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mai 29, 2007

Coup de gueule concernant Hydro-Québec

Bonjour à tous

Ceux qui me lisent depuis quelques temps savent que je n'apprécie pas du tout la désinformation. J'estime que la campagne de publicité d'Hydro-Québec en cours présentement est un beau cas à étudier. Je suis en plein déménagement. J'ai essayé de faire mon changement d'adresse par internet avec Hydro-Québec et je suis tombé sur la photographie suivante:

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Où est le problème selon vous?

C'est drôle mais une rivière qui a été harnachée ressemble plutôt à ceci:

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Cette photographie du barrage de Manic 2 est-elle plus proche de la réalité d'une rivière harnachée selon vous? Cette tendance d'Hydro-Québec a lavé plus blanc que blanc, cette tendance à nous cacher les impacts des ouvrages d'Hydro-Québec me désole. Entre une centrale nucléaire et un barrage hydro-électrique, je préfère le barrage. Et ce, même s'il détruira un écosystème que je fréquente à titre de pêcheur comme la rivière Rupert. Je peux accepter qu'on détourne la Rupert pour le bien collectif des citoyens Québécois. Mais je n'accepterai jamais qu'en plus, Hydro-Québec essaie de nous faire croire que les impacts seront minimes voir inexistants...

C'est ce qui me dérange le plus avec Hydro-Québec. Cette société d'état travaille depuis des décennies à faire croire au public que l'hydro-électricité n'a pas d'impact sur le plan écologique. Aujourd'hui, dans cette campagne de publicité, on tente de nous faire croire que l'hydro-électricité est verte. Tellement verte, qu'on nous montre une image d'une rivière vierge pour illustrer leur publicité mensongère...

Si vous avez de "belles" photos des rives d'un réservoir de tête détruites années après année par le marnage, je me ferai un plaisir de les publier. J'invite tous mes lecteurs à me faire parvenir des photographies illustrant les impacts causés par les ouvrages d'Hydro-Québec. Je sais bien que cela ne changera probablement rien mais nous avons la chance de vivre au Québec, un endroit où la liberté d'expression existe. Malheureurement certains publicitaires s'enrichissent en utilisant leur talent pour créer des publicités mensongères pour désinformer le public. Et le pire dans tout cela, c'est qu'une société d'état est derrière cette campagne de mauvais goût...


Au plaisir de publier vos photos et vos commentaires...

david.lefrancois@peche-reportage.com
Montréal

mai 24, 2007

La qualité de pêche lors de mon deuxième séjour dans la Mastigouche a été extraordinaire

Pêche Media Mastigouche

mouchetee_devon.jpg

Lorsque je suis revenu le 14 mai dernier de mon séjour au lac au Sable, j’avais la conviction que je choisirais en priorité ce secteur à l’avenir. C’était ma première visite là-bas. J’ai été agréablement surpris par la qualité de pêche possible sur plusieurs lacs à l’ouverture dans le secteur Sable. Je fréquente la réserve Mastigouche depuis bientôt une dizaine d’années. Le secteur d’hébergement du lac Shawinigan est celui où j’ai séjourné le plus souvent. J’y suis allé la plupart du temps au mois de mai, je connais donc très bien les lacs qui y sont offerts à l’ouverture. Je savais qu’avec beaucoup de chance, on pouvait pêcher sur l’excellent lac aux Chantiers. Le groupe tiré au premier rang lors du « Bingo SÉPAQ » choisi la plupart du temps ce plan d’eau. Mais j’ignorais que le lac Brodeur, dans certaines circonstances, pouvait offrir une qualité de pêche supérieure…

Le lac Brodeur est un plan d’eau de bonne taille situé à 1056 pieds d’altitude. Quelques ruisseaux alimentent ce lac qui se décharge dans le lac Shawinigan par le lac des Bardanes. Le gardien de territoire Patrick Lemay travaille dans le secteur Shawinigan pratiquement depuis la création de la réserve Mastigouche. Il connaît très bien les possibilités de pêche dans son secteur. M. Lemay n’était donc pas surpris de voir nos résultats de pêche. Il m’a d’ailleurs affirmé « que le lac Brodeur est bon de l’ouverture à la Saint-Jean-Baptiste », mais que la pêche y est plus difficile par la suite. Le plan de pêche de la réserve Mastigouche tient compte du rendement plus intéressant de ce lac à l’ouverture : 8 chaloupes y sont offertes. C’est un avantage lorsque la pêche y est bonne. Le facteur chance lors du tirage au sort devient un inconvénient moins important. En pleine capacité, le secteur Shawinigan peut accueillir 42 pêcheurs, donc un maximum de 21 embarcations. Si le lac Brodeur est « mordeux », en additionnant la chaloupe offerte au lac aux Chantiers et les deux chaloupes du lac Thibert, on se retrouve avec 11 chances sur 21 d’obtenir un droit de pêche sur un lac intéressant. C’est ce que nous avons vécu le week-end dernier…

Mais le lac Brodeur n’offre pas toujours une qualité de pêche aussi exceptionnelle en mai. Je l’ai pêché souvent et je n’y avais fait mon quota de 7 ombles de fontaine qu’une seule fois. C’était pendant le week-end de l’ouverture en 2006. Les années précédentes, j’avais été beaucoup moins chanceux. Le vent, le froid et la pluie ont souvent rendu nos conditions de pêche très difficiles en mai sur le lac Brodeur. Plus d’une fois, mes résultats de pêche ont été inférieurs aux moyennes des statistiques annuelles. Pour vous donner un ordre d’idée, les pêcheurs en 2006 ont capturé 1,53 mouchetée d’un poids moyen de 300 grammes sur le lac Brodeur. Le week-end dernier, j’aurais pu y prendre mon quota de 7 truites tous les jours! Du jamais vu dans mon cas.

Notez bien que j’emploie le conditionnel. Tout simplement parce qu’il faut comprendre qu’il n’est pas simple de consommer toutes ses prises quand on fait une si belle pêche! Samedi nos résultats sur le lac Brodeur étaient mêmes supérieurs à ceux des pêcheurs qui ont été tirés premier au tirage et qui ont choisi de se rendre au lac aux Chantiers. Je n’avais jamais vu ça! Pour la plupart de mes copains, pêcher au lac Brodeur signifiait qu’ils s’estimeraient chanceux de capturer une truite, voire même d’obtenir une touche… Remarquer que certains de mes amis ont eu moins de chance que moi le week-end dernier. Ils n’étaient pas dans « la game »…

Connaissez-vous « la game »? Le concept vient d’un chroniqueur d’un magazine de chasse et pêche qui m’a fait sursauté en écrivant qu’il pouvait capturé « assez régulièrement » des truites de plus d’un kilo dans certaines réserves fauniques à proximité de Montréal. Dans cet article paru récemment, il recommandait plusieurs plans d’eau dont le lac Brodeur. Entre vous et moi, malgré le fait que nous avons eu droit à des conditions exceptionnelles sur le lac Brodeur le week-end dernier, personne dans mon groupe n’y a capturé une mouchetée d’un kilo. Mon copain Charles a eu la chance de prendre une belle mouchetée de 2 livres, de mon côté j’ai pris deux mouchetées qui faisaient près d’une livre et demi.

Pour revenir à « la game », quelle est la recette secrète de ce chroniqueur? Il obtient d’aussi bons résultats par le travail, un focus sur les « détails environnants », il utilise bien entendu sa vaste expérience et ses connaissances techniques afin de prendre « des mouchetées de plus de 1KG assez régulièrement à moins de trois heures de route des grands centres ». Dieu que j’aimerais avoir la chance d’obtenir une formation de ce maître pêcheur… Entre-vous et moi, vous l’aurez tous deviné par mon ton, j’ai pris son article comme une attaque personnelle! J’ai pêché le lac Brodeur des dizaines de fois sans arriver à être dans « la game ». Est-ce à dire que je n’ai pas « vraiment travaillé pour prendre » des trophées lors de toutes mes sorties? En fait, j’estime que cet auteur pousse un peu pas mal lorsqu’il parle des possibilités de pêche offertes par les réserves fauniques à proximité de Montréal. Je ne peux que me demander combien son employeur à toucher d’argent pour cette belle promotion déguisée offerte à la SÉPAQ.

De mon côté, je suis aussi un fervent amateur des réserves fauniques. J’adore pêcher dans la réserve Mastigouche tout particulièrement. Mais je n’écrirai jamais qu’on peut y capturer « assez régulièrement » des truites d’un kilo ou y pêcher des truites de une livre en moyenne comme je l’avais lu l’année dernière dans un article publié dans un autre magazine… De mon côté, personne ne me paie pour voir la vie avec des lunettes roses. Je paie la totalité de mes frais de séjour et je n’ai pas à camoufler une opération de marketing dans un de mes articles.

J’ouvre une parenthèse pour me défouler un peu sur le dos des chroniqueurs de pêche « professionnels ». Je parle de ceux qui sont payés en argent, par chèque ou en comptant, ou par un système de troc du style : un bon article contre un voyage de pêche sur le bras dans une destination loin de chez vous. Il y a aussi ceux qui sont payés par des fabricants pour représenter différents produits qui font leur promotion sans s’en rendre compte dans leur article… Qu’est-ce qui me distingue de ces « professionnels » à part mon inexpérience et le fait que je ne suis jamais dans « la game » me suis-je demandé? Vous le savez déjà, je suis bénévole et j’assume 100% de mes frais… Mais cela va plus loin, de mon côté je n'ai jamais eu la chance d’accéder à un excellent lac alors « qu'il n'avait pas été réservé par le public » ce jour-là... C’est que voyez-vous, je fais partie du public! Je n'ai jamais eu la chance non plus d'être invité par le directeur d'une réserve faunique afin de profiter d'une passe gratuite pour pêcher un lac qui n'est pas encore ouvert au commun des mortels. Je n'ai jamais eu la chance de passer devant tous le monde et de pêcher sur un lac très populaire comme le lac au Sorcier par exemple. J'ai essayé des dizaines de fois de mettre la main sur ce lac sans succès lors des réservations téléphoniques 48 heures à l'avance. C'est facile de recommander d'aller pêcher sur le lac Sorcier, mais pour le vrai monde, c'est autre chose d'avoir la chance d'obtenir un droit de pêche sur ce plan d'eau très en demande.

Les chroniqueurs professionnels tirent souvent avantage de leur position. En 2005, le lac Arvisais a été rendu accessible à quelques chroniqueurs triés sur le volet avant que les villégiateurs puissent avoir la chance d’y pêcher. Ce lac avait été ensemencé puis on l’avait fermé quelque temps afin que les truites mouchetées prennent un peu de poids. Pas étonnant que la pêche y fût bonne. Malheureusement, nos chroniqueurs de pêche professionnels soulignent rarement le contexte dans lequel ils ont réussi à faire de si belles pêches dans nos réserves fauniques. Combien de fois ai-je vu un chroniqueur invité par le directeur de la réserve Mastigouche se rendre pêcher sur le lac Sorcier depuis 2005? L’ancien chroniqueur du Journal de Montréal a pu s’y rendre, Jean Pagé de RDS y est allé deux fois … Ils sont très chanceux mais ont-ils mentionné que les chances d’accéder à ce magnifique plan d’eau sont pratiquement nulles pour les véritables pêcheurs? Cinq chaloupes sont disponibles sur le lac Sorcier, deux pour les réservations téléphoniques 48 heures à l’avance. Trois autres chaloupes sont disponibles pour le tirage au sort qui a lieu chaque matin aux accueils Bouteille, Catherine et Pins Rouges. Le lac Sorcier va ouvrir le 23 juin 2007. Si la chance est de votre côté, vous aurez autant de chance que moi de mettre la main dessus!

Veuillez me pardonner cette parenthèse et revenons à « la game »… Quel est le concept? Et bien selon ce chroniqueur si l'on veut prendre des truites d’un kilo « assez régulièrement » on doit évidemment choisir un bon lac, les bonnes techniques de pêche mais aussi y mettre l'effort nécessaire… L'un des lacs recommandés par ce monsieur, le lac de la Pyrole offrait en 2006 des captures d'un poids moyen de 0,950 kg. C'est excellent évidemment, mais la moyenne de prise y était de 0,17 poisson/pêcheur selon les statistiques de pêche compilées par la réserve faunique Mastigouche. En 2007 ce lac est disponible uniquement sur demande dans le secteur Violon. 5 jours de pêche étaient donc nécessaires pour prendre une truite d'un kilo en 2006. J'imagine qu’un grand nombre de pêcheurs incompétents se sont rendus sur ce lac et on fait baisser les statistiques...

Revenons à mes expériences personnelles, qu'est-ce qu'une dizaine d'années de fréquentations de la Mastigouche m’ont appris? Pour arriver à faire votre quota de sept truites mouchetées sur un lac comme le Brodeur, où vous pouvez capturer des mouchetées de plus d’une demi-livre en moyenne, vous aurez besoin de connaître l’ABC de la pêche et d’avoir un peu de chance dans le choix de vos dates de séjour. C’est vrai qu’un pêcheur qui n’a pas de sonar, qui loue un moteur sans savoir si sa vitesse de traîne sera acceptable, qui ne connaît pas la définition d’une « structure », sera fortement désavantagé… Mais de là à dire qu’un pêcheur d’expérience qui applique l’ensemble de ses connaissances aux conditions présentes peut pêcher « assez régulièrement » des truites de plus d’un kilo il y a toute une marge!

Je reviens à mon expérience du week-end dernier, savez-vous ce qui était fantastique sur le lac Brodeur? Malgré le fait que huit chaloupes y étaient disponibles, la pêche étant productive dans plusieurs secteurs du lac, on pouvait quand même jouir d’un minimum de tranquillité. Assez régulièrement dans le passé, un secteur bien précis de ce lac était plus productif et tout le monde tentait d’y faire quelques prises. Le résultat est simple à imaginer, on aurait eu besoin d’un policier pour diriger le trafic dans ce secteur du lac Brodeur!

Pendant le week-end dernier, par miracle les huit embarcations s’étalaient sur plusieurs « structures » : sur les rives, dans des baies peu profondes, sur des pointes de roche, sur des hauts fonds, autour des îles, etc. Le lac Brodeur est riche en structures et on prenait de la belle mouchetée un peu partout. Un jeune pêcheur était bien heureux de partager avec tous le monde au tirage au sort du samedi qu’il avait capturé une mouchetée de plus d’un kilo! Était-il dans « la game » ? A-t-il utilisé une technique particulière? Sa chaloupe était ancrée sur une île, il a pu voir son trophée chassé dans quelques pieds d’eau. La précision de son lancer lui a permis de passer son trophée à l’épuisette…

Pourquoi la pêche était-elle si bonne le week-end dernier vous demandez-vous? Et bien, je n’en sais trop rien. Je ne m’explique pas vraiment pourquoi les truites étaient si actives… Je n’ai que des pistes de solution. Comme je l’ai écrit précédemment, j’ai pêché très souvent sur le lac Brodeur. J’y ai baisé plus souvent qu’à mon tour le cul de la vieille. J’y ai pêché pendant des heures plus d’une fois sans obtenir une seule touche. Lors de plusieurs ouvertures, l’eau était froide, trop probablement, et ni le lac Brodeur (huit chaloupes) ni le lac Shawinigan (5 chaloupes) n’offraient une bonne qualité de pêche. Et bien le week-end dernier, le lac Shawinigan n’était pas très performant, mais le lac Brodeur était en feu! . Les conditions de pêche étaient excellentes samedi : 18 degrés, sans vent et les mouchetées étaient actives dans les secteurs peu profonds malgré le fait que le soleil a été de la partie toute la journée. Et fait important, il n’y avait pas d’insectes piqueurs. Ni moustique, ni mouche noire! L’eau de surface était à dix degrés Celsius, samedi à certains endroits elle à même atteint onze degrés Celsius, juste un peu moins que la température préférentielle de la mouchetée : treize degrés Celsius. Les truites étaient confortables pour ainsi dire partout à la surface de ce grand plan d'eau. Elles devaient simplement être plus nombreuses où la nourriture était présente et il semble que c'était dans les secteurs peu profonds...

Pourquoi les truites étaient-elles si affamées? Le lac au Sable a calé dans la semaine du 7 mai cette année. J’imagine que le lac Brodeur a dû être libre de glace au même moment. La semaine dernière avant notre arrivée, il a tombé un pouce de neige au lac Shawinigan, le gardien Patrick Lemay nous a dit qu’il y avait aussi eu une grosse gelée dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. D’où l’absence d’insectes piqueurs… Samedi comme il ne ventait presque pas, nous avons eu droit à quelques éclosions d’éphémères. Une espèce de mouche de mai était la cible des mouchetées. Un véritable festival aérien a aussi eu lieu tout au long du week-end. Des hirondelles se nourrissaient à la surface de l’eau. Mon copain Charles qui aime bien faire de l’observation des oiseaux estime qu’il s’agissait probablement d’hirondelles du rivage. Je me doutais que ces magnifiques oiseaux se nourrissaient d’insectes qui étaient à la fin de leur cycle aquatique. Je me disais que sous la surface, les truites devaient chasser les mêmes proies que les hirondelles…

Une façon simple d’être dans « la game » le week-end dernier était de pêcher là où il y avait des hirondelles! De mon côté, j’ai choisi d’utiliser un flotteur et un bon vieux ver de terre. Mon partenaire de samedi, un pêcheur très occasionnel, était surpris de ma suggestion d’utiliser un flotteur. Il a constaté très rapidement que cette technique était efficace et agréable. Nous avons jeté l’ancre dans un secteur où les hirondelles virevoltaient au-dessus d’un haut fond. Une fois que mon flotteur Thill River Master a été à l’eau, j’ai essayé de montrer à Raymond comment monter un deuxième flotteur que j’avais sorti de mon coffre pour lui. Je n’ai même pas eu le temps de lui expliquer qu’il fallait mettre des petits plombs fendus pour « balancer » le flotteur. Une belle truite d’une livre avait entraîné mon montage sous notre chaloupe. Heureusement, elle s’était ferrée toute seule. La pêche au ver avec un flotteur est souvent mortelle pour les truites. Elles avalent le lombric très profondément. La remise à l’eau est généralement impossible si le pêcheur est consciencieux et s’il se soucie de remettre à l’eau ses prises uniquement s’il a l’assurance qu’elles auront une forte chance de survivre.

Être dans « la game » avec cette technique est relié à plusieurs facteurs. Le pêcheur doit s’assurer que le ver de terre descende à la profondeur voulue en ajustant la position du flotteur à l’aide des anneaux de silicone. On doit aussi positionner un plomb fendu près de l’hameçon pour que le ver descende vers le fond. Enfin, le choix du secteur où l’on pêche avec cette technique est primordial. Le week-end dernier, un haut-fond où la profondeur variait entre six et huit pieds était particulièrement productif. Des copains qui pêchaient eux aussi sur le lac Brodeur sont passés nous voir pour savoir si la pêche était meilleure pour nous que pour eux. Elle était vraiment meilleure pour nous grâce à l’usage des flotteurs et à la position où nous pratiquions cette technique. Un de nos copains dans la deuxième chaloupe a lui aussi mis un flotteur au bout de sa ligne. Il s’est ancré à moins de 50 mètres de nous. Mais il a fait patate! Aucune touche. Même technique, même lac, 50 mètres nous séparaient, mais de son côté comme il n’avait pas de sonar, il pêchait dans plus de 30 pieds d’eau sans le savoir…

Être dans « la game » pour moi c’est de savoir comment arriver à capturer des truites avec régularité en adaptant notre technique aux conditions du moment. J’ai compris une partie du principe samedi dernier, mais assurément juste la base, puisque notre quota de 14 mouchetées faisait à peine 4,7 kilos pour une moyenne de prises de 335 grammes. Aucune de nos prises ne faisait un kilo! Deux de nos copains sont revenus du lac Thibert avec un beau quota de 14 truites. Ils étaient triomphants et ils avaient l’assurance d’avoir fait la pêche de la journée. Raymond les a ramenés sur terre en les informant sur notre pêche. De mon côté, j’ai servi de guide à Sylvain sur le lac Brodeur pendant qu’Alain préférait relaxer au chalet. Sylvain a réussi à compléter son quota. C'est vrai que pour prendre des truites il vaut mieux avoir une ligne à l'eau qu'un verre à la main assis sur la véranda du chalet. Surtout si on ne peut pas pêcher au flotteur sur le lac en face du chalet!

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Lors du tirage de samedi, nous avons eu la chance de sortir premiers. Deux de mes copains sont donc allés dimanche au lac aux Chantiers. Pêche normale pour ce magnifique plan d'eau: 10 truites pour 3,5 kilos. Raymond m’a raconté avec plaisir qu’il avait capturé quelques truites avec un flotteur. Il m’a aussi expliqué, qu’à une occasion le flotteur est rentré directement sous l’eau. Une truite à gober son ver avant que le flotteur touche à la surface du lac aux Chantiers! Mes copains n’avaient qu’un quota de 10 truites parce que 4 belles prises du samedi avaient été congelées pour être ramenées à la maison. Charles et moi avons de notre côté fait une superbe pêche sur le lac Brodeur. Plusieurs de nos prises faisaient plus de une livre.

Le tirage au sort de dimanche soir s’est déroulé dans la bonne humeur. Plusieurs groupes de pêcheurs avaient eu du succès. Le groupe de joyeux lurons du camp #1 qui peut accueillir 12 personnes nous a raconté une anecdote intéressante. Deux de leurs copains étaient partis à l’autre bout du lac Shawinigan, qui fait bien six kilomètres de long. Une fois sur place leur moteur à essence a rendu l’âme. Rapidement leur moteur à batterie est lui aussi tombé au combat. Il ne leur restait plus qu’à ramer. Heureusement, ils avaient le vent dans le dos pour revenir au chalet. Une fois rendu à proximité de la baie où les chalets sont situés, ils ont vu leurs copains qui relaxaient sur la terrasse se précipiter pour leur venir en aide se disaient-ils… Erreur, leurs amis avaient courus vers le chalet pour aller chercher leur caméra afin de prendre quelques clichés de leur mésaventure! Ces deux pêcheurs ont eu droit à une belle petite heure d’exercice soutenu…

Lundi, les pêcheurs qui formaient notre groupe, avaient droit à une seule truite par personne malgré le fait que nous avions mangé de la truite à tous les repas à partir de samedi midi. Nous avons même accompagné notre bacon par des filets de mouchetées au déjeuner de dimanche et lundi. Nous avons eu beaucoup de chance au tirage au sort de dimanche. Notre groupe est sorti troisième et cinquième. Nous avons laissé passer deux fois le lac aux Chantiers. Une première dans toutes mes sorties au lac Shawinigan. Les routes étaient trop mauvaises et nos quotas trop petits pour s’aventurer là-bas. Et en plus, le Brodeur offrait une meilleure qualité de pêche! ! Je suis donc allé pêcher pour la troisième fois sur le lac Brodeur.

Avec chacun une truite à prendre, nous avons décidé de pêcher avec des devons. Lors d’une passe de traîne sur un haut fond, nous avons capturé un doublé de mouchetées avec des poissons-nageurs! Mon copain Charles a eu du succès avec un Yo-Zuri Aile Goby d’à peine 2 pouces de long. De mon côté j’utilisais un devon fait à la main par Yvon Grisé qui imite le Ventre rouge du Nord : un mené présent dans plusieurs lacs de la réserve Mastigouche. L’Aile Goby a donné de belles prises à Charles tout au long du week-end. Fait intéressant, ce petit devon vibre suffisamment pour qu’on le sente bien travailler avec de la Fire Line, une superligne dont la caractéristique principale est l’élongation pratiquement nulle. C’est important dans un lac où, trop souvent, de la végétation s’accroche à nos leurres et les rend inintéressants pour la truite mouchetée. Le lac Brodeur est rempli de végétation, plus la saison avance, plus la végétation devient un problème. C’est pourquoi je pêche souvent avec des leurres dont je connais bien l’action comme la cuillère Lake Clear Wabbler. Lorsque des brins d’herbe entravent son action, je le sais aisément. Le mouvement du scion de ma canne change du tout au tout… Après quelques remises à l’eau, Charles a eu la chance de pincer une magnifique truite de deux livres. La plus belle prise du week-end. Il était tout près du kilo, presque dans « la vraie game! »

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De retour vers Montréal, j’avais un sacré problème à résoudre. Quel secteur devrai-je choisir l’année prochaine si je retourne dans la Mastigouche? Le secteur Shawinigan après ce magnifique week-end me semblait pas mal plus intéressant qu’à mon retour du secteur Sable. Beau dilemme à venir. Je vais continuer de lire les chroniqueurs professionnels, les vrais qui sont payés pour nous éclairer de leur lumière. Peut-être qu'ils pourront m'aider à faire de meilleurs choix un jour... En passant, dans la liste de lacs recommandés par le distingué chroniqueur qui est dans « la game » plus souvent qu’à son tour, on retrouve le lac Boisvert, un lac accessible via l’accueil Bouteille de la réserve Mastigouche à la pêche quotidienne. Ce lac est fermé depuis 2006 au public. Ne trouvez-vous pas que cette anecdote est révélatrice du merveilleux travail de journalisme fait par certains de nos chroniqueurs professionnels favoris!


Au plaisir de lire vos commentaires


david.lefrancois@peche-reportage.com


mai 17, 2007

Les chemins étaient difficiles dans la réserve Mastigouche à l’ouverture, mais la pêche a été bonne!

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Bonjour à tous

J’ai enfin pu ouvrir ma saison de pêche de 2007 la semaine dernière. Je séjournais à mes frais évidemment dans le secteur Sable de la réserve Mastigouche. La direction de la réserve a communiqué avec notre chef de groupe avant notre départ là-bas pour nous aviser que les routes étaient en mauvaises conditions. On nous a même recommandé l’usage d’un 4X4 et même d’amener un VTT si nous en avions un à notre disposition. La route #1 que nous empruntons pour se rendre de l’accueil Pin Rouge au nord de Saint-Alexis-des-Monts vers le secteur Sable était en effet en piteux état. Mais un 4X4 n’était pas absolument nécessaire. J’imagine que les bonnes conditions météo de la semaine dernière ont dû favoriser l’entretien du réseau routier. Deux lacs du secteur Sable qui devaient être ouvert selon le plan de pêche à l’ouverture étaient inaccessibles. Heureusement ces lacs ne faisaient pas partie des meilleurs plans d’eau disponibles à l’ouverture. De plus, le lac Traverse qui a été ouvert en remplacement, a donné de très bons résultats. Finalement les pêcheurs hébergés au secteur Sable ont été favorisés par le mauvais état des routes…

C’était une première sortie pour moi dans ce secteur. Il y a deux ans une entorse lombaire m’avais obligé à refiler un séjour à mon beau-père à la dernière minute. Fait inusité, mon webmaster Claude Lessard et le correcteur de www.peche-reportage.com, Robert Hamel, étaient eux aussi dans le même secteur avec deux amis! Nous avons découvert l’hiver dernier que nous avions choisi le même secteur d’hébergement sans se consulter. Claude et Robert ont été moins chanceux que nous au tirage au sort. Je laisse à Claude le soin de vous raconter leur week-end. Je tiens à remercier Claude publiquement pour m’avoir aidé à faire mes choix de lacs lors du tirage de vendredi dernier. J’avais bien entendu pris notes des statistiques de l’année 2006. J’avais aussi posé des questions aux gardiens de territoire à mon arrivée. J’avais établi une liste des cinq premiers choix à faire sans difficulté. Mais ce n’est pas évident de choisir le meilleur lac disponible en sixième ou septième position… Claude m’a conseillé un plan d’eau malgré le fait qu’il n’avait pas encore sélectionné ses deux lacs, et son conseil a frappé dans le mille. Mes copains Patrice Massenet et Luc Tremblay ont capturé un beau quota de 14 truites mouchetées qui pesaient au total 4 kilos au lac du Brasier… Ma première sélection a porté sur le lac Doré qui était toujours disponible au quatrième choix au total. Mes copains Achille Michaud et Jean-François Lépine y ont fait une très belle pêche : 14 truites pour 4.7 kilos. De mon côté, je n’ai pas eu de chance au bingo Sépaq, ma boule a été tirée dernière! J’ai choisi au 17ième rang le lac de la Martre.

Samedi matin j’ai pris mon temps et je suis parti à la pêche le dernier… Vous le savez sûrement, le quota de prise et de possession est de 7 ombles de fontaine dans la réserve Mastigouche par pêcheur. Lorsque le tirage au sort vous favorise, vous êtes quasi certain de faire une belle pêche. Je savais que mes copains qui pêchaient sur le lac Doré allaient faire toute une pêche. Selon Claude, le lac Brasier donnait lui aussi d’excellents résultats à l’ouverture. Je n’avais donc pas d’intérêt à partir pêcher à 05 H du matin… Je me suis donné le défi de pêcher à la mouche pour ma première journée de pêche. De plus mes moteurs sont restés dans le SUV. J’ai décidé de me réchauffer un peu en ramant… J’ai bien essayé une fois rendu sur le lac Brasier de pêcher à la mouche à la traîne avec un streamer mais sans résultat. Ce lac est peu profond à plusieurs endroits, le soleil était présent et l’eau était très froide. Malgré un printemps tardif, j’accumulais de la salade sur mon streamer sans m’en rendre compte… Il n’y avait aucune activité en surface. Ensuite j’ai tenté d’avoir une touche avec utilisant des Woolly Buggers de différentes couleurs à la traîne et au lancer vers la rive. Sans succès. . Un poisson nageur imitant le ventre rouge du Nord n’a pas été plus efficace. Finalement après trois heures de pêche sans avoir eu une touche, j’ai sorti une cuillère de ma veste de pêche que j’ai montée avec un avançon et un ver de terre au bout de ma soie... Sacrilège diront les puristes, je sais, je sais. Mais c’est avec ce montage non orthodoxe que j’ai capturé mes cinq mouchetées aux pieds de la petite charge de ce lac en moins de 15 minutes!

Vers 13H00 il était le temps de rentrer au chalet pour me faire à dîner, ouvrir une bière froide et poursuivre la lecture de Savage Run, un roman captivant de l’auteur américain C.J Box. J’ai fait sauter dans du beurre et un filet d’huile d’olive trois mouchetées en entrée! Elles étaient excellentes évidemment. En soirée, j’en ai mangé trois autres... J’avais donc de nouveau droit à un quota de 7 truites pour la pêche du dimanche. C’est un beau problème qu’on rencontre fréquemment dans la Mastigouche lorsque le tirage au sort nous favorise. On doit manger ses prises pour conserver son droit de pêche! Certains pêcheurs pratiquent la remise à l’eau j’imagine. Mais selon moi, la remise à l’eau est à éviter pour les pêcheurs qui utilisent des appâts vivants… Le taux de survie des truites capturées au ver de terre est beaucoup trop bas pour que je vous recommande cette pratique!

Le lendemain j’avais droit au premier choix dans mon groupe. Le tirage au sort n’a pas été mauvais. La première boule de notre groupe est sortie en cinquième position. Le lac Sonois, un minuscule lac de tête situé au bout d’un joli portage de 30 minutes était toujours disponible. C’est là que mon copain Luc Tremblay m’a donné une leçon d’humilité dimanche dernier. Il a pris 4 de nos 6 truites dont une magnifique prise de 1,7 livres. Avec cette capture, Luc a gagné notre pool à 1$ par personne pour la plus grosse prise du week-end. Une première pour Luc dans notre groupe! Le temps était pas mal pour pratiquer la pêche. Mais le vent nous a fait rager tout au long de la journée. Il ventait tellement que ma casquette s’est retrouvée à l’eau à deux occasions. La température était fraîche mais heureusement il faisait soleil. Le lac Sonois fait 400 mètres de long. Nous avons fait toutes nos prises en pêchant à l’encre. J’ai observé des mouches de mai se faire sécher les ailes vers l’heure du dîner à la surface. Nous avons vu au moins deux truites s’en nourrir. Si le vent avait pu tomber, nous aurions pu avoir un beau spectacle. Vers 18H00, après plus de huit heures de pêche nous avons décidé de rentrer. Nos 3 copains ont été moins chanceux que nous. Aucune touche sur deux plans d’eau pendant toute la journée!

Le lundi, deux copains ont eu la chance de pêcher le lac Marcel, deux autres sont allés sur le lac Brasier, de mon côté j’ai pêché du bord le lac Sable en terminant mon roman! Tout le monde à part moi a pris les truites requises pour compléter leur quota respectif.

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Somme toute nous avons passé un excellent week-end. Notre chalet que vous pouvez voir à gauche était confortable. Les chalets du secteur Sable ne sont pas exceptionnels comme ceux du secteur Shawinigan mais ils sont tout de même intéressants. La vue était splendide de notre véranda. Encore une fois la compagnie s’est avérée de première classe. Je ne le dirai jamais assez souvent. Le facteur le plus important pour une partie de pêche réussie est le choix de vos compagnons. Et là-dessus je tiens à remercier chacun de mes copains pour le bon temps que nous avons passé tous ensemble. Nous avons bien mangé et bien bu. Le soleil était dans la partie. Les insectes piqueurs étaient toujours en hibernation. Qu’est-ce qu’un pêcheur peut demander de plus? Peut-être gagner le pool de la plus grosse prise ...

Prise deux le week-end prochain, cette fois dans le secteur Shawinigan. J’espère que les ombles de fontaine du lac Brodeur vont collaborer…

Au plaisir de lire vos commentaires

david.lefrancois@peche-reportage.com


mai 02, 2007

Fiève du printemps: prise deux!

marketing dépendance leurres

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L'année dernière, j'ai fait un coming-out sur ce blogue, j'ai avoué candidement à tous mes lecteurs que je souffrais d'une forme de dépendance grave : la fièvre d'achat de leurres de pêche... Ce billet a fait réagir plus d'un pêcheur. Je ne suis pas le seul à vivre avec ce problème de toute évidence. Mais dans mon cas je me soigne. Très bien d'ailleurs. Je suis très fier de vous annoncer que cette année, j'ai traversé sans difficulté le pire de l'hiver et le début de ce printemps tardif sans rechuter gravement. En effet, je n'ai pas défoncé mon budget d'achat de nouveaux leurres de pêche. En fait, je n'ai pratiquement pas entamé mon budget que j'ai fixé à 50 $ de nouveau cette année. C'est peu, me direz-vous, mais j'ai du rattrapage à faire...

La semaine dernière ma conjointe m'a demandé de faire une course sur le boulevard Saint-Laurent au nord de Crémazie. Ami pêcheur, vous voyez tous la source de danger... J'ai bien tenté d'éviter de revenir chez moi en passant par Saint-Laurent, mais que voulez-vous, un gars à le droit à ses petites faiblesses. J'ai n'ai pas pu résister à la tentation et j'ai stationné en face de la boutique Le Baron en me disant que mon budget était toujours disponible. Pour m'éviter une rechute grave, j'ai mis juste assez d'argent dans le parcomètre pour avoir 18 minutes de magasinage devant moi. Je suis rentré en coup de vent dans ce magasin qui a probablement fait quelques milliers de dollars de profits sur mon dos depuis 30 ans. Sous pression, je me suis lancé dans les escaliers pour descendre au sous-sol sans regarder les nouveautés dans les étagères à l'entrée. Le pouvoir du mental disait je ne sais plus qui... En moins de deux, j'ai mis la main sur une paire de lacets. J'ai un petit côté écologique et la marche fait en sorte que ma contribution au réchauffement de la planète est limitée. Il me restait bien 13 minutes devant moi.

De nouveau au rez-de-chaussée, j'ai tenté de mettre la main sur un vendeur prêt à m'offrir des conseils. Beau défi à cet endroit. Les 10 minutes restantes dans le parcomètre m'ont rendu un peu agressif et j'ai volé un vendeur à un autre client. Je cherchais avant tout un produit qui favoriserait la glisse de mes soies à moucher dans les anneaux... En moins de deux, mon vendeur m'a dit: « I suggest this fly line dressing ». Pas le temps à perdre à exiger du service en français, je file vers les comptoirs de devons pour jeter un coup d'oeil aux nouveautés... Plus que 7 minutes au parcomètre, les aubergines à Montréal étant plus nombreuses que les caissières au Baron, je suis passé devant le comptoir de Rapala sans regarder et je me suis mis en fil devant l'unique caisse ouverte en ce beau samedi matin printanier...

Le catalogue de l'année 2007 était là devant moi, je me suis penché pour en prendre un : 2 $! Faute de budget pour ça, je l'ai laissé sagement à sa place. Tant pis pour vous les capitalistes me suis-je dit! La caissière était sympathique, mais pas très rapide. Une nouvelle ayant terminé son entraînement depuis peu probablement. Deux ou trois vendeurs reluquaient sa technique d'entrée de données... La file de pêcheurs atteints de la même fièvre d'achat de leurres que moi était plutôt longue. Le propriétaire de ce commerce n'a pas encore découvert l'existence du multitâche, me suis-je dit. 16.10 $ pour le permis de pêche, 5.85 $ pour le produit « For ultimate line performance »... En incluant les lacets, trop court malgré l'assurance du vendeur, il me reste 25 $ pour acheter des vers de terre dans mon budget de leurres de 2007. Entre vous et moi, qu'est-ce qui peut bien battre un ver de terre pour attraper une truite mouchetée?

Peut-être un streamer qui imite le ventre rouge du Nord fabriqué par Jocelin Leblanc? Dans mon billet de l'année dernière, je vous ai mentionné que j'avais mis mon budget de 2006 sur des leurres fabriqués par des artisans. Les streamers de Jocelin, des Northern red dace Belly, imitent un mené présent dans plusieurs lacs de la réserve Mastigouche : le ventre rouge du Nord. J'ai fait la barbe à mon beau-père en août dernier sur le lac Plouf dans le secteur Houde en utilisant une mouche fabriquée par Jocelin devant ma cuillère Lake Clear... Ce tandem s'est avéré mortel pour quelques belles mouchetées. J'ignore si Jocelin trouvera le temps de vous fabriquer quelques mouches, mais vous pouvez le joindre via le site web suivant: Aventures de pêche Côte-Nord. Cette année je me suis promis de mettre à l'eau pendant au moins quelques heures les devons d'Yvon Grisé...

Pour revenir à ma maladie et bien je me soigne plutôt bien n'est-ce pas? Des achats pour un total de 25 $ pour la pêche en 2007, je suis pas mal fier de moi. J'ai passé la journée d'hier à préparer mon équipement pour l'ouverture dans la Mastigouche le 12 mai prochain. Avec le temps, ma dépendance chronique à l'achat de matériel de pêche me cause bien des soucis. Je me demande toujours: qu'est-ce que j'amène cette fois-ci? La plupart du temps, je pêche toujours avec la même Lake Clear suivi d'un ver de terre 18 pouces plus loin... Pourquoi changer une combinaison efficace? Mais je passais tout de même des heures à sélectionner le matériel que j'amenais à chaque sortie. Ce n'est pas évident de sélectionner parmi 11 coffres de format 3700 ce qui pourra rentrer dans mes poches de veste de pêche. C'est le défi que je me donne à chaque occasion pour mes sorties à la mouchetée. Quand je pars en expédition pour plusieurs espèces sur la rivière Rupert, je me laisse aller et j'amène 4 ou 5 coffres 3700 ... Le gars n'est pas parfait!

Cette année, je me suis dit que je ferais un fou de moi à quelques occasions. J'ai décidé d'utiliser mes cannes à moucher deux fois plus que l'année dernière. Quatre heures au lieu de deux! Si je suis cette tendance chaque année, je finirai bien par apprendre à lancer à la mouche un jour... Avec le printemps merdique que nous avons, je vais commencer par utiliser ma canne #7 avec une soie à bout plongeant pour pêcher à la traîne. Les puristes vont se foutre de moi, une soie #7 pour la mouchetée... Mais je n'ai pas de budget pour acheter une soie calante pour ma canne #5! Vlan dans les dents aux puristes. En plus, dans la réserve Mastigouche " il est encore possible de capturer des mouchetées de plus de 1 kg assez régulièrement " selon un chroniqueur de pêche professionnel. Vous savez l'un des vrais qui écrit pour l'une de vos revues favorites. Je pêche un des lacs recommandé par ce monsieur depuis pas loin de 10 ans sans avoir vu la couleur d'une mouchetée de plus d'un kilo. Je ne suis vraiment pas " dans la game " pour employer l'expression de cet auteur... J'Imagine que je n'ai toujours pas acheter le bon leurre! Pour revenir à la pêche à la mouche, comme je ne suis pas un puriste, en plus des streamers je me suis dit qu'un Yo-Zuri Pin's minnow monté sur une soie à bout calant pourrait faire des ravages. Évidemment, je vais aussi essayer les devons faits à la main de M. Grisé...

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J'espère pouvoir vous montrer ce leurre prochainement avec de belles marques de dents!

à suivre

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david.lefrancois@peche-reportage.com