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mars 28, 2007

Claude Roy, l'animateur de Rendez-Vous Chasse Pêche est maintenant député

Bonjour à tous

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Lundi soir dernier la vague adéquiste qui a touché le Québec a favorisé l'élection de M. Claude Roy. L’animateur et producteur de l’émission Rendez-Vous chasse et pêche devient donc député du comté de Montmagny-L'Islet. M. Claude Roy a même réussi à se donner une confortable majorité de 1193 votes sur son plus proche rival. L’animateur de Rendez-Vous chasse et pêche serait même pressenti selon un article de Caroline Roy publié aujourd'hui dans le Journal de Montréal pour devenir le porte-parole de l'ADQ en matière d'environnement.

Selon l'article de Caroline Roy: "Animateur d'une émission de chasse et pêche, Claude Roy dans Montmagny-L'Islet, deviendrait peut-être critique en matière d'environnement. "Il est très conscientisé en environnement", indique Sébastien Proulx, le député de Trois-Rivières, qui est pressenti comme leader parlementaire de l'ADQ."

Je tiens à souhaiter bonne chance à M. Claude Roy dans ses nouvelles fonctions de député. J'ignore s'il demeurera à l’animation de son émission ou s'il deviendra député à temps plein. Selon ce que j'ai pu trouvé sur Internet, aucun code d'éthique ne baliserait le travail des députés à l’Assemblée Nationale du Québec. Rien n’empêcherait donc l'animateur de l’émission Rendez Vous chasse et pêche diffusée sur Vox de demeurer en onde. D’ailleurs nous avons pu voir M. Claude Roy en onde pendant la totalité de la campagne électorale.

Au plaisir de vous lire

david.lefrancois@peche-reportage.com

mars 25, 2007

Trois autres réserves fauniques se mouillent sur l'usage des génératrices et sur l'accès à des moteurs

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J'ai enfin reçu autour du 15 mars 2007 des nouvelles des réserves Assinica et des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi, Papineau-Labelle et Rouge-Matawin. Au début mars, mon copain Robert Hamel m'apprenait qu'on lui avait confirmé qu'il pourrait de nouveau utiliser une génératrice au camping du lac Albanel s'il le désirait. Pourtant, le directeur des communications de la SÉPAQ, M. Daniel Leboeuf, m'a spécifié par écrit que les génératrices seraient interdites partout dans le réseau des réserves fauniques le 22 février dernier... Suite à la réception de cette information de Robert, j'ai écrit à plusieurs réserves fauniques au Québec pour connaître leur politique concernant la location de moteur et l'usage des génératrices.

J'ai posé trois questions dans mon courriel :

1) Est-ce que vous louez des moteurs électriques?

2) Mettez-vous aussi à la disposition des pêcheurs des batteries à décharge profonde?

3) Est-il possible pour les villégiateurs d'utiliser leur propre génératrice pour charger une batterie à décharge profonde dans votre réserve faunique?

Fait à noter, j'ai envoyé ma demande d'information à une douzaine de réserves fauniques le 6 mars 2007. Je n'ai toujours pas reçu de nouvelles des réserves Chic-Chocs, Matane et Port-Cartier-Sept-Iles! Patience et longueur de temps me disait ma mère...

Catherine Jobin, la responsable du service à la clientèle de la réserve Assinica et des
Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi m'a confirmé les informations que Robert Hamel m'avait refilées : « Nous ne louons aucun moteur, que ce soit électrique ou à essence. Nous ne mettons pas non plus des batteries à décharge profonde à la disposition des pêcheurs. Pour ce qui est du chargement de ces dernières, il est interdit d’utiliser une génératrice personnelle sur les sites où nous avons un service de génératrice pour nos propres équipements. Par ailleurs, pour les sites plus isolés, il est possible d’utiliser une génératrice personnelle, et ce, de 10h00 à 20h00. »

Du côté de la réserve Rouge-Matawin, c'est Hugues Tennier, le responsable à la conservation, à l'éducation et à la gestion du milieu qui m'a répondu succinctement : « La réponse est non à toutes vos questions. Nous avons très peu de demandes de nos clients en ce sens. »

Enfin, la situation dans la réserve Papineau-Labelle est plus complexe. Cette réserve n'offre pas de service de location de moteur ou de batterie à décharge profonde. Dans cette réserve l'usage d'une génératrice est interdit si vous occupez un chalet qui n'est pas isolé en forêt. Erik Constant , le responsable des opérations de la réserve Papineau-Labelle m'a précisé leurs positions. « Premièrement, nous ne louons pas de moteur électrique, ni de moteur à essence. Nous n’avons pas non plus de batterie à la disposition des pêcheurs. Nos embarcations sont toutes équipées de rames qui dans bien des cas suffisent aux pêcheurs, car les plans d’eau de la réserve sont plutôt de petite superficie. Pour ce qui est de l’utilisation d’une génératrice pour la recharge des batteries, nous le permettons seulement pour les chalets isolés (ou suffisamment éloigné d’un autre chalet ou d’un camping). Leur utilisation, dans les secteurs où sont regroupés deux chalets et plus, n’est pas permise. Comme la majorité de nos chalets est isolée, il est donc possible pour un pêcheur équipé de cet attirail, de venir chez nous et de profiter pleinement de son séjour et de son équipement. »

La morale de l'histoire est simple. Pour la direction de la SÉPAQ à Québec, l'usage de génératrice dans les réserves fauniques est officiellement interdit. Mais sur le terrain, la situation varie selon l'administration de chacune des réserves...

J'ai un conseil à donner aux pêcheurs qui comptent se rendre pêcher en hébergement dans le réseau des réserves fauniques de la SÉPAQ en 2007. Si vous voulez avoir l'assurance que personne ne troublera la quiétude des lieux à proximité de votre chalet en faisant fonctionner une génératrice, je vous invite à communiquer directement avec la réserve faunique où vous séjournerez. Exigez d'obtenir leur politique en cette matière par écrit. Ensuite, n'oubliez pas d'amener une copie de la lettre ou du courriel que vous aurez reçu pendant votre séjour. De cette façon, vous pourrez informer adéquatement le gardien de territoire et les villégiateurs occupant les chalets à proximité de la politique officielle de la direction de la réserve où vous séjournerez si des problèmes de pollution sonore surviennent.

Personnellement, j'ai l'intention de faire respecter mes droits et d'exiger une compensation si des villégiateurs bruyants me volent des moments de silence lors de mes deux prochains séjours de pêche en villégiature dans la réserve Mastigouche. Les génératrices étaient officiellement interdites dès l'année 2006 dans cette réserve. Malheureusement, la situation sur le terrain n'était pas aussi simple! Mon objectif est modeste, je compte être dérangé uniquement par le chant des oiseaux aux endroits où l'on me vend des séjours en m'affirmant que les génératrices y sont interdites... Si tous les villégiateurs excédés par la pollution sonore causée par ces engins font de même, un jour la SÉPAQ n'aura pas d'autres choix que de mettre en place un plan de communication pour que la politique officielle de la direction de cette société d'État à Québec soit clairement appliquée sur le terrain!

Au plaisir de vous lire

david.lefrancois@peche-reportage.com

mars 17, 2007

Série de billets sur les Shows de pêche: présentation de Rendez-vous chasse et pêche


Cette émission est diffusée sur VOX, le canal de télévision communautaire offert par Vidéotron partout où ce câblodistributeur est implanté au Québec. Les Montréalais peuvent capter Rendez-vous chasse et pêche le samedi à midi. Fait plutôt inusité dans le domaine de la chasse et de la pêche, chaque émission dure soixante minutes. Cette émission est constituée par une série de « chroniques » portant sur des sujets variés. Ces chroniques sont en fait dans la majorité des cas des publireportages. Les participants présentés dans cette émission « sans pause publicitaire » sont presque toujours des commanditaires! L’équipe derrière Rendez-vous chasse et pêche a le mérite d’être franche lorsque l’on aborde le sujet du financement avec eux. Mais en onde rien ne précise aux téléspectateurs qu’ils visionnent dans les faits des infopublicités. Vox gagnerait a imité le réseau Outdoor Life Network Canada qui diffuse toujours un avis précisant aux téléspectateurs que « ce programme peut inclure des segments qui ont été payés par l'organisation ou les individus présentés dans l'émission. » Un avis de ce genre réglerait des problèmes d’apparence de conflits d’intérêts dans lesquels le trio d’animateurs surnage constamment.

L’animation de Rendez-vous chasse et pêche est l’affaire de Claude Roy, de son fils Mathieu et de M. Raynald Dancausse. M. Claude Roy, le créateur de cette émission, est dans le domaine depuis plusieurs années. Les amateurs de pêche de Québec l’ont vu auparavant à l’animation des émissions « Les Vrais Mordus » et « Les Amants de la Nature ». Il a fait parler de lui récemment dans les médias nationaux. M. Claude Roy est en effet candidat de l’ADQ dans le comté de Montmagny-L'Islet. Il n’a pas tardé à faire les manchettes avec ses positions personnelles sur le développement hydroélectrique et surtout sur le registre des armes à feu. M. Roy favorise le développement des petites centrales et il souhaite que le registre canadien des armes à feu soit démantelé. Son chef, M. Mario Dumont, a rapidement pris ses distances par rapport aux déclarations de l’animateur du canal Vox en précisant que l’ADQ, son parti, est en faveur du maintien de ce registre. Cette anecdote nous donne une vague idée de la personnalité de M. Claude Roy. Son franc-parler pourrait lui causer des problèmes en politique.

M. Claude Roy est aussi le fondateur de Techni-Pêche, la maison de production derrière Rendez-vous chasse et pêche. M. Claude Roy est le deuxième actionnaire de cette entreprise. C’est son fils Mathieu, âgé de 30 ans, qui est le président et le principal actionnaire de cette compagnie selon le registre des entreprises du Québec. Mathieu Roy et Raynald Dancausse complètent le trio d’animateurs.

Le fondateur de l’émission Rendez-vous chasse et pêche M. Claude Roy, a répondu à plusieurs de mes questions par courriel. Il m’a appris entre autres choses qu’il paie pour son temps d’antenne sur le canal Vox. Dans ces conditions, son équipe doit évidemment trouver des partenaires d’affaires pour s’autofinancer. La mise en forme de Rendez-vous chasse et pêche est d’ailleurs noyée sous les références à ses nombreux commanditaires. Même l’essence utilisée par l’équipe est commanditée… Certains partenaires d’affaires comme Hydro-Québec sont des entreprises importantes. Entre vous et moi, je suis mal à l’aise qu’une société d’État finance la diffusion d’infopublicités déguisées en « chroniques environnementales ». En ce moment nous avons le privilège de pouvoir écouter une chronique intitulée : « les Métiers reliés à l’environnement ». Des employés d’Hydro-Québec nous expliquent l’importance de l’environnement dans leur travail… Il n’est pas étonnant que le nouveau candidat de l’ADQ estimait récemment dans un point de presse selon le site web de Radio-Canada que « Quand on est pêcheur ou chasseur comme moi depuis 25 ans, on connaît les rivières. Le travail fait par Hydro-Québec est un travail extraordinaire. Les travaux sur les minicentrales sont faits dans la plus grande harmonie et dans le plus grand respect environnemental. » Un vieux proverbe m’est venu à l’esprit après avoir lu cette nouvelle : « On ne mort pas la main de celui qui nous nourrit. »

L’équipe d’animateurs de Rendez-vous chasse et pêche est multidisciplinaire. Ils font aussi la caméra, la réalisation, le montage, la narration, etc. C’est impossible d’exceller dans tous les domaines et malheureusement le résultat en onde s’en ressent. Rendez-vous chasse et pêche n’est pas l’émission la plus léchée disponible sur nos ondes actuellement. En fait sur le plan de la qualité des tournages sur le terrain, le point sur lequel j’ai décidé de comparer toutes les émissions dans ma série de billets, et bien ils sont malheureusement loin derrière le peloton de tête. Je ne suis pas technicien ou caméraman, mais je vois bien que la qualité technique des images est inférieure à celle de la plupart des autres émissions. J’ai l’impression que les « caméramans » de Rendez-vous chasse et pêche tournent avec des caméras mini DV, un format non professionnel. On voit souvent du grain dans les images, la palette des couleurs est mal définie, les images sont souvent surexposées, etc.

Les deux membres de la famille Roy ont participé dans le passé à certains forums de discussion sur lesquels je surfais régulièrement. Dans le passé, parce que maintenant ils s’efforcent de créer moins de vagues. Une décision d’affaires j’imagine. L’usage d’internet demeure tout de même très important pour eux. D'ailleurs, leur entreprise possède son propre site web depuis quelques années. En 2004, Mathieu Roy invitait déjà ses téléspectateurs à lui faire parvenir des commentaires sur son émission par courriel. J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui et mes commentaires n’étaient pas très positifs. Il a eu malgré tout la gentillesse de me répondre. L’année dernière, lorsque j’ai commencé mes recherches pour cette série de billets sur les « shows de pêche », j’ai envoyé plusieurs questions à l’adresse courriel de Techni-Pêche. Comme d’habitude, j’ai reçu rapidement une réponse, mais cette fois-là c’est M. Claude Roy qui m’a répondu :

Q : Est-ce que les destinations où vous tournez assument vos frais lorsque vous faites des reportages? En d'autres mots, est-ce que vos « Destinations de la semaine » sont des reportages ou des publireportages?

R : « Pour ce qui est des destinations de la semaine, ce sont des publireportages avec les nuances suivantes :

Je me garde le loisir de critiquer ouvertement les propos, gestes ou endroits visités. Je soumet mes recommandations aux pourvoyeurs visités et j'avertis à la télé de la situation dans laquelle les visiteurs vont se retrouver. Par la suite, je décide si j’endosse ou n'endosse pas la pourvoirie dans notre site internet ou notre portail. Je me permettrai d'ignorer pour le futur cette pourvoirie et je dirai aux clients qui me le demanderont mes commentaires et suggestions. »

Le chroniqueur chasse et pêche du quotidien Le Soleil, M. André-A. Bellemare m'a spécifié son mode d'opération :

« J'avertis celui qui m'invite, au départ, que je vais parler de lui dans mes reportages si son affaire est belle et bonne. Sinon, je n'en parle pas. Parce que si je “descends” quelqu'un dont les bâtiments, les équipements, les services, les repas et les ressources fauniques ne m'ont pas satisfait, ceux qui ont réservé pour aller pêcher et chasser chez lui vont annuler leur réservation, et peut-être que plus personne ne voudra réserver pour séjourner dans son territoire. C'est déjà arrivé, les toutes premières années de ma pratique de la profession de journaliste chroniqueur spécialisé en chasse et pêche. »

Q : Quel est votre propre code d'éthique lorsque vous produisez une chronique sur une destination?

R : « Je me place dans la peau de plusieurs pêcheurs, ou utilisateurs, je pense à la relève (la femme) et ensuite aux enfants qui seront bien peu pour la relève à long terme. Je constate l’état des lieux, j'analyse les chalets, le confort, les équipements inclus et les surcharges s'il y en a. Je donne mon opinion et mes textes me sont propres tout comme mes paroles. Je n'ai pas de note du pourvoyeur, et je n'accepte aucune contrainte ou restriction. Je ne pêche sur aucun lac inaccessible pour les autres pêcheurs et j'occupe les mêmes chalets que l'ensemble des visiteurs. »


Q : Si vous êtes invité aux frais d'un pourvoyeur, d'un parc ou d'une réserve faunique, est-ce que vous le mentionnez toujours en onde?

R : « Nous ne sommes jamais invités, nous devons payer comme tout le monde et si je vais à quelque part c'est que le pourvoyeur paye pour se voir à la télé. J'ai eu parfois des critiques de pourvoyeurs qui n'aimaient pas que je montre du brochet, car les clients ne viennent que pour le doré. Alors, je fais leur éducation sur le sujet. J'ai eu des reproches sur la grosseur des poissons que je montre à la télé, mais ces derniers étaient la réalité par l’ensemble des utilisateurs. Certains m'ont reproché de ne pas mettre assez de temps de pêche afin de capturer de gros spécimens, ce que je me refuse de montrer à la télé. Ceci n'est plus la réalité d'aujourd'hui. »

Q : Dans la négative, pourquoi ne le mentionnez-vous pas?

R : « Nous avons souvent dit et nous le répétons souvent que nous ne sommes pas riches et que nous ne sommes pas subventionnés pour faire notre émission donc si nous ne montrons aucun endroit gratuit, car je n'en ai pas les moyens. Je paye pour mon temps de diffusion (plus de 2500.00 $ par semaine) donc qui me donne cet argent si ce n'est nos collaborateurs qui en retirent un peu de profits sans nuire à notre éthique. »

Je vous ai déjà écrit dans le passé pour vous donner mes commentaires sur une de vos émissions. Votre fils Mathieu m'avait répondu :

« (...) Quand l’association des raquetteurs voudra qu’on fasse la promotion de leurs activités, ils viendront nous voir et devront payer pour que j’en parle. C’est dommage, mais c’est comme cela. Nous en avons déjà assez donné à plusieurs personnes qui en ont profité et nous attendons toujours le retour de l’ascenseur. Donc aujourd’hui, je travaille avec les gens qui veulent travailler avec nous. »

4) Est-ce à dire que la majorité des segments que vous présentez sont financés par les entreprises ou les compagnies qui offrent les produits ou les destinations dont vous faites mention en onde?

R) « Nous allons chercher notre seuil de rentabilité avec des commanditaires de prestiges et des commandites régulières, mais nous passons également des clubs ou organisation qui n'en ont pas les moyens. Mais nous devons prioriser nos collaborateurs. Nous cherchons des moyens pour ne pas rendre cela trop commercial. »


5) Est-ce que votre chroniqueur environnemental, M. Claude Demers, travaille pour votre équipe ou pour Hydro-Québec? En d'autres mots, est-ce que le contenu de ses chroniques sur Hydro-Québec, qui est un de vos commanditaires, est tourné et réalisé par votre équipe ou par Hydro-Québec?

R) « Pour ce qui est d'Hydro Québec, j'en ai ras le bol que tout le monde tape dessus, je leur ai dit que je démontrerais le bien-fondé de cette entreprise qui est également la nôtre. Claude Demers répond à mes questions donc celles du public. Il me présente ce que je lui demande de me montrer. Il le fait objectivement et sans retenue. Nous avons parlé d'environnement et non pas d'endoctrinement.

Hydro en a tant fait pour l'environnement, mais personne n'accepte cette réalité, grâce à eux, nous avons des réservoirs extraordinaires Pipmuacan, Manic, Baie James, Gouin et j'en passe. Ils n'ont rien démoli, ils aménagent respectent l'environnement et sont contraint à tellement de contraintes c'est inimaginable. Les Québécois crient à l'injustice dans la hausse d'électricité, mais le pourri de journaliste qui a dit que les installations d'Hydro étaient dangereusement mal sécurisées, qui a semé l'inquiétude chez la population que lui reproche-t-on? Savez-vous qu'aujourd'hui il y a des gens 24 heures par jours à chacun des postes d'Hydro dans la province. Cela représente des dizaines de millions en dépenses inutiles.

Donc Hydro me donne ce que je demande, il me donne les facilités de tournage, un communicateur scientifique ( Claude Demers) qui est une sommité mondialement reconnue, mais dont nous ignorons l'existence. Il me donne une commandite comme il commandite les grands balais canadiens, les jeux spéciaux de Montréal, le festival de la baie James et la liste est longue. Je tourne mes propres images et ils n'ont aucun regard sur ces dernières. Ils n'assistent pas au montage ni à leur réalisation. »

J’ouvre ici une parenthèse. J’ai vu régulièrement des images aériennes tournées dans le segment « environnemental » diffusé dans l’émission Rendez-vous chasse et pêche. J’ai l’impression que ce matériel devait être fourni par Hydro-Québec. Je ne crois pas en effet que la petite équipe de Rendez-vous chasse et pêche n'a le temps ni l’argent pour tourner en hélicoptère à la baie James par exemple…

Lorsque j’ai communiqué par courriel avec l’équipe de Rendez-vous chasse et pêche en 2004, j’avais mentionné que j'aime le fait que cette émission est tournée uniquement en français. Je trouve inacceptable que les Québécois aient accepté pendant des années de voir Raymond Carignan parler régulièrement en anglais dans les tournages sur le terrain de Passion Plein Air. J’estime que Rendez-vous chasse et pêche malgré son manque de moyen apporte un peu de fraîcheur dans les émissions de chasse et de pêche au Québec. Je pense en particulier aux scènes d’une chasse à l’ours diffusées il y a quelques années. L’équipe de Rendez-vous chasse et pêche nous avait montré des images d’un chasseur qui avait complètement raté son tir sur un ours. Il faut avoir un certain cran pour nous montrer que la chasse c'est aussi ça. J’ajoutais que j'étais un peu exaspéré que l’équipe de Rendez-vous chasse et pêche nous présente toujours en premier lieu les chalets dans les chroniques destinations de la semaine… M. Claude Roy a réagi à ce commentaire dans son courriel qu’il m’a fait parvenir le 20 avril 2006 :

R) « Pour ce qui est de notre manque de moyens, je passerais bien des pages à vous expliquer les crédits d'impôt que mes confrères de Montréal vont chercher pour la production de leurs émissions. Nous sommes réalisateur, monteur, caméraman, éclairagiste, et animateur mon fils et moi. Raynald est professeur de sciences dans une polyvalente. J'aimerais bien avoir des moyens pour faire plus, mais nous nous consolons en disant que nous sommes l'émission avec le plus de contenu et cela depuis plus de 20 ans au Québec. Une heure par semaine 30 semaines par année, sans messages publicitaires donc 600 émissions de réalisées une heure par semaine.

Pour ce qui est de mes commentaires sur d'autres émissions, je ne voudrais pas partir de débats injustifiés. Nous venons d'être témoins d'une récente condamnation d'une vedette de la chasse qui avait pour mission de toujours tuer de grosses bêtes. Il n'y a qu'à Montréal que les poissons sont toujours gros, ici à Québec nos dorés ne font que la livre et nos truites les 300grammes. »

M. Claude Roy concluait ainsi son courriel :

« (…) Je vous ai répondu avec l'esprit le plus ouvert possible. Je suis quelqu'un d'honnête et de difficile à vivre. J'ai des principes de vie et je ne m'accepte aucune dérogation. Je ne donne pas de passe-droit aux gens qui m'entourent et encore mois à mon fils et associé. Si certaines personnes me détestent, car je leur dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas c'est leur affaire, mais ils ne me feront pas rentrer dans un rang, j'aimerais mieux arrêter de produire que de mentir!

(…)

Je ne suis pas parfait, mais jamais je n'accepterai d'endosser un produit non valable sans l'avoir étudié, essayer afin de trouver sa valeur. Si je parle de Berkley et des vers de plastique, c'est que c'est meilleur, moins cher, moins polluant, plus facile et d'approche moderne. Voici mes spécifications!

Si je parle d'une pourvoirie je cherche a savoir qui en sera le client potentiel, l'accessibilité, l'accueil, le confort, et finalement le poisson donc les chalets en premier, le décor, l'évasion l'exotisme et finalement le poisson.

Claude Roy
Comme vous...Passionné. »

Je connais M. Claude Roy bien peu, en fait je le connais uniquement à travers la personnalité qu’il projette à l’écran. M. Roy m’a avoué candidement dans son courriel être quelqu’un de « difficile à vivre ». Il se connaît assez bien selon ce que sa personnalité à l’écran nous projette. J’ai eu l’occasion de le voir plus d'une fois dans quelques segments tournés sur le terrain donner des directives à ses invités. M. Claude Roy lorsqu'il est à la caméra aime bien diriger les opérations. Je peux vous dire que je ne crois pas que nous aurions pu pêcher bien longtemps dans la même chaloupe pendant qu'il tourne... L’équipe de Rendez-vous chasse et pêche gagnerait d’ailleurs à enlever ces moments désagréables pendant lesquels M. Roy dirige ses invités lorsqu’ils capturent des poissons. D'ailleurs, je me demande bien pourquoi les pêcheurs présentés dans l’émission Rendez-vous chasse et pêche n’utilisent jamais d’épuisette? Je tiens à ajouter que l’émission Rendez-vous chasse et pêche s’est améliorée sensiblement depuis quelques années. On fait maintenant des liens plus élégants entre les « chroniques ». On s'assure aussi de tourner des entrevues avec le personnel de certaines pourvoiries qui parle à la caméra. Je pense en particulier à une longue entrevue d’un employé de la Seigneurie du Triton dans laquelle on pouvait sentir l’attachement de ce guide au territoire où il pratique son métier. Comme auditeur, je souhaite voir plus souvent ce genre d’entrevue.

Vous ne serez jamais époustouflé par la qualité des images présentées par l’équipe de Rendez-vous chasse et pêche, mais vous pourrez apprendre des choses que vous ne verrez dans aucune autre émission de chasse et de pêche. Un exemple : comment faire un fond de gibier! L’équipe offre même une collection de recettes sur DVD! Entre la gastronomie et les visites fréquentes à la pourvoirie de Réal Massé, Rendez-vous chasse et pêche tir dans toutes les directions. C’est ce côté touche à tout qui m'intéresse avant tout dans cette émission. L’émission Rendez-Vous chasse et pêche n’a pas que des défauts. Si vous êtes un maniaque de chasse et pêche comme moi, vous pourrez parfois apprendre des choses sur de nouveaux produits, des destinations, la parution de livres sur l’ornithologie, sur le matériel optique pour faire de l'observation, sur l’art du canotage, etc. Je vous invite à faire votre propre jugement sur cette émission qui ratisse très large sur le plan du contenu. Vous pourrez trouver un résumé de chaque épisode ainsi que l’heure de diffusion dans votre région sur le site web suivant :

http://www.techni-peche.qc.ca/index2.htm

Rendez-vous chasse et pêche offre aussi un portail qui fait la promotion des pourvoiries où l’équipe a réalisé des tournages. Ce site web est particulièrement bien réussi sur le plan du design :

http://www.quebecweb.com/pourvoiriechassepechequebec/

Si j’étais pourvoyeur, j’aimerais bien voir la compagnie de production que j’embauche pour faire la promotion de mon entreprise fournir en plus de la diffusion d’un publireportage à la télévision de la visibilité sur un site web. Cette intégration commerciale du web et de la télévision est rare dans le milieu de la chasse et de la pêche au Québec. C’est une idée porteuse sur le plan du marketing assurément.

Je tiens à remercier M. Claude Roy d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Je lui souhaite bonne chance de sa campagne électorale. Les journalistes locaux qui couvrent les activités de M. Claude Roy ne doivent pas manquer de clips intéressantes… S’il est élu, les chasseurs et les pêcheurs québécois compteront au moins un fidèle allié à l’Assemblée nationale. Faite comme moi, programmer votre enregistreur numérique personnel le samedi a midi pour une heure sur le canal Vox. Un segment de l’émission pourra probablement vous apprendre des choses intéressantes...


Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
www.peche-reportage.com
Montréal

mars 12, 2007

La position des réserves de Portneuf et de Saint-Maurice sur l'usage des génératrices

Bonjour à tous

Pour faire suite à ma série de billet sur l'accès à des moteurs électriques et la possibilité d'utiliser ou non une génératrice dans une réserve faunique j'ai reçu des nouvelles fraîches.

Mme Micheline Bouchard de la réserve faunique de Portneuf a répondu clairement mais succinctement à mes questions :

Q : Est-ce que vous louez des moteurs électriques?

R : Non

Q : Mettez-vous aussi à la disposition des pêcheurs des batteries à décharge profonde?

R : Non

Q : Est-il possible pour les villégiateurs d'utiliser leur propre génératrice pour charger une batterie à décharge profonde dans votre réserve faunique?

R : Oui

Le directeur de la réserve de Saint-Maurice a aussi répondu aux mêmes questions en y mettant un peu plus d'efforts sur la forme :

« En 2007 nous n'offrirons plus de moteur électrique en location ainsi que des batteries. En ce qui a attrait au génératrice personnelle pour la recharge de batteries... l'expérience passée n'a pas été trop bonne... Vous comprendrez que nos chalets sont assez près l' un de l'autre et le bruit de certaines générateur dérangeait notre clientèle voisine. »

J'ai relancé M. Côté pour qu'il me dise si oui ou non les génératrices seront interdites dans sa réserve faunique et de quelle façon il compte informer sa clientèle si les villégiateurs n'ont plus le droit d'utiliser des génératrices. Je suis tout de même heureux de constater que je ne suis pas le seul pêcheur à être dérangé par l'usage de génératrices en forêt.

M. Côté m'a répondu: "Je ne dis pas que nous l'interdisons, mais nous n'en faisons pas la publicité. Ce n'est pas une pratique qui est très répandu et lorsque cela dérange les clients nous demandons au client d'être un peu plus respectueux envers les autres." (...)

Les amateurs de pêche qui préfèrent avoir la paix avant ou après leur sortie de pêche sauront en quoi s'en tenir ...

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal

mars 10, 2007

Personne ne semble savoir à la SÉPAQ en région que les génératrices seraient interdites!

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Je vous apprenais en exclusivité le 22 février 2007 que la direction de la SÉPAQ interdirait aux villégiateurs d’utiliser une génératrice dans le réseau des réserves fauniques.

Pourtant, mon copain Robert Hamel, un passionné du lac Albanel, s’est fait confirmer le contraire par une employée de la réserve faunique des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi au début mars 2007. Voici un extrait d’un courriel que Robert m'a fait parvenir mardi dernier : « Je suis ton dossier sur les génératrices dans les réserves fauniques avec beaucoup d'intérêt. La semaine dernière, j'ai réservé un séjour au lac Albanel. J'en ai profité pour demander à l'employé de la SÉPAQ si les génératrices étaient interdites sur le site. Elle est partie quelques instants pour me revenir en me disant qu'il n'y avait rien de nouveau à ce sujet, c'est-à-dire qu'on pouvait encore les utiliser. »

Pourtant le directeur des communications et des relations publiques de la SÉPAQ, M. Daniel Leboeuf m’écrivait dans un courriel le 22 février 2007 que « concernant la réglementation sur les génératrices dans les réserves fauniques, je dois vous spécifier d'emblée qu'elles sont interdites partout. Le règlement est bien clair et sans équivoque . Il sera d'ailleurs inscrit dans tous les guides de séjour que nous faisons parvenir à la clientèle lors d'une réservation. » Le jour même j’ai envoyé une série de questions à M. Leboeuf pour préciser la mise en place de ce règlement et le plan de communication prévu pour informer le public et les employés de la SÉPAQ. J’attends toujours une réponse de sa part… En attendant la vie continue dans les postes d'accueil en région au Québec sans que personne ne semble être au courant de ce règlement qui aura un impact majeur sur bien des pêcheurs s'il est appliqué la saison prochaine.

Certains doivent se dire que je suis encore à faire un plat avec rien. Qu’il s’agit d’un cas isolé! Et bien suite à la réception du courriel de mon copain Robert Hamel, j’ai écrit à onze réserves fauniques mardi le 6 mars en soirée. Pourquoi viser autant de destinations? Parce que je savais déjà pour l'avoir vérifié dans le passé que bien des réserves fauniques ne sont pas pressées de répondre à des courriels... Si vous voulez de l'information rapidement, vous devez téléphoner... Faute de temps et d'argent et pour garder des traces de ce que j'avance, je préfère malgré tout l'usage des courriels.

Dans ce courriel envoyé à une dizaine de réserves fauniques, je demandais de l'information sur les politiques d’usage des moteurs à essence et des génératrices. J’estime que ces deux sujets sont bien mal couverts par le site web de la SÉPAQ. Seulement deux réserves fauniques m’ont répondu pour le moment...

Dans la réserve faunique La Vérendrye, selon Frédéric Lussier le directeur du secteur Outaouais : « les génératrices sont acceptées dans les sites de camping à des heures précises et les chalets du Domaine ont l'électricité. » Les moteurs à essence sont permis dans la plupart des plans d’eau sans restriction de puissance selon lui vu la taille des lacs de ce secteur.

Dans la réserve des Laurentides, on m'a invité à téléphoner au responsable du Service à la clientèle M. Denis Boivin. Il m’a confirmé qu’il n’est pas interdit d’utiliser une génératrice pour charger une batterie à décharge profonde. On loue des moteurs électriques et des batteries au Camp Mercier puisque les employés de ce secteur gèrent des lacs situés dans le parc de la Jacques-Cartier. Fait intéressant, les moteurs à essence sont interdits dans ce parc national selon M. Boivin. Mais pour l'avoir vérifié le mois dernier, ce n’est pas le cas dans le parc national de la Gaspésie! On peut utiliser un moteur de 9.9 ch et moins sur certains plans d’eau de ce parc national, dont le lac Cascapedia.

Aucune politique « nationale » n’existerait dans le réseau de parcs et de réserves au Québec concernant les normes d’émission des moteurs selon un employé du parc de la Gaspésie à qui j'ai parlé. Ainsi là où les moteurs à essence de 9.9 ch et moins sont permis, on peut utiliser légalement un vieux 5HP qui pollue dans les faits beaucoup plus qu’un moteur de 15 ch à 4 temps par exemple.

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Devant ces informations discordantes, alors que le responsable des communications au siège social à Québec dit le contraire de trois de ses collègues en région, je vous conseille fortement de vérifier avec la réserve faunique ou le parc où vous avez l’intention d’aller pêcher, leur réglementation concernant l’usage des moteurs à essence et des génératrices. Si vous ne possédez pas de moteur, vous pouvez en louer un dans certaines réserves. Faite vos réservations à l'avance si vous ne voulez pas ramer une fois rendu sur place. Le nombre de moteurs en location est limité... Et si vous trouvez de l'information au sujet de la cylindrée des moteurs permise ou de la politique concernant l'usage des génératrices sur le site de www.sepaq.com, faite-moi signe s.v.p., j'ai cherché partout sur ce site sans succès! Vous pouvez être certain que je vais suivre ce dossier à l’avenir...

Selon moi l’usage des génératrices par les villégiateurs est une source de pollution sonore majeure pour les pêcheurs séjournant en chalet. Je préfère avoir le droit au silence lorsque je loue un chalet. L'usage des VTT à proximité des chalets est déjà interdit dans toutes les réserves que j'ai fréquentées. Cette politique est clairement indiquée sur le site web de la SÉPAQ, dans nos confirmations de réservation et des panneaux avisent les villégiateurs à chaque secteur d'hébergement. Pourquoi ne fait-on pas la même chose pour les génératrices?
J’aimerais bien pouvoir faire des choix éclairés et choisir des destinations où les génératrices sont interdites. Pourquoi est-il impossible d’avoir des informations claires et précises à ce sujet à la SÉPAQ? Patience et longueur de temps me disait ma mère. Si jamais les réserves suivantes finissent par me répondre, je vous donnerai des nouvelles : Ashuapmushuan, Assinica, Chic-Chocs, Matane, Papineau-Labelle, Port-Cartier-Sept-Îles, Rouge-Matawin et Saint-Maurice...

J'ai exclu la réserve faunique Mastigouche puisque je savais déjà que la direction de cette réserve considère que les génératrices sont interdites depuis mai 2006 même si dans les faits elles étaient toujours tolérées par certains gardiens sur le terrain l'été dernier. L'usage d'un moteur à essence est permis dans la majorité des plans d'eau de la réserve faunique Mastigouche et on peut en louer un dans tous les secteurs d'hébergement.

Si on interdit l'usage des génératrices pour de bon la saison prochaine et que les usagers ne sont pas avisés avant de se rendre sur place, plusieurs pêcheurs utilisant un moteur électrique et une génératrice pour charger leur unique batterie auront de mauvaises surprises à la fin de leur séjour en forêt... Ils devront peut-être faire un peu plus d'exercice qu'ils le souhaitaient!

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal

mars 06, 2007

Série de billets sur les Shows de pêche: présentation de Chasse et Pêche Max

Cette émission est animée par le doyen des chroniqueurs de chasse et pêche des media électroniques au Québec. Plusieurs d'entre vous auront reconnu M. Jean Pagé. Cette émission est elle aussi diffusée dans le bloc Plein-Air de RDS le dimanche matin. Elle est constituée d'un "grand reportage", de "chroniques" et d'un éditorial hebdomadaire de l'animateur. M. Jean Pagé est le seul animateur qui tente de soulever des débats et qui donne son point de vue sur différents sujets.

J'enregistre Chasse et Pêche Max pour une seule raison: découvrir de nouvelles destinations grâce à leur "grand reportage". Depuis quelques années, le format de ces reportages est le même. M. Pagé se rend dans une destination, très souvent il s'agit d'une réserve faunique, et il pêche avec un représentant de la destination qu'il nous fait découvrir. La plupart du temps il est accompagné du directeur de la réserve ou du propriétaire de la pourvoirie visitée. Les échanges entre M. Pagé et son hôte se font en activité de pêche. C'est simple comme concept et c'est efficace sur le plan économique. Les tournages sont de courte durée. M. Pagé visite rarement des destinations haut de gamme. Je ne me souviens pas de l'avoir vu se rendre quelques parts en hydravion ces dernières années. C'est ce que j'apprécie le plus de son émission. Il nous présente des destinations abordables pour la majorité des pêcheurs. Et tous les tournages sur le terrain se font uniquement en français. M. Pagé fait généralement sa présentation d'ouverture sur le terrain. Et fait rare dans ce milieu, M. Pagé dans ses interviews avec ses "hôtes" pose de bonnes questions. On apprend toujours l'essentiel sur les forfaits, le mode d'hébergement, les espèces présentes, etc. Les "grands reportages" de M. Pagé sont à mon avis parmi les plus informatifs. Cela compense pour la qualité des images, qui elle, est passablement moins bonne que celles de Passion Plein-Air par exemple.

J'ai écrit par courriel en avril 2006 à M. Pagé et il a eu la gentillesse de répondre très rapidement à mes questions:

Q. M. André-A Bellemare du Soleil et les chroniqueurs du magazine Aventure Chasse et Pêche sont en général invités par les pourvoiries, les parcs et les réserves. M. Bellemare contrairement aux chroniqueurs d'ACP spécifie toujours qu'il s'est rendu à un endroit sur invitation.

Est-ce que les destinations où vous tournez assument vos frais lorsque vous faites des reportages? En d'autres mots, est-ce que vous diffusez des reportages ou des publireportages?

R. RDS assume mes honoraires et le transport - Certains pourvoyeurs nous accueillent à leurs frais pour le séjour où nous tournons. Les plus importants commanditaires ont à débourser de très gros montants. C'est à RDS de décider si c'est du publireportage,ou non, ce n'est pas mon boulot. Dans nos émissions nous avons des annonceurs du genre Ford, Schick,G.M., Remington, etc. Des annonceurs nationaux si vous préférez.

Le chroniqueur du quotidien Le Soleil, M. André-A Bellemare m'a spécifié son mode d'opération :

" J'avertis celui qui m'invite, au départ, que je vais parler de lui dans mes reportages si son affaire est belle et bonne. Sinon, je n'en parle pas. Parce que si je "descends" quelqu'un dont les bâtiments, les équipements, les services, les repas et les ressources fauniques ne m'ont pas satisfait, ceux qui ont réservé pour aller pêcher et chasser chez lui vont annuler leur réservation, et peut-être que plus personne ne voudra réserver pour séjourner dans son territoire. C'est déjà arrivé, les toutes premières années de ma pratique de la profession de journaliste chroniqueur spécialisé en chasse et pêche."

Q. Quel est votre propre code d'éthique lorsque vous produisez un reportage sur une destination?

R. Pour ce qui est du code d'éthique: RDS me donne entière liberté d'expression - Mes attaques parfois virulentes à l'endroit des gouvernements en sont un exemple. Lors de chroniques visant les autochtones je fus traduit en quelques occasions au Conseil de presse.Cet organisme mentionnait dans son jugement que ma fonction était aussi celle d'éditorialiste.Lorsque je visite une entreprise, je le mentionne. (...)

Q. Si vous êtes invité aux frais d'un pourvoyeur, d'un parc ou d'une réserve faunique, est-ce que vous le mentionnez toujours en onde?

R. J'assume mes dépenses parce que le salaire que je reçois me le permet. De plus, ces dépenses sont déductibles des impôts.

Est-ce que tous les segments que vous présentez sont financés par les entreprises ou les compagnies qui offrent les produits ou les destinations dont vous faites mention en onde?

R. Tous les segments de nouvelles, d'éditorial et de chroniqueurs sont gratuits et les dits chroniqueurs sont tous des bénévoles.

Q. Claude Roy de l'émission Rendez-vous Chasse et Pêche m'a appris que son entreprise devait payer pour son temps d'antenne sur Vox, est-ce que vous avez le même genre de contrat avec RDS?

R. Cette question est répondue - je répète que c'est RDS, qui me donne un contrat annuel, donc des honoraires.

M. Bellemare m'a appris qu'une association des chroniqueurs de chasse et pêche avait déjà existé au Québec. À l'époque même les hebdos régionaux comptaient souvent un chroniqueur de plein air. Pourquoi à votre avis ce "beat" est de moins en moins couvert dans les médias au Québec?

R. Malheureusement, il n'y a pas de relève, les chroniqueurs ayant entière liberté d'expression sont pratiquement disparus. C'est malheureux - déjà, nous pouvions vraiment influencer les gouvernements au profit des pêcheurs et chasseurs, ce qui est maintenant très difficile, vu notre nombre tellement limité. (...)

Sportivement vôtre, Jean Pagé


Je tiens à remercier M. Jean Pagé d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. Ses réponses m'ont fait réaliser plusieurs choses que j'ignorais. J'aimerais aborder une chose que j'aime bien chez M. Pagé. Il tient à informer adéquatement son public et pour lui l'éthique est importante. L'année dernière un scandale à secouer le milieu de la chasse au Québec. Un important commanditaire s'est mis dans de beaux draps. Mario Pépin le porte-parole et deuxième actionnaire de la compagnie Buck Expert a été accussé dans une affaire de braconnage dans l'ouest canadien. M. Pépin était l'un des chroniqueurs de Chasse et Pêche Max. M. Jean Pagé une fois informé de l'affaire a retiré des ondes M. Pépin la semaine suivante. J'ai écrit un billet à ce sujet si vous voulez en savoir plus.

L'émission Chasse et Pêche Max ne dispose pas d'un site web, mais vous pouvez connaître le résumé de la prochaine diffusion sur le site du diffuseur :

www.rds.ca

Au plaisir de lire vos commentaires

David Lefrançois