press/2006/060302-b_n_f.htm

En voiçi un extrait: " Les cinq Québécois ont plaidé coupable aux accusations de possession illégale d’espèces sauvages, de gaspillage de viande comestible de gros gibier, de transport interprovincial de gibiers tués illégalement et d’obtention frauduleuse de permis de chasse."

Au plaisir de lire vos commentaires


david.lefrancois@peche-reportage.com