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Des truites de plus d'une livre et demie à moins de trois heures de route de Montréal.

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Quel titre! J'imagine que j'ai attiré votre attention… Eh oui j'imitais l'un de mes chroniqueurs de pêche favoris qui a vraiment le tour d'écrire des titres accrocheurs. Nous avons effectivement eu la chance de prendre de magnifiques mouchetées lors de notre dernier séjour de pêche de 2008. En fait, c'est ma conjointe qui a capturé nos plus grosses prises, l'une d'elles faisait plus d'une livre et demie. Le samedi 23 août au lac Arvisais, dans le secteur Shawinigan de la réserve faunique Mastigouche, nous avons même capturé 14 ombles de fontaine qui pesaient au total 12,5 livres. Pas loin d'une livre en moyenne par truite! Très belle pêche. Je m'intéresse principalement sur ce blogue à la pêche et aux médias qui couvrent cette activité. Je vais dans ce récit faire un parallèle entre le travail des professionnels de la pêche et celui d'un blogueur. C'est que, voyez-vous, moi je ne suis pas un chroniqueur de pêche professionnel, et je ne profiterai pas de l'occasion qui se présente pour vous vanter uniquement les mérites de la réserve faunique Mastigouche.

Depuis le temps que je lis les pros, j'ai fini par comprendre un peu comment ils fonctionnent. Je ne cherche pas en écrivant ce récit, contrairement aux pros, à me faire inviter sur le bras par la SÉPAQ en 2009 où que ce soit! J'ai donc les coudées franches pour décrire mes sorties de pêche avec « objectivité ». Les pêcheurs qui ont sélectionné le lac Arvisais le lendemain, soit le dimanche 24 août, n'ont capturé qu'une seule truite qui faisait 150 grammes en six heures de pêche! Même lac, mais deux résultats de pêche forts différents en moins de 48 heures. C'est ça la pêche! Mais voyez-vous, écrire la vérité n'est pas très vendeur et cela ne m'attirera jamais aucune faveur!


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Un chroniqueur de pêche professionnel ne vous dirait pas non plus qu'il faut avoir une invitation du directeur de l'établissement ou être très chanceux au tirage au sort pour pêcher le meilleur lac dans la plupart des secteurs d'hébergement de la réserve faunique Mastigouche. Un gardien de territoire m'a raconté une anecdote intéressante dans le passé. Le lac Arivais où j'ai fait une pêche incroyable le 23 août dernier a été rendu accessible il y a quelques années suite à des travaux forestiers. Si ma mémoire est bonne on aurait ensemencé ce lac dans le but d'y offir une bonne qualité de pêche. Ensuite le lac Arvisais aurait été fermé pendant une ou deux saisons. Le directeur de la réserve de l'époque a invité un chroniqueur de pêche d'un quotidien à grand tirage afin de « tester le succès » de l'opération. Ils ont pu pêcher le lac Arvisais avant tout le monde. La pêche avait été excellente selon ma source. Évidemment, le chroniqueur n'avait jamais mentionné le fait qu'il avait pêché ce lac AVANT l'ouverture officielle ni tout le contexte de sa pêche miraculeuse. C'est là où le bât blesse à mon avis. Pourquoi avoir caché ces faits? Tout simplement parce que l'article aurait eu un impact promotionnel moins important.

De mon côté, je paie 100 % de mes frais tout comme vous. Et je participe aux tirages au sort qui déterminent l'allocation des lacs le lendemain comme le commun des mortels. Pour ceux qui ne sont jamais allés dans la réserve Mastigouche voiçi comment fonctionne l'attribution des lacs. Dans la majorité des secteurs d'hébergement de cette réserve faunique, un tirage a lieu à 21 h chaque soir. Des représentants de tous les chalets doivent être présents. On forme des groupes de 2 ou 3 pêcheurs avant le début du tirage. Une boule avec un numéro représente chaque groupe. Par exemple si vous occupez le chalet no 2 du secteur Shawinigan et que vous décidez de former 3 groupes de 2 pêcheurs, vous aurez les boules 2A, 2B, 2C... Le gardien amorce alors ce que j'appelle le « Bingo-Sépaq » et la sélection des lacs est lancée. Votre chance lors du tirage au sort favorisera grandement votre succès de pêche. Évidemment, il est important de bien connaître les plans d'eau disponibles. Le printemps dernier, j'ai eu la chance de faire une très belle pêche en obtenant le lac Jones au dernier rang. Le hasard n'est pas le seul facteur de succès. Il faut aussi être en mesure d'adapter nos méthodes de pêche aux conditions présentes. La liste des lacs ouverts dépend du plan de pêche mis en place par des biologistes. Ceux-ci déterminent le rendement potentiel de chaque lac. Ils allouent un quota annuel en kilogrammes pour chaque lac offert selon le plan de pêche. Voilà pourquoi les pêcheurs doivent remplir des statistiques à la fin de leur journée de pêche et noter le nombre de prises et le poids total des captures. Une fois que le quota annuel (en kilo) d'un lac est atteint, on ouvre le premier lac de remplacement identifié dans le plan de pêche. Fin de la parenthèse.

Nous avons été très chanceux lors du premier tirage au sort ayant eu lieu le vendredi soir de notre arrivée. Le boulier du gardien contenait quinze boules. Le secteur Shawinigan était plein, mais certains villégiateurs n'avaient pas acheté de droit de pêche. Nous sommes sortis au premier rang! En d'autres mots, nous avions une chance sur 15 de sélectionner un lac en premier. Je n'en croyais pas mes yeux J'avais pris la peine de jaser un peu avec le gardien du secteur Shawinigan lorsque je suis passé chercher la clé de notre chalet, je savais que l'un des lacs qui offraient les meilleurs résultats récemment était le lac Arvisais. Je n'avais jamais pêché ce beau petit plan d'eau et l'envie de l'explorer était grande. Avec ce coup de chance, notre week-end de pêche débutait sur une très bonne note.

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Je pêche dans le secteur Shawinigan depuis des années. Et c'est la première fois que j'y voyais un gardien pratiquer un système de « lac vedette » lors du tirage au sort qui détermine l'allocation des lacs pour le lendemain. Lors de notre passage, deux plans d'eau : le lac Arvisais et le lac Bec-Scie, étaient considérés comme des « lacs vedettes ». Le jeune gardien nous a expliqué qu'un seul groupe par chalet pouvait aller pêcher une fois sur le lac Arvisais et une fois sur le lac Bec-Scie pendant le week-end! Personnellement j'estime que cette façon de faire est injuste. Je crois que la réserve Mastigouche devrait copier le système appliqué dans la réserve Saint-Maurice le printemps dernier. Les mêmes pêcheurs ne peuvent pas se rendre 2 fois sur le même « lac vedette » pendant leur séjour. De cette façon, si vous occupez un chalet de 4 personnes, tous les clients hébergés dans un chalet peuvent se rendre à tour de rôle sur le même lac vedette si la chance leur sourit.

Un chroniqueur professionnel vous dirait assurément que le système de gestion mis en place dans la réserve Mastigouche offre toujours de bons lacs aux pêcheurs. Il écrirait que chaque lac possède un quota annuel mis en place pour assurer la pérennité de la ressource. Il vous dirait qu'une fois que le quota est atteint sur un lac, on le ferme et l'on ouvre un autre lac où la pêche sera excellente. Le principe est en effet louable, mais il a aussi des défauts. Voilà ce que moi en tant que blogueur objectif (et journaliste citoyen) je peux me permettre de vous dire. Primo, les lacs de remplacements ne sont pas tous égaux. Évidemment, certains d'entre eux offrent une bien meilleure qualité de pêche. Deuxio, vous ne savez jamais quels lacs seront ouverts au moment où vous irez pêcher. En fait, l'ouverture de la saison de pêche est l'exception et même là, rien n'est garanti puisque très souvent le plan de pêche n'est pas disponible au moment de la réservation.

Cela fait maintenant plus de cinq ans que j'essaie d'avoir la chance de pêcher le lac Busard qui ouvre en août. C'est le meilleur lac de remplacement dans le secteur Shawinigan. Et bien à mon passage il n'était pas encore ouvert puisqu'il était le dernier lac de remplacement selon le plan de pêche de 2008. Pour l'ouvrir, selon le jeune gardien de la SÉPAQ, il fallait compléter le quota de l'un des deux lacs vedettes : l’Arvisais et le Bec-Scie. Ai-je besoin de vous dire que j'étais frustré? Comment voulez-vous fermer un lac lorsque des pêcheurs ramènent une truite de 150 grammes pendant leur journée de pêche! En plus, je peux vous parler par expérience personnelle puisque j'ai eu la chance d'être tiré troisième au tirage au sort de dimanche soir. J'ai sélectionné le deuxième lac vedette du secteur : le Bec-Scie où j'ai pêché pendant 2 heures lundi sans prendre une seule truite! Évidemment à notre départ le Bec-Scie n'était toujours pas fermé!

Fait intéressant je suis tombé sur une discussion sur le site Québecpeche qui portait sur la réserve Mastigouche. Un internaute membre de QP était dans le secteur Shawinigan en même temps que moi et il a pu pêcher le Bec-Scie le samedi. Voiçi un extrait du récit de Christian H de Sherbrooke :

1re journée : 1 chaloupe au Bec-Scie — lac vedette (dont moi-même!!!!)
Gros soleil toute la journée, température de l'eau en surface : 72 F (même plus chaude en fin de journée) ça a été une journée de pêche magique. Nous sommes arrivées très tard sur le lac (11 h 30) à cause de problèmes divers... à notre arrivée, ça sautait partout. Je n'avais jamais vu ça à cette heure de la journée. Nous avons attrapé quelques belles truites avant que ça se calme. La couleur des truites était superbe (orangé, une peu de rose, etc.). Puis c'est reparti vers 18 h 15... à chaque lancer, ça mordait!! Nous avons attrapé notre quota (14 truites pour 2 pêcheurs). Total = 2,5 kg. Nous aurions pu faire du catch and release pour avoir de la plus grosse, mais à moins que la truite soit minuscule, je n'aime mieux pas prendre de chance...

Je tiens à remercier Christian de m'avoir permis d'utilser cet extrait de son récit. C'est une autre belle preuve qu'un lac peut donner d'excellents résultats si vous êtes au bon endroit au bon moment. Le lac Bec-Scie est tout petit. Dans mon cas le sonar indiquait pas mal de poissons, mais il n'y avait aucune activité au moment de notre passage deux jours plus tard. Le quota annuel sur ce lac est de 20 kg! Le lac Bec-Scie ne doit pas rester ouvert très longtemps. Ceux qui le pêche à la fin du quota doivent assurément éprouver un peu plus de difficultés.

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Pour revenir aux lacs vedettes, pendant mon séjour, les deux étaient accessibles en camion. Mais en automobile, vous aviez des portages de 15 à 20 minutes à faire. C'est le genre de détail que les chroniqueurs professionnels préfèrent garder sous silence. Plusieurs pêcheurs n'ont pas la forme et la santé requise pour portager leur matériel. Et comme la réserve Mastigouche a vu son réseau routier endommagé au début du mois d'août, certains plans d'eau comme le lac Parker étaient eux aussi inaccessibles en automobiles. Un groupe de pêcheurs a tenté de s'y rendre en voiture sans succès samedi. Ils ont dû vraiment apprécier leur journée de pêche.

Un chroniqueur professionnel écrirait : « Les magnifiques chalets ancestraux situés sur les rives du lac Shawinigan attirent les pêcheurs dans la réserve Mastigouche depuis plus d'un siècle. » C'est tout à fait vrai. Mais de mon côté je peux vous dire que j'aurais apprécié que la porte-moustiquaire de notre superbe chalet ne soit pas réparer avec du « duct-tape ». Un trou béant laissait entrer des moustiques dans le chalet. De plus, la porte de la douche n'était pas étanche. Nous devions sortir la vadrouille pour retirer l'eau qui dégoulinait de la douche jusqu'à la cuisine à chaque occasion. Et contrairement à l'état des routes, l'administration de la réserve ne peut pas parler de cas de force majeure. Ce problème n'était pas nouveau. Le plancher étant en train de pourrir près de la douche…


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Une affiche à l'entrée du secteur d'hébergement Shawinigan invite les gens à "respecter" la tranquilité des villégiateurs. Mais je peux vous dire que des pêcheurs ont utilisé une génératrice à proximité de notre chalet pendant le week-end. Malgré le fait que l'usage des génératrices est strictement interdit dans la réserve faunique Mastigouche. Je dois ici préciser que cette réserve a fait des efforts pour régler ce problème de pollution sonore. Une affiche dans chaque chalet stipule que l'utilisation des génératrices est interdite. Le guide de séjour envoyé à chaque chef de groupe contient aussi cette interdiction. Mais mettre en place des règlements est une chose, les faire appliquer à la lettre en est une autre. Pourquoi le gardien du territoire ne fait-il pas une petite ronde de son secteur pour vérifier si les villégiateurs suivent les règles et respectent le couvre-feu? Cette génératrice a fonctionné toute la soirée de samedi et de dimanche. Nos chalets étant éloignés de celui du gardien, c'est fort probable qu'il ne l'a pas entendu fonctionner. J'ai hésité à faire une plainte au gardien dès dimanche matin. Pourquoi? Tout simplement parce que la dernière fois que je me suis plaint, le gardien affecté à ce moment-là avait informé les villégiateurs bruyants qu'un pêcheur avait fait une plainte! Le tout a failli tourner à la bagarre après que j'ai avoué candidement être à la source de la plainte. Cette fois-ci, j'ai préféré faire des commentaires par courriel par mesure de prudence.

Et voici un dernier point qu'aucun chroniqueur professionnel ne voudrait aborder dans un article. Je pêche le secteur Shawinigan depuis plus de sept ans. Je me rends dans ce secteur surtout à l'ouverture. En général le meilleur lac offert là-bas en mai était le lac aux Chantiers. J'ai déjà fait sur ce lac un quota de quatorze ombles de fontaine de plus d'une livre en moyenne! Les pêcheurs choisissaient fréquemment ce lac au premier rang s'ils en avaient la chance. Au début de juin le quota annuel était généralement atteint. La SÉPAQ le fermait rapidement tellement la pêche y était bonne. Et bien depuis quatre ans, le poids moyen des ombles de fontaine capturés dans ce lac est sans cesse à la baisse. (0,322 kg en 2004 versus 0,241 kg en 2007) On a même diminué le quota annuel au moins une fois ces dernières années sur le lac aux Chantiers.

J'ai eu la chance de pêcher au lac aux Chantiers à l'ouverture en 2008. Nous avons pêché près de 10 heures, mais une seule truite dépassait la livre parmi notre dizaine de captures. C'était ma pire pêche à vie au lac aux Chantiers! À ma grande surprise, ce lac que j'adore était encore ouvert à mon passage le week-end dernier. On ne l'a pas fermé parce que le quota annuel n'avait toujours pas été atteint! La belle affaire… J'ai écrit au directeur de la réserve Mastigouche afin de comprendre ce qui se passe sur l'un de mes lacs favoris. Si le quota annuel du lac aux Chantiers n'était pas atteint comme d'habitude en juin, il est évident qu'un problème se pose. Quel est le problème? Pourquoi le quota annuel n'est-il toujours pas atteint à la fin août? Est-ce que ce lac est braconné? Les frayères ont-elles été détruites par des castors? Des imbéciles ont-ils introduit dans le lac aux Chantiers une espèce qui fait compétition à la mouchetée? Comment un lac de si petite taille peut-il demeurer disponible de l'ouverture à la fermeture sans mettre en péril la ressource? Est-ce que quelqu'un quelques parts peut faire quelque chose pour sauvegarder la qualité de pêche de ce lac? Si l'administration d'une réserve peut se permettre d'inviter des chroniqueurs de pêche professionnels à pêcher sur un lac avant tous le monde à des fins promotionnelles, pourquoi ne peuvent-ils pas fermer un lac s'il est évident que le quota annuel alloué par les biologistes était trop élevé? Vous pouvez compter sur moi pour suivre ce dossier de près dans la mesure de mes humbles moyens. Je vous donnerai des nouvelles dès que j'en aurai…

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Autre point, positif celui-là. On a installé des contenants de recyclage à proximité des chalets de la réserve faunique Mastigouche. C'est la première fois que j'en voyais. Voilà une bonne nouvelle. C'est le genre d'initiative que l'ensemble du réseau de la SÉPAQ devrait suivre. Bravo à celui qui en a eu l'idée!

En conclusion, n'allez surtout pas croire que je n'ai pas apprécié mon séjour dans la Mastigouche. J'ai tout simplement décidé de faire contrepoids aux chroniqueurs professionnels qui voient toujours la vie en rose. Qui aime bien, châtie bien dit le dicton. Les réserves fauniques nous appartiennent. En tant que propriétaire et usager je souhaite en avoir pour mon argent pendant les années à venir. J'écrirai éventuellement un autre texte plus technique sur la pêche extraordinaire que j'ai faite dans le secteur Shawinigan…

Commentaires

super de bon texte david,j'y suis aller egalement au meme endroit pour la premiere fois durant la derniere semaine de juillet.j'ai eu la chance de pecher le bourassa .14 truites en 3 hrs pour une dizaine de livre de poissons,quel lac incroyable!pour l'autre journnée nous sommes aller 2 chaloupes de chum sur le parker,autre quotas atteint avec facilité,le bourassa la gosse etaient entre 20 et 25 pieds ,toute atraper a la banane..j'ai hate de lire ton autre texte pour la technique que tu as utilisé. lache pas !!

Wow! superbe pêche. Effectivement pour les génératrices c'est toujours le même problème. Au lac Albanel cette année, j'avais reçu un avis par courrier à l'effet que les utilisateurs de génératrice seront relocalisés plus loin sur le terrain de camping et que ces dernières seraient fonctionnelles seulement durant la journée de 8:00 à 20:00. Devine quoi? Les génératrices fonctionnaient à plein régime sur n'importe quel terrain et en plus la nuit aussi. Tu peux aussi en parler à Robert qui a vécu la même chose. L'an prochain, j'apporte ma génératrice. Après avoir reçu la lettre, j'avais décidé de ne pas emporter la mienne cette année.

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