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Nouveau reportage sur www.peche-reportage.com

Éthique journalistique – médias – publicité — publireportages

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Bonjour à tous

Claude Lessard, le webmestre de www.peche-reportage.com, vient de mettre en ligne un de mes articles intitulés : de l’art de vendre une destination de pêche. Dans ce reportage, je démontre que plusieurs chroniqueurs professionnels de chasse et pêche au Québec sont dans un mode de promotion plutôt que d’information lorsqu’il s’agit de nous présenter une destination. C’est encore plus évident dans le cadre des émissions de télévision.

Hydro-Québec a passé un contrat de 25 000$ pour la diffusion de 26 capsules nous présentant ses employés dont le travail est relié à l'environnement dans une émission de chasse et pêche il y a quelques années. Pensez-vous que l'animateur de cette émission désirait "informer le plus complètement possible les téléspectateurs" dans ces entrevues?

Je m'intéresse à l’éthique journalistique chez les chroniqueurs de chasse et pêche au Québec depuis des années. Afin de mettre la main sur des preuves du mode de fonctionnement dans ce milieu, j'ai fait des demandes d'accès à l'information à la SÉPAQ, à la FAPAQ et à Hydro-Québec. J'ai entre autres choses obtenu une série de contrats entre la SÉPAQ et ses fournisseurs. La majorité de ces contrats étaient signés par des producteurs d'émissions de télévision portant sur la chasse et la pêche. Fait intéressant, la plupart des contrats de la SÉPAQ mentionnaient « le pourvoyeur ». Il s’agissait donc de contrat type. Un contrat d’un producteur télé précise même que le mode de paiement s’applique aux pourvoiries, parcs, réserves ou ZEC.

Certains producteurs prétendent faire du reportage sur leur site web. Dans les faits, ces contrats prouvent qu'ils sont payés pour tourner des publireportages. En plus d’être payé pour diffuser ces messages publicitaires, les frais de séjours, les frais de guides, les repas et le transport par avion ou par hélicoptère, etc. sont à la charge des destinations couvertes...

La SÉPAQ a rendu illisibles les montants impliqués dans ces transactions d'affaires. Mais 2 ou 3 erreurs m'ont permis d'apprendre certains chiffres:

La SÉPAQ a payé 5000 $ pour diffuser des chroniques, des transits et des annonces de communiqués dans une émission de Chasse et Pêche diffusée sur un canal communautaire.

La SÉPAQ a payé un montant de 3000 $ à une autre compagnie de production de vidéo pour qu'un caméraman tourne du 10 au 14 juin 2007 dans la réserve faunique La Vérendrye. Un contrat de tournage avec une seule personne sur le terrain pour cette compagnie est exceptionnel. Généralement leurs équipes de tournage travaillent à 3 personnes. On peut donc imaginer que les frais sont nettement supérieurs pour la SÉPAQ dans la majorité des tournages...

De mon côté, j'ai caché le nom de compagnies de production pour éviter des menaces de poursuites. Si vous voulez voir des copies de contrats, passez voir mon site sur flickr.

Aucun de ces contrats ne portait sur des paiements faits aux chroniqueurs des journaux et des magazines. Mais la SÉPAQ a refusé de me donner des informations sur les séjours offerts gratuitement aux chroniqueurs de chasse et pêche.

J’ai fait une demande de révision de la décision de la SÉPAQ devant la Commission d’accès à l’information. Je souhaite connaître les montants impliqués dans ces contrats et j’espère obtenir des informations sur les séjours offerts gratuitement aux chroniqueurs de chasse et pêche travaillant dans les médias écrits.

Pour plus d’information sur les relations entre les chroniqueurs professionnels de chasse et pêche et la SÉPAQ, et sur les problèmes d’éthique journalistique dans ce milieu, je vous invite à lire mon reportage :

De l'art de vendre une destination de pêche

Au plaisir de lire vos commentaires


David Lefrançois
www.peche-reportage.com

Commentaires

Vous semblez cependant oubliez que ces producteurs
doivent aussi gagné leur vie. Est-ce que je vois un peut de jalousie dans ce texte ?

Allez donc alors vérifier ce que fait le gouvernement
alors avec notre argent des tirages au sort de l'argent des permis et de tous les autres coût que nous devons assumez pour pratiquer la chasse et la pêche.

Combien à couter l'enregistrement des armes à feux ?

Ces producteurs je crois font ce qu'ils peuvent pour nous divertir.

François Couture

Bien à vous.


Vous prétendez déceler de la jalousie dans mon dernier reportage. Je n’ai jamais essayé d’obtenir les avantages dont jouissent les producteurs, leurs équipes et tous les chroniqueurs professionnels de chasse et de pêche. Je suis bénévole, je ne réponds à aucun intérêt économique ou commercial. J’écris pour un site où il n’y à pas de publicité. J’essaie tout simplement de faire circuler de l’information sur ce qui me passionne. La chasse, la pêche et les médias qui couvrent ces deux activités sportives.
Contrairement à vous, je ne souhaite pas être diverti lorsque je lis un article sur la chasse et la pêche dans un quotidien ou une revue ou lorsque j’écoute une émission sur ce sujet à la télévision. Avant tout, je souhaite être informé. Je n’ai rien contre la publicité et la promotion. Mais je ne peux pas supporter l les relations publiques, le marketing et la publicité déguisés en reportage ou en chronique.
Vous écrivez : « Allez donc alors vérifier ce que fait le gouvernement alors avec notre argent des tirages au sort, de l'argent des permis et de tous les autres coûts que nous devons assumer pour pratiquer la chasse et la pêche. Combien à coûter l'enregistrement des armes à feu? »
Voilà d’excellentes questions. Pourquoi selon vous nos chroniqueurs professionnels de chasse et pêche à la télévision ou dans l’écrit n’abordent-ils pratiquement jamais ce genre de questions? N’est-ce pas ce que vous attendez de la part des gens qui prétendent être journalistes ou faire du reportage? Ils ne le font pas parce qu’ils n’ont aucun intérêt commercial à le faire. Le droit du public à l’information est bien loin dans leurs priorités. Malheureusement. Voilà ce que j’ai essayé de présenter dans ce reportage.
Salutations

David Lefrançois
www.peche-reportage.com


Bravo pour ton article David.
Il est toujours bon de savoir que lorsqu'on lit ou visionne un reportage sur une pourvoirie ou la SEPAQ, il s'agit en fait d'un publireportage. Comme pour les chroniques sur l'automobile ou certains voyages dans les journaux, le chroniqueur de chasse et pêche devrait mentionner qui a payé pour les frais du reportage.
Je rêve du jour où je vais lire une chronique négative sur un produit de chasse ou de pêche dans une revue comme Sentier ou Aventure...
Si on avait un guide annuel des pourvoiries comme il en existe pour les restaurants avec les meilleurs et les moins bons endroits, je connais bien des gens qui l'acheteraient.
Le seul magazine que je connais qui test des produits est AVENTURE CHASSE ET PÊCHE. On ne dit pas lequel des produits est le meilleur ou le moins bon, mais au moins on a des chiffres à se mettre sous la dent et on peut facilement tirer les conclusions par soi-même.

Encore une fois, félicitations !

Charles

Charles

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