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juillet 21, 2008

Ma première sortie au lac Sorcier a été satisfaisante grâce aux conseils de 2 internautes.

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Après des années d’attente, j’ai enfin pu mettre une ligne à l’eau au fameux lac Sorcier de la réserve faunique Mastigouche vendredi dernier. Nos résultats n’ont pas été fantastiques, mais nous étions vraiment contents d’avoir pu admirer les paysages offerts autour de ce beau grand plan d’eau. Vous pouvez être certains que lorsque la période des réservations de 2009 débutera l’hiver prochain, nous tenterons de refaire une sortie au lac Sorcier. La beauté de l’endroit m’a fait réaliser pourquoi les 5 chaloupes disponibles sur ce lac entre le 21 juin et le 31 juillet partaient aussi rapidement lors des réservations l’hiver dernier. Cette sortie m’a aussi confirmé que la préparation avant une sortie de pêche est vraiment importante. Sans les conseils de Jean McMurray et de Branko Radulovic avec qui j’ai communiqué via le web, nos résultats auraient probablement été nuls. C’est eux qui m’ont conseillé une technique productive et des secteurs que je n’aurais probablement jamais eu le temps de trouver tellement ce lac est grand.

Je savais depuis des mois que j’irais pêcher sur le lac Sorcier puisque maintenant les réservations pour la pêche quotidienne avec la SÉPAQ se font 4 mois à l’avance. J’ai donc posé des questions sur le web lors des dernières semaines. Jean McMurray et Branko Radulovic ont été très généreux de me donner des conseils. M. McMurray préconise la pêche à la ligne morte en profondeur sur le lac Sorcier lorsque l’eau de surface se réchauffe. Il avait aussi conseillé à Branko d’utiliser cette technique. Et Branko m’a refilé en plus quelques secteurs à prioriser. Sur son site web, Branko précise d’ailleurs qu’il a recherché en juillet les zones d’une profondeur de onze mètres. Passez voir son site pour plus de détails sur sa technique et les zones du lac Sorcier qu’ils affectionnent. Branko a aussi mis en ligne quelques vidéos.

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La semaine dernière, comme je l’ai écrit dans ma dernière note, M. McMurray m’a conseillé de pêcher entre 50 et 55 pieds de profondeur. Afin de suivre les conseils de ces deux pêcheurs qui ont fréquenté le lac Sorcier beaucoup plus souvent que moi, j’ai décidé de cibler des profondeurs entre 40 et 55. Nous avons eu le plus de succès sur un plateau situé à une profondeur de 50 pieds. J’utilisais un flotteur coulissant lesté de quelques plombs fendus et appâté d’un bon vieux ver de terre. Mon accompagnateur, un pêcheur fort patient, pêchait avec une cuillère lourde, un avançon d’une vingtaine de pouces et un ver de terre. C’est lui qui a fait la plus belle prise de la journée : une ouananiche de près de 3 livres.

De mon côté, j’ai été surpris de capturer deux belles mouchetées de près d’une livre près du fond à 40 et 50 pieds de profondeur. Ce n’est pas une zone que les pêcheurs de mouchetées exploitent très souvent. Nous avons aussi tenté de pêcher à la traîne, mais sans aucun succès. Le 24 juin dernier, mon beau-frère et mon beau-père ont pêché le lac Sorcier avec un de leur ami qui avait amené un downrigger. Cette technique a bien fonctionné pour lui. Ils pêchait à la traîne entre l’île du Sorcier et la pointe où sont situées les croix. Je possède aussi un downrigger portatif, mais j'estime que son usage me complique trop la vie. On doit toujours garder un oeil sur le sonar et monter ou descendre le leste selon la profondeur du lac. Autre facteur négatif selon moi, la vitesse de traîne recommandée pour la ouananiche est beaucoup plus rapide que celle pour la mouchetéé. En plus, avec un seul downrigger, uniquement un pêcheur aurait pu avoir un appât dans la zone payante. L’usage de l’ancre et la technique de la ligne morte sont beaucoup plus simples et tous les pêcheurs dans la chaloupe peuvent avoir du succès.

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Nous avons pu arriver tôt sur le lac Sorcier vendredi dernier parce que jeudi matin j’ai réussi à réserver à la dernière minute un chalet de 6 personnes en baisse de capacité pour mon accompagnateur et moi dans le secteur Violon où je n’avais jamais mis les pieds. Nous sommes partis de Montréal vers 18 h jeudi soir. Après avoir fait un petit marché à Saint-Charles-de-Mandeville, nous sommes rentrés dans la réserve faunique Mastigouche par l’accueil Catherine. L’étroitesse de la route 2 m’a surpris. C’est clair que cette route n’est pas utilisée par les compagnies forestières depuis longtemps. Si vous avez à vous rendre au lac Sorcier, je vous recommande de passer plutôt par l’accueil Pins Rouges et de prendre la route 1. Cette route est beaucoup plus large et plus sécuritaire que la route 2. Mais dans notre cas le chemin le plus court pour se rendre au chalet du lac Violon passait par Mandeville…

Nous avions envie de dormir dans la réserve afin de pêcher le plus tôt possible sur le lac Sorcier. D'ailleurs, nous étions les premiers à la mise à l’eau à 5 h 30. Les chaloupes au lac Sorcier sont immenses. Un moteur de 9.9 ch est recommandé. La réserve faunique Mastigouche tolère même l’usage de moteurs jusqu’à 25 ch au lac Sorcier. Vendredi dernier il a plu une bonne partie de la journée. Mais le vent était nul. Le lac était donc calme. C’est un très grand plan d’eau. Par bon vents, il doit montrer une tout autre personnalité. Un moteur fiable avec quelques ch en réserve peut vous mener plus rapidement en sécurité lorsqu’une tempête se pointe à l’horizon. Ce lac offre des paysages magnifiques. À certains endroits on peut voir d'énormes rochers qui sont tombés d'une falaise vers le lac. La forêt du secteur inclus bon nombre de feuillus. Les rives sont rocheuses et plusieurs ruisseaux dévalent les rives abruptes et forment de petites chûtes.

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Nous avions choisi de nous rendre dans le secteur des croix dès notre arrivée et de pêcher l’entrée d’une baie recommandée par Branko. Mais en visant un plateau par 50 pieds de profondeur comme le conseillait M. McMurray. Et heureusement pour nous, un poisson a collaboré pratiquement dès qu’une offrande s’est présentée à lui. Même si j’ai été incapable de ferrer ce poisson, la pluie semblait déjà moins dérangeante et mon niveau de motivation a monté encore d’un cran. Une demi-heure plus tard, faute d’une seconde touche, nous avons fait une passe de traîne vers la pointe des croix. Sans résultats. Mais ce déplacement nous a permis de trouver avec le sonar un deuxième plateau, mais a 45 pieds de profondeur cette fois-là. En une heure, pratiquement toujours sous la pluie, je n’y ai attrapé qu’une mouchetée d’une livre. Grosse surprise pour moi puisque j’ai rarement capturé cette espèce aussi profondément. J’adore voir mon flotteur s’enfoncer dans l’eau lorsqu’un poisson gobe le vers de terre. Cette technique me rappelle mes pêches d’enfance avec les grosses bouées rouge et blanche... Les flotteurs ont bien changé depuis cette époque. Pour le mieux d’ailleurs. L’autre attrait de cette technique est sa simplicité. C’est aussi peu coûteux de pêcher avec un flotteur coulissant. Lorsque je lis des comptes rendus de pêche qui mentionnent l’usage d’un bateau de 22 pieds équipés d’un 200 forces et de 4 downriggers, de lignes plombées et de « side-planners », je me dis que je suis né à la mauvaise époque. Je comprends très bien que les résultats vont avec le nombre de techniques à la disposition d’un pêcheur, mais la simplicité pour moi est très attrayante. Un flotteur en action au-dessus d’une structure prometteuse, une petite bière froide dans la glacière, un banc assez large pour faire un somme… Ça, c’est le genre de pêche que j’affectionne. Et puis on n’a pas besoin d’emprunter 50 000 $ à une banque pour s’équiper. La pêche ça peut être simple, aussi vous savez!

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Nous avons dîné sur une pointe de roche où un vieil abri de bois tient plus ou moins encore debout. Il a été probablement construit il y a longtemps lorsque le lac Sorcier faisait partie du territoire d’un club privé fréquenté surtout par des Américains. C’est d’ailleurs à cette époque que l’on aurait ensemencé de la ouananiche avec succès dans ce plan d’eau. Nous avons de nouveau pêché à la traîne sans succès en après-midi tout en cherchant une nouvelle structure pour pêcher à la ligne morte. Cela nous a permis de trouver un troisième plateau, celui-là par 50 pieds de profondeur, dans une baie au nord-ouest de l’île au Sorcier. C’est là qu’avec beaucoup de patience, nous avons réussi à prendre 3 ou 4 ouananiches, dont celle qui illustre ce texte qui faisait près de 3 livres. Fait à noter, plusieurs des ouananiches ont régurgité des éperlans de lacs lorsque nous avons détaché nos hameçons. Des leurres imitant ce poisson-fourrage doivent être efficaces sur lac Sorcier. D'ailleurs, plusieurs pêcheurs ne jurent que par la pêche à la mouche à la traîne avec des streamers comme la Magog Smelt par exemple.

Une autre mouchetée des profondeurs fut capturée à 50 pieds, toujours à ma grande surprise. Parlant de surprise, j’ai aussi été impressionné par les attaques molles des ouananiches sur nos vers de terre. J’ai péché la ouananiche très rarement. En fait, c’était ma deuxième expérience de pêche à la ouananiche. La première fois que j’ai pêché cette espèce de saumon atlantique vivant uniquement en eau douce, c’était sur la Basse-Côte-Nord à la pourvoirie du lac Holt. À l’époque je n’avais pêché qu’au lancer et à la traîne et les attaques des ouananiches avaient été plus franches. Je suis certain que sans les conseils gratuits de messieurs McMurray et Radulovic nous aurions baisé le cul de la vieille. Merci encore de votre générosité, et comme vous, je donne au suivant en écrivant ce texte au bénéfice de mes trop rares lecteurs...

Au plaisir de vous lire

David.lefrancois@peche-reportage.com

juillet 15, 2008

Beaucoup de plaisirs avec le service à la clientèle de la SÉPAQ!

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Bonjour

Ceux qui me connaissent savent que je fais partie des « grognards ». Cet adjectif vieilli a été utilisé récemment dans un article d'un chroniqueur professionnel de chasse et pêche pour décrire ceux qui se plaignent du nouveau système de réservation de la pêche à la journée de la SÉPAQ. "Grognard" me va comme un gant mais pour de très bonnes raisons. Contrairement aux chroniqueurs professionnels, il m’arrive d’écrire en effet des choses négatives sur cette société d’État qui consacre un très gros budget en relations publiques afin de polir son image. Souvent au profit des chroniqueurs professionnels évidemment! J’ai eu l'occasion d'expérimenter cette année les bons et les mauvais côtés de leur service à la clientèle. Et comme je paie l'ensemble des frais lors de mes séjours à la SÉPAQ, je n'ai aucune raison de fermer les yeux devant les problèmes que je rencontre. Dernièrement j’ai eu à gérer quelques « dossiers » avec le service des ventes et des réservations de la SÉPAQ à Québec. Cette expérience récente a mis ma patience à l'épreuve. Qui a envie de passer 30 minutes au téléphone afin de modifier le nom d’un accompagnateur et le numéro d’une plaque d’immatriculation sur deux droits d’accès? Qui a envie de perdre 15 minutes supplémentaire afin qu'on lui confirme une demande de crédit qui aurait dû être faite depuis longtemps? Si vous êtes de ceux qui s’intéressent aux péripéties vécues par les citoyens ordinaires comme vous et moi avec le service à la clientèle de la SÉPAQ je vous invite à lire mon histoire.

L’hiver dernier, j’ai eu la chance de réserver par Internet probablement le meilleur lac offert par la SÉPAQ à la pêche quotidienne au Québec : le lac Sorcier. J’ai tenté pendant des années sans succès d’aller pêcher sur ce lac situé dans la réserve Mastigouche. Il offre la possibilité de capturer de la ouananiche et de la mouchetée. Après des semaines d’expérimentation avec le système de réservation de la SÉPAQ en janvier dernier, j’ai fini par développer « ma recette secrète » et enfin avoir un peu plus de succès pour réserver des plans d’eau!

Ma première sortie à vie sur le lac Sorcier était donc prévue le mardi 1er juillet 2008. J’avais aussi loué un refuge afin de pouvoir passer un peu de bon temps en forêt du lundi 30 juin au mercredi 2 juillet 2008. Malheureusement, pendant mon séjour de pêche annuel sur la rivière Rupert à la fin juin, j’ai été victime d’une entorse lombaire. Grâce à la médication dont je disposais, j’ai pu revenir à Montréal en plus ou moins bon état… Le lendemain de mon retour de Chibougamau, un médecin montréalais m’a recommandé une semaine de repos entre le 28 juin et le 6 juillet 2008 et des traitements de physiothérapie. Ma première sortie sur le lac Sorcier devrait donc être annulée.

Le 28 juin, via le service des ventes et des réservations de Québec, on m’a confirmé par téléphone que je pourrais faire une demande d’annulation avec des frais de 5.50 $ pour ma journée de pêche quotidienne sur le lac Sorcier. Je devais toutefois leur envoyer par fax une copie de mon certificat médical. N’ayant pas accès à un fax et mes déplacements étant limités, je leur ai plutôt envoyé ma requête et une copie de mon certificat médical par courriel. Miraculeusement, deux jours plus tard, j’ai reçu une réponse d’un superviseur du service des ventes et des réservations de la SÉPAQ. Plusieurs fois récemment j’ai écrit à la SÉPAQ sans même obtenir d’accusé de réception… Cet employé avec qui j’avais déjà eu affaire dans le passé m’a écrit :

« Il n’y a pas de problème pour la demande de crédit pour la pêche quotidienne sur le lac Sorcier, votre preuve est suffisante et un crédit vous sera émis sous peu. Par contre, c’est la responsable du service à la clientèle de la réserve de Mastigouche qui est responsable d’émettre ou non un crédit pour un refuge, je vais donc lui transférer votre demande et elle s’assurera du suivi. »

Deux semaines plus tard, je n’avais toujours pas eu de nouvelles concernant ma demande de crédit pour le refuge. Heureusement, je n’avais pas besoin de ce montant de 130.94 $ de façon urgente. J’ai donc laissé un message téléphonique à l’administration de la réserve faunique Mastigouche le lundi 14 juillet en matinée. Et comme j’avais à modifier des réservations pour la pêche quotidienne, j’ai dû aussi appeler le service des ventes et des réservations de la SÉPAQ à Québec pendant ma pause du midi.

Après 10 minutes d’attente au téléphone, j’ai fini par avoir au bout du fil une employée de la SÉPAQ afin de lui confirmer le nom de mon nouvel accompagnateur et le numéro d’immatriculation de son véhicule pour une sortie de pêche quotidienne le 18 juillet sur le lac Sorcier et une autre le 26 juillet sur le lac Marcotte. Deux bons plans d’eau de la Mastigouche que j’ai réservés après des dizaines de tentatives infructueuses et plusieurs frustrations reliées à des bogues informatiques l’hiver dernier. Mais afin de savoir si je pouvais louer un chalet pour la nuit de jeudi à vendredi, j’ai dû être transféré à un autre département et bien entendu j’ai dû attendre de nouveau un bon cinq minutes avant de parler à un second employé de la SÉPAQ! J’ai perdu mon temps pour rien puisque j’ignore toujours si je pourrai louer un chalet pour une seule nuit en baisse de capacité, je devrai appeler de nouveau à la dernière minute jeudi…

En lisant la mise à jour des droits d’accès pour la pêche quotidienne que j’avais reçus par Internet, j’ai eu la mauvaise surprise de constater que les numéros d’immatriculation n’avaient pas été changés! Troisième appel à la SÉPAQ de la journée et de nouveau 10 minutes d’attente pour avoir quelqu’un au bout du fil. Nouvelles mises à jour de mes droits de pêche avec le bon numéro de plaque et sans trop de surprises les droits que j’ai reçus quelques secondes plus tard incluaient toujours le mauvais numéro d’immatriculation! Sacré système informatique! Heureusement, j’avais eu la présence d’esprit de garder l’employée de la SÉPAQ en ligne. Le troisième essai fut le bon… Après 30 minutes au téléphone je me suis dit que tant qu’à faire je devrais vérifier si ma journée de pêche quotidienne pour 2 personnes au lac Sorcier annulée le 28 juin 2008 avait été créditée… Aucun crédit n’apparaissait à mon dossier deux semaines plus tard! J’ai dû poiroter au téléphone un autre 15 minutes pour régler le tout. J’avais enfin à ce moment 100.38 $ de crédit à mon dossier de la SÉPAQ à Québec.

Le cas du refuge ne s’est réglé qu’aujourd’hui suite à un retour d’appel de Mme Bellemare qui travaille à Saint-Alexis-des-Monts pour la réserve Mastigouche. 24 heures après que j’aie laissé un message téléphonique, mais plus de deux semaines après l’envoi de ma demande par courriel. J’ai obtenu un crédit de 130.94 $ pour le refuge que j’avais réservé applicable uniquement dans la réserve Mastigouche. La communication via courriel ne semble pas être à privilégier avec la SÉPAQ si l'on veut avoir du service rapidement. L'usage du téléphone est le meilleur choix. Et une fois que vous avez un employé en ligne, la plupart du temps il est compétent.

Mais je suis toujours surpris de la différence d'expérience entre les préposés travaillant à la SÉPAQ à Québec et ceux travaillant en région sur le terrain. La direction de la SÉPAQ en demande beaucoup aux employés travaillant à Québec avec le système informatisé central. Un exemple, hier je me suis informé de la possibilité de louer un chalet en baisse de capacité pour une seule nuit à proximité du lac Sorcier. « Humm m’a-t-on répondu, vous avez une carte de la réserve? » Le préposé à Québec était en mesure de me dire quels chalets étaient libres cette nuit-là, mais il ignorait s’ils étaient éloignés ou non du lac Sorcier. C’est un effet pervers de la centralisation des réservations à Québec. Comment voulez-vous que les préposées qui traitent les réservations de la pêche quotidienne de l’ensemble du réseau de la SÉPAQ au Québec puissent vous dire si le portage du lac Petit par exemple est ardu? Ils ne savent pas où est le lac Petit! Leur champ d'opération est trop grand. La qualité du service en souffre à mon avis.

Quand vous aurez la chance de parler à un gars comme Jean McMurray qui travaille lui aussi pour la réserve faunique Mastigouche à l’accueil Pins Rouges vous comprendrez exactement ce que je veux dire. Il connaît SA réserve sur le bout de ses doigts et il la chasse et la pêche depuis des années. M. McMurray saura même vous donner d’excellents conseils techniques. Je lui ai parlé lundi pour vérifier le mode de réservation des chalets en baisse de capacité et il m’a dit de pêcher le Sorcier vendredi prochain à la ligne morte par 55 pieds de profondeur. Ce n’est pas à Québec que j’aurai eu ce genre de conseil…

Que devrait faire la SÉPAQ selon moi pour satisfaire les "grognards" ?

- Répondre aux courriels de la clientèle SYSTÉMATIQUEMENT dans un délai de moins de 5 jours ouvrables.

- le site www.sepaq.com devrait nous permettre de modifier ou d'annuler une réservation en ligne au lieu de nous faire perdre notre temps au téléphone.

- La SÉPAQ devrait limiter à moins de 5 minutes le délai d’attente pour parler à un être humain au service 1-800-665-6527 et prioriser les clients transférés entre deux services afin d'éviter que ceux-ci attendent une deuxième fois afin de parler à un second être humain.

- La SÉPAQ devrait utilisez les technologies modernes pour rejoindre sa clientèle. Pourquoi m'a-t-on faire attendre 15 minutes au téléphone pour confirmer l’existence d’un crédit alors qu’on aurait pu m’envoyer un courriel pour confirmer le tout?

- Et enfin, la SÉPAQ doit mettre en place un solide plan d'action pour éviter l'hiver prochain que le système informatique de la SÉPAQ plante et bogue trop souvent pendant que la pointe des réservations de la pêche à la journée aura lieu entre janvier et avril 2009...

À moins d’être un chroniqueur de pêche « professionnel » qui profite de l’impact de ses articles pour obtenir de ses « amis de la SÉPAQ » des voyages sur le bras, vous devrez vous taper le service à la clientèle de cette société d’État à Québec. Et ce faisant, vous finirez par comprendre pourquoi je fais partie des « grognards ». Je ne suis pas de ceux qui écrivent pour faire plaisir à « leurs copains de la SÉPAQ ». De mon côté, je paie de ma poche tous les frais lors de mes séjours avec la SÉPAQ et j’espère en avoir pour mon argent. Je ne tiens pas à garder d’excellentes relations avec mes amis de la SÉPAQ en écrivant des lignes dignes d’un rédacteur publicitaire comme l’extrait que voici :

« Les truites mouchetées que vous récolterez dans la réserve faunique de Mastigouche sont aussi grosses et dodues, aussi belles et succulentes que celles qu'y prenaient, voilà plus de 130 ans, les messieurs des clubs privés les plus exclusifs et les plus riches du Québec. »

La photo qui illustre ce billet vous montre une pêche fantastique faite sur le lac Noël du temps des clubs privés. Elle est tirée de l'excellent livre Chasse et Pêche au Québec: un siècle d'histoire. Je mets au défi n’importe qui de faire le même genre de pêche dans la Mastigouche de nos jours. L’accès facile aux lacs grâce à la multiplication des chemins forestiers, l'invention du VTT, du GPS et du sonar, l’impact des coupes forestières et des pluies acides, l’augmentation de la demande et le braconnage ont imposé à la SÉPAQ des mesures comme l’ensemencement pour limiter la dégradation de la qualité de pêche depuis longtemps. Écrire que la pêche dans la Mastigouche est aussi bonne qu’il y a 130 ans est à mon avis carrément faux.

J’en ai vraiment marre que les rares journalistes qui couvrent la chasse et la pêche au Québec écrivent n’importe quoi pour faire la promotion des produits et des services de ceux qui leur offrent des séjours gratuitement. Un journaliste est supposé être objectif voyez-vous. Si on entend moins les « grognards » récemment, c’est probablement qu’ils étaient occupés à pêcher ou qu’ils étaient en vacances M. le chroniqueur...

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david.lefrancois@peche-reportage.com

Un hydravion s'est écrasé lundi au Labrador

Heureusement aucun des 7 passagers n'est décédé mais 2 d'entre eux ont été blessés gravement. On ignore en ce moment les circonstances qui ont mené à l'écrasement. Les 4 pêcheurs américains, les 2 guides de la pourvoirie Three Rivers Lodge, le pilote d'Air Saguenay et leurs familles et amis se souviendront longtemps de ce vol et de cette expédition de pêche qui a mal tournée.

Pour plus de détails:

Un entrefilet en français à lire sur cyberpresse.ca

La nouvelle sur CBCNEWS.CA lundi soir

La suite de la nouvelle sur CBCNEWS.CA ce matin

Le site web de la pourvoirie

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