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février 25, 2007

Série de billets sur les Shows de pêche: présentation de Vacances Nature

Cette émission est produite par la plus ancienne maison de production spécialisée en chasse et pêche au Québec : Sport-Action Vidéo inc. Cette compagnie basée dans la région de Québec appartient à M. Robert Gignac, ce dernier est dans le domaine de la production de vidéo de chasse et pêche depuis plus de 25 ans. Cette compagnie est passée maître dans le packaging de plusieurs émissions fondées sur l'usage des mêmes scènes de tournages. Ainsi lors de la saison 2005-2006, Sport-Action Vidéo produisait : Vacances Nature pour RDS, Aventures en Nord pour TQS et Quebec Adventures pour Global et le réseau américain Outdoor Channel. Ces trois émissions étaient montées couramment à partir des mêmes scènes d'action sur le terrain. L'animation, la narration et la mise en forme variaient selon le réseau diffuseur. La diffusion sur des réseaux anglophones entraînait évidemment de nombreuses scènes de pêche et de chasse dans lesquelles les participants à l'écran communiquaient en anglais.


La situation a changé en 2006-2007. Vacances Nature est en onde sur RDS dans le bloc plein-air diffusé le dimanche matin. C'est une émission de 30 minutes qui, en général, nous donne un aperçu de deux destinations différentes. Le concept est simple. L'émission est basée sur des scènes de chasse et pêche supportées par une narration de qualité. Il n'y a pas d'animateur à l'écran dans la série mise en onde présentement. Disons que Vacances Nature ne gagnera jamais de prix pour l'originalité de sa réalisation. Mais la qualité des tournages et du montage est très bonne. Les plans de caméra sont courts et diversifiés. Cela donne un rythme soutenu à l'émission. Et surtout les scènes d'action ne manquent pas. Je dois aussi ajouter que pour la saison 2006-2007 les participants à l'émission Vacances Nature s'expriment la plupart du temps en français sur le terrain. Nous avons droit à plusieurs « pleins sons » qui rendent selon moi les tournages plus intéressants. Non seulement cela permet aux téléspecteurs un contact direct avec les personnages que l'on suit en activité de chasse et de pêche mais en plus cela permet d'enrichir les séquences des bruits ambiants captés sur le terrain. C'est beaucoup plus intéressant que des séquences de tournage recouvertes d'une musique insipide.

Les partenaires d'affaires de Sport-Action Vidéo sont en général des destinations de moyenne et haute gamme. Les équipes de tournage de Vacances Nature réussissent à tourner régulièrement dans des endroits éloignés où les séjours sont trop coûteux pour le commun des mortels. Par exemple, la grande majorité des images que j'ai vues d'expédition de pêche au Nouveau-Québec m'ont été présentées par les équipes de Sport-Action Vidéo. Personnellement, j'aime bien avoir la chance de visionner des sorties de pêche ayant lieue dans des destinations qui ne me sont pas accessibles. Le facteur rêve et dépaysement est loin de me déplaire. La compagnie de production Sport-Action Vidéo dispose d'archives variées sur bien des destinations. D'ailleurs cette année le producteur Robert Gignac a décidé de mettre sur le marché plusieurs DVD qui tirent parti de ces archives.

Le principal reproche que je fais à l'équipe de Sport-Action Vidéo est de privilégier le divertissement à outrance sur l'information. Par exemple, on ne sait jamais qui sont les pêcheurs et les chasseurs qui apparaissent à l'écran. Règle générale on ne spécifie pas le moment de l'année ou l'endroit exacte où le tournage a eu lieu. Parfois on va plus loin. L'année dernière, j'ai écrit quelques billets sur mon blogue portant sur un épisode de chasse hivernale à Anticosti diffusé à Aventure en Nord sur TQS. J'écrivais : « Dans ce publireportage, le public a été désinformé par un procédé douteux. On prétend nous montrer une fabuleuse chasse à l'arc et à l'arme à feu à l'île d'Anticosti avec des résultats exceptionnels alors que le tournage des 2 segments de chasse à l'arc a eu lieu au complet dans un enclos de “chasse” situé dans la région des Laurentides : Wildrack Canadian Whitetail. »

Pour plus de détails allez jeter un coup d'oeil sur mon blogue.
Vous pourrez aussi trouvez la version de Gilles Dumaresq , le directeur du service à la clientèle et des ventes de SÉPAQ Anticosti dont voiçi l'essentiel : « (...) Le patron de cette compagnie de montage m’a également expliqué que l’objectif de cette émission était de montrer des images de chasse au chevreuil sur le continent et sur l’île d’Anticosti. C’est lors de l’introduction faite par l’animateur que la précision sur la provenance des images aurait été omise, et ce, à notre insu. »

J'ignore encore aujourd'hui si le propriétaire de l'enclos de chasse était au courant, que le nom et la nature de son entreprise ne seraient jamais mentionnés en onde. M. Stéphane Monette m'a promis des détails sur cette affaire, détails que j'espère toujours obtenir un jour. J'ai de la difficulté à comprendre pourquoi il aurait permis à l'équipe de Sport-Action Vidéo d'abattre deux beaux cerfs de Virginie sur sa ferme d'élevage sans que son entreprise ne soit jamais mentionnée...

Une autre histoire m'a fait réfléchir sur l'éthique des artisans de Sport-Action Vidéo. Dans un segment faisant la promotion de la chasse à l'arc dans la réserve faunique de Matane on a pu voir un archer prendre un tir d'un angle impossible sur un orignal mâle. J'ai écrit un billet sur cette affaire dans lequel le directeur de la réserve Matane, M. Mario Morais, mentionne que malgré le fait qu'aucune image de cette bête au sol n'a été diffusée, cette bête aurait bel et bien été récoltée. C'est possible, mais on a diffusé une scène de tir que très peu de chasseurs consciencieux auraient tentée sur un gibier. On a le droit de se demander pourquoi on ne prêche pas un peu plus par l'exemple dans certaines scènes à l'écran. Je vous invite à passer lire mon billet sur cette histoire si vous voulez aussi comprendre pourquoi la réserve faunique de Matane continue de faire la promotion de la chasse à l'orignal auprès du public même si la demande dépasse déjà largement l'offre.

Enfin, toujours pendant la saison 2005-2006 dans une autre émission produite par Sport-Action Vidéo, on a pu voir des scènes d'abattage d'un orignal dans le Maine utilisées pour faire la promotion de la chasse à l'orignal au Québec! Évidemment, rien de tout cela n'était mentionné à l'écran. Bref, on peut se questionner sérieusement sur l'éthique pratiquée par les artisans de la compagnie Sport-Action Vidéo inc.

Mais cette compagnie de production n'a pas que des défauts, loin de là. Leur site web est carrément dans une classe à part. On peut, via leur site internet, visionner de nombreuses émissions produites par eux, dont quelques épisodes de la saison 2007 de Vacances Nature :

http://www.sportactionvideo.com/index.html

Je vous invite à visionner le matériel offert sur le web par l'équipe de Sport-Action Vidéo, surtout si vous avez la chance de disposer d'un accès à internet haute vitesse. Sur le plan de la diffusion via internet dans le milieu de la chasse et de la pêche, personne n'offre au Québec un site web aussi intéressant que la compagnie de M. Gignac. Et comme pour toutes les émissions diffusées à RDS, vous pouvez aussi connaître le résumé de la prochaine diffusion de Vacances Nature sur le site : www.rds.ca

février 22, 2007

Scoop – Les génératrices seraient interdites dans l’ensemble des réserves fauniques de la SÉPAQ.

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M. Daniel Leboeuf, le directeur des communications et des relations publiques de la SÉPAQ m’a confirmé ce matin par courriel que « concernant la réglementation sur les génératrices dans les réserves fauniques, je dois vous spécifier d'emblée qu'elles sont interdites partout. Le règlement est bien clair et sans équivoque . Il sera d'ailleurs inscrit dans tous les guides de séjour que nous faisons parvenir à la clientèle lors d'une réservation. M. Leboeuf ajoute que « lorsqu'une personne enfreint le règlement, le gardien de territoire a l'autorisation de régler le problème avec la personne concernée pour assurer la quiétude des usagers. Les clients seront donc avisés dans le futur de ce règlement. »

Suite à la réception de cette nouvelle j’ai envoyé une série de questions à M. Leboeuf pour savoir par exemple si ce règlement s’appliquera à l’ensemble du réseau de la SÉPAQ en incluant les parcs et les centres touristiques. Je vous donnerai des détails dès que j’aurai des réponses à mes questions.

Ceux qui me lisent depuis longtemps savent qu’en 2006 j’ai écrit plusieurs billets sur mes mésaventures avec des villégiateurs qui utilisaient des génératrices dans la réserve faunique Mastigouche. Les génératrices sont devenues avec le temps une source de pollution majeure en forêt. La pollution sonore des génératrices touchent non seulement le réseau de la SÉPAQ mais aussi les pourvoiries, les ZECS et les territoires libres. Le réseau de la SÉPAQ a enfin décidé de régler ce problème. Plusieurs pêcheurs qui préfèrent utiliser des moteurs électriques manquaient de sens civique en forêt. Afin de profiter d'un peu de silence pendant qu'ils pêchaient, ils dérangeaient tout le voisinage pendant des heures en laissant fonctionner une génératrice à proximité de leur chalet. Il faut savoir que dans la plupart des secteurs d'hébergements, les chalets sont construits relativement près les uns des autres. Dans un cas en 2004, une génératrice à même fonctionner pendant toute une nuit afin de charger les batteries des moteurs électriques d’un groupe de pêcheurs dans le secteur Shawinigan de la réserve Mastigouche. Je me suis plaint à la gardienne de territoire et à mon retour à la maison, j'ai décidé de porter plainte à la direction de la réserve pour la première fois. Si l'usage des VTT étaient interdits à proximité des chalets pour assurer la quiétude des villégiateurs, je ne comprenais pas pourquoi l'usage des génératrices n'était pas réglementée.

L'année dernière la situation avait changé pour le mieux à certains endroits. Mais la politique concernant l'usage des génératrices n'était pas appliquée uniformément sur l'ensemble du territoire de la réserve Mastigouche. L'administration de cette réserve m'a confirmé par courriel en mai 2006 que les génératrices étaient interdites, mais en vérité elles étaient tolérées sur le terrain dans le secteur Houde par exemple. J'ai même été agressé verbalement par un groupe de pêcheurs dans le secteur Shawinigan en juin parce que j'ai essayé de faire respecter mes droits à une occasion. Le manque d'information posait un problème majeur sur le terrain en 2006. Pendant que la réserve faunique Mastigouche mettait en place un début de réglementation interdisant les génératrices, la réserve faunique des lacs Albanel-Mistassini-et-Waconichi permettait à ses usagers d'utiliser des génératrices au camping du lac Albanel selon mon collègue Claude Lessard qui a fait deux sorties l'été dernier là-bas. Claude va d'ailleurs publier un récit sur ses aventures au lac Albanel dans l'édition du printemps d'Aventure Chasse et Pêche et dans la mise à jour à venir sur www.peche-reportage.com en mars prochain.

J'ai donc écrit à la direction de la SÉPAQ pour connaître leur intention pour la saison 2007 concernant l'usage des génératrices. Les faits énoncés ce matin par M. Daniel Leboeuf sont une très bonne nouvelle selon moi. Mais il reste à espérer que la SÉPAQ mettra maintenant en place un plan de communication efficace pour informer l'ensemble de ses usagers de cette politique interdisant l’usage de génératrices dans les réserves fauniques.

Je vous invite à lire le compte-rendu des événements désagréables que j'ai vécus en 2006 afin de comprendre que l'usage des génératrices était vraiment une source importante de problèmes dans le réseau de la SÉPAQ. Je suis soulagé d'apprendre ce matin que ce problème est en voie d'être réglé!


18 mai 2006: Pollution sonore des génératrices

29 mai 2006: Les génératrices sont interdites dans la Mastigouche

16 juin 2006: Un "Bingo-Sépaq" tourne à l'intimidation verbale

22 août 2006: Dernière sortie dans la Mastigouche


Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal

février 17, 2007

Série de billets sur les Shows de pêche: présentation d'Expédition Plein Air

Anciennement Expédition Faune, cette émission était au départ diffusée à RDS. Depuis septembre dernier je crois, Expédition Plein Air est en onde le samedi matin à 9 H 30 sur le réseau TQS. C'est la seule émission de chasse et pêche diffusée au Québec par un des trois grands réseaux de télévision conventionnels. Chapeau à l'équipe de l'animateur Stéphane Gosselin, pour avoir réussi « à subtiliser » la case horaire de 30 minutes sur TQS à l'équipe de Sport Action Vidéo qui diffusait Aventures en Nord à la même heure l'année précédente. Tout comme pour Bonne Pêche avec Norman Byrns, c'est l'attachante personnalité de l'animateur-réalisateur-producteur Stéphane Gosselin qui nous frappe lorsque nous visionnons pour la première fois l'émission Expédition Plein Air. Mais on se doit aussi de parler du concept de l'émission qui sort un peu des sentiers battus.

Dans le passé, M. Gosselin dans l'émission Expédition Faune qui était diffusée sur RDS partait en expédition avec des gens qu'il nous faisait découvrir. Le concept était basé sur le tournage d'activités de chasse et pêche avec des amateurs de plein air comme vous et moi, mais aussi des personnes qui vivent dans ce milieu. L'approche était intéressante, on nous faisait le portrait d'un guide, d'un pourvoyeur, d'un groupe de pêcheurs et parfois de vedettes qui aiment la pêche comme Boom Desjardins ou Peter Macleod.

Mais je me souviens tout particulièrement d'une émission qui nous faisait découvrir Tarzan, un guide très expérimenté qui travaillait pour la pourvoirie Dorval Lodge. Les guides ne sont pas toujours faciles d'approche, mais M. Gosselin avait réussi à bâtir une bonne émission autour de ce véritable personnage. Je me souviens aussi d'un autre guide, un homme extraordinaire qui se nomme Ken Taylor. Ce guide demeure à Waskaganish. M. Gosselin avait produit deux émissions en sa compagnie et il nous a fait découvrir en Ken Taylor un passionné de la pêche et de la chasse à l'arc. Si vous avez la chance d'aller en forêt un jour avec Ken Taylor n'hésiter pas un instant. M. Gosselin arrivait à mettre ces gens ordinaires très à l'aise devant une caméra.

Maintenant dans sa nouvelle émission, Expédition Plein Air, M. Gosselin est accompagné plus régulièrement par des personnalités connues au Québec. C'est la rencontre entre l'animateur et son invité qui rend cette émission intéressante. Je mettrais d'ailleurs un p'tit 2 $ sur le facteur « vedette à l'écran » pour expliquer que TQS diffuse maintenant l'émission de M. Gosselin le samedi à 9 H 30. Mon gros reproche concernant la saison 2006-2007 est le manque de scènes d'action dans certaines émissions. J'ai vu récemment deux épisodes dans lesquelles vraiment trop peu d'actions de pêche nous étaient présentées à l'écran: celle avec le comédien Ji-Ci Lauzon et celle avec le politicien Mario Dumont. C'était dans les deux cas des sorties de pêche au saumon. Je sais bien que c'est une espèce difficile à prendre, mais c'est un show de pêche que le public regarde et avant tout le public veut voir un peu d'action...

La qualité des tournages de l'émission Expédition Plein Air est convenable et elle va en s'améliorant. Je me demandais parfois dans le passé si le caméraman de l'émission Expédition Faune tournait dans le format amateur mini DV plutôt qu'avec une caméra professionnelle. Mais cette année, je ne me pose plus cette question. Je suis presque certain qu'on utilise toujours des caméras professionnelles pour tourner Expédition Plein Air.

Autre parenthèse : cette fois sur le financement des émissions de télévision. Malheureusement, je n'ai pas toute la « dope » sur ce sujet. En fait, j'ai bien plus de questions que de réponses. Vous savez déjà que généralement un réseau de télévision privé achète une production audiovisuelle et se finance en vendant des pauses publicitaires. C'est le concept de base du financement. Maintenant, on va pas mal plus loin surtout dans les émissions qui gagnent la guerre des cotes d'écoute comme « Occapation Double ». On finance en effet une partie des frais de production en ayant des partenaires financiers : des commanditaires. Ainsi, un entrepreneur résidentiel offre la maison des gagnants d'Occupation Double, un détaillant de meubles, offre l'ameublement, etc. Les commanditaires sont mentionnés régulièrement à l'écran, parfois ces commanditaires achètent en plus des pauses publicitaires, etc.

Dans nos émissions de pêche produites au Québec, de nombreux commanditaires sont mentionnés à l'écran, les plus importants « présentent » l'émission et sont identifiés dès l'ouverture de l'émission. D'autres commanditaires paient aussi pour que leurs produits soient utilisés en onde. On parle içi de placement média. J'ai visionné le 20 janvier 2007 l'émission Expédition Plein Air à laquelle a participé le chef de l'ADQ Mario Dumont. J'ai été surpris de le voir assis aux côtés de l'animateur Stéphane Gosselin dans un véhicule tout-terrain identifié clairement à un des commanditaires de l'émission. Disons que c'était un très bon placement média... L'équipe de production a transporté le VTT en question de Montréal jusqu'en Gaspésie pour qu'on puisse bien le voir à quelques reprises à la télévision! En fait, on a assurément tourné ces plans de caméra dans l'unique but de voir ce produit commandité à l'écran...

On fait évidemment la même chose avec les embarcations, les hors-bord, les cannes à pêche, les leurres, les vestes de flottaison, les vêtements, les véhicules de transport, les barbecues, etc. Lorsqu'on mentionne le nom d'un produit en onde, la promotion est évidente. Mais parfois un gros plan sur le logo de la compagnie qui fabrique le hors-bord par exemple fait l'affaire avec plus de subtilité. On créé aussi dans certains cas des segments « techniques » ou des « chroniques » dans le but évident de « ploguer » les commanditaires.

La promotion dans l'émission Expédition Plein Air est présente, mais elle en prend moins de place qu'à l'époque d'Expédition Faune. Grand bien nous fasse. Ainsi, le segment dans lequel l'animateur Stéphane Gosselin cuisinait avec le barbecue d'un de ses commanditaires a disparu des ondes. Tout comme le « segment équipement » financé par un autre commanditaire dans lequel M. Gosselin nous présentait sur le terrain différents produits vendus par le commanditaire en question. Mais une chose me dérange dans la saison en cour de diffusion, l'animateur Stéphane Gosselin fait la narration de plusieurs publicités diffusées pendant la mise en onde de son émission. Je sais que c'est d'usage dans ce milieu, mais personnellement cela m'agace beaucoup.

Pourquoi la promotion et la commandite sont moins présentes dans l'émission Expédition Plein Air que dans l'ancienne émission Expédition Faune? J'imagine que TQS achète l'émission à un tarif plus élevé que RDS. La commandite est moins présente aussi probablement parce que l'émission Expédition Plein Air profite aussi de vos taxes par le biais de crédits d'impôt... En effet, l'émission de M. Gosselin tire parti de la participation financière des gouvernements du Québec et du Canada. Mme Ginette Bélanger de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) m'a expliqué dans le passé dans une entrevue téléphonique qu'une émission pour profiter d'un crédit d'impôt doit être diffusée dans les heures de grande écoute. Le week-end, la diffusion doit être entre 9 H et minuit. La compagnie de production ne doit pas non plus être une société qui détient une licence de radiodiffuseur. Cela exclut toutes les émissions maison produites par le réseau RDS par exemple.

Certains diffuseurs vendent carrément du temps d'antenne. Vous et moi pourrions ainsi acheter 30 minutes de temps d'antenne et produire une émission de pêche sur le réseau Outdoor Life Network (OLN) par exemple. Nous aurions la responsabilité de nous autofinancer en trouvant des commanditaires et en faisant du placement media. Voilà pourquoi le réseau OLN diffuse parfois un avis, qui stipule que « The following is paid programming, this program may include segments which have been paid for by the organization or individuals featured in the show ». Je traduirais le tout par « Ce qui suit est une programmation payée, ce programme peut inclure des segments qui ont été payés par l'organisation ou les individus présentés dans l'émission ». On ne voit jamais ce genre d'avis diffusés avant une émission de pêche sur les réseaux de télévision francophones du Québec, pourtant c'est assez clair que les pourvoyeurs, les parcs et les réserves fauniques tirent avantage à voir leurs forfaits présentés à la télévision.

Fin de la parenthèse sur le financement des émissions. J'en parle parce que nos animateurs de « show de pêche » font avant tout du divertissement et non du journalisme. Un véritable journaliste ne ploguerait jamais de produits, sa voix ne serait jamais utilisée dans une publicité... C'est aux téléspectateurs à faire la part des choses entre l'information pertinente offerte de bonne foi et la promotion pure et simple. Et en télévision faire la part des choses dans nos « shows de pêche » est vraiment difficile!

Vous pouvez connaître le contenu de l'émission Expédition Plein Air en consultant le site du diffuseur TQS :

http://www.tqs.ca/emissions/expeditionpleinair/

Je suis certain que la maison de production de M. Gosselin, Production Taïga inc., a déjà possédé son site web. Mais je crois qu'il n'est plus en ligne. Je l'ai en effet cherché sans succès et rien n'est mentionné non plus à ce sujet dans le générique de l'émission. Je me demande bien pourquoi la seule émission portant sur la pêche diffusée sur un réseau de télévision conventionnel au Québec n'a pas d'intérêt à offrir à son public un site web digne de ce nom.

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois

février 12, 2007

Série de billets sur les Shows de pêche: Bonne pêche & Bonne chasse

Toujours à RDS, ces deux émissions sont animées par Norman Byrns. Contrairement à Passion Plein Air, l'émission Bonne Pêche n'est pas tournée par des caméramans qui nous offrent des images sensationnelles. Cette émission ne comporte jamais de prises de vue sous-marines par exemple. Mais Norman Byrns contrairement à Raymond Carignan « passe très bien » à l'écran. C'est avant tout la présence de cet animateur qui fait qu'on a envie d'écouter Bonne Pêche et Bonne Chasse. M. Byrns est chaleureux et sympathique. L'enthousiasme qu'il démontre en onde est communicatif. Nous sentons que les hôtes de M. Byrns passent de bons moments avec lui.

Pendant la saison de diffusion, RDS diffuse Bonne Pêche puis Bonne Chasse la semaine suivante. Je donne un crédit supplémentaire à M. Byrns pour la fréquence des tournages de chasse que sa maison de production arrive à produire. C'est beaucoup plus compliqué de tourner une émission intéressante sur la chasse à l'orignal par exemple qu'une expédition de pêche à l'omble de fontaine.

La promotion est bien évidente dans les publireportages tournés sur le terrain de M. Byrns. On le voit souvent recommander de la marchandise produite par ses commanditaires avec plus ou moins de subtilité. Je me souviens d'un « stand-up » de l'animateur tourné devant la boîte de fibre de verre de son camion avec le logo de la compagnie qui la fabrique bien en évidence. Je me rappelle de ce plan de caméra parce qu'il était laid et je ne crois pas que cela pourrait me donner envie d'acheter ce produit dans le futur…

Le concept des émissions Bonne Pêche et Bonne Chasse est simple. M. Byrns fait découvrir une destination par épisode aux téléspectateurs. Il tourne sa présentation dans la nature. Il fait aussi ses liens d'aller et de retour de pause sur le terrain. M. Byrns interview le représentant de la destination qu'il visite en activité de chasse ou de pêche selon l'émission. Les tournages sont parfois de courte durée, probablement afin de limiter les coûts. Le manque de temps alloué au tournage à un impact sur la qualité des images présentées évidemment. Pour m'amuser j'ai pris en note le contenu d'une émission récente qui portait sur la Pourvoirie des Monts Valins. En excluant l'ouverture de l'émission, j'ai calculé un total de 30 plans de caméra différents pour la durée totale de l'émission. La plupart des plans étaient des séquences de pêche captées toujours dans le même angle. Le caméraman tournait à partir du nez de la chaloupe. Certaines séquences de pêche faisait plus de 2 minutes. Disons que le rythme de Bonne Pêche est plutôt lent…

Si on compare cette émissions à Passion Plein Air, avant même qu'on est vu la première touche de Raymond Carignan lors de sa sortie à la pourvoirie de la famille Awashish sur la rivière Rupert, 30 plans de caméras différents avaient été utilisés par le monteur… Et quels plans! Prises de vue aérienne, prises de vue sous-marine, superbes images de la rivière Rupert, plan avec la caméra positionnée à la hauteur de l'eau, etc. Deux poids, deux mesures. L'équipe de M. Byrns n'a probablement pas le budget de celle de M. Carignan. Mais un peu d'effort et d'imagination pourraient donner des résultats rapidement visibles à l'écran. Pourquoi ne pas s'arranger pour tourner parfois à l'aide d'une deuxième embarcation? Trop coûteux comme opération? Alors pourquoi ne pas faire descendre le caméraman sur la rive et lui faire tourner quelques plans dans un autre angle? Pourquoi le caméraman ne tourne-t-il pas plus souvent des « beauty shot » à l'aide d'un trépier? Pas de temps pour ça non plus lors du tournage j'imagine…

Il n'y a pas de narration dans les émissions de M. Byrns. L'information provient de lui et de ses invités dans le tournage. Les hôtes de M. Byrns pendant leur sortie nous donne des détails sur leur entreprise et les forfaits qu'ils ont à offrir. Et c'est là-dessus que Bonne Pêche diffère beaucoup de la compétition. Dans l'exemple que j'ai utilisé précédemment M. Byrns nous a donné beaucoup d'informations pertinentes sur son séjour à la pourvoirie des Monts Valin. Il a spécifié par exemple que cette destination offrait des prises de petites tailles en quantité, que c'était une bonne destination pour initier des enfants. Il a aussi mentionné deux fois plutôt qu'une qu'il pêchait sur des lacs accessibles à tous le monde. Nous avons aussi appris que le tournage avait eu lieu en plein mois de juillet et on nous a même spécifié le nom des lacs où le tournage a eu lieu. Ce genre d'information n'est malheureusement pas toujours disponible pour les téléspectateurs. Les animateurs des autres émissions ne vont malheureusement pas toujours sur des plans d'eau facilement disponibles. Un exemple parmi d'autre : la réserve Mastigouche accueille souvent les équipes des émissions de pêche sur le lac Sorcier. Ce lac est accessible au public mais c'est quasi impossible d'y aller tellement il est populaire. Et ça on ne le dit jamais en onde évidemment…

Parfois M. Byrns nous présente un groupe qu'il a suivi pendant quelques jours. La plupart des destinations où l'équipe de M. Byrns tourne sont accessibles par la route. M. Byrns tourne et produit ses émissions uniquement pour le marché québécois. Il ne parle qu'en français, ses hôtes et ses invités sur le terrain parlent aussi dans notre langue. C'est un point que j'estime très important.

Vous pouvez connaître le résumé de la prochaine émission présentée par Norman Byrns sur le site www.rds.ca . M. Byrns de son côté a fait le passage à l'ère internet et sa compagnie de production dispose d'un petit site web :

http://www.actionchassepeche.com/pages/intropag.html

Ce site web donne un minimum d'information sur les émissions produite par Action Chasse et Pêche, la compagnie de production de M. Byrns. Ce site web est ma foi plutôt décevant. Je conseille très fortement au webmaster d'y mettre un peu d'effort... Un portrait de l'animateur et des extraits d'émission illustrant sa personnalité attachante seraient fort bienvenus. C'est Norman Byrns qui fait le "show". Prenez s.v.p. au moins la peine d'écrire son nom quelques part sur son site web et de nous le montrer en action! Pourquoi ne pas nous offrir quelques extraits que vous pourriez rendre disponible via Youtube!

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
www.peche-reportage.com

février 03, 2007

Série de billets sur les Shows de pêche: présentation de Passion Plein Air (PPA)

Débutons par mon émission favorite produite au Québec. Coup de chapeau dès le début aux caméramans embauchés par le producteur Raymond Carignan. Messieurs les caméramans c'est à cause de vous que je suis un adepte de l'émission Passion Plein Air depuis si longtemps. J'ai visionné en janvier 2007 le segment sur la pourvoirie Mabec pour la troisième fois. Passion Plein Air diffuse parfois des « destinations de la semaine » en reprise. Les images de ce tournage dans la vallée de la rivière Manitou sur la Côte-Nord étaient vraiment magnifiques. PPA est reconnue dans toute l'Amérique pour la qualité de ses images. Cette émission a en effet gagné des prix aux États-Unis. M. Raymond Carignan qui produit, réalise et anime Passion Plein Air utilise souvent, pour ne pas dire toujours, un caméraman sous-marin dans ses tournages. La compétence des caméramans de PPA permet aux téléspectateurs de découvrir les multiples facettes des destinations couvertes par l'équipe de M. Carignan et la diversité des habitats des poissons.

L'ouverture de Passion Plein Air est intéressante parce qu'elle nous montre à l'aide de plusieurs couches de vidéos de nombreux trophées capturés par M. Carignan au fil des années. Le support visuel de cette ouverture a été tourné sous l'eau. Nous sommes entre deux mondes. Celui des pêcheurs à la surface et celui des poissons. Le ton de l'émission est donné. PPA vous invite à accompagner M. Carignan dans ses excursions de pêche, mais on vous fera aussi découvrir un peu le monde aquatique où vivent les poissons. J'aime bien ce concept d'ouverture. Par la suite, André Côté l'ancien présentateur du hockey à TQS, nous présente l'émission et invite M. Carignan à nous parler du contenu. Après la première pause, la « Destination de la semaine » débute enfin. Les images tournées sur le terrain dans les « Destinations de la semaine » de PPA sont le moment fort de l'émission de M. Raymond Carignan. Les prétendus chroniques et reportages qui complètent PPA sont en fait des véhicules de promotion et sont inintéressants à mon avis. Mais même la qualité visuelle de ces « plogues » est remarquable. Lorsque l'équipe de Carignan présente un leurre par exemple, elle le fait souvent en nous le montrant en action à la traîne à l'aide d'une caméra sous-marine.

Lors d'un voyage de canot au Labrador j'ai eu l'occasion d'écouter, dans le long trajet en train, une conversation à laquelle participait un pourvoyeur basé au Labrador. Il discutait du séjour de l'équipe de M. Carignan à sa pourvoirie. Je me souviens qu'il avait mentionné que M. Carignan avait pêché du matin jusqu'au soir afin de maximiser la qualité des images qu'il pourrait diffuser. On voit à l'écran l'effort consacré par l'équipe de PPA afin de capturer des images de premier ordre. Les péripéties de M. Carignan sur le terrain sont magnifiquement rendues dans le seul segment vraiment intéressant de cette émission : « la Destination de la semaine ».

Je suis aussi de l'avis de bien des téléspectateurs, M. Carignan ne « passe pas » très bien à l'écran. La promotion des commanditaires de l'émission est omniprésente dans les tournages et « in the face » pour parodier l'animateur qui parle la plupart du temps sur le terrain en anglais. Pourquoi? Tout simplement parce que son émission est aussi diffusée aux États-Unis sous le nom « Outdoor Passion. » Les Américains de leur côté ne toléreraient pas longtemps d'entendre des pêcheurs discutés en français dans une émission de pêche. Allez savoir pourquoi, au Québec, les auditeurs baissent les bras.

Je me suis déjà plaint à un pourvoyeur québécois du fait que l'équipe de M. Carignan et les employés de sa pourvoirie avaient utilisé uniquement l'anglais dans les prises diffusées à l'écran. J'avais demandé subtilement si on pouvait être servi en français à cette pourvoirie. Et j'avais envoyé une copie conforme de mon courriel à l'équipe de Passion Plein-Air. Cela m'avait d'ailleurs valu une réponse du monteur de l'émission dans laquelle il m'avait expliqué que « malheureusement une partie de la piste sonore destinée au marché américain a été diffusée au lieu de celle destinée pour les réseaux québécois.» On m'avait aussi promis qu'une « fois que le mix final tel que prévu originalement sera terminé, nous pourrons vous faire parvenir un DVD gratuitement de cette nouvelle version de l’émission. » Je n'ai jamais reçu ce DVD, mais j'ai constaté qu'on avait réglé le problème de l'usage de l'anglais dans les reprises. On a tout simplement mis de la musique pour couvrir les nombreuses exclamations dans la langue de Shakespare des pêcheurs dans le feu de l'action...

Si tous les pêcheurs québécois faisaient comme moi et se plaignaient aux pourvoiries du Québec présentées dans l'émission PPA, peut-être qu'un jour M. Carignan prendrait la peine de parler plus souvent en français dans les prises de vue capturées sur le terrain. Quoiqu'il en soit, je continue tout de même d'écouter M. Carignan s'exclamé à l'écran: "Fish ON". Surtout à cause du professionnalisme de ses caméramans et de la qualité du montage, de la réalisation et de la narration du segment « Destination de la semaine »!

Cette émission est soit dit en passant tournée avec des caméras professionnelles. Passion Plein Air est d'ailleurs à ma connaissance la première équipe de production dans le domaine de la pêche au Québec à être passée au tournage en haute définition. Cette nuance est importante.Certaines émissions sont tournées avec des caméras « industrielles » voir même avec des caméras utilisées par des amateurs comme vous et moi. La qualité des images est évidemment affectée à la baisse. Produire une émission de télévision coûte les yeux de la tête. J'ouvre une parenthèse pour vous donner une idée des coûts reliés aux tournages.

Mon copain Patrice Massenet qui gagne sa vie comme caméraman m'a fourni des chiffres sur les coûts d'un kit HD utilisé par les professionnels de l'information et de la publicité à Montréal :

« La caméra vaut, à elle seule, 90 000.00 $. Tu rajoutes une lentille HD, 40 000.00 $. Ensuite, un moniteur HD 10 000.00 $. Le trépied, 15 à 20 000.00 $. Pas moins. Ensuite, les batteries, au moins 4 multipliées par 800 $ chacune : 3200 $. Puis, toujours pour la caméra : Matte Box 3000 $, filtres variés : 200 $ chaque X 5= 1000 $, total 4000 $. Plus un chargeur pour les batteries 1500 $.
Somme globale : 168 700 $.

Pour le son, sommairement : Mixettes+ 2 micros sans fil diversity+ une perche avec micro directionnel + câbles d'extension varies+ adaptateurs, filtre, pieds et plein d'accessoires :
20 000 $

Un bon Kit d'éclairages vaut pas moins de 5000 $. Véhicule de transport 30 000 $

Grand total pour l'équipement de tournage en HD : 223 700 $ »

J'ignore si les équipes dans le milieu de la chasse et de la pêche utilisent la même qualité d'équipement, mais on peut constater que monter une entreprise de production vidéo exige d'avoir les reins solides financièrement. On ne pense pas à tout cela lorsqu'on regarde notre émission favorite, mais le montage financier est assurément la principale difficulté des artisans de ce milieu. Non seulement l'équipement de tournage professionnel coûte les yeux de la tête, mais il y a d'autres frais dont mon copain Patrice Massenet m'a fait réaliser l'existence :

« Et je ne parle pas des ASSURANCES : 1 -responsabilité civile, 2 - équipement, 3 - véhicule commercial et assurance spéciale pour les voyages à l'étranger. La location d'un kit complet de caméra HD au Québec coûte 1000 $ par jour (son et éclairage non inclus). Ailleurs, aux USA et en Europe c'est 2000 $ par jour. À Montréal, pour embaucher une équipe (cameraman et preneur de son) avec l'équipement complet en HD, sans cassettes, tu dois compter 2000 $ par jour. C'est si vrai pour la location que, même avec les frais de transport et de douanes, des gens des USA viennent louer à Montréal. »

L'équipement de tournage professionnel en HD coûte donc une petite fortune. Voilà pourquoi la plupart des compagnies de production tournent encore en définition standard. Dans ce cas, un kit professionnel de premier ordre peut facilement atteindre près de 100 000 $. De plus, une équipe professionnelle de tournage constituée d'un caméraman et d'un preneur de son avec équipement peut facilement exiger 1000 $ pour une journée de tournage à Montréal. Vous pouvez maintenant comprendre pourquoi ce ne sont pas toutes les émissions qui peuvent se payer l'usage d'équipement professionnel et des caméramans de métier...

L'émission Passion Plein-Air ignore son public sur le web pour l'instant. À ma connaissance, ils n'ont jamais eu de site web. Allez savoir pourquoi? Mais vous pouvez tout de même connaître les horaires de diffusion de Passion Plein Air via le site du diffuseur : www.rds.ca. On y offre maintenant un résumé de l'émission à venir. C'est déjà ça.

PPA visitera demain dans l'épisode du dimanche 4 février 2007 à 11H30 la rivière Rupert. J'imagine qu'il s'agit d'une reprise d'une sortie à la pourvoirie Aventures Plein Air Awashish. Peu importe si c'est une reprise ou non, jetez-y un coup d'oeil pour apprécier la qualité du travail des caméramans de M.Carignan...

Mise à jour du 5 février 2007

Et bien non ce n'était pas une reprise, mais plutôt un tout nouveau tournage. Et quel tournage! Selon moi il s'agissait de la troisième sortie de l'équipe de M. Carignan chez Aventures Plein Air Awashish. M. Carignan a réussi à prendre encore une fois des trophées dans les espèces suivantes : mouchetées et brochet et de belles prises pour la grise et le doré. La qualité et le rythme de ce montage étaient particulièrement relevés. Superbe « beauty shots » captées au niveau de l'eau, excellente composition d'image comme toujours, images sous-marines de la flore aquatique et de différents espèces de poissons dont des dorés et des mouchetées, images aériennes, combats avec les prises tournés à l'aide d'un deuxième bateau, utilisation d'un grand angle pour faire ressortir la qualité des trophées capturés sur la rivière Rupert, plan général des pêcheurs en déplacement captés du haut des airs et de différents angles de la rive, etc. Effort pour nous donner des images exceptionnelles 10/10, qualité d'image 10/10, réalisation de cette destination de la semaine 10/10...

Si seulement vous pouviez un jour trouver le moyen de financer différemment vos tournages pour nous éviter la promotion déguisée dans la nouveauté de la semaine et le bloc technique, je serais aux oiseaux. Sérieusement sur le plan de la qualité de tournage et de la réalisation cette destination de la semaine sur la rivière Rupert s'approche de ce qui se fait de mieux au Canada en ce moment sur nos ondes : Hooked with Mark Krupa. N'importe quel pêcheur qui a le budget pour se rendre à la pourvoirie de la famille Awashish aura envie de booker une semaine de pêche là-bas après avoir visionné ce montage...

Bravo à toute l'équipe. On en veut plus comme d'habitude!