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juin 12, 2011

Préférez-vous pêcher de l’omble de fontaine indigène ou ensemencé?

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En 2010 j’ai fait avec mon copain Dan une très belle pêche au lac Miscou dans le secteur Houde-Patoulet de la Mastigouche. Une si belle pêche que j’espérais bien y ouvrir ma saison en 2011. Mais le lac Miscou n’était plus dans l’offre de pêche à l’ouverture en 2011. En plus, mon séjour prévu là-bas a été carrément annulé à cause de l’état des chemins. Le lac Miscou est un lac ensemencé et pas nécessairement avec de la mouchetée d’une lignée indigène. Personnellement, je préfère capturer des truites indigènes, mais je n’ai aucun problème si l’on m’offre l’occasion de pêche un bon lac contenant de la truite ensemencée depuis quelque temps.

Entre vous et moi, je ne peux pas faire la différence entre une truite ensemencée depuis plus de six mois et une truite indigène. Regardez la photo qui illustre ce carnet. Il s’agit d’une magnifique truite mouchetée capturée sur un lac de la Côte-Nord. Ne comptez pas sur moi pour vous dire le nom de ce lac. Je l’ai découvert par hasard au bout de trois portages. Les chances que les ombles qui habitent ce plan d’eau ne soient pas indigènes sont très minces. Mais je n’en ai pas l’assurance.

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Prenons un autre exemple, j’ai toujours adoré pêcher sur le lac Brodeur dans le secteur Shawinigan de la réserve faunique Mastigouche. La mouchetée avec un devon dans la gueule provient du lac Brodeur. Regardez-la bien, elle a été capturée en mai 2007. Elle faisait près de deux livres et demi. Est-elle de souche indigène selon vous? Saviez-vous que l’on avait ensemencé ce lac 5 fois entre 1975 et 1980? Parmi ces opérations d’ensemencement, seulement deux ont été faits avec une lignée indigène uniquement.

J’ai déjà vu un pourvoyeur ensemencé un lac à partir du quai du chalet où j’étais hébergé. J’avais le droit de pêcher juste après son départ. Des dizaines de truites étaient cachées sous le quai. C’est ce que l’on appelle du « put and take ». Et pour l’instant, je préfère passer à la poissonnerie du coin plutôt que de pêcher des truites qui viennent tout juste d’être ensemencées. Je ne suis jamais retourné chez ce pourvoyeur.

Avez-vous remarqué dans les médias que l’on met souvent l’accent sur la présence d’omble de fontaine indigène? C’est une autre façon de vendre certaines destinations. Par exemple, avez-vous déjà lu ailleurs que sur mon blogue qu’on ensemençait de l’omble de fontaine de souche-non indigène fréquemment dans la Mastigouche? Est-ce que c’est utile de le savoir? Pourquoi pensez-vous que les « journalistes » vous le cachent? Les pêcheurs préfèrent de toute évidence capturer de la truite indigène. Alors, les chroniqueurs de pêche omettent de vous donner certains détails sur les pratiques d’ensemencement de la SÉPAQ et des pourvoyeurs.

Selon les statistiques que j’ai obtenues grâce à la Loi sur l’accès du MRNF, il y a plein de lacs qui contiennent uniquement de l’omble de fontaine indigène dans la Mastigouche. Quand on vous dit que la Mastigouche est une bonne destination pour capturer de la truite indigène ce n’est pas faux. Plusieurs lacs de ma réserve faunique favorite n’ont JAMAIS été ensemencés. Mais on vous induit en erreur, on vous passe une demi-vérité. Selon les statistiques du MRNF que j’ai obtenues, on a ensemencé 125 lacs de la Mastigouche, au moins une fois, avec une lignée non indigène uniquement entre 1971 et 2008.

Indigène c’est un mot vendeur comme vert ou HD en 2011. Alors, pourquoi vous informerait-on qu’on ensemence plusieurs lacs avec une lignée non indigène? C’est le genre de détail qui, j’imagine, n’est pas utile pour vous selon nos vénérables chroniqueurs de pêche professionnels.

Et bien pour moi, ce sont des détails que je souhaite connaître. Si une destination prend la peine d’ensemencer des ombles de fontaine indigènes, c’est un plus pour la nature. Cela confirme que les gestionnaires de ce secteur prennent soin de préserver l’intégrité génétique de leurs plans d’eau. Mais je souhaite aussi savoir quand ils ont ensemencé. Pêcher un lac trop rapidement après un ensemencement m’intéresse plus ou moins. Les truites se tiennent en bande, elles n’ont pas un comportement naturel.

La quête de profits va probablement nous amener au « put and take » plus vite qu’on pense. Jetez un coup d’œil aux statistiques de pêche et d’ensemencement de la réserve faunique Mastigouche de 2010 :

http://www.sepaq.com/dotAsset/2095744.pdf

À la page 7 de ce document, on peut voir la liste des lacs ensemencés en 2010 ainsi que la légende des symboles utilisés pour spécifier les types de poissons ensemencés. Vous pourrez voir que les lacs suivis des symboles ** ont profité de l’ensemencement d’ombles de fontaine de 20 à 23 cm au printemps 2010.

On constate que les lacs Cornu, des Écureuils et des Marais ont été ensemencés « d’ombles de fontaine de 20 à 23 cm au printemps 2010. » Toujours selon ce document le lac des Écureuils ouvrait le 21 mai 2010, le lac Cornu et le lac des Marais ouvraient eux, le 28 mai 2010.

J’ai aussi trouvé un cas d’ouverture hâtive après un ensemencement parmi les lacs offerts en hébergement. On a ensemencé le lac Grignon au printemps 2009 selon ce document. Le lac Grignon était offert à l’ouverture cette année-là selon la documentation de la SÉPAQ que j’ai archivée. Depuis combien de temps avait-on ensemencé le lac Grignon avant son ouverture en 2009 selon vous? Le printemps débute le 21 mars. Peuvent-ils ensemencer un lac alors qu’il y a de la glace dessus? Peut-être. Mais peu importe, on commence à pêcher des truites ensemencées un peu trop rapidement à mon goût dans la réserve faunique Mastigouche de nos jours…

Les statistiques de pêche et d’ensemencement de la Mastigouche ne précisent pas si les ombles de fontaine ensemencés en 2010 étaient d’une lignée indigène ou domestique. Mais les statistiques du MRNF que j’ai obtenues confirment toutefois qu’aucun lac n’a été ensemencé avec une lignée indigène uniquement en 2010 dans la réserve faunique Mastigouche. Les ombles de fontaine ensemencés au printemps 2010 étaient d’une lignée domestique, celles ensemencées à l’automne 2010 étaient du fretin d’une lignée croisée entre de l’omble de fontaine domestique et de l’indigène.

Où ai-je pêché à l’ouverture cette année? Dans la Mastigouche bien évidemment. C’est ma réserve faunique favorite pour plusieurs bonnes raisons. Mais ce n’est pas nécessairement parce que j’y pêche toujours de la truite indigène. En conclusion, je vous invite à vous poser cette question : doit-on craindre les ensemencements massifs d’ombles de fontaine de souche non indigène dans les secteurs où l’on pêche? Si cette question vous intéresse, prenez le temps de lire l’article suivant :

Les lacs du Québec génétiquement pollués

Au plaisir de lire vos commentaires

David Lefrançois
www.peche-reportage.com

juin 09, 2011

Réflexions sur les tirages au sort pour l’attribution des plans d’eau

Le « Bingo SÉPAQ » n’est pas pratiqué uniquement dans la plupart des secteurs d’hébergement de la réserve faunique Mastigouche. En 2010, un de mes groupes a eu la chance d’aller dans la réserve St-Maurice au lac Wessonneau. Leur « Bingo-SÉPAQ » est mon préféré parmi tous ceux que j’ai eu la chance de me voir imposer. C’est, que voyez-vous, contrairement aux « chroniqueurs » professionnels, je n’ai pas la chance de me voir offrir parfois un bon lac avant le grand public. Moi je suis un client comme vous tous, je participe au « Bingo-SÉPAQ ». Et quand vous devez passer par là une fois, vous savez très bien que la qualité de votre pêche va être influencée par votre chance à ce tirage. En 2010, au Wessonneau, la SÉPAQ faisait 3 tirages le vendredi soir : le 1er pour l’attribution des lacs le samedi, le 2e pour les lacs le dimanche et le 3e pour le lundi.

C’est carrément brillant parce que le samedi soir, si vous voulez pêcher jusqu’à 21 H, vous pouvez le faire. Si vous voulez finir une autre bonne bouteille au bord du feu, vous pouvez le faire… Qu’est-ce que la SÉPAQ attend pour mettre en place ce système partout où l’attribution des plans d’eau pour la pêche se fait par tirage au sort? Et bien ce système a aussi des inconvénients.

Évidemment si vous ne connaissez pas les lacs, vous pourriez faire de mauvais choix. Imaginez-vous que j’ai été tiré premier le vendredi soir lorsque je suis allé dans le secteur Sable de la réserve Mastigouche en 2010. Dilemme, quel lac choisir dans ce secteur que je connais mal? Le gardien m’avait parlé du lac Sud-Est qui allait bientôt fermer puisque son quota annuel était pratiquement atteint, mais j’étais tenté par le lac Sable. Je suis allé au premier, un beau petit-lac pas très loin à vol d’oiseau de notre chalet, mais à un bon 15 minutes par la route. Nous y avons pêché pendant 9 heures pour prendre deux belles mouchetées! Les gars qui ont sélectionné le lac Sable, situé en face des chalets, ont fait une pêche du tonnerre! Deux quotas de très belles truites. Ils ont eu le temps de prendre des pauses au chalet pour dîner ou descendre une bonne bière froide lorsque la soif les tenaillait. Quand le lac Sable est mordeux, on peut y faire de très belle pêche.

Prenez cette situation, et transposez-la avec le système pratiqué dans la réserve de la St-Maurice. Si j’avais été tiré 1er au 2e tirage du vendredi soir, est-ce que j’aurais choisi de nouveau le lac Sud-Est le dimanche? Peut-être. Mais après y avoir fait une pêche ordinaire, pas question que j’y retourne une 2e fois. Dans ce cas, le système pratiqué dans la Mastigouche est plus intéressant. C’est ça le risque avec le merveilleux système d’attribution des plans d’eau de la St-Maurice. Ce système favorise les clients expérimentés. Vous faites vos choix le premier soir, et vous devrez vivre avec. Alors que dans la Mastigouche, vous pouvez chaque jour, vérifier les pêches qui se font et adapter vos choix lors du « Bingo » du soir. Moi j’aime mieux le système de la St-Maurice, mais je comprends qu’un pêcheur qui débarque dans un secteur inconnu n’apprécie pas ce système.

Au plaisir de lire vos commentaires

David Lefrançois

juin 01, 2011

No money no candy

C’est ce que j’avais pris l’habitude de répondre aux filles qui m’abordait à l’intersection de Ste-Catherine et St-Laurent à mon arrivée à Montréal en 1989. À l’époque j’allais parfois prendre une bière aux Foufounes électriques. À la sortie des bars, j’ai assisté à quelques scènes qui m’ont révélé les mauvais côtés de l’humanité. Les temps ont changé, mais là où il y a des hommes, il y a de l'hommerie.

J’ai eu le droit à une attaque d’un vénérable chroniqueur de pêche sur un forum de discussion dernièrement. À part le fait qu’il se cache derrière un « nickmane », c’est de bonne guerre puisque je n’écris pas que de bonnes choses sur les membres de sa confrérie. Pourquoi est-ce que je critique aussi souvent les articles écrits par les chroniqueurs professionnels? Je vais vous donner un bon exemple. J’ai lu en 2009 un bel article écrit par l’éditeur d’un magazine sur le secteur que je connais le mieux dans la réserve faunique Mastigouche : le secteur Shawinigan.

L’éditeur du magazine en parlant de ce secteur de la Mastigouche dans son article avait omis de mentionner un « détail ». Un tirage au sort pour l’attribution des plans d’eau est en place dans ce secteur d’hébergement. Seriez-vous déçu d’apprendre sur place que vous aurez 1 chance sur 24 lors du tirage au chalet du gardien d’obtenir le meilleur lac offert dans le secteur Shawinigan le lendemain de votre arrivée? Comment j’arrive à ce chiffre? Si tous les chalets du secteur Shawinigan sont remplis à pleine capacité (12+8+8+14+2+4) on peut compter un total de 48 pêcheurs dans le secteur. Si tout le monde décide de pêcher à deux par chaloupe, il y aura 24 boules dans le boulier. L’existence de ce tirage au sort n’est pas cachée par la SÉPAQ. Le problème n’est pas là. La question est de savoir si l’auteur de l’article avait volontairement omis de mentionner l’existence de ce tirage au sort…

Depuis l’an passé, si le refuge Shawinigan est aussi à pleine capacité (6) et si les pêcheurs du chalet du lac Jouet (6) décident de se rendre au tirage au sort, on peut théoriquement avoir 60 pêcheurs pour 30 chaloupes... Donc même avoir une chance sur 30 d’être tiré 1er dans le secteur Shawinigan.

Serez-vous déçu d’apprendre qu’en plus vous ne pourrez pas aller à un lac vedette si vous êtes tiré premier en fin de saison le soir de votre arrivée parce que c’est impossible de vous rendre au lac Busard ou au lac Bec-Scie avec votre auto? Ce genre de situation, je l’ai vu de mes yeux vu. En 2008, j’étais dans le secteur Shawinigan à la fin août. J’espérais pêcher le lac Busard, le meilleur lac de ce secteur. Mais j’ai réservé mon séjour trop tôt. Le gardien de territoire a ouvert le lac Busard le lendemain de mon départ. Ça fait 10 ans que j’essaie de pêcher ce lac. J’ai eu la chance d’aller au lac Bec-Scie toutefois en 2008. Ce lac est un peu plus loin sur le chemin du lac Busard. J’ai donc pu constater l’état du chemin. Une auto ne pouvait pas passer pour se rendre ni au lac Busard ni au lac Bec-Scie. Je pense que cela mérite d’être écrit noir sur blanc dans un article si vous faites votre travail comme journaliste-citoyen.

Et bien si je vous disais que l’éditeur du magazine en question, lui, a pu pêcher le lac Busard en juin 2008 pendant son séjour là-bas? Est-ce que c’est utile de savoir qu’un chroniqueur de pêche se voit attribuer parfois un plan d’eau qui sera offert au public deux mois plus tard par la SÉPAQ? Pourquoi font-ils cela selon vous? Tout simplement pour publier des photos qui vont vous stimuler à vous y rendre vous-même. Pour moi, c’est malhonnête de la part des journalistes qui profitent de cet avantage de ne pas le mentionner dans leur « publireportage ». Écoutez, peut-on parler d’un reportage quand l’auteur omet de mentionner l’existence du système d’attribution des lacs dans la réserve Mastigouche?

Allez voir ce document à la page 2 : http://www.sepaq.com/dotAsset/1215510.pdf
« Chaque soir, à 21 h, un tirage au sort a lieu au chalet du gardien ou à tout autre endroit désigné par lui pour l’attribution des plans d’eau du lendemain. Exception : les chalets Aubry, du Cap, de la Ferme 1 et 2, Mastigou #1, St-Bernard #1 et Jouet dont les plans d’eau sont attribués à l’entrée au poste d’accueil pour la durée du séjour. Cette pratique s’applique aussi aux camps rustiques Mastigou, de la Tête, Joe, Brochard, Pékan et Matawin. On vous informera où enregistrer vos prises lors de l’arrivée. »
Fin de la citation.
En d’autres mots, si vous allez dans un chalet dans la plupart des secteurs d’hébergement de la Mastigouche: Violon, Sable, Houde-Patoulet, des îles, Shawinigan et Ouabiti, vous devrez participer au « Bingo SÉPAQ » organisé par le gardien. Si vous sortez la première boule, vous ferez fort probablement une belle pêche, si vous sortez 19e, 20e et 21e sur 21 comme cela nous est déjà arrivé, vous pourriez être déçu!

En plus, pas mal de monde ignore ce qui suit qu’on peut pourtant lire dans la référence précédente : http://www.sepaq.com/dotAsset/1215510.pdf
4- La notion de lacs «vedettes» peut s’appliquer afin d’éviter que lesdits lacs soient pêchés à plusieurs reprises au cours d’un même séjour par les mêmes personnes. Informez-vous à votre gardien de territoire.
Fin de la citation.

En d’autres mots, si vous et votre copain êtes tirés premiers, par miracle, deux jours en ligne au « Bingo SÉPAQ », vous ne pourrez pas retourner deux fois sur le lac vedette du moment. Cette pratique du « lac vedette » s’applique aussi parfois à tous les occupants d’un chalet. Par exemple si vous occupez le chalet Shawinigan #4, votre groupe de 14 personnes pourrait théoriquement allez une seule fois pêcher sur le lac Busard. C’était le cas en 2010 pendant mon séjour là-bas et non je n’ai pas eu la chance d’y pêcher encore l’an dernier!

Autre détail important, certains lacs vedettes sont offerts 1 seule fois par séjour! C’est le cas du lac Crodeau (chalet du Cap) et du lac des Frères (chalet Aubry). Si vous voulez que tous les membres de votre groupe de 4 personnes puissent pêcher l’un de ces deux lacs vedettes, vous devrez réserver deux blocs de séjour. En d’autres mots, vous devrez séjourner dans la Mastigouche du vendredi au mercredi, du lundi au vendredi ou du mercredi au lundi…

Vous me lisez toujours. Vous êtes courageux et vous méritez donc d’en apprendre encore plus sur ma réserve favorite…

Pourquoi parle-t-on si rarement du bingo-SÉPAQ dans les « shows » de pêche et les articles dans les médias écrits selon vous? Est-ce tout simplement parce que ce n’est pas vendeur? Pourquoi on aime mieux vous parlez des résultats de pêche que vous pourriez avoir si vous êtes tirés premier?

Mes copains ont bien aimé le secteur Houde-Patoulet au mois de mai 2010. Si nous n’avions pas eu un 4X4 dans le groupe, les choses auraient probablement été différentes. Notre chance au tirage au sort pour l’attribution des lacs aurait eu plus d’importance. Et ça, on ne vous le dira pas dans le prochain publireportage que vous lirez dans un magazine ou que vous écouterez à la télé. Dans la Mastigouche, vous n’aurez pas toujours la chance de pêcher en face de votre chalet. Pourquoi? Tout simplement que le potentiel des lacs ne le permet pas. C’est la raison qui explique aussi pourquoi vous n’avez pas le droit de pêcher dans cette réserve le jour de votre arrivée. C’est écrit noir sur blanc sur les confirmations de réservation. Mais les chroniqueurs de chasse et pêche omettent très souvent de le mentionner. Allez savoir pourquoi…

Vous devez vous demander quels sont les lacs qui seront ouverts pendant votre séjour? À part à l’ouverture, c’est difficile à dire. Théoriquement, une fois que le quota annuel d’un lac est atteint, la SÉPAQ le ferme et elle ouvre un lac de remplacement. Les lacs de remplacements sont en général de très bons lacs. Mais c’est impossible de savoir exactement quand ils ouvriront.

Pourquoi les chroniqueurs professionnels omettent-ils de vous mentionner tous ces détails? Revenons à l’auteur de ce magazine qui avait publié un « reportage » sur le secteur Shawinigan en 2009. J’ai mis la main, par un heureux hasard, sur le document qui lui a permis d’aller pêcher gratuitement là-bas en 2008. Un formumlaire GRATUITÉ doit être produit afin d'autoriser les visites de presse obtenues gratuitement ou à une fraction du prix. Ce document mentionne que 2 participants ont pu profiter d’une gratuité d’une valeur de 912$. L’auteur et le photographe probablement.. Ma source m’a aussi donné une copie de la confirmation de réservation de leur séjour. Ce document mentionne, lui, la présence de 6 personnes, toujours pour une valeur de 912$. Avec les taxes, le total atteignait 1 033,94$. Si je pars du principe que la SÉPAQ n’a pas assumé les taxes, ce court voyage de 2 jours aurait coûté à ces 6 personnes la somme de 121,94$. Un peu plus de 20$ par personne pour occuper le chalet Shawinigan #3. Ce n’est pas cher. Vous devez aussi prendre en considération qu’ils ont eu accès à un lac vedette avant le grand public. Voilà de bonnes raisons d’être positifs dans son article et d’oublier de légers détails qui ne sont pas trop vendeurs…

No money no candy. C’est probablement aussi la façon de fonctionnement de plusieurs chroniqueurs de pêche pour qu’ils parlent d’un fournisseur de séjour dans leur papier. Dans leur cas, ils font dans l’échange de services… Un séjour gratuit ou à une fraction de prix contre un beau papier élogieux sans détails négatifs.

Au plaisir de lire vos commentaires

David Lefrançois
Montréal

L'état des chemins dans les secteurs d'hébergements de la Mastioguche

Ma saison de pêche 2011 a fort mal débuté. L’ouverture a été reportée dans le secteur Houde-Patoulet à cause de l’état des chemins. Parlant de chemins en mauvais état, avez-vous remarqué que nos vénérables chroniqueurs de pêche ne parlent jamais de ce genre de problèmes dans leurs articles. Vous êtes-vous déjà questionné sur les raisons qui les poussent à omettre ce genre de détails négatifs?

Un commentateur m’a demandé comment avait été ma saison de pêche de 2010. Je n’ai jamais pris le temps de lui répondre. À titre de journaliste-citoyen, je peux vous relater objectivement dans ce carnet ce que j’ai vécu sur le terrain. Mes séjours en hébergement ont été fort intéressants. Les résultats de mes sorties de pêche quotidienne, de leur côté, m’ont plutôt déçu. Tellement que j’ai décidé de cesser la pêche quotidienne en 2011 pour des raisons qui sont les miennes. La première étant que je ne rajeunis pas!

J’ai ouvert ma saison de pêche à la mi-mai 2010 dans le secteur Houde-Patoulet de la réserve faunique Mastigouche. Ensuite, j’ai pêché dans la même réserve lors d’un autre week-end à la fin mai, mais dans le secteur Sable. Pourquoi vais-je si souvent dans la Mastigouche? La pêche y est pas mal si vous êtes chanceux et c’est près de chez moi. Pourquoi je critique tant cette réserve faunique et la SÉPAQ? Parce qu’il y a de bonnes raisons de le faire! Primo, qui aime bien châtie bien dit le dicton. Deuxio, contrairement aux chroniqueurs de pêche « professionnels » je paie 100 % de mes frais de séjours. J’ai donc la latitude pour écrire ce que je constate sur le terrain. Et enfin comme la plupart des journalistes ne mentionnent jamais les problèmes et les inconvénients des produits de la SÉPAQ, je me suis dit que je devais faire contrepoids à tous ceux qui portaient des « lunettes roses ». Pourquoi donc je ne pourrais pas analyser mes sorties avec un minimum d’objectivité? Pourquoi devrai-je m’abstenir d’écrire ce qui va plus ou moins bien dans les réseaux de la SÉPAQ?


Un exemple? L’état des chemins. À l’ouverture 2010 dans le secteur d’hébergement Houde-Patoulet, un des meilleurs lacs offerts était le lac Miscou. Pas question toutefois de vous y rendre en véhicule de promenade. Même un petit SUV de ville ne faisait pas l’affaire. Un VTT ou un vrai 4X4 était de mise. Quand avez-vous lu pour la dernière fois dans un journal ou dans un magazine que l’accès à l’un des meilleurs lacs offert dans un secteur d’une réserve faunique était difficile?

Évidemment, vous allez me dire qu’en 2011 on peut lire plusieurs références à ce sujet. Des secteurs entiers de plusieurs réserves ont vu leur ouverture retardée. Et ils ont ouvert uniquement pour des clients possédant des 4X4 ou des VUS. Mais c’est l’exception qui confirme la règle. Dans une situation normale, l’état des chemins dans les secteurs d’hébergements est rarement mentionné.

Prenez le temps, d’allez lire ce document de la SÉPAQ :
http://www.sepaq.com/dotAsset/2130141.pdf .

Combien de lacs offerts en hébergement dans la réserve faunique Mastigouche étaient considérés accessibles en VTT selon ce document en 2011? Deux! Le lac à l’Ours et le lac Miscou.

Oublions la situation exceptionnelle que nous vivons en mai 2011. Lorsque l’état des chemins sera revenu à la normale, je vous invite à vous informer avant de vous rendre au lac Écartant avec votre sous-compacte, même chose pour le lac St-Anselme. Ces deux lacs que je donne en exemple sont offerts dans le secteur Houde-Patoulet. J’ai déjà constaté dans le passé que l’accès à ces plans d’eau pouvait être difficile. Pourquoi cette réserve spécifie-t-elle dans sa documentation que le lac Miscou est accessible en VTT, mais pas l’Écartant? Pourquoi ne mentionne-t-on pas les portages ni la distance à faire pour se rendre aux lacs disponibles dans chaque secteur d’hébergement? Je n’en suis pas certain. Mais j’ose une hypothèse, ce n’est probablement pas très vendeur.

Alors, revenons à ma saison 2010 qui a débuté dans des circonstances normales dans le secteur Houde-Patoulet. À l’ouverture en 2010, notre groupe était le seul à inclure un gars qui possède un vrai 4X4. Et surtout mon copain souhaitait vraiment le tester dans un chemin difficile. Résultat : mon ami Daniel s’est pratiquement rendu au lac Écartant avec son 4X4 le samedi matin. Et il a pêché, avec deux différents groupes, au lac Miscou le dimanche et le lundi. Le tirage au sort la veille pour l’attribution des lacs n’avait pas d’importance, personne à part lui ne pouvait se rendre au lac Miscou à moins de marcher pendant des heures… Évidemment quand vous allez à la pêche, vous devez vous attendre à emprunter parfois des chemins plus ou moins beaux. Mais pourquoi donc ne pouvait-on pas le lire au début de l’année 2011 noir sur blanc sur le magnifique site web de la SÉPAQ pour les lacs en hébergement?

Ce n’était pourtant pas le cas pour les lacs offerts à la pêche à la journée. La SÉPAQ avait produit un document très clair pour ses plans d’eau offerts à la journée. Vous pouvez allez voir ce fichier :
http://www.sepaq.com/dotAsset/23097.pdf .

On peut voir clairement dans la colonne : TYPE DE VÉHICULE REQUIS POUR ACCÉDER AU PLAN D’EAU OU AU PORTAGE que certains lacs nécessitent l’usage d’un VTT, d’un camion, voir même d’un camion 4X4. On peut aussi constater la durée prévue de chaque portage. Pourquoi ne pouvait-on pratiquement rien trouver à ce sujet pour les lacs en hébergement? Est-ce parce que plusieurs pêcheurs iraient ailleurs s’ils savaient qu’ils devraient peut-être rouler 40 kilomètres et parfois utiliser un VTT pour se rendre au lac vedette de leur secteur de pêche?

Est-ce que c’est utile de « chialer » au sujet de l’accès aux lacs? Je connais bien la réserve faunique Mastigouche parce que j’ai décidé d’y retourner chaque année et d’approfondir mes connaissances sur cette réserve. Je sais très bien qu’un portage difficile mentionné dans un document de la SÉPAQ est pour moi la plupart du temps d’un degré de difficulté moyen. Je sais qu’un portage facile de 10 minutes se marchera en 5 minutes. En d’autres mots, je sais faire la part des choses à cause de mon expérience du terrain. Mais ce n’est pas le cas de tous les clients de la SÉPAQ. Encore moins pour les nouveaux clients, ceux-là méritent d’être mieux informés.

L’état des chemins dans la réserve Mastigouche était dans un état pitoyable lors de l’ouverture de 2011. La SÉPAQ a produit et mis à jour ce document pour informer sa clientèle :
http://www.sepaq.com/dotAsset/3000714.pdf

J’invite la SÉPAQ à offrir des informations aussi claires à sa clientèle en hébergement même dans des circonstances normales à l’avenir…

Au plaisir de vous lire

David Lefrançois
Montréal