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octobre 31, 2008

Les chroniques de Julien Cabana sur le web

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Bonjour

Pendant le lock-out au Journal de Québec, les syndiqués écrivaient pour Mediamatinquebec. Ce quotidien était disponible sur le web. Je pouvais y lire les chroniques de Julien Cabana, un des rares chroniqueurs de chasse et pêche qui travaillent pour un quotidien au Québec. À la fin du conflit, je n'arrivais plus à trouver les textes de Cabana sur canoe.ca. Et bien c'est chose du passé, le Journal de Québec a maintenant une fenêtre sur le web et on peut y lire les chroniques de M. Cabana!

Disons que son approche journalistique nous change des tonnes de textes insipides publiés dans la plupart des médias qui traitent de chasse et pêche au Québec!

http://lejournaldequebec.canoe.ca/chroniques/

bonne lecture...

octobre 21, 2008

L’huile de citronnelle pourrait être dangereuse pour la santé.

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L’ARLA menace de retirer du marché les insectifuges personnels contenant de l’huile de citronnelle. Je sais que je suis en retard et que la saison des moustiques est derrière nous. Mais comme je n’ai pas vu cette nouvelle nulle part, je me suis dit que je ne suis peut-être pas le seul à l’avoir manqué. Un communiqué a été publié le 28 février 2008 sur le site web de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), un organisme faisant partie de Santé Canada. On peut lire dans ce communiqué :

« Bien que l’utilisation de ces produits ne présente pas de risque immédiat pour la santé, l’ARLA n’a pas encore suffisamment de données adéquates concernant l’innocuité pour accepter le maintien de l’homologation des insectifuges personnels contenant de la citronnelle appliqués sur la peau. »

L’ARLA demande aux fabricants des produits visés de faire de la recherche afin de prouver l’innocuité des insectifuges contenant de l’huile de citronnelle. En d’autres mots, les fabricants visant le marché canadien doivent prouver à l’ARLA que leurs produits contenant de la citronnelle ne sont pas dangereux pour la santé sinon ils devront les retirer du marché.

J’ai utilisé ce type d’insectifuge très souvent dans le passé comme plusieurs pêcheurs sportifs au Québec. Voilà pourquoi je me suis dit que cette vielle nouvelle pourrait vous intéresser. Bizarrement le site web de Druide qui fabrique la gamme de produits que j’utilise ne mentionne rien à ce sujet. J’imagine que si les coûts reliés à ces recherches sont trop élevés, on ne verra plus avant longtemps d’insectifuge à base de citronnelle au Canada. Pourtant aux États-Unis, ils sont toujours considérés comme un insectifuge homologué pour l’application sur la peau par l’US Environmental Protection Agency…


Pour plus de détails :

communiqué de l’ARLA

ingrédients actifs considérés comme insectifuges par l'EPA

photo: Flickr James Jordan

octobre 07, 2008

La rivière George sera protégée!

Lors d’une conférence de presse, tenue à l’extérieur dans le cadre enchanteur du Parc national de la rivière Jacques-Cartier, le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, a confirmé qu’une superficie additionnelle de 17 800 km2 s’ajoutera aux aires protégées du Québec. Le nouveau territoire protégé inclura une partie du bassin de la rivière George dans le Nord-du-Québec. Une magnifique destination de pêche sportive qui mérite assurément de devenir un parc national. Malheureusement, une infime partie de la population aura les moyens financiers nécessaires pour lui permettre de visiter ce nouveau parc.

Autre fait important pour les amateurs de pêche sportive, le projet de parc national Albanel-Témiscamie-Otish a vu sa superficie augmentée de 939,3 km2. Cet agrandissement inclura une partie des tributaires au nord du lac Mistassini. Plusieurs frayères seront ainsi protégées. Mais contrairement aux demandes de plusieurs groupes écologiques, la totalité des bassins versants de ces rivières ne sera pas protégée. Une compagnie minière pourrait donc théoriquement s’installer aux pourtours du parc. Et des déversements dans les tributaires pourraient avoir des impacts écologiques graves sur le lac Mistassini.

On a aussi agrandi ce parc du côté ouest. Une bande riveraine autour de la rivière Rupert s’ajoutera jusqu’au 75e méridien Ouest. La tête de la rivière Rupert sera donc inaccessible aux industriels. Évidemment, Hydro-Québec est déjà en train de détruire cette rivière moins de 35 kilomètres à l’ouest de la limite projetée du nouveau parc... Mais ça, c’est une autre histoire. Le gouvernement a annoncé aujourd’hui qu’il protégeait une rivière inaccessible à 99.9 % de la population du Québec, la George, mais on a permis de détruire la majeure partie de la rivière Rupert alors que cette dernière est accessible par la route!

Comme pêcheur, je suis très déçu de voir qu’aucune bande riveraine dans le territoire proposé dans le plan provisoire du parc Albanel-Témiscamie-Otish n’a été élargie. Certaines portions de ce parc aux abords de la rivière Témiscamie ne feront que 500 mètres de large! La bande riveraine autour du lac Mistassini sera minuscule, autour de 200 mètres. Grâce à Google Earth on peut déjà voir les ravages de l’industrie forestière au sud-ouest du lac Mistassini. Et la razzia des forestières est loin d’être terminée dans ce secteur. Il est donc vraisemblable que les campeurs dans le futur parc national pourront admirer des coupes à blanc à partir d’une bonne partie des rives du lac Mistassini! J’imagine déjà la tête des touristes européens!


Agrandir le plan

Hydro-Québec devra oublier à jamais l’idée d’exploiter la rivière George. C’est déjà une très bonne nouvelle en soi. C’est toujours intéressant de constater que les lobbys des industriels et d’Hydro-Québec triomphent toujours dans ces projets de parcs et d’aires protégées. On annonce aujourd’hui 17 835,3 km2 de nouveaux territoires protégés au Québec. Sur le lot, combien seront accessibles par la route? Quel pourcentage de ces territoires pourra être visité par les citoyens du Québec comme vous et moi? Je souhaite ardemment qu’un jour, j’aie la chance d’avoir une dizaine de milliers de dollars de lousse pour assumer les frais de transport par avion afin de visiter ce beau parc national sur la rivière George. Mais entre vous et moi j’en doute.

Pour plus de détails :

Carte des nouveaux territoires protégés

annonce sur les nouvelles aires protégées

octobre 06, 2008

Nature Québec se questionne sur l’impact des coupes forestières dans la réserve Matane

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Bonjour à tous

Mieux vaut tard que jamais. J’ai lu le week-end dernier un dossier fort intéressant publié depuis le 23 septembre 2008 intitulé « Dossier noir de la réserve faunique de Matane : une réserve faunique qui ne réserve rien ». C’est un document très pertinent qui mérite d’être connu et surtout d’être lu. À mon avis, un des points les plus importants de ce dossier, c’est qu’enfin un organisme connu et respecté, Nature Québec, s’attaque publiquement au fait que l’industrie forestière puisse exploiter une réserve faunique de la même façon qu’un territoire libre. En effet, comme je le mentionnais dans un reportage portant sur l’impact des coupes forestières sur la pêche dans la réserve faunique Mastigouche en 2007, aucun statut spécial n’est accordé à nos réserves fauniques sur le plan des normes environnementales imposées à l’industrie forestière.

On peut lire dans le dossier noir de Nature Québec : « Malgré la vocation de conservation que leur confère la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, les réserves fauniques du Québec ne bénéficient d'aucunes mesure de protection des habitats fauniques en dehors de celles consenties pour le reste de la forêt publique. Si le statut de réserve faunique assure une chasse et une pêche contrôlée permettant de maintenir des populations fauniques abondantes et en santé, il ne permet pas de protéger les habitats de cette faune. En fait, la vocation de conservation et de mise en valeur des réserves fauniques n’est pas reconnue par le régime forestier du Québec. »

Évidemment, le dossier noir publié par Nature Québec a créé des vagues. Dans l’édition du 25 septembre 2008 du Journal de Québec, on cite M. Alain Viau, directeur régional du MRNF du Bas-Saint-Laurent : « Pas question d’arrêter, ces coupes sont conformes à nos normes et nous allons les poursuivre. »

Le jour même Nature Québec et la Fédération québécoise des chasseurs de pêcheurs réagissaient à ces propos dans un communiqué publié conjointement. “Nous savons parfaitement que les coupes et les techniques de reboisement pratiquées dans la réserve faunique de Matane sont conformes aux normes du règlement sur les normes d’intervention en milieu forestier (RNI). Ce que nous affirmons, c’est que ces normes sont totalement inadéquates en regard d’une gestion équitable et intégrée des ressources du milieu forestier et de la protection des habitats” Un peu plus loin on peut lire dans ce communiqué : « nous sommes pour une foresterie à l’intérieur des réserves fauniques, mais pas n’importe comment. »

Voilà, le débat est lancé sur la place publique ! Doit-on donner un statut de protection aux écosystèmes des réserves fauniques au Québec? Quant à moi, la réponse est simple. Nous n’avons pas le choix. Et j’irais même plus loin. Le Québec traîne de la patte en ce qui a trait aux aires protégées. Je ne vois pas pourquoi, le gouvernement du Québec ne pourrait pas réfléchir à l’idée de transformer, en tout ou en partie, certaines réserves fauniques carrément en parc national !

Au plaisir de lire vos commentaires


Crédit photos Jean-Philippe Guay