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janvier 30, 2010

Mastigouche de sa création à 2010

Bonjour à tous

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Je vais ouvrir ma saison de pêche 2010 en eau libre de nouveau dans la réserve faunique Mastigouche, cette fois dans le secteur Houde-Patoulet. Eh oui je suis fidèle à ma réserve faunique favorite où je vais pêcher chaque année depuis 1999. Mais je me demande en regardant les résultats de pêche descendre sur une base historique si j’irai encore là-bas dans 20 ans. Le total des captures par année en kilos dans la réserve Mastigouche sont en chute libre depuis sa création en 1971. Et j’ai des chiffres pour le prouver.

Prenons le cas bien précis des 13 lacs offerts à l’ouverture en 2010 dans le secteur Houde-Patoulet. Si on compare les quotas annuels du MRNF les plus récents au plus anciens, on constate le désastre. Le total des quotas annuels de ces 13 lacs est passé de 2715 kilos à 935,5 kg. Une baisse dramatique de 65,54 %.

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Avec la même hypothèse de travail, mais en prenant le total des captures annuelles par les pêcheurs, ces 13 lacs ont donné 2984,5 kg à leur première année d’ouverture versus 828 kilos lors de leur saison la plus récente. Une baisse de 2156,6 kilos ou si vous préférez, une diminution de rendement de 72,26 %!

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Qu’est-ce qui explique historiquement cette baisse majeure de la qualité de pêche dans les lacs offerts à l’ouverture dans le secteur Houde-Patoulet cette année? J’aimerais bien vous l’expliquer en détail, mais le MRNF refuse de m’accorder la chance d’interviewer le biologiste responsable de la mise en place du plan de pêche de cette réserve. Le MRNF refuse d’offrir une entrevue à un blogueur.

Qu’est-ce que mes propres recherches m’ont permis d’apprendre? Suite à une dizaine de demandes d’accès à l’information faites depuis 18 mois auprès de la SÉPAQ et du MRNF j’ai mis la main sur de nombreux documents et statistiques que j’ai étudiés longuement. Je dois aussi souligner l’aide de mon webmestre Claude Lessard qui m’a fourni une compilation des résultats de pêche depuis 1980.

Primo, j’ai constaté que la SÉPAQ se permet d’ignorer les quotas annuels compilés par le MRNF. En 1971, l’année d’ouverture de la Mastigouche qui était soit dit en passant un parc à l’époque, les captures annuelles ont surpassé les quotas sur plusieurs plans d’eau. Le quota annuel du lac Houde était de 774 kilos en 1971, les captures ont été de 1015,20 kg! Au lac Orignac le quota était de 479 kilos en 1971, mais les captures ont été de 910,80 kg! C’est pratiquement deux fois le quota annuel! Le dépassement des quotas annuels existe encore de nos jours. Un bel exemple, en 2009 le MRNF avait déterminé que le lac Écartant devait être fermé, la SÉPAQ l’a tout de même offert sur demande à sa clientèle. Les prises de 2009 sur le lac Écartant ont été pratiquement trois fois plus grandes que le quota annuel de 2008. 21,7 kg versus 7,5 kg. On dépasse depuis des années le quota d’ombles de fontaine sur le lac Sorcier. En fait, on laisse ce lac ouvert tant et aussi longtemps que le quota de ouananiches n’est pas atteint. Les quotas annuels sur tous les lacs ensemencés aux deux ans ne veulent pratiquement rien dire. Ces lacs sont pêchés aussi longtemps que la qualité de pêche est satisfaisante pour les pêcheurs.

L’autre grand problème de la réserve faunique Mastigouche est l’introduction d’espèce compétitrice comme le meunier noir. Les écosystèmes des lacs Houde, Jimmy et Orignac ont vu le meunier noir s’y implanter et venir y faire compétition à l’omble de fontaine. Le meunier est mieux adapté que l’omble de fontaine pour se nourrir des insectes benthiques. Ces insectes qui se trouvent au fond des lacs sont une importante source de nourritures pour les truites. La présence de Meunier dans un lac où il y avait uniquement des truites diminue énormément l’accès à la faune benthique pour les ombles de fontaine.

Autre point important à considérer, les lacs contenants de la mouchetée indigène sont de plus en plus rares. Pour pallier à la baisse dramatique des captures, la réserve faunique Mastigouche doit faire de l’ensemencement. Sur 13 lacs offerts à l’ouverture dans le secteur Houde en 2010, 7 lacs ont été ensemencés, dont 6 avec de la truite mouchetée de souche non-indigènes : Écartant, Grignon, Miscou, Montour, Petit Ours et Scorpion.

Et dans le cas du lac Grignon par exemple, on l’a ensemencé au printemps 2009 pour l’offrir la même année. C’est ce qu’on appelle dans le milieu du « Put and take ». Une pratique que je n’apprécie pas tellement. Les truites ensemencées dans ces conditions n’ont pas le temps d’adopter un comportement naturel. Elles se déplacent en banc comme à la pisciculture. Si vous tombez dans un endroit où elles se cachent, vous allez rapidement faire votre quota, mais vous vous demanderez souvent en explorant le lac pourquoi aucune truite n’est cachée dernière un arbre immergé ou pourquoi une belle fosse ne donne pas de résultats. Les ombles de fontaine ensemencés trop récemment n’ont pas eu le temps de s’acclimater et d’acquérir le comportement usuel des ombles de fontaine sauvages.

On peut aussi se poser de sérieuses questions sur l’impact des coupes forestières sur les écosystèmes contenant de l’omble de fontaine. Les routes forestières dégradent souvent les frayères. Ensablement, hausse des eaux de ruissellement et du choc printanier, érosion, diminution de la qualité des bandes riveraines, voilà toute une série de nuisances causées par l’industrie forestière sur nos lacs et nos rivières. J’oubliais de mentionner que la multiplication des chemins forestiers favorise aussi l’accès pour les braconniers.

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N’allez pas croire que je n’apprécie pas pêcher dans la réserve Mastigouche. Si je retourne là-bas si souvent, et à mes frais contrairement aux chroniqueurs professionnels qui sont invités la plupart du temps sur le bras de la SÉPAQ, c’est parce que j’aime cette réserve. Mais j’ai la liberté d’aborder des sujets que la SÉPAQ préfère ne pas mentionner dans ses plans de communication… J’estime avoir le devoir de vous révéler ces faits qui devraient nous donner à réfléchir sérieusement sur l’avenir de la pêche sportive dans nos réserves fauniques. Dans une perspective historique, on doit se demander si le mode de gestion des ressources des réserves fauniques comme la Mastigouche est efficace.


J’aime le secteur Houde-Patoulet. C’est un secteur que j’ai pêché quelques fois, mais toujours en août. Généralement, je faisais ma première sortie annuelle dans le secteur Shawinigan, mais cette année pour différentes raisons, dont la baisse marquée de productivité du lac aux Chantiers, j’ai décidé de changer de destination.

Qu’est-ce qui m’amène au Houde-Patoulet? Primo, des collègues qui ont fréquenté ce secteur y ont fait de belles pêches en mai ces dernières années. Ils ont aussi eu la chance d’avoir une chaloupe offerte chaque jour par chalet sur le lac Houde et une autre sur le lac Patoulet. Deux lacs qui offrent peu de capture, autour de 2 prises par jour, mais d’un poids moyen de près d’une livre. Et ces deux lacs n’ont jamais été ensemencés depuis la création de la Mastigouche. Les chalets de ce secteur sont situés sur la rive du lac Patoulet. Le lac Houde est tout près. Quatre pêcheurs de notre groupe de huit pourront donc pêcher sur un lac à proximité si cette façon de faire est de nouveau mise en place cette année.

L’année dernière, les gardiens de territoire du secteur Shawinigan offraient le même genre de service avec une chaloupe par chalet sur le lac Shawinigan. Cette nouvelle façon de faire diminue l’importance du facteur chance au tirage au sort. C’est une procédure que j’apprécie.

Comme je ne suis jamais allé dans le secteur Houde au printemps, j’ai fait de longues recherches dans mes bases de données pour évaluer les lacs offerts à l’ouverture là-bas en 2010. Mes prochains textes porteront sur chacun d’eux.

David Lefrançois
www.peche-reportage.com

n.b. Je n'ai pas à ma disposition l'ensemble des données compilées par la SÉPAQ. C'est particuièrement vrai pour les captures annuelles. Voilà pourquoi certaines données pour ce champ sont plus récentes.

janvier 23, 2010

Les quotas pour la saison de pêche 2010 dans la réserve Mastigouche ne sont pas encore définis par le MRNF.

Il est possible de réserver une journée de pêche dans la Mastigouche depuis le 14 janvier 2010 alors que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune n’a pas encore produit le plan de pêche de cette réserve faunique. Voilà ce que 3 demandes faites en vertu de la Loi sur l'accès à l'information par www.peche-reportage.com depuis le 25 novembre 2009 ont confirmé. La dernière réponse du responsable de l’accès à l’information du MRNF, M. Démosthène Blasi, datait du 14 janvier 2010. Tous ceux qui s’intéressent à la pêche à la journée savent que c’était le jour du début des réservations pour la pêche quotidienne dans la réserve faunique Mastigouche. On réservait le 14 janvier une journée de pêche le vendredi 14 mai 2010 selon la modalité 4 mois à l’avance.

Au départ, j’étais tellement convaincu qu’il s’agissait d’une erreur que j’ai téléphoné mercredi dernier, le 20 janvier 2010, au MRNF à Trois-Rivières pour avoir une deuxième confirmation. Lucie Carpentier, la relationniste de presse du MRNF de la Mauricie et du Centre-du-Québec, m’a elle aussi confirmé que : « le plan de pêche 2010 n’est pas encore disponible ». Mme Carpentier m’a suggéré de contacter la SÉPAQ afin d'apprendre pourquoi les réservations avaient débuté avant la production par le MRNF du plan de pêche 2010. En fait, mercredi dernier, deux lacs offerts à l’ouverture étaient déjà « fermés » : le lac Taure et le lac du Rocher. Comment la SÉPAQ avait-elle pu déterminer que ces lacs fermeraient le 19 mai 2010 après 6 jours de pêche sans avoir en main le plan de pêche du MRNF?

Pour avoir une réponse à mes questions j’ai rejoint Mathieu-H Brunet, le directeur de la réserve faunique Mastigouche hier midi.

Comment avez-vous déterminé quels seront les lacs offerts en hébergement et à la journée en 2010 sans avoir eu le plan de pêche du MRNF?

En fait, il faut juste faire une distinction. Cela ne nous empêche pas de produire le plan de pêche comme tel, ce qu’on n’a pas encore comme données, ce sont les quotas de chacun des lacs. On sait quels lacs on peut exploiter, mais on ne connaît pas les quotas pour la saison 2010. (…)

Quand attendez-vous le plan de pêche?

Très prochainement. Les gens du ministère travaillent là-dessus actuellement. On devrait se rencontrer d’ici une dizaine de jours.

Si je ne me trompe pas, l’année dernière vous l’aviez eu bien avant le début des réservations n’est-ce pas?

Oui, oui tout à fait. En fait, c’est assez simple à expliquer, au ministère la personne qui s’occupait de ça est partie en congé de maternité et évidemment elle n’a pas été remplacée. Ils négocient avec les ressources qu’ils ont et ça prit plus de temps cette année. Mais il faut comprendre, et vous le savez probablement déjà, que l’exploitation des lacs est pas mal la même d’année en année. Les quotas varient très peu. Les grandes surprises sont à peu près inexistantes. Donc on peut fonctionner dans ce cadre là. Cela ne nous empêche pas de planifier. Les quotas arrivent plus on moins tard, mais en général ce n’est pas ça qui détermine si on ferme un lac ou non. Quand il y a des surprises, de grandes surprises à appréhender, là, on se questionne. Mais dans ce qu’on a produit comme plan de pêche actuellement, c’est des lacs où on sait à peu près ou on s’en va. Ça fait 35 ans qu’on exploite ces lacs-là donc en général sur la base du rendement qu’on a eu l’année dernière on n’appréhende pas de gros changements. C’est pour ça qu’on peut avancer.

J’imagine que vous avez présentement pris des évaluations conservatrices pour éviter qu’il y ait surpêche si le MRNF avait décidé de diminuer les quotas cette année?

Tout à fait. Comme on fait depuis toujours en fait. Depuis l’avènement des 4 mois d’avance on fait une évaluation moyenne qui reste conservatrice pour ne pas se planter. La première année vous le savez, on en avait discuté, il y a eu quelques petites surprises, entre autres au niveau du Sorcier à l’époque, au niveau de quelques lacs, mais tout ça rentre dans l’ordre à mesure ou l’on fait notre évaluation sur la moyenne des rendements des cinq dernières années au niveau du nombre de jours que ça prend pour prendre le quota annuel de chaque lac. Et on navigue avec ça et comme je vous l’avais déjà spécifié par courriel, ce n’est pas la fin du monde si on dépasse un quota annuellement alors qu’on parle d’une ressource qui quand même réagit assez bien sur quelques années. Et puis on ne fait pas de dépassements majeurs. Ce n’est pas ce qu’on veut nous non plus. D’ailleurs la façon dont on gère nos lacs vous comprendrez qu’on gère nos stocks de poissons pour offrir de la pêche pour encore plusieurs années. Il peut arriver à l’occasion des dépassements, mais ils sont rattrapés sur une moyenne de quelques années.

Je tiens à remercier M. Brunet d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Au plaisir de vous lire.

David Lefrançois
www.peche-reportage.com

janvier 01, 2010

Réservation - pêche à la journée: l'internet est-il plus efficace que le téléphone?

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C’est par Internet que 73% des embarcations de la SÉPAQ ont été réservé en 2009 selon un échantillon de 10 lacs parmi les plus populaires de la réserve faunique Mastigouche. Voilà l’essentiel de ce que deux demandes faites en vertu de la loi d'accès à l'information par www.peche-reportage.com nous ont permis d’apprendre. Ces données pourraient vous être utiles alors que la réservation des lacs pour la pêche à la journée la saison prochaine doit débuter dès la mi-janvier 2010. Le jour de l’ouverture du lac Sorcier, le 27 février 2009, les internautes ont été incapables de compléter une réservation par Internet. Le site web de la SÉPAQ a carrément flanché. Ce jour-là, tous les lacs de mon échantillon offerts au public quatre mois plus tard, le 27 juin 2009, ont été réservés par le Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ par téléphone. Le lendemain de ce crash informatique, le 28 février 2009, seulement une chaloupe a été réservée par Internet dans mon échantillon : celle offerte au lac Marcotte. Cette période de 2 jours est l’exception qui confirme la règle. L’Internet était, et de loin, la meilleure façon de réserver une sortie de pêche quotidienne dans la réserve faunique Mastigouche en 2009 selon notre échantillon.

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Les pêcheurs québécois se demandent depuis longtemps quel est le meilleur moyen pour réserver un lac à la pêche à la journée : le téléphone ou l’Internet. Et bien, jetez un coup d’œil aux statistiques du lac le plus populaire géré par la SÉPAQ dans le sud du Québec : le lac Sorcier. La couleur rouge, qui représente les réservations par Internet, gagne nettement sur le bleu, qui symbolise les réservations faites par téléphone.

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Une autre date importante est la mise à jour du système de réservation par Internet de la pêche à la journée le 10 mars 2009. Ce jour-là, selon la nouvelle formule 4 mois à l’avance, on réservait un lac pour le 10 juillet 2009. À partir de cette date, l’Internet est devenu encore plus performant. Avant le 10 juillet, 34 chaloupes sur 65 ont été réservées par téléphone sur le lac Sorcier. À partir du 10 juillet, seulement 18 chaloupes sur 100 ont été réservées par téléphone. Ce phénomène s’applique à tous les lacs offerts à cette date comme le démontrent les statistiques de mon échantillon qui inclut aussi le très populaire lac Marcotte!

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Le pourcentage des chaloupes réservées par Internet sur le lac Marcotte pour la pêche à la journée est passé de 56 % à 83 % à partir du 10 juillet 2009… La grande région de Montréal, Lanaudière, la Mauricie et le Centre-du-Québec sont les principales zones d’où provenaient les pêcheurs ayant réservé des lacs de la réserve faunique Mastigouche dans notre échantillon. On vient de loin parfois pour pêcher dans cette réserve. Un client est même monté de Rivière-du-Loup pour pêcher sur le lac Sorcier le 6 juillet! On peut voir dans le tableau suivant, par l’absence de données à plusieurs dates, que la saison de pêche a été prolongée certains week-ends au lac Sanglier.

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Suite à ce long travail de recherche et après avoir pris en considération les résultats de ma saison de pêche de l’année dernière, j’ai décidé de limiter mes sorties de pêche à la journée en 2010. Pourquoi donc vous demandez-vous?

Et bien, j’utilisais le meilleur moyen de réserver une sortie de pêche à la journée sans le savoir l’an passé. Je travaillais par Internet avec plus ou moins de succès. J’ai pêché sur le lac Lemay, le lac Charme, le lac Belette et même le lac Sorcier en 2009. Mais presque chaque fois, c’était lors d’une journée de pêche en semaine. Les lacs que je souhaitais réserver n’étaient jamais disponibles le week-end.

Je crois que plusieurs pêcheurs utilisent des groupes d’amis ou des collègues afin d’obtenir plus de chance au moment fatidique de l’ouverture des réservations chaque matin à 8 h 30. L’an dernier, la SÉPAQ a même modifié le système d’annulation des réservations parce qu’il y avait de la fraude. Des bougons revendaient des séjours de pêche à la journée selon une préposée du Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ avec qui j’ai parlé. Avant cette modification, les annulations étaient faites en temps réel. Il était donc possible que des personnes vendent avec profit une journée de pêche sur le lac Sorcier par exemple. Je me demande d’ailleurs pourquoi les lacs rendus disponibles suite à une annulation n’étaient tout simplement pas remis en circulation le lendemain matin à 8 h 30 au bénéfice de tous.

La compétition est terriblement forte pour mettre la main sur les bons lacs offerts pendant les fins de semaine. Lorsque vous tentez votre chance pour obtenir un lac par Internet, c’est tout ou rien. Si la chance n’est pas de votre côté, vous allez perdre tellement de temps pour faire une seconde sélection que tous les lacs les plus intéressants seront déjà réservés! Soyons clairs, il y a presque toujours des lacs de disponibles même la fin de semaine. Mais je n’ai plus l’énergie ni les moyens, en temps et en argent, pour aller pêcher en semaine des lacs contenants de petites truites mouchetées. N’oublions pas que les pêcheurs ont capturé en 2009 environ 4 ombles de fontaine par jour d’un poids moyen de 180 grammes dans la réserve faunique Mastigouche toutes formes de pêche confondues.

J’habite à Montréal et la réserve Mastigouche c’est loin! Je n’ai plus vraiment le goût de rouler pendant six ou sept heures aller-retour afin de capturer avec un peu de chance un quota de sept ombles de fontaine. Le prix de l’essence est évidemment un facteur à considérer, mais ce n’est pas le seul. Il y a aussi l’écologie. J’aime la pêche en réserve faunique parce que j’apprécie la chance de me retrouver en pleine nature. Mais on doit protéger notre environnement. Rouler pendant des heures dans le but de passer un peu de temps en forêt ne fait pas beaucoup de sens sur le plan de la production des gaz à effet de serre par exemple! J’ai décidé de prioriser la pêche en villégiature la saison prochaine pour ces différentes raisons.

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La pêche en hébergement permet de maximiser le temps de pêche par rapport au temps de transport. L’hébergement sur place permet aussi de limiter la fatigue accumulée. Ajoutez 10 heures de pêche à 7 heures de transport lors d’une sortie d’une journée et il ne reste plus beaucoup de temps pour manger, portager, éviscérer, peser, remplir ses statistiques, rentrer en ville et dormir avant de travailler le lendemain matin!

Enfin, la SÉPAQ a de nouveau modifié de fond en comble son système de réservation par Internet. Les trucs que j’ai mis à l’essai en 2009 ne valent peut-être plus rien. Est-ce que le site www.sepaq.com demeurera le meilleur moyen pour réserver un lac en 2010? Allez savoir, mais si la tendance se maintient, moi je miserais sur l’Internet!

Si vous souhaitez voir les détails des données de mon échantillon:
Tableaux des 10 lacs


Au plaisir de lire vos commentaires

David Lefrançois
www.peche-reportage.com