Excellent reportage à Enquête

Nous avons droit la semaine dernière à un excellent reportage qui saura intéresser les amateurs de chasse et pêche sur les ondes de l’émission Enquête de la Société Radio-Canada. Malheureusement, ce reportage n’a pas eu tout l’impact qu’il mérite puisqu’il a été diffusé en pleine crise politique à Ottawa. Dans ce reportage on peut voir un agent de la faune, qui a requis l’anonymat par crainte de perdre son emploi, nous expliquer grosso modo qu’il existe deux justices au Québec : une pour les autochtones et une pour les autres citoyens du Québec. Nous apprenons aussi que les droits des autochtones en matière de chasse et de pêche sont limités théoriquement par la conservation de la faune et des questions de sécurité. Théoriquement parce que dans les faits, les autochtones semblent profiter d’un laisser-faire total des autorités gouvernementales. Certaines entrevues avec des chasseurs d’orignaux donnent aussi à réfléchir. On apprend ainsi que certains chasseurs ont décidé pour des raisons de sécurité de ne plus chasser l’orignal dans certaines réserves fauniques. Pourquoi? Tous simplement par que des autochtones se permettent de chasser de jour comme de nuit dans la réserve faunique Lavendrye par exemple alors que des chasseurs non autochtones paient le gros prix pour avoir accès à un territoire supposément exclusifs.
J’entendais le reportage d’Enquête depuis des mois et je n’ai pas été déçu. En fait, j’ai été surpris par la qualité des intervenants dans ce reportage. C’est aussi fort intéressant de constater que le ministère de la Justice du Québec a refusé de donner une entrevue à l’équipe de Radio-Canada.
Si vous voulez voir le résultat du travail d’une véritable équipe de journalistes lorsqu’elle s’attaque à un sujet chaud qui touche l’ensemble des pêcheurs et des chasseurs du Québec, je vous invite à regarder en ligne le reportage d’Enquête diffusé jeudi dernier. Félicitation à toute l’équipe de la Société Radio-Canada.
Commentaires
Bonjour David, toutes mes félicitations pour tes commentaires sur ce blogue.
Très enrichissant.
Postée le: Yves Laroche | janvier 7, 2009 01:45 PM
L'agent de la faune interrogé résume malheureusement la pensée de beaucoup de québécois.
Si c'est une question de conservation, j'aimerais rappeler que les premières nations constituent 1% de la population. Même si les autochtones se nourrissaient exclusivement de viande de bois 365 jours/an (leur culture!), il nous resterait des poissons à pécher et des orignaux à chasser pour le pur plaisir.
Les compagnies forestières, les minières, et surtout l'étalement urbain font pas mal plus de dommages sur l'environnement.
Si "la loi était la même pour tout le monde", 99% des algonquins ne pourraient pas se payer une chasse dans la réserve faunique de la Vérendrye. Et ça, c'est leur réalité économique et sociale.
Nous acceptons avec plaisir dans notre pays (sans nécessairement les comprendre) les noirs, les jaunes, les gris... mais nos peaux-rouges ont vraiment mauvaise presse!
Peut-être que c'est dû au fait que nous sélectionnons nos immigrés alors que les enfants des premières nations de notre grand pays sont trop souvent pauvres et peu éduqués.
Postée le: Sylvain Tremblay | mai 2, 2009 10:58 AM