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février 27, 2008

Claude Roy est toujours actionnaire de Techni-Pêche

Revue de presse

L'ancien animateur de Rendez-vous Chasse et Pêche, le député de l'ADQ Claude Roy, est toujours actionnaire de la compagnie de production Techni-Pêche qui produit cette émission. Où est le problème me direz-vous? Et bien la compagnie Techni-Pêche a un contrat de promotion avec la SÉPAQ et M. Claude Roy est critique en matière de Faune et Parcs nationaux pour l'ADQ. L'ancien animateur se retrouve dans une position délicate selon un reportage de Radio-Canada diffusé aujourd'hui.

Pour en savoir plus: lien vers la nouvelle de la SRC


février 23, 2008

La SÉPAQ m'aide à passer à travers de l'hiver!

SÉPAQ - Éthique des chroniqueurs - Information versus publicité - Pollution par le bruit - Génératrice - Coup de gueule

Bonjour à tous

Le pire moment de l'année pour un pêcheur en eau libre est arrivé. Le mois de mars se pointera le nez la semaine prochaine. L'amoncellement de neige qui recouvre le Québec frise des records et le thermomètre atteint régulièrement le moins 15 degrés Celsius. C'est le moment de l'année que les marchands, ceux qui exploitent notre passion pour la chasse et la pêche, ont ciblé pour nous inviter, à nos frais bien entendu, à toutes sortes de salons, de soirées de films et de formations en tous genres. Nous sommes en manque, ils le savent et ils en tirent profit. De mon côté, je préfère rester tranquille chez moi à planifier ma prochaine saison de pêche. Au lieu de gaspiller mon argent sur le prix d'entrée d'une foire commerciale, je préfère l'investir sur des sorties de pêche à la journée dans ma réserve favorite. Et à ce sujet, j'aimerais vous parler de ma relation d'amour-haine avec la SÉPAQ!

Chaque matin je navigue sur internet entre 8 h 29 et 8 h 31 afin d'essayer de réserver une sortie de pêche à la journée dans la Mastigouche quatre mois plus tard. En ce moment, on peut louer un lac à la journée pour le week-end de la Saint-Jean. La procédure prend moins d'une minute. Un retard d'une fraction de seconde et vos chances d'obtenir un lac vedette se sont envolées. J'ai eu plus ou moins de succès avec le nouveau système de réservation par internet. Tout de même, j'ai réussi à mettre la main sur deux ou trois bons lacs le printemps prochain. Je n'ai jamais obtenu les meilleurs lacs disponibles. J'espère avoir la chance de faire quelques belles pêches et de vous en parler le printemps prochain. D'ailleurs, ce petit moment de la journée pendant lequel je tente ma chance avec le nouveau système de réservation de la SÉPAQ me permet de me rappeler que les lacs vont caller dans quelques mois et que les truites mouchetées finiront bien par « marsouiner » à la recherche d'insectes aquatiques en surface. Je vois déjà ma bouée prendre le bord du fond du lac! Ce nouveau système de réservation m'aura permis de passer une minute avec un petit sourire aux lèvres quelques fois cet hiver. Quand vous obtenez la chance de compléter une réservation sur un lac intéressant, vous oubliez le prix à payer et vous souriez avec la certitude que vous passerez éventuellement de bons moments avec votre blonde ou un copain sur l'eau. La SÉPAQ aussi en mettant en place ce nouveau système de réservation savait que nous étions en manque...

Parlant de la SÉPAQ, je n'ai toujours pas reçu de réponse de M. David Hamel, l'un des porte-parole en ce qui a trait au nouveau système de réservation 4 mois à l'avance, pour la pêche à la journée. Récemment, j'ai vécu quelques problèmes avec le site internet de la SÉPAQ. Une de mes tentatives de réservation s'est perdue dans le cyberespace. J'ai voulu en savoir un peu plus. Sans résultat. La SÉPAQ et moi on ne fait pas bon ménage. Pourtant, je fréquente les établissements de cette société d'État assidûment. J'en parle de long à large sur mon blogue. Inévitablement je fais de la promotion pour eux, même si dans mes chroniques j'essaie surtout de faire du journalisme citoyen. Je ne sais pas pourquoi, mais très souvent à la SÉPAQ, on ne répond pas à mes courriels?

Autre exemple, j'attends des nouvelles de M. Daniel Leboeuf depuis presque un an concernant la pollution par le bruit dans le réseau de la SÉPAQ. Vous connaissez tous M. Leboeuf si vous regardez les « shows » de pêche à la télé. C'est le porte-parole officiel de la SÉPAQ. On le voit régulièrement vanter les destinations offertes par son employeur dans des chroniques sur RDS, TQS et VOX. On le voit aussi très souvent sur le terrain en pleine action nous parler, avec une belle prise à la main, des fantastiques forfaits offerts par la SÉPAQ. Il passe très bien à la TV ce monsieur. Il semble fort sympathique. Alors pourquoi donc refuse-t-il de répondre à mes courriels?

Les rares internautes qui me lisent depuis longtemps savent que j'ai vécu de mauvaises expériences avec des pêcheurs qui utilisent des génératrices dans les réserves fauniques. D'ailleurs, je vous prépare un long reportage là-dessus pour www.peche-reportage.com. M. Leboeuf a prétendu dans un courriel qu'il m'a envoyé le 22 février 2007 que « Suite à votre message téléphonique concernant la réglementation sur les génératrices dans les réserves fauniques, je dois vous spécifier d'emblée qu'elles sont interdites partout. Le règlement est bien clair et sans équivoque. Il sera d'ailleurs inscrit dans tous les guides de séjour que nous faisons parvenir à la clientèle lors d'une réservation. » J'ai même fait un fou de moi en publiant ce scoop sur mon blogue!

Que voulez-vous je me suis fier à ma source. On parle tout de même du Directeur des communications et des relations publiques de la SÉPAQ. Le jour même où j'ai reçu son courriel, j'ai demandé des précisions à M. Leboeuf sur ce prétendu règlement qui interdit les génératrices. Le 22 janvier 2008, j'ai récidivé et j'ai de nouveau tenté d'avoir des commentaires de M. Leboeuf sans succès. Je me demande ce qu'un véritable chroniqueur de pêche ferait à ma place? Est-ce que je dois oublier les courriels et plutôt envoyer mes demandes d'information par courrier recommandé afin d'obtenir un jour une réponse de sa part selon vous? Évidemment dans mes recherches j'ai appris que les génératrices sont tolérées, voire même encadrées, à bien des endroits gérés par la SÉPAQ. J'ai aussi appris que plusieurs clients de la SÉPAQ se plaignent non seulement du bruit causé par les génératrices, mais aussi par les VTT et le transport du bois. Si la question de la pollution sonore vous intéresse, ne manquez pas la prochaine mise à jour de www.peche-reportage.com.

Ce n'est pas simple de mettre la main sur de l'information fiable de nos jours. Cette semaine j'ai téléphoné à une autre société d'État pour obtenir des détails sur un sujet sur lequel je fais des recherches. L'employée qui m'a rappelé semblait très craintive de parler à un journaliste. Elle m'a dit plus d'une fois qu'elle ne voulait pas se mettre dans le trouble et elle m'a dirigé à l'une de ses supérieures qui est responsable des relations avec les médias. J'avais laissé un message stipulant clairement l'information dont j'avais besoin. Pourquoi m'a-t-elle rappelé si elle avait peur d'éclaircir ma lanterne? L'année dernière la SÉPAQ m'a imposé le même genre de processus au sujet de ma demande d'information sur la pollution par le bruit, on m'a adressé à M. Leboeuf , mais ce dernier ne répond pas à mes courriels. Que dois-je faire selon vous pour arriver à vous informer convenablement alors que des employés du secteur public refusent de me donner des renseignements?

Peut-être que si je débutais par cesser de critiquer cette société d'État, dont les forfaits de pêche m'attirent tant, j'aurais une chance d'avoir un peu plus de collaboration de leur part? Peut-être que je devrais me recycler en relations publiques. Ça semble être une belle job. On peut pêcher avec des chroniqueurs de pêche sur les meilleurs lacs offerts dans le réseau de la SÉPAQ au Québec. Évidemment, on n’a pas besoin de participer à aucun tirage au sort. On a encore moins besoin de se mettre sur le téléphone ou l'internet à 8 h 30 pile chaque matin pendant la majeure partie de l'hiver pour espérer avoir la chance de pêcher sur le lac Sorcier par exemple... On a juste à donner un contrat à une compagnie de production de vidéo. On s'arrange pour que notre employeur, une société d'État, paie pour que des équipes de télévision viennent faire un tour dans de belles “destinations pêche” avec nous. Évidemment dans “les reportages” en onde, personne ne mentionnera le fait que la SÉPAQ a payé la compagnie de production pour qu'elle montre des images d'une pêche fantastique. Si la pêche n'a pas donné les images escomptées dans le secteur où nous étions, et bien on peut demander au directeur de l'endroit de nous offrir un lac qui n'a pas encore été pêché cette année-là! Ça semble vraiment cool d'être PR!

Il y a des jours où j'aimerais bien être dans la peau du patron des relationnistes de la SÉPAQ. Je n'aurais qu'à donner un coup de fil à l'un de mes collègues, disons le directeur d'une réserve faunique pour lui dire qu'on va faire une belle promotion de sa réserve dans le prochain annuel de pêche à la mouche par exemple. Et les portes s'ouvriraient toutes seules! Imaginez, ils sont payés pour pêcher dans les meilleurs lacs de la SÉPAQ et nous faire croire que tous le monde peut faire d'aussi belle pêche qu'eux... Un emploi d'enfer si vous n'avez pas de problème de conscience avec le droit du public à l'information et si pour vous la publicité déguisée en reportage est la meilleure façon de faire la promotion des produits offerts par une société d'État.

Vous vous dites que je bitche et que je raconte n'importe quoi parce que je suis frustré. Et bien vous seriez surpris. Oui je suis frustré parce qu'il fait froid en ta ces temps-ci et que je dois porter des combines d'expédition pour avoir le moindre plaisir à marcher dehors. Les trottoirs sont glacés. Ma première sortie sur l'eau est encore loin et je commence à trouver l'hiver long. Mais je n'écris pas n'importe quoi pour autant. Mes frustrations je les passe aussi en écrivant des faits qui ne feront pas plaisirs à tout le monde. Faute d'avoir des réponses de M. Leboeuf et de certains de ses collègues, j'ai fini par me dire que je devrais peut-être passer par la loi d'accès à l'information pour obtenir des informations de la SÉPAQ. Et j'ai pris goût à cette façon de faire. J'aime ça recevoir de belles enveloppes brunes de la SÉPAQ avec plein de renseignements! J'ai d'ailleurs obtenu des copies de contrats entre la SÉPAQ et des compagnies de production vidéo spécialisées dans la chasse et la pêche au Québec. On peut lire noir sur blanc dans ces contrats que la SÉPAQ, évidemment, invite à ses frais certaines équipes de tournage. Dans quelques cas, la SÉPAQ assure même les frais de transport aérien des équipes de télévision. Et en plus, la SÉPAQ paie quelques milliers de dollars pour qu'on plogue les destinations offertes dans ces « shows » de chasse et pêche à la télévision!

Je travaille sur un autre reportage qui portera là-dessus avant longtemps. Vous savez je suis un journaliste en herbe et je ne comprends pas la moitié du quart des façons de faire des chroniqueurs de chasse et pêche professionnels. La SÉPAQ m'a envoyé des contrats dont les chiffres étaient censurés. Un oubli de leur part m'a permis de constater que la SÉPAQ avait payé 3000 $ pour la réalisation d'un publireportage. D'où mon approximation. Enfin, la SÉPAQ a refusé de me donner des documents portant sur l'ensemble des forfaits offerts sur le bras à des chroniqueurs professionnels. Je voulais savoir si on faisait le compte de qui avait eu la chance d'aller pêcher où aux frais des contribuables à droite et à gauche dans le réseau de la SÉPAQ. Ces informations pourraient mettre en péril la compétitivité de la SÉPAQ m'a-t-on rétorqué pour expliquer le refus de cette société d'État à me fournir ces données. J'ai fait appel auprès de la Commission d'accès à l'information et j'espère avoir des renseignements à vous offrir là-dessus aussi avant longtemps!

Un vrai journaliste ne mentionnerait jamais les histoires sur lesquelles il travaille. Il aurait bien trop peur d'être scoopé par un autre. Mais dans mon cas je couvre la chasse et la pêche au Québec et comme les véritables journalistes dans ce domaine espèrent tous avoir la chance de pêcher sur le meilleur lac de la réserve Mastigouche ou d'ailleurs avec M. Leboeuf et bien je ne cours aucune chance d'être scoopé. Personne dans ce milieu ne veut se mettre la SÉPAQ à dos! Qui est assez fou pour écrire ce qu'il pense vraiment suite à une sortie dans un parc, une réserve faunique ou une pourvoirie? Qui est assez con pour critiquer les façons de faire de la SÉPAQ?

Imaginez-vous donc que moi je paie tous mes frais de ma poche pour pêcher à la SÉPAQ. Je mentionne régulièrement mes sorties de pêche dans les parcs et les réserves fauniques du Québec sur www.peche-reportage.com. Et qu'est-ce que la SÉPAQ me donne en retour? Rien. Ils n'ont même pas la décence de temps à autre de répondre à mes courriels lorsque j'ai des questions! Coudonc c'est quoi mon problème avec eux selon vous? Peut-être que cette société d'État préférerait contrôler mes questions, en plus de leurs réponses et me payer que je j'écrive qu'ils sont extraordinaires à tous les points de vues? Plus j'y pense et plus j'ai envie de devenir relationniste ou publicitaire. Ça semble tellement plus facile d'avoir de la collaboration de la SÉPAQ dans ce contexte de travail!


David Lefrançois
www.peche-reportage.com

février 10, 2008

Des précisions sur la pêche quotidienne du directeur de la réserve Mastigouche

SÉPAQ - pêche à la journée - réserve faunique Mastigouche

Bonjour à tous

La mise en place du nouveau système de réservation pour la pêche quotidienne a suscité bien des questions. Afin d'avoir plus d'information concernant ma réserve favorite, j'ai envoyé un courriel au directeur de la Mastigouche, M. Mathieu-H Brunet. En moins de 48 heures, j'ai obtenu des réponses à mes questions. M.Brunet m'a confirmé que les tirages au sort aux accueils de la réserve Mastigouche sont choses du passé. Il m'a aussi parlé des conditions qui feront en sorte que nous pourrons être remboursés si l'accès à un lac réservé 4 mois à l'avance était impossible.

question de www.peche-reportage.com

La réserve faunique Rouge-Matawin a produit un document intitulé Modalité de Pêche 2008. Dans ce document, disponible sur le site web de la SÉPAQ, nous apprenons que certains lacs seront disponibles « uniquement à la réserve faunique pour la pêche à la journée ». Ces lacs plus difficiles d'accès pourront être réservés une journée à l'avance uniquement à la réserve.

J'aimerais savoir au bénéfice de mes lecteurs si votre administration prévoit produire un tel document pour la saison 2008?

réponse de M. Mathieu-H Brunet, directeur, Réserve faunique Mastigouche

En réponse à votre courriel du 5 février dernier, il est vrai que l’on retrouve dans la réserve faunique Rouge-Matawin certains lacs disponibles seulement à l’accueil. Cette pratique, propre à cette réserve existe à cause de l’éloignement de certains lacs et de la difficulté à s’y rendre (signalisation difficile et état des chemins), ce qui oblige les préposés à l’accueil à donner en personne beaucoup d’explications aux clients désirant se rendre à ces lacs. Si cette offre se retrouvait sur Internet, cela occasionnerait beaucoup de problèmes si les clients ne se présentaient pas à l’accueil ou ne discutaient pas avec les préposés de la réserve faunique. De plus, ces lacs possèdent souvent de très petits quotas, rendant difficile la gestion des réservations 4 mois à l'avance.

Quant à la réserve faunique Mastigouche, nous avons produit un dépliant papier qui s’intitule Guide de séjour de pêche, qui est distribué aux chefs de groupes lors d’une réservation de pêche. Étant donné que nous n’offrons pas de produit semblable à ce que vous décrivez de la réserve faunique Rouge-Matawin, nous n’avons pas produit de document tel que celui que vous avez retrouvé sur leur site Internet. Nous nous référons à la brochure des modalités générales de pêche quotidienne, que vous retrouvez à l’adresse suivante : http://www.sepaq.com/Fr/Pages/RESTXT/ModalitesPecheJour.cfm

Questions de www.peche-reportage.com

Avez-vous l'intention d'offrir certains plans d'eau uniquement via vos accueils? Les tirages au sort le jour même aux accueils sont-ils chose du passé?

réponse de M. Mathieu-H Brunet, directeur, Réserve faunique Mastigouche

Tous les plans d’eau identifiés dans la réserve faunique Mastigouche pour la pêche quotidienne ont été mis à l’offre 4 mois d’avance, via Internet ou le téléphone. Il n’y a plus aucun lac disponible uniquement au comptoir, donc plus de tirage au sort le matin aux accueils. Les lacs restants pourront être réservés le jour même de la pêche via le téléphone, Internet ou aux postes d’accueils.

question de www.peche-reportage.com

L'année dernière dans le secteur Sable, des lacs normalement disponibles à l'ouverture ont dû être remplacés faute d'accès par la route. J'ai réservé deux lacs disponibles à la journée via le service des ventes et des réservations dans la Mastigouche en mai 2008. Que se passera-t-il si les chemins d'accès sont impraticables suite à un printemps tardif, un coup d'eau, etc. ?

réponse de M. Mathieu-H Brunet, directeur, Réserve faunique Mastigouche

Quant à l’accès aux lacs en début de saison, sachez que le plan de pêche a été fait en fonction que les lacs disponibles dès le 9 mai sont, dans la mesure du possible, plus facilement accessible. Et pour répondre à votre question, si nous venions à savoir d’avance que l’accès à un lac est impossible (pour une raison donnée), nous allons communiquer avec les clients pour évaluer les solutions envisageables et si par un malheureux hasard un événement soudain et en dehors de notre contrôle survenait durant la nuit vous empêchant d’avoir accès à un lac et que nous ne soyons pas en mesure de communiquer avec vous avant votre séjour, vous seriez nécessairement remboursé. Sachez aussi que nous avons prévu un déneigement hâtif du réseau routier tôt au printemps 2008 afin de lui permettre de mieux sécher et ainsi prévenir les inconvénients liés à la fonte printanière des neiges.

-30-

Je tiens à remercier M. Brunet de sa collaboration avec www.peche-reportage.com.

Au plaisir de vous lire

david.lefrancois@peche-reportage.com

février 09, 2008

Un film à voir pour qui s'intéresse de près ou de loin à l'environnement.

Le Doigt dans l'oeil

Le cinéma Ex-Centris nous présente jusqu'au 14 février 2008 un très bon documentaire portant sur la saga de l'île René Levasseur. Cette île créée par la mise en eau du barrage de Manic V a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années. Une compagnie souhaite y exploiter la forêt, d'autres tentent d'y trouver des filons miniers, les Innus de Betsiamites de leur côté veulent faire reconnaître leurs droits sur ce territoire ancestral où peu d'entre eux n’ont jamais mis les pieds et certains groupes écologistes espèrent quant à eux qu'on sauvegarde intégralement l'écosystème de l'île en lui octroyant le statut d'aire protégée.

L'essentiel de ce documentaire est dans le dévoilement à l'écran de ces luttes intestines entre des groupes dont les intérêts semblent au départ diamétralement opposés. Quel rapport avec la pêche me direz-vous? Et bien pour ma part je préfère pêcher dans un parc national où par exemple l'exploitation minière et forestière est interdite. Pêcher dans un territoire libre dont l'intégrité écologique n'a pas été altérée est un tour de force au Québec. Certains lacs et rivières de l'île René-Levasseur offrent encore aujourd'hui cette possibilité.

On peut voir dans le documentaire L'Oeil du Québec que l'exploitation forestière et la prospection minière ont déjà fait des dégâts majeurs. Évidemment, on peut aussi constater que les rives de ce réservoir de tête d'Hydro-Québec sont massacrées par le marnage. Quelques très « beaux » plans sous-marins nous montrent aussi à quoi ressemble une forêt submergée. Pas étonnant que les pêcheurs qui fréquentent le réservoir Manicouagan y perdent fréquemment des leurres. Ces activités industrielles y laisseront des traces que nos petits enfants pourront encore constater de leurs propres yeux.

Le documentaire un doigt dans l'Oeil nous montre que les intérêts des pêcheurs et des chasseurs du Québec ne tiennent pas lourd dans « la guerre » qui a toujours lieu sur l'île René-Levasseur. Un exemple, pour un pêcheur la création d'une aire protégée diminue son champ d'action. Ainsi, la réserve écologique Louis-Babel, située sur l'île René-Levasseur, que certains groupes environnementalistes ont réussi à faire agrandir suite à leurs revendications, n'est pas accessible pour qui que ce soit sans une autorisation spéciale du gouvernement du Québec. On ne peut pas y pêcher, y camper ou y faire un feu. En fait, on ne peut même pas y mettre les pieds à moins de vouloir y faire des recherches scientifiques! D’un autre côté, qui prend plaisirs à pêcher sur un lac dont le bassin versant vient d'être coupé à blanc? On peut voir dans le film Un doit dans l'oeil des écologistes qui mettent beaucoup d'effort à faire reconnaître certaines portions de l'île René-Levasseur comme écosystème forestier exceptionnel. Les territoires classés EFE demeurent accessibles à la population et les prélévements fauniques y sont autorisés...

D'içi quelques années, le gouvernement du Québec compte protéger 8 % de son territoire. Différentes formes de protection seront appliquées. Les pêcheurs gagneront à savoir faire la différence entre un écosystème forestier exceptionnel, un parc national et une réserve écologique. Votre vote dans les années à venir devra tenir compte des types de projets de conservation proposés par nos partis politiques. Entre la coupe de bois sauvage, l'exploitation minière et la protection intégrale du territoire, il existe bien des avenues.

On peut voir dans ce premier documentaire du réalisateur Julien Fréchette que la protection du territoire n'est pas chose facile. Les écologistes de la coalition SOS Levasseur ont réussi à se tenir debout devant les lobbys industriels afin de protéger une plus grande partie de cette île. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. On apprend dans ce documentaire que la loi sur les Mines a des dents. Les investissements en exploration des compagnies minières sont bien protégés dans notre système légal. Un retraité du Ministère de L'Environnement du Québec nous précise que la protection d'un territoire où il existe des claims miniers est pratiquement impossible. Et les claims miniers sont nombreux sur l'île René-Levasseur selon une infographie que nous présente le cinéaste.

Faire ce genre de documentaire dans le monde d'aujourd'hui est un tour de force. Le narrateur nous précise par exemple qu'en plein tournage la compagnie Kruger qui possède le contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) qui inclut une grande partie de l'île a mis fin à sa collaboration avec l'équipe de tournage. On doutait de l'objectivité de l'auteur semble-t-il.

Le réalisateur qui était sur place hier pour la première de son film m'a aussi précisé que ce n'était pas un hasard s'il avait interviewé un retraité du Ministère de l'Environnement du Québec, c'est qu'il peut parler avec les coudées franches. Il m'a aussi appris que les coupes étaient interrompues pour le moment par Kruger suite à la fermeture de ses scieries sur la Côte-Nord pour une période indéfinie. Le gouvernement du Québec pourrait même récupérer son CAAF si la fermeture d'usine persiste à cause de la crise dans l'industrie forestière. Dans le monde d'aujourd'hui ou l'information spectacle prends de plus en plus de place, la présentation de ce documentaire mérite d'être appuyée. C'est pourquoi je vous invite à passer voir ce film à l'Ex-Centris même s'il sera diffusé dans quelques semaines sur Télé-Québec.

Au plaisir de vous lire

david.lefrancois@peche-reportage.com

février 08, 2008

Un mois de test avec le système de réservation de la SÉPAQ

Coup de gueule – SÉPAQ – Pêche à la journée – Réservation 4 mois à l'avance

Plus ça change, plus c’est pareil. Le facteur chance est toujours le plus important dans vos tentatives pour réserver une journée de pêche quotidienne avec la SÉPAQ. Je teste le nouveau système depuis sa mise en place le 9 janvier 2008 et j’ai eu ma grande part de frustration. Le sommet je l’ai atteint ce matin. Évidemment si vous êtes prêts à pêcher n’importe quand sur un plan d’eau vous offrant de la truitelle, vous n’aurez aucun problème à vous dénicher un lac. Mais si vous voulez taquiner de la belle truite de 250 g et plus un jour de week-end et bien touchez du bois et mettez la main sur vos pattes de lapin!

Vous le savez déjà, on doit maintenant réserver une journée de pêche quotidienne 4 mois d’avance. Aujourd’hui, vendredi le 8 février 2008, on peut réserver pour le dimanche 8 juin 2008. Deux options s’offrent à nous : le téléphone ou l’Internet. L’heure d’ouverture du système de réservation de la SÉPAQ est 8 h 30. À 8 h 30 min 15 s, les « lacs vedettes » de la réserve faunique Mastigouche sont tous non disponibles! Ma réserve favorite n’éprouve vraiment pas de problème à vendre ses meilleurs plans d’eau offerts à la pêche à la journée. C’est le moins qu’on peut dire parce que même en semaine, ils partent tous à la vitesse de l’éclair!

Et pour amplifier encore plus le trafic, jeudi dernier de très bons lacs se sont ajoutés à l’offre de la réserve Mastigouche. Les lacs Allard, Cutaway et du Camp par exemple offrent tous une pêche de grande qualité. J’ignore combien de pêcheurs courent après ces lacs vedettes en même temps, mais laisser moi vous dire que vous aurez besoin de l’aide de tous vos porte-bonheur pour mettre la main sur l’un d’eux! Ce matin j’étais fidèle au poste devant mon PC et à 8 h 30 exactement j’ai cliqué sur l’onglet « Vérifier les disponibilités » pour le dimanche 8 juin prochain. L’horloge de mon PC indiquait 8 h 31 lorsque j’ai pu enfin cliquer sur le point vert me donnant accès à la réserve Mastigouche. Une minute à observer le sablier mes amis. Le trafic devait être monstrueux sur le site de la SÉPAQ parce que j’ai eu accès à la liste des plans d’eau 1 bonne minute plus tard! Finalement, j’ai enfin pu cliquer sur le bouton disponible qui venait enfin de s’afficher pour un lac que j’aime bien. Très souvent le site web de la SÉPAQ indique qu’un lac est disponible, mais dans les faits un usager l’a déjà réservé avant vous dans la dernière fraction de seconde… On doit être des centaines de pêcheurs, voir des milliers, à tenter notre chance. J’ai attendu pendant plusieurs minutes que le message indiquant « lac non disponible » ou par miracle que le formulaire pour compléter ma réservation finisse par apparaître. Il y eu un méchant bogue dans le système de réservation ce matin parce qu’à 8 h 37 ma demande s’est perdue dans le cyberespace. Lorsque j’ai réessayé d’accéder à www.sépaq.com, c’était carrément impossible!

Après 3 tentatives infructueuses via Internet je suis passé au Plan B, j’ai tenté ma chance par téléphone. Au bout de 5 minutes d’essai, j’obtiens enfin une ligne à 8 h 43 exactement. Après 9 minutes d’attente, j’entends afin la voix d’une préposée aux réservations au bout du fil. Pendant le temps d’attente, le site web de la SÉPAQ a fini par être de nouveau disponible… « Pouvez-vous me passer votre superviseur S.V.P. », lui ai-je demandé après lui avoir dit bonjour. Je savais bien que tous les lacs intéressants avaient déjà été réservés par les chanceux que la « loterie SÉPAQ » avait favorisés. Dame chance n’étant pas de mon côté, j’avais décidé d’obtenir un peu d’information pour les lecteurs de mon blogue. Le superviseur, M. Hamel, n’était pas disponible avant cet après-midi semble-t-il. La préposée, fort gentille par ailleurs, a donc répondu à mes questions. Le temps d’attente de 9 minutes n’est pas exceptionnel, c’est commun lorsque l’on tente de réserver une journée de pêche quotidienne qui tombera pendant un week-end semble-t-il. « Il y avait 15 lignes en attente » m’a-t-elle dit pour expliquer le délai de réponse. Non, les employés de la SÉPAQ n’utilisent pas Internet eux aussi, leur système à eux n’a pas planté ce matin. Selon elle, la réservation par Internet demeure le meilleur choix, parce que même pour les pêcheurs qui réussissent à obtenir une ligne téléphonique à 8 h 30 pile, le temps que les employés de la SÉPAQ naviguent dans leur système, des internautes ont parfois déjà réservé les meilleurs lacs!

Qui sont ces internautes? Des gars vites sur le piton qui possèdent un très bon accès Internet assurément. Avec un tout nouvel ordinateur monté autour d’un processeur très rapide, et même branché sur une ligne haute vitesse; ce matin je n'ai pas été capable de rentrer dans le site de la SÉPAQ avant 8 h 31!!! Tous les bons lacs étaient partis quand j'ai pu enfin voir la carte du Québec qui affiche les différents parcs et réserves fauniques qui offrent de la pêche à la journée! Les pauvres pêcheurs qui naviguent avec un accès Internet standard ne sont vraiment plus dans la « game ». Avant ils pouvaient au moins essayer par téléphone.

Frustré le gars, mettez-en. Qui ne le serait pas à part les chroniqueurs « professionnels » qui se font inviter par le service des relations publiques de la SÉPAQ? Ces gars-là peuvent pêcher sur les « lacs vedettes » gratuitement aux frais des contribuables sans avoir à se taper ce système de réservation! De toute évidence, ce genre de promotion frappe dans le mille parce le monde ordinaire, les gens comme vous et moi par exemple, doivent utiliser un système informatique qui bogue parce qu’il est trop populaire! J’ai hâte de voir si l’un de ces chroniqueurs « professionnels » aura le courage d’écrire noir sur blanc que le nouveau système de réservation par Internet éprouve parfois de sérieux problèmes. J’en doute parce qu’ils ont tous envie d’avoir la chance d’obtenir une invitation pour aller pêcher avant tous le monde sur l’un des nombreux lacs vedettes offerts dans le réseau de la SÉPAQ en compagnie du directeur des relations publiques ou de l’un des directeurs de l'une de nos magnifiques réserves fauniques! Je ne comprends pas pourquoi, moi on ne m’a jamais invité?

Pourtant si un cadre de la SÉPAQ m'offrait une invitation pour aller sur le lac Sorcier par exemple, je serais prêt à passer le prendre, à lui faire un « shore-lunch » et même à payer mon droit de pêche pour avoir le privilège de lui donnez quelques suggestions pour améliorer leur service à la clientèle... Je suis un bon gars moi aussi, peut-être que je ne suis pas suffisamment docile. Peut-être que je pose trop de questions... En fait si les patrons de la SÉPAQ préfèrent encore inviter les mêmes chroniqueurs de pêche qui écrivent de si beaux papiers sur leur société d'État depuis toujours je comprendrai…

Frustré le gars, oui et pour de bonnes raisons. Je vais envoyer une copie de mes aventures de la journée dans le cyberespace et au téléphone à M. David Hamel du service des ventes et des réservations de la SÉPAQ pour qu’il me donne des explications. Je vous ferai suivre sa réponse sans faute!

février 04, 2008

Des offres pour les employés de la SÉPAQ

Bonjour

Certains pêcheurs craignaient de voir leur saison de pêche 2008 perturbée par une menace de grève des employés de la SÉPAQ. Le SFPQ et la direction de la SÉPAQ ont conclu des ententes de principes la semaine dernière selon un communiqué de presse publié ce matin. La balle est maintenant dans le camp des syndiqués qui voteront d'ici la fin mars 2008 pour accepter ou refuser les offres que leur syndicat à négocier...


communiqué de presse du Syndicat de la fonction publique du Québec

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal