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La qualité de pêche lors de mon deuxième séjour dans la Mastigouche a été extraordinaire

Pêche Media Mastigouche

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Lorsque je suis revenu le 14 mai dernier de mon séjour au lac au Sable, j’avais la conviction que je choisirais en priorité ce secteur à l’avenir. C’était ma première visite là-bas. J’ai été agréablement surpris par la qualité de pêche possible sur plusieurs lacs à l’ouverture dans le secteur Sable. Je fréquente la réserve Mastigouche depuis bientôt une dizaine d’années. Le secteur d’hébergement du lac Shawinigan est celui où j’ai séjourné le plus souvent. J’y suis allé la plupart du temps au mois de mai, je connais donc très bien les lacs qui y sont offerts à l’ouverture. Je savais qu’avec beaucoup de chance, on pouvait pêcher sur l’excellent lac aux Chantiers. Le groupe tiré au premier rang lors du « Bingo SÉPAQ » choisi la plupart du temps ce plan d’eau. Mais j’ignorais que le lac Brodeur, dans certaines circonstances, pouvait offrir une qualité de pêche supérieure…

Le lac Brodeur est un plan d’eau de bonne taille situé à 1056 pieds d’altitude. Quelques ruisseaux alimentent ce lac qui se décharge dans le lac Shawinigan par le lac des Bardanes. Le gardien de territoire Patrick Lemay travaille dans le secteur Shawinigan pratiquement depuis la création de la réserve Mastigouche. Il connaît très bien les possibilités de pêche dans son secteur. M. Lemay n’était donc pas surpris de voir nos résultats de pêche. Il m’a d’ailleurs affirmé « que le lac Brodeur est bon de l’ouverture à la Saint-Jean-Baptiste », mais que la pêche y est plus difficile par la suite. Le plan de pêche de la réserve Mastigouche tient compte du rendement plus intéressant de ce lac à l’ouverture : 8 chaloupes y sont offertes. C’est un avantage lorsque la pêche y est bonne. Le facteur chance lors du tirage au sort devient un inconvénient moins important. En pleine capacité, le secteur Shawinigan peut accueillir 42 pêcheurs, donc un maximum de 21 embarcations. Si le lac Brodeur est « mordeux », en additionnant la chaloupe offerte au lac aux Chantiers et les deux chaloupes du lac Thibert, on se retrouve avec 11 chances sur 21 d’obtenir un droit de pêche sur un lac intéressant. C’est ce que nous avons vécu le week-end dernier…

Mais le lac Brodeur n’offre pas toujours une qualité de pêche aussi exceptionnelle en mai. Je l’ai pêché souvent et je n’y avais fait mon quota de 7 ombles de fontaine qu’une seule fois. C’était pendant le week-end de l’ouverture en 2006. Les années précédentes, j’avais été beaucoup moins chanceux. Le vent, le froid et la pluie ont souvent rendu nos conditions de pêche très difficiles en mai sur le lac Brodeur. Plus d’une fois, mes résultats de pêche ont été inférieurs aux moyennes des statistiques annuelles. Pour vous donner un ordre d’idée, les pêcheurs en 2006 ont capturé 1,53 mouchetée d’un poids moyen de 300 grammes sur le lac Brodeur. Le week-end dernier, j’aurais pu y prendre mon quota de 7 truites tous les jours! Du jamais vu dans mon cas.

Notez bien que j’emploie le conditionnel. Tout simplement parce qu’il faut comprendre qu’il n’est pas simple de consommer toutes ses prises quand on fait une si belle pêche! Samedi nos résultats sur le lac Brodeur étaient mêmes supérieurs à ceux des pêcheurs qui ont été tirés premier au tirage et qui ont choisi de se rendre au lac aux Chantiers. Je n’avais jamais vu ça! Pour la plupart de mes copains, pêcher au lac Brodeur signifiait qu’ils s’estimeraient chanceux de capturer une truite, voire même d’obtenir une touche… Remarquer que certains de mes amis ont eu moins de chance que moi le week-end dernier. Ils n’étaient pas dans « la game »…

Connaissez-vous « la game »? Le concept vient d’un chroniqueur d’un magazine de chasse et pêche qui m’a fait sursauté en écrivant qu’il pouvait capturé « assez régulièrement » des truites de plus d’un kilo dans certaines réserves fauniques à proximité de Montréal. Dans cet article paru récemment, il recommandait plusieurs plans d’eau dont le lac Brodeur. Entre vous et moi, malgré le fait que nous avons eu droit à des conditions exceptionnelles sur le lac Brodeur le week-end dernier, personne dans mon groupe n’y a capturé une mouchetée d’un kilo. Mon copain Charles a eu la chance de prendre une belle mouchetée de 2 livres, de mon côté j’ai pris deux mouchetées qui faisaient près d’une livre et demi.

Pour revenir à « la game », quelle est la recette secrète de ce chroniqueur? Il obtient d’aussi bons résultats par le travail, un focus sur les « détails environnants », il utilise bien entendu sa vaste expérience et ses connaissances techniques afin de prendre « des mouchetées de plus de 1KG assez régulièrement à moins de trois heures de route des grands centres ». Dieu que j’aimerais avoir la chance d’obtenir une formation de ce maître pêcheur… Entre-vous et moi, vous l’aurez tous deviné par mon ton, j’ai pris son article comme une attaque personnelle! J’ai pêché le lac Brodeur des dizaines de fois sans arriver à être dans « la game ». Est-ce à dire que je n’ai pas « vraiment travaillé pour prendre » des trophées lors de toutes mes sorties? En fait, j’estime que cet auteur pousse un peu pas mal lorsqu’il parle des possibilités de pêche offertes par les réserves fauniques à proximité de Montréal. Je ne peux que me demander combien son employeur à toucher d’argent pour cette belle promotion déguisée offerte à la SÉPAQ.

De mon côté, je suis aussi un fervent amateur des réserves fauniques. J’adore pêcher dans la réserve Mastigouche tout particulièrement. Mais je n’écrirai jamais qu’on peut y capturer « assez régulièrement » des truites d’un kilo ou y pêcher des truites de une livre en moyenne comme je l’avais lu l’année dernière dans un article publié dans un autre magazine… De mon côté, personne ne me paie pour voir la vie avec des lunettes roses. Je paie la totalité de mes frais de séjour et je n’ai pas à camoufler une opération de marketing dans un de mes articles.

J’ouvre une parenthèse pour me défouler un peu sur le dos des chroniqueurs de pêche « professionnels ». Je parle de ceux qui sont payés en argent, par chèque ou en comptant, ou par un système de troc du style : un bon article contre un voyage de pêche sur le bras dans une destination loin de chez vous. Il y a aussi ceux qui sont payés par des fabricants pour représenter différents produits qui font leur promotion sans s’en rendre compte dans leur article… Qu’est-ce qui me distingue de ces « professionnels » à part mon inexpérience et le fait que je ne suis jamais dans « la game » me suis-je demandé? Vous le savez déjà, je suis bénévole et j’assume 100% de mes frais… Mais cela va plus loin, de mon côté je n'ai jamais eu la chance d’accéder à un excellent lac alors « qu'il n'avait pas été réservé par le public » ce jour-là... C’est que voyez-vous, je fais partie du public! Je n'ai jamais eu la chance non plus d'être invité par le directeur d'une réserve faunique afin de profiter d'une passe gratuite pour pêcher un lac qui n'est pas encore ouvert au commun des mortels. Je n'ai jamais eu la chance de passer devant tous le monde et de pêcher sur un lac très populaire comme le lac au Sorcier par exemple. J'ai essayé des dizaines de fois de mettre la main sur ce lac sans succès lors des réservations téléphoniques 48 heures à l'avance. C'est facile de recommander d'aller pêcher sur le lac Sorcier, mais pour le vrai monde, c'est autre chose d'avoir la chance d'obtenir un droit de pêche sur ce plan d'eau très en demande.

Les chroniqueurs professionnels tirent souvent avantage de leur position. En 2005, le lac Arvisais a été rendu accessible à quelques chroniqueurs triés sur le volet avant que les villégiateurs puissent avoir la chance d’y pêcher. Ce lac avait été ensemencé puis on l’avait fermé quelque temps afin que les truites mouchetées prennent un peu de poids. Pas étonnant que la pêche y fût bonne. Malheureusement, nos chroniqueurs de pêche professionnels soulignent rarement le contexte dans lequel ils ont réussi à faire de si belles pêches dans nos réserves fauniques. Combien de fois ai-je vu un chroniqueur invité par le directeur de la réserve Mastigouche se rendre pêcher sur le lac Sorcier depuis 2005? L’ancien chroniqueur du Journal de Montréal a pu s’y rendre, Jean Pagé de RDS y est allé deux fois … Ils sont très chanceux mais ont-ils mentionné que les chances d’accéder à ce magnifique plan d’eau sont pratiquement nulles pour les véritables pêcheurs? Cinq chaloupes sont disponibles sur le lac Sorcier, deux pour les réservations téléphoniques 48 heures à l’avance. Trois autres chaloupes sont disponibles pour le tirage au sort qui a lieu chaque matin aux accueils Bouteille, Catherine et Pins Rouges. Le lac Sorcier va ouvrir le 23 juin 2007. Si la chance est de votre côté, vous aurez autant de chance que moi de mettre la main dessus!

Veuillez me pardonner cette parenthèse et revenons à « la game »… Quel est le concept? Et bien selon ce chroniqueur si l'on veut prendre des truites d’un kilo « assez régulièrement » on doit évidemment choisir un bon lac, les bonnes techniques de pêche mais aussi y mettre l'effort nécessaire… L'un des lacs recommandés par ce monsieur, le lac de la Pyrole offrait en 2006 des captures d'un poids moyen de 0,950 kg. C'est excellent évidemment, mais la moyenne de prise y était de 0,17 poisson/pêcheur selon les statistiques de pêche compilées par la réserve faunique Mastigouche. En 2007 ce lac est disponible uniquement sur demande dans le secteur Violon. 5 jours de pêche étaient donc nécessaires pour prendre une truite d'un kilo en 2006. J'imagine qu’un grand nombre de pêcheurs incompétents se sont rendus sur ce lac et on fait baisser les statistiques...

Revenons à mes expériences personnelles, qu'est-ce qu'une dizaine d'années de fréquentations de la Mastigouche m’ont appris? Pour arriver à faire votre quota de sept truites mouchetées sur un lac comme le Brodeur, où vous pouvez capturer des mouchetées de plus d’une demi-livre en moyenne, vous aurez besoin de connaître l’ABC de la pêche et d’avoir un peu de chance dans le choix de vos dates de séjour. C’est vrai qu’un pêcheur qui n’a pas de sonar, qui loue un moteur sans savoir si sa vitesse de traîne sera acceptable, qui ne connaît pas la définition d’une « structure », sera fortement désavantagé… Mais de là à dire qu’un pêcheur d’expérience qui applique l’ensemble de ses connaissances aux conditions présentes peut pêcher « assez régulièrement » des truites de plus d’un kilo il y a toute une marge!

Je reviens à mon expérience du week-end dernier, savez-vous ce qui était fantastique sur le lac Brodeur? Malgré le fait que huit chaloupes y étaient disponibles, la pêche étant productive dans plusieurs secteurs du lac, on pouvait quand même jouir d’un minimum de tranquillité. Assez régulièrement dans le passé, un secteur bien précis de ce lac était plus productif et tout le monde tentait d’y faire quelques prises. Le résultat est simple à imaginer, on aurait eu besoin d’un policier pour diriger le trafic dans ce secteur du lac Brodeur!

Pendant le week-end dernier, par miracle les huit embarcations s’étalaient sur plusieurs « structures » : sur les rives, dans des baies peu profondes, sur des pointes de roche, sur des hauts fonds, autour des îles, etc. Le lac Brodeur est riche en structures et on prenait de la belle mouchetée un peu partout. Un jeune pêcheur était bien heureux de partager avec tous le monde au tirage au sort du samedi qu’il avait capturé une mouchetée de plus d’un kilo! Était-il dans « la game » ? A-t-il utilisé une technique particulière? Sa chaloupe était ancrée sur une île, il a pu voir son trophée chassé dans quelques pieds d’eau. La précision de son lancer lui a permis de passer son trophée à l’épuisette…

Pourquoi la pêche était-elle si bonne le week-end dernier vous demandez-vous? Et bien, je n’en sais trop rien. Je ne m’explique pas vraiment pourquoi les truites étaient si actives… Je n’ai que des pistes de solution. Comme je l’ai écrit précédemment, j’ai pêché très souvent sur le lac Brodeur. J’y ai baisé plus souvent qu’à mon tour le cul de la vieille. J’y ai pêché pendant des heures plus d’une fois sans obtenir une seule touche. Lors de plusieurs ouvertures, l’eau était froide, trop probablement, et ni le lac Brodeur (huit chaloupes) ni le lac Shawinigan (5 chaloupes) n’offraient une bonne qualité de pêche. Et bien le week-end dernier, le lac Shawinigan n’était pas très performant, mais le lac Brodeur était en feu! . Les conditions de pêche étaient excellentes samedi : 18 degrés, sans vent et les mouchetées étaient actives dans les secteurs peu profonds malgré le fait que le soleil a été de la partie toute la journée. Et fait important, il n’y avait pas d’insectes piqueurs. Ni moustique, ni mouche noire! L’eau de surface était à dix degrés Celsius, samedi à certains endroits elle à même atteint onze degrés Celsius, juste un peu moins que la température préférentielle de la mouchetée : treize degrés Celsius. Les truites étaient confortables pour ainsi dire partout à la surface de ce grand plan d'eau. Elles devaient simplement être plus nombreuses où la nourriture était présente et il semble que c'était dans les secteurs peu profonds...

Pourquoi les truites étaient-elles si affamées? Le lac au Sable a calé dans la semaine du 7 mai cette année. J’imagine que le lac Brodeur a dû être libre de glace au même moment. La semaine dernière avant notre arrivée, il a tombé un pouce de neige au lac Shawinigan, le gardien Patrick Lemay nous a dit qu’il y avait aussi eu une grosse gelée dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. D’où l’absence d’insectes piqueurs… Samedi comme il ne ventait presque pas, nous avons eu droit à quelques éclosions d’éphémères. Une espèce de mouche de mai était la cible des mouchetées. Un véritable festival aérien a aussi eu lieu tout au long du week-end. Des hirondelles se nourrissaient à la surface de l’eau. Mon copain Charles qui aime bien faire de l’observation des oiseaux estime qu’il s’agissait probablement d’hirondelles du rivage. Je me doutais que ces magnifiques oiseaux se nourrissaient d’insectes qui étaient à la fin de leur cycle aquatique. Je me disais que sous la surface, les truites devaient chasser les mêmes proies que les hirondelles…

Une façon simple d’être dans « la game » le week-end dernier était de pêcher là où il y avait des hirondelles! De mon côté, j’ai choisi d’utiliser un flotteur et un bon vieux ver de terre. Mon partenaire de samedi, un pêcheur très occasionnel, était surpris de ma suggestion d’utiliser un flotteur. Il a constaté très rapidement que cette technique était efficace et agréable. Nous avons jeté l’ancre dans un secteur où les hirondelles virevoltaient au-dessus d’un haut fond. Une fois que mon flotteur Thill River Master a été à l’eau, j’ai essayé de montrer à Raymond comment monter un deuxième flotteur que j’avais sorti de mon coffre pour lui. Je n’ai même pas eu le temps de lui expliquer qu’il fallait mettre des petits plombs fendus pour « balancer » le flotteur. Une belle truite d’une livre avait entraîné mon montage sous notre chaloupe. Heureusement, elle s’était ferrée toute seule. La pêche au ver avec un flotteur est souvent mortelle pour les truites. Elles avalent le lombric très profondément. La remise à l’eau est généralement impossible si le pêcheur est consciencieux et s’il se soucie de remettre à l’eau ses prises uniquement s’il a l’assurance qu’elles auront une forte chance de survivre.

Être dans « la game » avec cette technique est relié à plusieurs facteurs. Le pêcheur doit s’assurer que le ver de terre descende à la profondeur voulue en ajustant la position du flotteur à l’aide des anneaux de silicone. On doit aussi positionner un plomb fendu près de l’hameçon pour que le ver descende vers le fond. Enfin, le choix du secteur où l’on pêche avec cette technique est primordial. Le week-end dernier, un haut-fond où la profondeur variait entre six et huit pieds était particulièrement productif. Des copains qui pêchaient eux aussi sur le lac Brodeur sont passés nous voir pour savoir si la pêche était meilleure pour nous que pour eux. Elle était vraiment meilleure pour nous grâce à l’usage des flotteurs et à la position où nous pratiquions cette technique. Un de nos copains dans la deuxième chaloupe a lui aussi mis un flotteur au bout de sa ligne. Il s’est ancré à moins de 50 mètres de nous. Mais il a fait patate! Aucune touche. Même technique, même lac, 50 mètres nous séparaient, mais de son côté comme il n’avait pas de sonar, il pêchait dans plus de 30 pieds d’eau sans le savoir…

Être dans « la game » pour moi c’est de savoir comment arriver à capturer des truites avec régularité en adaptant notre technique aux conditions du moment. J’ai compris une partie du principe samedi dernier, mais assurément juste la base, puisque notre quota de 14 mouchetées faisait à peine 4,7 kilos pour une moyenne de prises de 335 grammes. Aucune de nos prises ne faisait un kilo! Deux de nos copains sont revenus du lac Thibert avec un beau quota de 14 truites. Ils étaient triomphants et ils avaient l’assurance d’avoir fait la pêche de la journée. Raymond les a ramenés sur terre en les informant sur notre pêche. De mon côté, j’ai servi de guide à Sylvain sur le lac Brodeur pendant qu’Alain préférait relaxer au chalet. Sylvain a réussi à compléter son quota. C'est vrai que pour prendre des truites il vaut mieux avoir une ligne à l'eau qu'un verre à la main assis sur la véranda du chalet. Surtout si on ne peut pas pêcher au flotteur sur le lac en face du chalet!

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Lors du tirage de samedi, nous avons eu la chance de sortir premiers. Deux de mes copains sont donc allés dimanche au lac aux Chantiers. Pêche normale pour ce magnifique plan d'eau: 10 truites pour 3,5 kilos. Raymond m’a raconté avec plaisir qu’il avait capturé quelques truites avec un flotteur. Il m’a aussi expliqué, qu’à une occasion le flotteur est rentré directement sous l’eau. Une truite à gober son ver avant que le flotteur touche à la surface du lac aux Chantiers! Mes copains n’avaient qu’un quota de 10 truites parce que 4 belles prises du samedi avaient été congelées pour être ramenées à la maison. Charles et moi avons de notre côté fait une superbe pêche sur le lac Brodeur. Plusieurs de nos prises faisaient plus de une livre.

Le tirage au sort de dimanche soir s’est déroulé dans la bonne humeur. Plusieurs groupes de pêcheurs avaient eu du succès. Le groupe de joyeux lurons du camp #1 qui peut accueillir 12 personnes nous a raconté une anecdote intéressante. Deux de leurs copains étaient partis à l’autre bout du lac Shawinigan, qui fait bien six kilomètres de long. Une fois sur place leur moteur à essence a rendu l’âme. Rapidement leur moteur à batterie est lui aussi tombé au combat. Il ne leur restait plus qu’à ramer. Heureusement, ils avaient le vent dans le dos pour revenir au chalet. Une fois rendu à proximité de la baie où les chalets sont situés, ils ont vu leurs copains qui relaxaient sur la terrasse se précipiter pour leur venir en aide se disaient-ils… Erreur, leurs amis avaient courus vers le chalet pour aller chercher leur caméra afin de prendre quelques clichés de leur mésaventure! Ces deux pêcheurs ont eu droit à une belle petite heure d’exercice soutenu…

Lundi, les pêcheurs qui formaient notre groupe, avaient droit à une seule truite par personne malgré le fait que nous avions mangé de la truite à tous les repas à partir de samedi midi. Nous avons même accompagné notre bacon par des filets de mouchetées au déjeuner de dimanche et lundi. Nous avons eu beaucoup de chance au tirage au sort de dimanche. Notre groupe est sorti troisième et cinquième. Nous avons laissé passer deux fois le lac aux Chantiers. Une première dans toutes mes sorties au lac Shawinigan. Les routes étaient trop mauvaises et nos quotas trop petits pour s’aventurer là-bas. Et en plus, le Brodeur offrait une meilleure qualité de pêche! ! Je suis donc allé pêcher pour la troisième fois sur le lac Brodeur.

Avec chacun une truite à prendre, nous avons décidé de pêcher avec des devons. Lors d’une passe de traîne sur un haut fond, nous avons capturé un doublé de mouchetées avec des poissons-nageurs! Mon copain Charles a eu du succès avec un Yo-Zuri Aile Goby d’à peine 2 pouces de long. De mon côté j’utilisais un devon fait à la main par Yvon Grisé qui imite le Ventre rouge du Nord : un mené présent dans plusieurs lacs de la réserve Mastigouche. L’Aile Goby a donné de belles prises à Charles tout au long du week-end. Fait intéressant, ce petit devon vibre suffisamment pour qu’on le sente bien travailler avec de la Fire Line, une superligne dont la caractéristique principale est l’élongation pratiquement nulle. C’est important dans un lac où, trop souvent, de la végétation s’accroche à nos leurres et les rend inintéressants pour la truite mouchetée. Le lac Brodeur est rempli de végétation, plus la saison avance, plus la végétation devient un problème. C’est pourquoi je pêche souvent avec des leurres dont je connais bien l’action comme la cuillère Lake Clear Wabbler. Lorsque des brins d’herbe entravent son action, je le sais aisément. Le mouvement du scion de ma canne change du tout au tout… Après quelques remises à l’eau, Charles a eu la chance de pincer une magnifique truite de deux livres. La plus belle prise du week-end. Il était tout près du kilo, presque dans « la vraie game! »

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De retour vers Montréal, j’avais un sacré problème à résoudre. Quel secteur devrai-je choisir l’année prochaine si je retourne dans la Mastigouche? Le secteur Shawinigan après ce magnifique week-end me semblait pas mal plus intéressant qu’à mon retour du secteur Sable. Beau dilemme à venir. Je vais continuer de lire les chroniqueurs professionnels, les vrais qui sont payés pour nous éclairer de leur lumière. Peut-être qu'ils pourront m'aider à faire de meilleurs choix un jour... En passant, dans la liste de lacs recommandés par le distingué chroniqueur qui est dans « la game » plus souvent qu’à son tour, on retrouve le lac Boisvert, un lac accessible via l’accueil Bouteille de la réserve Mastigouche à la pêche quotidienne. Ce lac est fermé depuis 2006 au public. Ne trouvez-vous pas que cette anecdote est révélatrice du merveilleux travail de journalisme fait par certains de nos chroniqueurs professionnels favoris!


Au plaisir de lire vos commentaires


david.lefrancois@peche-reportage.com


Commentaires

Salut David...

Félicitations pour ce beau reportage...surtout pour un"bénévole".
Le problème avec les chroniqueurs de pêche c'est qu'ils ne sont pas là pour nous parler de la réalité, ils sont là pour nous "vendre" du rêve. Ainsi ils nous parlent très peu ou aucunnement des résultats moyens d'un lac, ils parlent plutôt de LA plus grosse truite pêché sur ce lac....Il faut quand même dire qu'en général les gens aiment le rêve, le phantasme... (moi-même d'ailleurs).

Nous avons eu un superbe séjour dans la Mastigouche. Considérant nos résultats de pêche et surtout la qualité des chalets dans le secteur Shawanigan, cela donne vraiment le goût d'y retourner.

Belles photos... belle truite et surtout beau bonhomme.

Charles

Salut David,

Je suis tomber sur ton blogue par hasard. Excellent travail félicitation!!!

Comme je peux voir tu as eu tout un week-end dans le secteur Shawinigan. J'ai été dans ce secteur 2 fois mais je n'ai jamais pêché le lac Chantiers. Par contre j'ai pêché le Brodeur 5 fois sur une possibilités de 6. Quel beau lac! Il n'y a qu'une seul fois sur ce lac ou je n'ai pu capturer une seule truite. La plupart du temps j'y ai fait de belles pêches. Une seul fois j'ai été dans la "game" avec une truite 1 kilo exactement.;)

Ce week-end j'étais dans le secteur lac aux sables et la pêche fut excellente également. C'est la 2e année que je vais dans ce secteur au mois de mai, faute de place dans le Shawinigan et je ne suis pas déçu. De plus, comme tu le sais, cette année 2 lac était encore inaccesible en raison des mauvais chemins. Le lac Traverse et le lac Tremble nous furent offerts en remplacement et les 2 se révélèrent excellents.

J'ai eu la chance lors de mon séjour de pêcher le Marcel et le Doré. De la chance tu dis? En effet.

2 membres de notre groupe on eu encore plus de chance en se mesurant a l'Orignal. Résultats: 14 truites pour 5,8 kilos de poissons. Aucune truite de 1 kilo par contre. Il ne devait pas être sur la liste de ton chroniqueur je suppose, lol.

Personnellement pour répondre a ta question a savoir quelle lac tu devrais prendre a l'ouverture, je répondrais Shawinigan. Comme tu mentionne dans le secteur lac aux Sables, le facteur chance semble être trop important. C'est juste mon opinion.

Qui sais on aura peut-être la chance de pêcher le même secteur l'an prochain. Si c'est le cas, je te paye une broue.

Allez a plus

Bonjour Charles et Fisherman friend

Merci d'avoir pris le temps d'écrire des commentaires.

Au plaisir de se voir en forêt un de ses quatres...

Salut

David

salut.d'apres moi moi avec une truite a prendre chacun,vous n'aviez plus le droit de faire de la remise a l'eau,c'est a partir de la 6 truite et non de la 7.moi j'arrive du ouabiti et c'est ce que le gardien nous a expliqué,informe-toi car d'apres moi vous etiez dans l'ilegalité

Bonjour M. Leblanc

Merci d'avoir pris le temps d'écrire un commentaire sur mon blogue.

Concernant la remise à l'eau, je ne suis pas de votre avis. La limite de prise et de possession est de 7 ombles de fontaines dans la réserve Mastigouche. Nous avions dans le cas que vous mentionnez, conservé 6 ombles chacun lors de nos pêches du samedi et du dimanche. Le lundi, nous avions donc droit de capturer une seule truite dans le but de la conserver. Chaque fois que nous capturions une première prise ce matin là, nous avions notre quota de 7 truites. Mais nous avons remis à l'eau quelques truites, 2 ou 3 peut-être. Peu importe. Dans mon esprit la loi sur le quota de prise et de possession ne tient pas compte des remises à l'eau. Nous étions donc en loi. Si un agent de la faune fréquente mon blogue, je l'invite à nous donner son point de vue...

Voici un extrait des règlements que j'ai trouvé sur le site web de la FAPAQ: "La limite quotidienne de prise comprend les poissons pris et gardés. Les poissons remis à l’eau ne comptent pas dans la limite de prise. "

source: http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/enligne/faune/reglementation-peche/regles-generales/limites-prises-possession-taille.asp

Merci encore pour votre commentaire.

David Lefrançois
Montréal

J'ai acheté 2 flotteurs Thill (orange et noir, en forme de goutte d'eau, avec 2 bouts en tuyau; il y a aussi un petit ring en rubber et un plus gros en métal).

Je n'ai vraiment aucune idée comment je dois passer ma ligne dans ce genre de flotteur.

Est-ce que vous avez des instructions ou une image qui montre comment le faire?

Merci!

Salut Martin

Voiçi une bonne source pour des conseils sur l'utilisation des produits Thill, malheureusement c'est en anglais mais les schémas parlent par eux-mêmes...

http://lindylittlejoe.com/fishing_tips/ima...illtipsbook.pdf

Salut

David

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