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    <title>David Lefrançois/peche-reportage.com</title>
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    <title>Résultats médiocres avec le site www.sepaq.com</title>
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    <published>2010-03-06T17:22:06Z</published>
    <updated>2010-03-09T00:53:31Z</updated>
    
    <summary> Depuis l’ouverture du Sorcier, j’ai tenté plusieurs fois de réserver ce lac sans succès. En fait, j’ai eu ma part de pépins. Lundi dernier, le site web de la SÉPAQ était très lent. Les 15 secondes nécessaires pour afficher...</summary>
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        <![CDATA[<p><img alt="nouveau_bogue.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/nouveau_bogue.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="90" /></p>

<p><br />
Depuis l’ouverture du Sorcier, j’ai tenté plusieurs fois de réserver ce lac sans succès. En fait, j’ai eu ma part de pépins. Lundi dernier, le site web de la SÉPAQ était très lent. Les 15 secondes nécessaires pour afficher la page de réservation ont suffi amplement pour que les préposés au service de ventes et des réservations mettent la main sur les 5 chaloupes offertes sur ce lac. Le lendemain j’ai eu un drôle de bogue.  Après avoir sélectionné les onglets ACTIVITÉS et Pêche à la journée j’ai choisi la réserve faunique Mastigouche comme toujours et le bouton qui est apparu ne comportait pas l’onglet réserver! Une première pour moi. Et bizarrement un ami qui essayait lui aussi de choisir le Sorcier via Internet n’a pas eu le même problème. </p>

<p>Si la tendance se maintient, je n’aurai pas la chance de retourner pêcher au lac Sorcier cette année. Heureusement, j’ai achetés trois séjours de pêche en hébergement. Disons que j’ai bien fait de mettre mon budget pêche sur ce type d’activité plutôt que sur la pêche à la journée. Si votre saison est déjà réservée pour la pêche quotidienne et que vous avez des trucs à me donner pour améliorer mes performances, ne vous gênez pas! Je promets de ne pas en glisser un mot sur le Net!</p>

<p>J'ai vraiment hâte que le site www.sepaq.com soit stable et performant. Bravo pour l'amélioration du service à la clientèle suite à une plainte. Mais moi j'aimerais juste avoir la certitude que je ne tente pas de réserver pour rien via internet. Disons que je préfère utiliser le site web de Desjardins que celui de la SÉPAQ. Au moins je n'ai jamais de surprises sur Accès D à part l'ampleur des montants sur ma carte de crédit. En passant je vais vous faire un texte avant longtemps sur les coûts de la SÉPAQ depuis une dizaine d'années. Sont-ils stables, les prix ont-ils montés? etc.</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
        
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    <title>Réponse de la SÉPAQ à ma plainte</title>
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    <published>2010-03-02T00:43:44Z</published>
    <updated>2010-03-02T01:02:39Z</updated>
    
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        <![CDATA[<p>Bonjour</p>

<p>Un vent nouveau souffle sur la SÉPAQ. J'ai eu droit non seulement à un accusé de réception, mais aussi à une réponse en référence à ma plainte qui portait sur l’incapacité du  web de la SÉPAQ à gérer la hausse des demandes de réservation le jour de l'ouverture du lac Sorcier. Voici la réponse de la SÉPAQ reçue par courriel un jour ouvrable après l’envoi de ma plainte. Je cache le nom de l'employé parce que je n'avais pas précisé mon statut de blogueur...</p>

<p>Bonjour M. Lefrançois, </p>

<p>Merci d'avoir pris le temps de nous transmettre vos commentaires. Les suggestions de nos clients nous permettent d'améliorer nos services et au besoin, de corriger certaines situations. Votre opinion est donc très appréciée. Nous avons transmis votre commentaire au responsable de la pêche à la journée, et en effet la journée d'ouverture sur le site internet nous avons éprouvé quelques problèmes.  </p>

<p>Nous nous sommes aperçus de la situation et avons réglé le tout rapidement, et ainsi nous constatons que les futures réservations ont pu être faites sans anicroche.  </p>

<p>Si vous avez d’autres points importants à soulever concernant l’un de nos services, nous vous invitons à compléter le tout à l'adresse courriel inforeservation@sepaq.com</p>

<p>Bonne journée!</p>

<p><br />
C.D B<br />
Service des ventes et des réservations<br />
Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ)</p>

<p><br />
Bravo pour cet excellent travail du service à la clientèle de la SÉPAQ. Reste maintenant à investir les sommes nécessaires pour que les réservations soient possibles par Internet pendant toute la saison et ce même le jour de l’ouverture du lac le plus populaire.</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
        
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    <title>Sans surprise, le site www.sepaq.com a crashé le jour de l’ouverture du Sorcier.</title>
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    <published>2010-02-27T20:23:19Z</published>
    <updated>2010-02-27T20:27:45Z</updated>
    
    <summary> Bonjour à tous Vous le savez on peut réserver un lac offert par la SÉPAQ à la pêche à la journée 4 mois d’avance. Hier, les clients réservaient donc un lac pour le 26 juin 2010. Et ce jour-là,...</summary>
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        <![CDATA[<p><img alt="error sepaq.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/error%20sepaq.jpg"  style="border: solid 2px #000000; width="450" height="85" /></p>

<p>Bonjour à tous</p>

<p>Vous le savez on peut réserver un lac offert par la SÉPAQ à la pêche à la journée 4 mois d’avance. Hier, les clients réservaient donc un lac pour le 26 juin 2010. Et ce jour-là, ce sera l’ouverture du lac au Sorcier situé dans la réserve faunique Mastigouche. La présence de ouananiches et la beauté de ce plan d’eau attirent une foule de pêcheurs. Tellement de monde que le site www.sepaq.com a de nouveau été incapable de gérer la hausse du volume de demandes de réservation! Le site de la SÉPAQ a donc bogué 3 années de suite à l’ouverture du Sorcier.</p>]]>
        <![CDATA[<p>Le site de la SÉPAQ m’a envoyé une réponse à 8 h 34 :36. En d’autres mots, 4 minutes et 36 secondes après que j’aie lancé ma demande. Il faut savoir que le Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ emploie plusieurs préposés à sa centrale téléphonique. Normalement, les réservations par téléphone et par Internet débutent à 8 h 30 pile. Les cinq chaloupes du Sorcier doivent être réservées en quelques secondes. Si le site web ne répond pas au quart de tour, vous n’avez aucune chance de battre les préposés qui prennent les réservations au téléphone.</p>

<p>Je ne suis pas le seul à avoir éprouvé des problèmes avec le site de la SÉPAQ. Mon ami Branko lui aussi n’a pas pu tenter sa chance pour obtenir le Sorcier par Internet. J’ai envoyé une plainte par courriel à la SÉPAQ. Sommairement, j’aimerais savoir pourquoi une société d'État avec un chiffre d'affaires de plus de 100 millions de dollars par année est incapable de mettre en place un système de réservation efficace et apte à gérer les demandes de sa clientèle.</p>

<p>Est-ce que j’aurai une réponse? Au moins j’ai reçu un accusé de réception automatisé. On verra bien. En terminant, selon mon copain Branko le site web de la SÉPAQ était fonctionnel ce matin à 8 h 30… Tant mieux, l’an dernier le bogue avait eu un impact sur plusieurs jours…</p>

<p>Au plaisir de vous lire</p>

<p>David Lefrançois<br />
Montréal</p>]]>
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    <title>Le site web de la SÉPAQ fonctionnera-t-il demain à 8H30?</title>
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    <published>2010-02-25T23:17:21Z</published>
    <updated>2010-02-26T00:16:46Z</updated>
    
    <summary> Bonjour à tous Depuis 2008, les internautes ont éprouvé plusieurs difficultés avec le nouveau système de réservation par internet de la SÉPAQ pour la pêche à la journée. Tout particulièrement le jour de l&apos;ouverture du lac le plus populaire...</summary>
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        <![CDATA[<p><img alt="sorcier.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/sorcier.jpg" width="450" height="75" /></p>

<p><br />
Bonjour à tous</p>

<p>Depuis 2008, les internautes ont éprouvé plusieurs difficultés avec le nouveau système de réservation par internet de la SÉPAQ pour la pêche à la journée. Tout particulièrement le jour de l'ouverture du lac le plus populaire dans le réseau pour ce type d'activité : le lac au Sorcier de la réserve faunique Mastigouche. Et bien demain, nous assisterons au véritable test pour l’année 2010. Cinq chaloupes seront offertes sur ce plan d’eau pour les prochaines semaines. </p>

<p>Ces derniers jours, j'ai tenté plusieurs fois sans succès de réserver le lac Marcotte via Internet. Mardi, le site web de la SÉPAQ était très très lent. Nous verrons demain si les responsables du site www.sepaq.com ont vraiment bien travaillé cette année. Le volume des demandes de réservation par Internet le jour de l’ouverture du lac Sorcier a fait planté le site web de la SÉPAQ en 2008 et en 2009. Un petit conseil, demain matin c'est vraiment une bonne journée pour utiliser le téléphone si vous souhaitez aller à la pêche le 26 juin prochain! De mon côté,  je testerai le site web pour vous informer adéquatement. De toute façon, je ne pourrai pas aller à la pêche dans la Mastigouche ce jour-là.</p>

<p>Bonne chance à tous les Mastigoucheux.</p>

<p>David Lefrançois<br />
Montréal</p>]]>
        
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    <title>Plus de détails sur le Houde, le Patoutet, le Jimmy, l&apos;Orignac...</title>
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    <published>2010-02-15T02:17:46Z</published>
    <updated>2010-02-16T01:18:21Z</updated>
    
    <summary> En mai 2010, j’aurai la chance de retourner pêcher dans le secteur Houde-Patoulet de la réserve faunique Mastigouche. Avec un peu de chance au tirage au sort pour l’attribution des lacs, on peut faire de très belles pêches dans...</summary>
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        <![CDATA[<p><img alt="carte_2_300_220y.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/carte_2_300_220y.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="302" height="222" align="left" hspace="5" vspace="2" /></p>

<p></p>

<p>En mai 2010, j’aurai la chance de retourner pêcher dans le secteur Houde-Patoulet de la réserve faunique Mastigouche. Avec un peu de chance au tirage au sort pour l’attribution des lacs, on peut faire de très belles pêches dans ce secteur. Lors de ma première sortie au lac Houde, je n’ai pas été en mesure de convaincre ma conjointe de m’accompagner à la pêche avant le lever du soleil. Je devais retourner la chercher autour de 9 h 30 au chalet. Arrivé au lac Houde, un grand lac de plus de 5 kilomètres de long, j’ai concentré mon exploration dans le secteur près de la mise à l’eau afin de ne pas être en retard. Le sonar m’a permis de repérer quelques poissons à une vingtaine de pieds de la surface sur 45 pieds de fond le long de la rive au sud-est de la petite baie où s’effectue la mise à l’eau sur ce lac. La traîne lente avec une simple cuillère, un avançon d’une quinzaine de pouces et un ver de terre a été efficace. Après quelques heures, 3 ou 4 ombles de fontaine de près d’une livre en moyenne avaient pris la direction de ma glacière! Je n’avais pas eu besoin de me rendre bien loin sur le lac Houde pour capturer de très belles mouchetées.</p>]]>
        <![CDATA[<p>Une fois de retour au chalet vers 18 h, ma blonde et moi avions capturé pas loin d’une dizaine de truites mouchetées de ce calibre. Une très belle pêche réalisée en plein mois d’août à moins de 3 heures de route de Montréal! J’étais certain de pouvoir taquiner mon beau-père qui avait pêché au lac Miscou avec sa conjointe. Eh bien j’ai eu droit à toute une surprise, il avait capturé une belle grosse mouchetée de près de 2 livres et demie en finissant leur quota avec un poisson-nageur comme appât! </p>

<p>Nous sommes retournés au moins trois fois dans le secteur Houde-Patoulet après cette fructueuse première sortie. Toujours à la mi-août. Vous le savez déjà, c’est assez facile de faire un portrait positif d’une destination de pêche. Vous n’avez qu’à lire les magazines de pêche pour avoir la recette. Les chroniqueurs ont souvent la chance de pêcher sur les meilleurs lacs des secteurs qu’ils visitent avant le grand public. Pas étonnant qu’ils fassent de belles pêches. Mais pour vous et moi, pour les gens ordinaires, la pêche n’est pas toujours aussi exceptionnelle. En fait, selon moi, malheureusement la qualité de la pêche et de l’environnement diminue au fil du temps partout où j’ai la chance d’aller. Après avoir pêché plus de 10 ans dans la réserve Mastigouche, j’ai fini par constater que la pêche était plus difficile qu’à l’époque où j’y suis allé la première fois.</p>

<p>C’était au refuge Mastigou en début de saison. Fin des années 1990. Nous avions fait toute une pêche au lac Saint-Anselme. Mais des filets installés entre le lac Sans-Nom et le lac Mastigou avaient piqué ma curiosité. Le gardien du lac Houde, où nous avions loué un moteur, m’avait expliqué qu’il s’agissait d’une recherche scientifique sur l’impact du Meunier noir. À cette époque je ne savais même pas ce que signifiait la phrase « introduction d’espèces compétitrices ». J’ai tristement eu la possibilité de constater par moi-même l’impact de ce phénomène sur un de mes lacs favoris, le lac aux Chantiers. En moins de 5 ans, ce lac qui était l’un des meilleurs du secteur d’hébergement Shawinigan est devenu plus qu’ordinaire.</p>

<p><img alt="carte_2_450_331.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/carte_2_450_331.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="331" /></p>

<p>Une image vaut mille mots dit le dicton. Regardez bien cette carte du secteur Houde-Patoulet de la réserve faunique Mastigouche où j’ouvrirai ma saison de pêche en eau libre cette année. Tous les lacs en rouge, situés dans le bassin versant de la rivière Sans Bout, ont été victimes d’introduction d’espèces compétitrices, surtout du meunier noir selon une liste du MRNF obtenue par www.peche-reportage à l’aide de la loi d’accès à l’information. Dans cette liste, on retrouve le lac Houde, le lac Jimmy et le lac Orignac qui seront tous offerts à l’ouverture de la pêche en hébergement en mai 2010. Le lac Orignac n’apparaît pas sur cette carte, mais il se jette dans la rivière Sans Bout en aval. Il n’y a pas de courbe de dénivellation entre le lac Orignac et la rivière Sans Bout. C’est sans doute le facteur qui a favorisé la dispersion des Meunier noirs. Le lac Patoulet a été sauvé de cette invasion. Il se jette dans le lac Lafleur. Entre le lac Lafleur et la rivière Sans Bout, on peut voir deux courbes de niveau qui représentent un dénivelé de 10 mètres sur 45 mètres. En 1989, le MRFN a aménagé une chute sur la décharge du lac Lafleur pour enrayer l’avance du meunier noir. Cette chute a peut-être sauvé les écosystèmes du lac Lafleur et du lac Patoulet où l’omble de fontaine régnait sans compétition.</p>

<p><img alt="patoutlet.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/patoutlet.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="373" /></p>

<p>Le lac Patoulet n’est pas mentionné dans la liste des lacs victimes d’introduction d’espèce compétitrices que j’ai obtenue. Mais je n’ai pas de référence sur cette liste. J’ignore quand elle a été produite. Les statistiques du lac Patoulet ne donnent pas à croire que les Meuniers noirs y sont présents. J’ai obtenu du MRNF le poids total des captures annuelles de tous les lacs de la réserve faunique Mastigouche lors de 8 années  depuis 1971. La moyenne du poids total des captures annuelles au lac Patoulet est de 223,78 kilos/année dans cet échantillon. En 2009, on y a pris 184,20 kilos d’ombles de fontaine au total. Les captures sur ce lac sont donc stables. Les chalets du secteur Houde-Patoulet sont bâtis sur la rive de ce grand lac qui fait 3,5 km de long. J’y ai pêché 2 fois sans trop y mettre de temps. Vacances familiales obligent je ne pouvais pas passer tout le temps que j’aurais souhaité à la pêche… Je n’y ai jamais eu une touche. Mais on peut prendre de belles truites sur ce lac. Il faut juste y mettre l’effort puisque la moyenne des prises depuis 1980 est de 2,17, le poids moyen des captures est de 400 grammes. Ma documentation ne mentionne aucun ensemencement sur ce lac, je n’ai trouvé aucune donnée sur des espèces compétitrices. Des travaux d'aménagements de frayères réalisés en 2000 au lac Patoulet semblent avoir permis de maintenir le taux de succès sur ce plan d'eau. </p>

<p><img alt="houde_carte.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/houde_carte.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="430" /></p>

<p>Dans le cas du lac Houde, la moyenne des captures annuelles de mon échantillon de 8 années donne 351,80 kilos/année. Les captures en 2009 étaient de seulement 235,90 kilos! La diminution est donc marquée, mais lui aussi a peut-être vu l’impact des Meuniers diminué suite à la mise en place d’une chute à sa décharge vers la rivière Sans Bout en 1989. J’ai fait plusieurs belles pêches au mois d’août sur le lac Houde. Toujours en pêchant à la traîne avec un leurre travaillant à une vingtaine de pieds. Ce lac est très grand, les pêcheurs y sont exposés au vent exactement comme sur le lac Patoulet. Par mauvais temps au printemps, ces deux grands plans d’eau ne doivent pas être très agréables à pêcher. Lors de l’ouverture de 2008, une mince couche de glace s’était formée pendant la nuit sur le lac Shawinigan. Les conditions de pêche en mai sont parfois difficiles. Plus un lac est grand, moins il réchauffe rapidement. J’espère que nous aurons un printemps hâtif cette année!</p>

<p><img alt="jimmy.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/jimmy.jpg" width="450" style="border: solid 2px #000000;  height="190" /></p>

<p><br />
Le lac Jimmy est un élargissement de la rivière Sans Bout. Cette rivière est la voie d’accès qui a permis aux meuniers de coloniser tous ces lacs en rouge sur la carte. Le lac Jimmy a vu le poids total des captures annuelles y passer de 380,60 kilos en 1971 à 21,20 kilos en 2009! La moyenne pour cette statistique sur les 8 années auxquelles j’ai eu accès est de 159,66 kilos. On peut voir dans ces chiffres l’impact négatif du Meunier noir sur l’Omble de fontaine.</p>

<p>Que se passe-t-il lorsque des Meuniers colonisent un lac qui contenait uniquement des ombles de fontaine?  Ces deux espèces à certains stades de leur développement se nourrissent des mêmes ressources qui sont en quantité limitée : larves d’insectes, vers, crustacés, etc. La présence du Meunier cause une augmentation majeure de la compétition pour l’accès à ce type de nourriture. Voici un exemple simple à comprendre. Les meuniers à l’aide de leur bouche suceuse sont plus efficaces que les ombles lorsqu’ils s’alimentent au fond d’un lac. Les biologistes appellent les organismes associés au fond marin le benthos. Les fonds marins étant une moins bonne zone pour se nourrir due à la compétition créée par les Meunier, les ombles doivent se tourner vers des proies moins riches en calories et plus difficiles à capturer. Avec le temps les ombles, moins efficaces que les Meunier aux plans de la croissance, de la reproduction et du recrutement, voient leur population diminuée. Les descendants des ombles sont moins nombreux. La qualité de pêche en souffre.</p>

<p>Est-ce que la baisse dramatique des captures sur le lac Jimmy s’explique uniquement par la compétition des meuniers noirs et autres menés qui y ont été introduits ? Le gros bon sens m’indique que non. Une petite session de visionnement sur Google Earth vous donnera une autre cause plausible de la baisse de qualité de pêche. Tout le secteur de la rivière Sans Bout a subi d’importantes perturbations : des coupes forestières et la construction de nombreux chemins forestiers. Les travaux forestiers sont une importante source de sédiments qui une fois déplacés par les eaux de ruissellement détruisent les frayères de l’omble de fontaine. Allez savoir quelles sont les raisons exactes qui expliquent qu’on a capturé 18 fois moins d’ombles de fontaine au lac Jimmy en 2009 qu’en 1971. Une chose est certaine, ce lac ne sera pas mon premier choix en 2010!</p>

<p><img alt="orignac.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/orignac.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="422" height="468" /></p>

<p>Pas plus que le lac Orignac, un autre grand plan d’eau de plus de 3 kilomètres de long. Tout comme les lacs Houde et Patoulet, le lac Orignac ne compte à peu près aucune structure pour se protéger des vents froids du printemps, quelques baies, une seule île. Le lac Orignac doit réchauffer lentement lui aussi au printemps. Depuis 1971, le quota annuel moyen de ce lac est de 360 kg. En 2009, le quota annuel était de seulement 166 kg avec 5,3 prises de 156 grammes. Le quota a été pris en 2009 en 203 jours-pêche. Le poids moyen des prises depuis 1980 est de 147 grammes. Les captures pesaient en moyenne 156 grammes en 2009. Le succès moyen depuis 1980 est de 5,07 prises. En 2009, les pêcheurs ont capturé 5,3 prises par jour. De toute évidence, les ombles de fontaine semblent moins souffrir de la présence des Meuniers noirs sur ce plan d’eau.</p>

<p><img alt="miscou_lafleur.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/miscou_lafleur.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="424" height="432" /></p>

<p><br />
Le lac Miscou est beaucoup plus petit. Les chances sont bonnes que les truites y soient actives plus rapidement qu’ailleurs. Mais deux problèmes feront qu’il sera peu probable que nous choisissions ce lac : il est accessible en VTT et il n’a pas été ensemencé depuis longtemps. Ce lac a été ensemencé 17 fois depuis 1974. Avec du fretin non indigène. En fait, on l’a ensemencé presque chaque 2 ans depuis 1994. Les statistiques récentes nous indiquent une baisse spectaculaire des captures annuelles de 68,70 kilos à 16,30 kilos de 2008 à 2009. Ce lac sera probablement ensemencé à l’automne 2010. La pêche y sera difficile en 2010.</p>

<p><img alt="ecartant.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/ecartant.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="533" /></p>

<p><img alt="écartant_baisse.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/%C3%A9cartant_baisse.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="316" height="744" align="right" hspace="5" vspace="2" /></p>

<p><br />
Le lac Écartant est un autre beau cas. C’est un lac très difficile à pêcher que je recommande uniquement aux pêcheurs de trophée. Une source m’a laissé entendre qu’il est tranquille au printemps! Des récits récents sur QP.com nous ont confirmé qu’on peut y faire de sacrées belles captures. Ce lac fait partie de la liste d’une centaine de lacs peu ou pas productifs de la réserve faunique Mastigouche. Le taux de recrutement sur ce lac est très bas. La frayère est dans un cours d’eau acide selon un document du MRNF. </p>

<p>Regardez le tableau à droite. Les quotas sont en chute libre sur le lac Écartant. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi mais ces chfifres font peur! Ce lac a été offert pour la première fois en 1977. Le quota annuel était de 123 kilos. L'année suivante le quota a pratiquement doublé. Il était de 209 kg de 1978 à 1980. En 1981 on l'a ramené à 93 kilos. Cette année-là, malgré 95 jours-pêche, les prises annuelles étaient d'à peine 26 kilos. En 1998, le MRNF a aménagé une frayère en rétrécissement au lac Écartant dans l’espoir d’augmenter les  rendements naturels de 10 à 90 kg/année. Le plan ne semble pas avoir fonctionné. Selon le plan de pêche du MRNF ce lac aurait dû être fermé en 2003,2005 et 2009. Pourtant, j’ai trouvé des statistiques de captures pour ces 3 années. La SÉPAQ a offert ce plan d'eau sur demande. 30 jours-pêche ont été effectués au lac Écartant l'année dernière. On y a pris 21,70 kg alors que le quota annuel déterminé pour 2009 par le MRNF était de zéro! Le dernier quota annuel offert sur ce lac était de seulement 7 kg en 2007! J'aimerais bien comprendre un jour pourquoi le lac Écartant a vu ses quotas annuels passés de 209 kilos à 7 kilos en 20 ans.</p>

<p>Le lac Sans Nom ne fait pas partie de la liste des lacs victimes de l’introduction du Meunier Noir. Mais il est évident qu’il est colonisé par cette espèce. Les filets dont je parlais au début de cet article étaient bâtis entre le lac Mastigou et le lac Sans Nom. Ils servaient à réduire le nombre de meuniers dans ces plans d’eau. Le poids moyen des prises sur ce lac est de 168 grammes depuis 2000, mais il était de 123 grammes en 2009. Le succès moyen de 4,3 prises depuis 1980, mais il était de seulement 2,75 prises en 2009. Un lac à éviter entre vous et moi!</p>

<p>Parmi tous ces lacs, je choisirais probablement le lac Houde et le Patoulet. Ils sont proches des chalets. Avec un peu de chance, on aura droit à une chaloupe sur chacun de ces deux lacs si la SÉPAQ décide de réserver comme l’année dernière une chaloupe par chalet sur le Patoulet et le Houde. C’est l’une des raisons qui m’ont fait choisir ce secteur pour ouvrir ma saison. Les chances qu’on y fasse un quota de 7 truites sont très faibles, mais on peut y prendre de belles prises. C’est mon genre de lacs au printemps…</p>

<p>Au plaisir de vous lire</p>

<p>David Lefrançois <br />
www.peche-reportage.com</p>

<p><br />
NDLR: J'ai obtenu et compiler les captures annuellles totales de tous les lacs de la réserve faunique Mastigouche pour les années suivantes: 1971-1973, 1981, 1991, 2007-2009<br />
</p>]]>
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    <title>Mastigouche de sa création à 2010</title>
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    <published>2010-01-30T21:14:49Z</published>
    <updated>2010-02-03T02:05:17Z</updated>
    
    <summary>Bonjour à tous Je vais ouvrir ma saison de pêche 2010 en eau libre de nouveau dans la réserve faunique Mastigouche, cette fois dans le secteur Houde-Patoulet. Eh oui je suis fidèle à ma réserve faunique favorite où je vais...</summary>
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        <![CDATA[<p>Bonjour à tous</p>

<p><img alt="rendement_échantillon.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/rendement_%C3%A9chantillon.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="480" height="316" /></p>

<p>Je vais ouvrir ma saison de pêche 2010 en eau libre de nouveau dans la réserve faunique Mastigouche, cette fois dans le secteur Houde-Patoulet. Eh oui je suis fidèle à ma réserve faunique favorite où je vais pêcher chaque année depuis 1999. Mais je me demande en regardant les résultats de pêche descendre sur une base historique si j’irai encore là-bas dans 20 ans. Le total des captures par année en kilos dans la réserve Mastigouche sont en chute libre depuis sa création en 1971. Et j’ai des chiffres pour le prouver.</p>

<p>Prenons le cas bien précis des 13 lacs offerts à l’ouverture en 2010 dans le secteur Houde-Patoulet. Si on compare les quotas annuels du MRNF les plus récents au plus anciens, on constate le désastre. Le total des quotas annuels de ces 13 lacs est passé de 2715 kilos à 935,5 kg. Une baisse dramatique de 65,54 %.</p>]]>
        <![CDATA[<p><img alt="mastigouche_2010_quota.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/mastigouche_2010_quota.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="293" hspace="30" vspace="5"  /></p>

<p>Avec la même hypothèse de travail, mais en prenant le total des captures annuelles par les pêcheurs, ces 13 lacs ont donné 2984,5 kg à leur première année d’ouverture versus 828 kilos lors de leur saison la plus récente. Une baisse de 2156,6 kilos ou si vous préférez, une diminution de rendement de 72,26 %!</p>

<p><img alt="tableau_capture.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/tableau_capture.jpg" style="border: solid 2px #000000;width="450" height="296" hspace="30" vspace="5" /></p>

<p><br />
Qu’est-ce qui explique historiquement cette baisse majeure de la qualité de pêche dans les lacs offerts à l’ouverture dans le secteur Houde-Patoulet cette année? J’aimerais bien vous l’expliquer en détail, mais le MRNF refuse de m’accorder la chance d’interviewer le biologiste responsable de la mise en place du plan de pêche de cette réserve. Le MRNF refuse d’offrir une entrevue à un blogueur.</p>

<p>Qu’est-ce que mes propres recherches m’ont permis d’apprendre? Suite à une dizaine de demandes d’accès à l’information faites depuis 18 mois auprès de la SÉPAQ et du MRNF j’ai mis la main sur de nombreux documents et statistiques que j’ai étudiés longuement. Je dois aussi souligner l’aide de mon webmestre Claude Lessard qui m’a fourni une compilation des résultats de pêche depuis 1980.</p>

<p>Primo, j’ai constaté que la SÉPAQ se permet d’ignorer les quotas annuels compilés par le MRNF. En 1971, l’année d’ouverture de la Mastigouche qui était soit dit en passant un parc à l’époque, les captures annuelles ont surpassé les quotas sur plusieurs plans d’eau. Le quota annuel du lac Houde était de 774 kilos en 1971, les captures ont été de 1015,20 kg! Au lac Orignac le quota était de 479 kilos en 1971, mais les captures ont été de 910,80 kg! C’est pratiquement deux fois le quota annuel! Le dépassement des quotas annuels existe encore de nos jours. Un bel exemple, en 2009 le MRNF avait déterminé que le lac Écartant devait être fermé, la SÉPAQ l’a tout de même offert sur demande à sa clientèle. Les prises de 2009 sur le lac Écartant ont été pratiquement trois fois plus grandes que le quota annuel de 2008. 21,7 kg versus 7,5 kg. On dépasse depuis des années le quota d’ombles de fontaine sur le lac Sorcier. En fait, on laisse ce lac ouvert tant et aussi longtemps que le quota de ouananiches n’est pas atteint. Les quotas annuels sur tous les lacs ensemencés aux deux ans ne veulent pratiquement rien dire. Ces lacs sont pêchés aussi longtemps que la qualité de pêche est satisfaisante pour les pêcheurs.</p>

<p>L’autre grand problème de la réserve faunique Mastigouche est l’introduction d’espèce compétitrice comme le meunier noir. Les écosystèmes des lacs Houde, Jimmy et Orignac ont vu le meunier noir s’y implanter et venir y faire compétition à l’omble de fontaine. Le meunier est mieux adapté que l’omble de fontaine pour se nourrir des insectes benthiques. Ces insectes qui se trouvent au fond des lacs sont une importante source de nourritures pour les truites. La présence de Meunier dans un lac où il y avait uniquement des truites diminue énormément l’accès à la faune benthique pour les ombles de fontaine. </p>

<p>Autre point important à considérer, les lacs contenants de la mouchetée indigène sont de plus en plus rares. Pour pallier à la baisse dramatique des captures, la réserve faunique Mastigouche doit faire de l’ensemencement. Sur 13 lacs offerts à l’ouverture dans le secteur Houde en 2010, 7 lacs ont été ensemencés, dont 6 avec de la truite mouchetée de souche non-indigènes : Écartant, Grignon, Miscou, Montour, Petit Ours et Scorpion.</p>

<p>Et dans le cas du lac Grignon par exemple, on l’a ensemencé au printemps 2009 pour l’offrir la même année. C’est ce qu’on appelle dans le milieu du « Put and take ». Une pratique que je n’apprécie pas tellement. Les truites ensemencées dans ces conditions n’ont pas le temps d’adopter un comportement naturel. Elles se déplacent en banc comme à la pisciculture. Si vous tombez dans un endroit où elles se cachent, vous allez rapidement faire votre quota, mais vous vous demanderez souvent en explorant le lac pourquoi aucune truite n’est cachée dernière un arbre immergé ou pourquoi une belle fosse ne donne pas de résultats. Les ombles de fontaine ensemencés trop récemment n’ont pas eu le temps de s’acclimater et d’acquérir le comportement usuel des ombles de fontaine sauvages.</p>

<p>On peut aussi se poser de sérieuses questions sur l’impact des coupes forestières sur les écosystèmes contenant de l’omble de fontaine. Les routes forestières dégradent souvent les frayères. Ensablement, hausse des eaux de ruissellement et du choc printanier, érosion, diminution de la qualité des bandes riveraines, voilà toute une série de nuisances causées par l’industrie forestière sur nos lacs et nos rivières. J’oubliais de mentionner que la multiplication des chemins forestiers favorise aussi l’accès pour les braconniers.</p>

<p><img alt="graphique_quota.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/graphique_quota.jpg" style="border: solid 2px #000000;  width="480" height="512" hspace="30" vspace="5" /></p>

<p>N’allez pas croire que je n’apprécie pas pêcher dans la réserve Mastigouche. Si je retourne là-bas si souvent, et à mes frais contrairement aux chroniqueurs professionnels qui sont invités la plupart du temps sur le bras de la SÉPAQ, c’est parce que j’aime cette réserve. Mais j’ai la liberté d’aborder des sujets que la SÉPAQ préfère ne pas mentionner dans ses plans de communication… J’estime avoir le devoir de vous révéler ces faits qui devraient nous donner à réfléchir sérieusement sur l’avenir de la pêche sportive dans nos réserves fauniques. Dans une perspective historique, on doit se demander si le mode de gestion des ressources des réserves fauniques comme la Mastigouche est efficace.</p>

<p><br />
J’aime le secteur Houde-Patoulet. C’est un secteur que j’ai pêché quelques fois, mais toujours en août. Généralement, je faisais ma première sortie annuelle dans le secteur Shawinigan, mais cette année pour différentes raisons, dont la baisse marquée de productivité du lac aux Chantiers, j’ai décidé de changer de destination.</p>

<p>Qu’est-ce qui m’amène au Houde-Patoulet? Primo, des collègues qui ont fréquenté ce secteur y ont fait de belles pêches en mai ces dernières années. Ils ont aussi eu la chance d’avoir une chaloupe offerte chaque jour par chalet sur le lac Houde et une autre sur le lac Patoulet. Deux lacs qui offrent peu de capture, autour de 2 prises par jour, mais d’un poids moyen de près d’une livre. Et ces deux lacs n’ont jamais été ensemencés depuis la création de la Mastigouche. Les chalets de ce secteur sont situés sur la rive du lac Patoulet. Le lac Houde est tout près. Quatre pêcheurs de notre groupe de huit pourront donc pêcher sur un lac à proximité si cette façon de faire est de nouveau mise en place cette année.</p>

<p>L’année dernière, les gardiens de territoire du secteur Shawinigan offraient le même genre de service avec une chaloupe par chalet sur le lac Shawinigan. Cette nouvelle façon de faire diminue l’importance du facteur chance au tirage au sort. C’est une procédure que j’apprécie.</p>

<p>Comme je ne suis jamais allé dans le secteur Houde au printemps, j’ai fait de longues recherches dans mes bases de données pour évaluer les lacs offerts à l’ouverture là-bas en 2010. Mes prochains textes porteront sur chacun d’eux.</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com</p>

<p>n.b. Je n'ai pas à ma disposition l'ensemble des données compilées par la SÉPAQ. C'est particuièrement vrai pour les captures annuelles. Voilà pourquoi certaines données pour ce champ sont plus récentes.</p>]]>
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    <title>Les quotas pour la saison de pêche 2010 dans la réserve Mastigouche ne sont pas encore définis par le MRNF.</title>
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    <published>2010-01-23T20:47:19Z</published>
    <updated>2010-01-24T20:10:10Z</updated>
    
    <summary>Il est possible de réserver une journée de pêche dans la Mastigouche depuis le 14 janvier 2010 alors que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune n’a pas encore produit le plan de pêche de cette réserve faunique....</summary>
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        <![CDATA[<p>Il est possible de réserver une journée de pêche dans la Mastigouche depuis le 14 janvier 2010 alors que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune n’a pas encore produit le plan de pêche de cette réserve faunique. Voilà ce que 3 demandes faites en vertu de la Loi sur l'accès à l'information par www.peche-reportage.com depuis le 25 novembre 2009 ont confirmé. La dernière réponse du responsable de l’accès à l’information du MRNF, M. Démosthène Blasi, datait du 14 janvier 2010. Tous ceux qui s’intéressent à la pêche à la journée savent que c’était le jour du début des réservations pour la pêche quotidienne dans la réserve faunique Mastigouche. On réservait le 14 janvier une journée de pêche le vendredi 14 mai 2010 selon la modalité 4 mois à l’avance. </p>]]>
        <![CDATA[<p>Au départ, j’étais tellement convaincu qu’il s’agissait d’une erreur que j’ai téléphoné mercredi dernier, le 20 janvier 2010, au MRNF à Trois-Rivières pour avoir une deuxième confirmation. Lucie Carpentier, la relationniste de presse du MRNF de la Mauricie et du Centre-du-Québec, m’a elle aussi confirmé que : « le plan de pêche 2010 n’est pas encore disponible ». Mme Carpentier m’a suggéré de contacter la SÉPAQ afin d'apprendre pourquoi les réservations avaient débuté avant la production par le MRNF du plan de pêche 2010. En fait, mercredi dernier, deux lacs offerts à l’ouverture étaient déjà « fermés » : le lac Taure et le lac du Rocher. Comment la SÉPAQ avait-elle pu déterminer que ces lacs fermeraient le 19 mai 2010 après 6 jours de pêche sans avoir en main le plan de pêche du MRNF?</p>

<p>Pour avoir une réponse à mes questions j’ai rejoint Mathieu-H Brunet, le directeur de la réserve faunique Mastigouche hier midi.</p>

<p>Comment avez-vous déterminé quels seront les lacs offerts en hébergement et à la journée en 2010 sans avoir eu le plan de pêche du MRNF?</p>

<p>En fait, il faut juste faire une distinction. Cela ne nous empêche pas de produire le plan de pêche comme tel, ce qu’on n’a pas encore comme données, ce sont les quotas de chacun des lacs. On sait quels lacs on peut exploiter, mais on ne connaît pas les quotas pour la saison 2010. (…)</p>

<p>Quand attendez-vous le plan de pêche?</p>

<p>Très prochainement. Les gens du ministère travaillent là-dessus actuellement. On devrait se rencontrer d’ici une dizaine de jours. </p>

<p>Si je ne me trompe pas, l’année dernière vous l’aviez eu bien avant le début des réservations n’est-ce pas?</p>

<p>Oui, oui tout à fait. En fait, c’est assez simple à expliquer, au ministère la personne qui s’occupait de ça est partie en congé de maternité et évidemment elle n’a pas été remplacée. Ils négocient avec les ressources qu’ils ont et ça prit plus de temps cette année. Mais il faut comprendre, et vous le savez probablement déjà, que l’exploitation des lacs est pas mal la même d’année en année. Les quotas varient très peu. Les grandes surprises sont à peu près inexistantes. Donc on peut fonctionner dans ce cadre là. Cela ne nous empêche pas de planifier. Les quotas arrivent plus on moins tard, mais en général ce n’est pas ça qui détermine si on ferme un lac ou non. Quand il y a des surprises, de grandes surprises à appréhender, là, on se questionne. Mais dans ce qu’on a produit comme plan de pêche actuellement, c’est des lacs où on sait à peu près ou on s’en va. Ça fait 35 ans qu’on exploite ces lacs-là donc en général sur la base du rendement qu’on a eu l’année dernière on n’appréhende pas de gros changements. C’est pour ça qu’on peut avancer. </p>

<p>J’imagine que vous avez présentement pris des évaluations conservatrices pour éviter qu’il y ait surpêche si le MRNF avait décidé de diminuer les quotas cette année?</p>

<p>Tout à fait. Comme on fait depuis toujours en fait. Depuis l’avènement des 4 mois d’avance on fait une évaluation moyenne qui reste conservatrice pour ne pas se planter. La première année vous le savez, on en avait discuté, il y a eu quelques petites surprises, entre autres au niveau du Sorcier à l’époque, au niveau de quelques lacs, mais tout ça rentre dans l’ordre à mesure ou l’on fait notre évaluation sur la moyenne des rendements des cinq dernières années au niveau du nombre de jours que ça prend pour prendre le quota annuel de chaque lac. Et on navigue avec ça et comme je vous l’avais déjà spécifié par courriel, ce n’est pas la fin du monde si on dépasse un quota annuellement alors qu’on parle d’une ressource qui quand même réagit assez bien sur quelques années. Et puis on ne fait pas de dépassements majeurs. Ce n’est pas ce qu’on veut nous non plus. D’ailleurs la façon dont on gère nos lacs vous comprendrez qu’on gère nos stocks de poissons pour offrir de la pêche pour encore plusieurs années. Il peut arriver à l’occasion des dépassements, mais ils sont rattrapés sur une moyenne de quelques années. </p>

<p>Je tiens à remercier M. Brunet d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.</p>

<p>Au plaisir de vous lire.</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
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    <title>Réservation - pêche à la journée: l&apos;internet est-il plus efficace que le téléphone?</title>
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    <published>2010-01-01T17:57:31Z</published>
    <updated>2010-01-01T19:20:43Z</updated>
    
    <summary> C’est par Internet que 73% des embarcations de la SÉPAQ ont été réservé en 2009 selon un échantillon de 10 lacs parmi les plus populaires de la réserve faunique Mastigouche. Voilà l’essentiel de ce que deux demandes faites en...</summary>
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            <category term="Pêche" />
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        <![CDATA[<p><img alt="total_10_lacs_%.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/total_10_lacs_%25.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="300" height="263" align="left" hspace="5" vspace="2" /></p>

<p>C’est par Internet que 73% des embarcations de la SÉPAQ ont été réservé en 2009 selon un échantillon de 10 lacs parmi les plus populaires de la réserve faunique Mastigouche. Voilà l’essentiel de ce que deux demandes faites en vertu de la loi d'accès à l'information par www.peche-reportage.com nous ont permis d’apprendre. Ces données pourraient vous être utiles alors que la réservation des lacs pour la pêche à la journée la saison prochaine doit débuter dès la mi-janvier 2010. Le jour de l’ouverture du lac Sorcier, le 27 février 2009, les internautes ont été incapables de compléter une réservation par Internet. Le site web de la SÉPAQ a carrément flanché. Ce jour-là, tous les lacs de mon échantillon offerts au public quatre mois plus tard, le 27 juin 2009, ont été réservés par le Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ par téléphone. Le lendemain de ce crash informatique, le 28 février 2009, seulement une chaloupe a été réservée par Internet dans mon échantillon : celle offerte au lac Marcotte. Cette période de 2 jours est l’exception qui confirme la règle. L’Internet était, et de loin, la meilleure façon de réserver une sortie de pêche quotidienne dans la réserve faunique Mastigouche en 2009 selon notre échantillon.</p>]]>
        <![CDATA[<p><img alt="vue_ensemble_480_266.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/vue_ensemble_480_266.jpg" style="border: solid 2px #000000 width="480" height="266" hspace="35" vspace="5" /></p>

<p>Les pêcheurs québécois se demandent depuis longtemps quel est le meilleur moyen pour réserver un lac à la pêche à la journée : le téléphone ou l’Internet. Et bien, jetez un coup d’œil aux statistiques du lac le plus populaire géré par la SÉPAQ dans le sud du Québec : le lac Sorcier. La couleur rouge, qui représente les réservations par Internet, gagne nettement sur le bleu, qui symbolise les réservations faites par téléphone.</p>

<p><img alt="Sorcier_480_195.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/Sorcier_480_195.jpg" style="border: solid 2px #000000 width="480" height="195" hspace="35" vspace="5" /></p>

<p>Une autre date importante est la mise à jour du système de réservation par Internet de la pêche à la journée le 10 mars 2009. Ce jour-là, selon la nouvelle formule 4 mois à l’avance, on réservait un lac pour le 10 juillet 2009. À partir de cette date, l’Internet est devenu encore plus performant. Avant le 10 juillet, 34 chaloupes sur 65 ont été réservées par téléphone sur le lac Sorcier. À partir du 10 juillet, seulement 18 chaloupes sur 100 ont été réservées par téléphone. Ce phénomène s’applique à tous les lacs offerts à cette date comme le démontrent les statistiques de mon échantillon qui inclut aussi le très populaire lac Marcotte!</p>

<p><img alt="Marcotte_480_288.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/Marcotte_480_288.jpg" style="border: solid 2px #000000 width="480" height="288" hspace="35" vspace="5" /><br />
 <br />
Le pourcentage des chaloupes réservées par Internet sur le lac Marcotte pour la pêche à la journée est passé de 56 % à 83 % à partir du 10 juillet 2009… La grande région de Montréal, Lanaudière, la Mauricie et le Centre-du-Québec sont les principales zones d’où provenaient les pêcheurs ayant réservé des lacs de la réserve faunique Mastigouche dans notre échantillon. On vient de loin parfois pour pêcher dans cette réserve. Un client est même monté de Rivière-du-Loup pour pêcher sur le lac Sorcier le 6 juillet! On peut voir dans le tableau suivant, par l’absence de données à plusieurs dates,  que la saison de pêche a été prolongée certains week-ends au lac Sanglier. </p>

<p><img alt="sanglier_480_300.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/sanglier_480_300.jpg" style="border: solid 2px #000000 width="480" height="300" hspace="35" vspace="5" /></p>

<p><br />
Suite à ce long travail de recherche et après avoir pris en considération les résultats de ma saison de pêche de l’année dernière, j’ai décidé de limiter mes sorties de pêche à la journée en 2010. Pourquoi donc vous demandez-vous? </p>

<p>Et bien, j’utilisais le meilleur moyen de réserver une sortie de pêche à la journée sans le savoir l’an passé. Je travaillais par Internet avec plus ou moins de succès. J’ai pêché sur le lac Lemay, le lac Charme, le lac Belette et même le lac Sorcier en 2009. Mais presque chaque fois, c’était lors d’une journée de pêche en semaine. Les lacs que je souhaitais réserver n’étaient jamais disponibles le week-end.</p>

<p>Je crois que plusieurs pêcheurs utilisent des groupes d’amis ou des collègues afin d’obtenir plus de chance au moment fatidique de l’ouverture des réservations chaque matin à 8 h 30. L’an dernier, la SÉPAQ a même modifié le système d’annulation des réservations parce qu’il y avait de la fraude. Des bougons revendaient des séjours de pêche à la journée selon une préposée du Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ avec qui j’ai parlé. Avant cette modification, les annulations étaient faites en temps réel. Il était donc possible que des personnes vendent avec profit une journée de pêche sur le lac Sorcier par exemple. Je me demande d’ailleurs pourquoi les lacs rendus disponibles suite à une annulation n’étaient tout simplement pas remis en circulation le lendemain matin à 8 h 30 au bénéfice de tous.</p>

<p>La compétition est terriblement forte pour mettre la main sur les bons lacs offerts pendant les fins de semaine. Lorsque vous tentez votre chance pour obtenir un lac par Internet, c’est tout ou rien. Si la chance n’est pas de votre côté, vous allez perdre tellement de temps pour faire une seconde sélection que tous les lacs les plus intéressants seront déjà réservés! Soyons clairs, il y a presque toujours des lacs de disponibles même la fin de semaine. Mais je n’ai plus l’énergie ni les moyens, en temps et en argent, pour aller pêcher en semaine des lacs contenants de petites truites mouchetées. N’oublions pas que les pêcheurs ont capturé en 2009 environ 4 ombles de fontaine par jour d’un poids moyen de 180 grammes dans la réserve faunique Mastigouche toutes formes de pêche confondues.</p>

<p>J’habite à Montréal et la réserve Mastigouche c’est loin! Je n’ai plus vraiment le goût de rouler pendant six ou sept heures aller-retour afin de capturer avec un peu de chance un quota de sept ombles de fontaine. Le prix de l’essence est évidemment un facteur à considérer, mais ce n’est pas le seul. Il y a aussi l’écologie. J’aime la pêche en réserve faunique parce que j’apprécie la chance de me retrouver en pleine nature. Mais on doit protéger notre environnement. Rouler pendant des heures dans le but de passer un peu de temps en forêt ne fait pas beaucoup de sens sur le plan de la production des gaz à effet de serre par exemple! J’ai décidé de prioriser la pêche en villégiature la saison prochaine pour ces différentes raisons.</p>

<p><img alt="tirage_320_212.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/tirage_320_212.jpg" style="border: solid 2px #000000 width="320" height="212" hspace="140" vspace="5" /></p>

<p></p>

<p>La pêche en hébergement permet de maximiser le temps de pêche par rapport au temps de transport. L’hébergement sur place permet aussi de limiter la fatigue accumulée. Ajoutez 10 heures de pêche à 7 heures de transport lors d’une sortie d’une journée et il ne reste plus beaucoup de temps pour manger, portager, éviscérer, peser, remplir ses statistiques, rentrer en ville et dormir avant de travailler le lendemain matin!</p>

<p>Enfin, la SÉPAQ a de nouveau modifié de fond en comble son système de réservation par Internet. Les trucs que j’ai mis à l’essai en 2009 ne valent peut-être plus rien. Est-ce que le site www.sepaq.com demeurera le meilleur moyen pour réserver un lac en 2010? Allez savoir, mais si la tendance se maintient, moi je miserais sur l’Internet!</p>

<p>Si vous souhaitez voir les détails des données de mon échantillon:  <br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/azimut_nord/sets/72157622989506607/">Tableaux des 10 lacs</a> </p>

<p><br />
Au plaisir de lire vos commentaires</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com</p>]]>
    </content>
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    <title>Laisse-t-on vraiment de bons lacs se reposer dans la Mastigouche?</title>
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    <published>2009-12-20T01:25:34Z</published>
    <updated>2009-12-20T01:53:19Z</updated>
    
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        <![CDATA[<p><img alt="DSC_00841361.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/DSC_00841361.jpg" style="border: solid 2px #000000;  width="450" height="99" hspace="30" vspace="5" /></p>

<p></p>

<p><br />
Bonjour à tous</p>

<p>Combien de fois avez-vous lu ce genre de phrase dans un article vous présentant une réserve faunique :</p>

<p>« Même si on dénombre 417 lacs dans la réserve faunique Mastigouche, un territoire de 1535 km2, la Société des établissements de plein air du Québec a décidé d'en exploiter seulement 230 en 2009 pour laisser les autres se “reposer”. Ce mode de gestion permet la récolte de superbes truites mouchetées indigènes dans cette réserve faunique située près des grands centres. »</p>

<p>Est-il exact que les gestionnaires de la réserve faunique Mastigouche appliquent un plan de gestion qui a permis de faire reposer 187 lacs en 2009? Est-ce que ce chiffre est erroné? Est-ce que c’est plutôt un mythe, un vœu pieux que certains chroniqueurs de pêche professionnels tentent de nous faire « gober »? </p>]]>
        <![CDATA[<p>En fait, selon les données que j’ai obtenues, il y aurait deux « mythes » et une erreur de faits dans ce lead que j’ai adapté de l’introduction d’un article publié dans un quotidien en juillet 2009. Premièrement, réglons le cas de l’erreur de fait.  Le plan de pêche du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), disponible au début 2009, précisait que 301 lacs de la réserve Mastigouche seraient offerts aux pêcheurs. Est-il possible que la réserve faunique Mastigouche ait décidé d’ouvrir seulement 230 lacs alors que le MRNF lui offrait la possibilité d’en exploiter 301? Le site web de la SÉPAQ signalait de son côté en janvier 2009 les dates d’ouverture et de fermeture de 121 lacs proposés à la pêche à la journée. Un document de la SÉPAQ sur les prévisions d’ouverture des plans d’eau lors de la saison 2009 mentionnait que 164 lacs seraient offerts en hébergement. En additionnant 121 lacs proposés à la pêche à la journée aux 164 lacs disponibles en hébergement, on obtient un total de 285 lacs. Au moment d’écrire son article, ce chroniqueur professionnel avait accès à ces données depuis des mois. </p>

<p>Depuis que je travaille sur ce reportage, la SÉPAQ a publié les statistiques de pêche de la saison 2009 sur son site web. Une compilation de ces informations dans ma base de données m’a permis de confirmer qu’au moins 287 lacs de la réserve faunique Mastigouche ont été pêchés en 2009. Ce nombre est passablement loin des « 230 lacs d’ouverts » comme ce chroniqueur professionnel le laissait entendre dans son article l’été dernier. S’agit-il d’une erreur de bonne foi ou d’une grossière exagération pour présenter sous un bon jour la réserve faunique qui a invité sans frais l’auteur de ce « reportage »? </p>

<p>Est-il vrai que la réserve faunique Mastigouche est une excellente destination pour capturer de la truite indigène? Malheureusement, je crois qu’il s’agit en partie d’un mythe. Il n’y a pas que de l’omble de fontaine indigène dans cette réserve faunique. Le site www.peche-reportage.com a obtenu du MRNF les données d’ensemencement de la réserve Mastigouche depuis sa création en 1971 jusqu’à 2008 inclusivement grâce à la Loi d'accès à l'information. Près de 155 lacs de ce territoire ont été ensemencés entre 1971 et 2008. Et pas moins de 141 de ces 155 plans d’eau l’ont déjà été avec des souches d’ombles de fontaine non-indigènes. Pour vous donner un exemple concret, en 2008 la réserve Mastigouche a ensemencé 34 lacs. Seulement 2 d’entre eux l’ont été avec une lignée indigène uniquement. Pourtant, année après année, des chroniqueurs de pêche nous invitent à aller pêcher dans la réserve faunique Mastigouche, un paradis de la pêche à la truite indigène selon eux! Sont-ils mal informés ou mettent-ils l’accent sur le mot INDIGÈNE parce qu’il est vendeur afin de faire plaisir à leur hôte? </p>

<p>Maintenant, revenons aux « lacs qui se reposent ». Une petite vérification des faits s’impose. Selon l’auteur de cet article publié en juillet dernier, on laisserait reposer près de 190 lacs pour assurer une excellente qualité de pêche dans la réserve faunique Mastigouche. Nous l’avons vu, ce chiffre est grossièrement exagéré. Combien de lacs a-t-on vraiment laissés se « reposer »? Est-il possible que cette pratique soit un mythe? Pourquoi certains plans d’eau ne sont-ils pas pêchés année après année?</p>

<p>Voici maintenant d’autres données de la SÉPAQ et du MRNF obtenues via la loi d’accès à l’information. Saviez-vous que le MRNF a produit une liste intitulée : « RÉSERVE FAUNIQUE MASTIGOUCHE : lacs peu ou pas productifs »? J’ai mis la main sur ce document l’hiver dernier. Cette liste compte 103 lacs. Plusieurs d’entre eux sont fermés année après année tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas soutenir une pression de pêche sportive. Le MRNF dans sa réponse à ma demande d’accès à l’information apportait les précisions suivantes :</p>

<p>« Il existe effectivement des plans d’eau dans la réserve faunique Mastigouche qui ne sont pas capables de soutenir une pression de pêche sportive pour diverses raisons (absence d’espèces sportives, faible volume d’eau, mauvaise physico-chimie, etc. »<br />
(…)<br />
Il est à noter que nous ne possédons pas de données pour certains plans d’eau de la réserve, et que certaines données peuvent être disponibles sans qu’elles ne soient compilées dans ce tableau. »</p>

<p>J’interprète avec ma façon de voir la vie sans lunette rose, qu’il y a peut-être plus que 103 lacs dont la productivité est faible dans cette réserve faunique. J’aimerais bien vérifier le tout en faisant une interview avec le biologiste responsable du plan de pêche de la réserve faunique Mastigouche, mais le MRNF refuse d’offrir une entrevue à un blogueur! </p>

<p>Maintenant nous allons faire un peu de mathématique. La Mastigouche compte 417 lacs selon le site web de la SÉPAQ. La carte générale & Information de la réserve faunique Mastigouche publiée par la SÉPAQ mentionne aussi ce chiffre. </p>

<p>« Nombre de lacs : 417 ainsi que 22 rivières et ruisseaux »</p>

<p><img alt="IMGP0068.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/IMGP0068.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="455" height="100"  hspace="30" vspace="5" /></p>

<p>Est-ce que les 103 lacs réputés « peu ou pas productifs » par le MRNF font partie des 417 lacs officiellement dénombrés par la SÉPAQ dans la réserve faunique Mastigouche? </p>

<p>Avec du temps et de la patience, on vient à bout de tout dit un dicton. J’ai donc compilé la liste des 103 lacs « peu ou pas productifs » dans ma base de données personnelle. Ensuite j’ai produit une liste de tous les lacs ayant un quota annuel supérieur à zéro en 2009 selon le plan de pêche du MRNF. J’ai comparé les données et bingo, le MRNF a autorisé la SÉPAQ à ouvrir 13 lacs considérés « peu ou pas productifs » en 2009! </p>

<p>Personne n’a besoin d’un bac en mathématique pour comprendre qu’un total de 417 lacs dans la réserve Mastigouche moins 301 lacs offerts aux pêcheurs dans le plan de pêche du MRNF en 2009 moins 90 « lacs peu ou pas productifs » qui étaient fermés faute de pouvoir soutenir une pression de pêche fait qu’il restait environ 26 lacs « intéressants » qui se reposaient. </p>

<p>Revenons aux 13 lacs considérés par le MRNF comme « peu ou pas productifs » qui ont été offerts dans le plan de pêche du ministère en 2009. J’avais très hâte de voir les statistiques de pêche sur ces plans d’eau. Les quotas du tableau suivant sont en kilos pour l’année. </p>

<p><img alt="mastigouche_2009_lac peu productifs.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/mastigouche_2009_lac%20peu%20productifs.jpg" width="382" height="341" /><br />
 </p>

<p>Une fois les statistiques de pêche disponible sur le web de la SÉPAQ au début novembre 2009, j’ai été surpris de voir que seulement 2 de ces lacs ont été pêchés dans la Mastigouche: le lac Asticot et le lac des Marais! Le premier n’a donné aucune capture, le second 5,4 prises par pêcheur d’un poids moyen de 138 grammes suite à un ensemencement de 400 ombles de fontaine de 20 à 23 cm au printemps 2009. </p>

<p>Pourquoi la Mastigouche n’a-t-elle pas jugé bon d’offrir les autres lacs à sa clientèle? Je ne sais pas exactement, mais voici des pistes de réponses obtenues dans un document du MRNF que j’ai obtenu via la loi d’accès à l’information : </p>

<p>Lac Beaumier : « Aucune donnée physico-chimique ou biologique ».</p>

<p>Dans le cas du lac de la Balance  le MRNF stipulait la même chose et ajoutait: <br />
« Jamais exploité.»</p>

<p>Tous les plans d’eau de ce tableau qui n’ont pas de date de dernière ouverture n’avaient jamais été offerts au public depuis la création de la réserve faunique en 1971 selon les statistiques que j’ai obtenues du MRNF! Ont-ils attendu près de 40 ans à se reposer pour offrir une excellente qualité de pêche aux pêcheurs québécois? Je miserais plutôt sur le fait que ces lacs ne contiennent en quantité aucune espèce qui intéresse les pêcheurs sportifs.</p>

<p>Parmi ces 13 lacs, outre le lac des Marais en 2009, un seul a été ensemencé: le lac au Persil et c’était en 1980! Eh non, la lignée n’était pas indigène uniquement. Deux jours-pêche ont été faits en 2007 sur le lac de la Cigogne, mais les pêcheurs n’y avaient rien pris. Bonne raison de ne pas l’ouvrir de nouveau. Dans cette liste, un seul lac était ouvert aussi en 2008, 5 jrs pêche ont été enregistrés sur le lac Asticot, mais ces pêcheurs n’ont capturé que 5,6 kilos du quota annuel de 10 kilos avec un total de 15 captures, ou si vous préférez 3 prises par pêcheur qui faisaient quand même osciller la balance à 373 grammes en moyenne. Combien de pêcheurs ont eu la « chance » de ne rien prendre sur le lac Asticot en 2009 : 3. J’ai eu ces données lors de ma dernière demande d’accès à l’information. Et je devrai en faire une autre parce que je n’ai toujours pas reçu le plan de pêche 2010 du MRNF pour la Mastigouche! </p>

<p>Je n’ai jamais pu obtenir de l’information aisément du MRNF et de la SÉPAQ, mais j’ai de l’imagination à revendre pour chercher de bonnes questions. En voici quelques-unes.</p>

<p>Quelles sont les raisons qui poussent le MRNF et la SÉPAQ à faire reposer un lac?</p>

<p>Afin d’avoir une piste de réponse pourquoi ne pas vérifier quels lacs étaient ouverts en 2008 et fermés en 2009 selon le plan de pêche du MRNF?</p>

<p>Résultats : Écartant, Eugène, Marineau, des Maubèches, Noir, du Pimbina, de la Sauterelle et du Voleur. Dans ce lot, la SÉPAQ a tout de même offert au public le lac Écartant sur demande dans le secteur Houde-Patoulet et le lac du Voleur, qui avait été ensemencé en 2008, a été offert, lui, en pêche Aventure en 2009. Les six autres lacs étaient bel et bien fermés. Bien peu des lacs ouverts en 2008 ont donc été mis au repos en 2009 : 6 sur 281!</p>

<p>Maintenant, prenons l’hypothèse inverse, combien de lacs étaient fermés en 2008, mais ouverts en 2009 toujours selon le plan de pêche du MRNF? </p>

<p>Réponse : 28.</p>

<p>Combien de ces lacs ont été vraiment pêchés selon les données de la SÉPAQ? 12! Pourquoi la SÉPAQ a-t-elle décidé de laisser fermés 16 lacs déterminés ouverts par le MRNF en 2009? 11 d’entre eux font partie de la liste des lacs « peu ou pas productifs » du MFNF! J’imagine que la SÉPAQ démontre avec cette décision un minimum de respect pour sa clientèle.</p>

<p>On l’a vu, la SÉPAQ décide de fermer certains lacs que le MRNF lui avait suggéré d’ouvrir. Voici une autre liste de lacs ouverts en 2008, mais fermés en 2009 par la SÉPAQ malgré qu’un quota annuel avait été déterminé par le MRNF : du Balai, Bécasseau, de la Buse, Cornelia, Dindon, French, Petit lac à l’Ours, et Rat musqué.</p>

<p><img alt="IMGP0238.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/IMGP0238.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="99" hspace="30" vspace="5" /></p>

<p>Pourquoi la SÉPAQ a-t-elle décidé de les fermer? Voici des pistes de solution.</p>

<p>Lac du Balai : Ce lac a été ouvert de 1997 à 2008 chaque année. En 2008 un total de 5,70 kilos a été pris sur le quota annuel de 9 kilos. Le poids moyen des captures est passé de 178 grammes à 110 grammes de 2007 à 2008. Cette baisse explique-t-elle sa fermeture par la SÉPAQ en 2009?</p>

<p>Lac du Bécasseau : J’ai très peu de statistique sur ce lac qui est rarement ouvert. En 2008, 6 kilos ont été capturés sur le quota annuel de 18 kilos en 5 jrs-pêche. On l’a fermé en 2009 malgré une moyenne de capture de 7 prises de 171 grammes en moyenne pendant la saison 2008!</p>

<p>Lac de la Buse : Seulement 1,30 kilo du quota de 9 kilos a été capturé en 13 jrs pêche en 2008. Le poids moyen des captures est passé de 147 grammes en 2007 à 87 grammes en 2008. Cela n’avait pas empêché le MRFN de conserver le quota annuel toujours à 9 kilos sur ce lac!</p>

<p>Lac Cornelia : Il a été fermé en 2009 par la SÉPAQ malgré un succès moyen de 5 prises de 180 grammes en 2008. Ce lac n’est généralement jamais ouvert deux années de fil.</p>

<p>Lac du Dindon : la moyenne de prise était de 3 en 2008 versus 5,5 en 2007, le poids moyen était de seulement 117 grammes en 2008 versus 209 grammes en 2007.</p>

<p>Lac French : le poids moyen des prises était de 110 grammes en 2008. Seulement 5,3 kilos du quota annuel de 10 kilos ont été capturés en 14 jrs pêche en 2008.</p>

<p>Petit lac à l’Ours : Seulement 13,6 kilos du quota annuel de 28 kilos ont été capturés en 22 jrs pêche en 2008. La moyenne des prises est passée de 5,29 en 2007 à 1,86 en 2008. Fait important, il a été ensemencé en 2008 avec 700 fretins de souche non indigène. Voilà probablement pourquoi on l’a fait reposer…</p>

<p>Lac du Rat musqué : En 2008 la moyenne de prise était de 3,47 et le poids moyen était de 120 grammes. 21,20 kilos des 22 kilos du quota annuel ont été capturés. J’ignore pourquoi ce lac a été fermé en 2009. Rien ne me saute aux yeux…</p>

<p><img alt="DSC_00621339.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/DSC_00621339.jpg" style="border: solid 2px #000000;  width="449" height="99" hspace="30" vspace="5"  /></p>

<p>Dans la réserve faunique Mastigouche, on laisse souvent reposer un lac pendant un an ou deux après l’avoir ensemencé. On laisse ainsi le temps aux truites ensemencées d’acquérir un comportement plus proche de celui des truites indigènes et surtout cela leur permet de prendre du poids... </p>

<p>Voici une brève description de quelques lacs qui étaient fermés en 2008, mais ouverts en 2009 :</p>

<p>Le lac Aimé n’avait jamais été ouvert, il a été ensemencé en 2006 et 2007 avec des lignées indigènes uniquement. Il a été offert en remplacement en 2009 dans le secteur d’hébergement Shawinigan avec d’excellents résultats : 7 prises de 182 grammes. Le quota étant de 7 prises dans cette réserve, on parle donc d’un taux de succès de 100 %!</p>

<p>Plusieurs lacs de la réserve Mastigouche contiennent des espèces compétitrices à l’omble de fontaine, on parle principalement du Meunier noir et du mulet à cornes. Le lac Chahoun est l’un d’entre eux. Afin de maximiser son potentiel de pêche sportive, le lac Chahoun a été traité à la roténone en 2005. Ce traitement tue théoriquement tous les organismes respirant par des branchies. Ensuite on réintroduit une espèce sportive comme l’omble de fontaine. Le lac Chahoun était fermé depuis 2006. Il avait été ensemencé en 2003 et 2004 sans trop de succès, puis, suite à une restauration de la biodiversité d’origine en 2005, on l’a de nouveau ensemencé en 2006 et 2007. Voyez-vous, on peut bien traiter un lac à la roténone, mais si un lac en amont contient lui aussi des espèces compétitrices, elles pourront redescendre dans le lac traité. On doit donc approcher ce problème dans tout le bassin versant. Voilà pourquoi la restauration vise en général des lacs de tête. Et cela explique aussi pourquoi on construit généralement des obstacles à la migration des poissons (OMP) à la décharge des lacs « traités » ou « restaurés ». Les pêcheurs utilisent sans complexe le mot « empoisonnés », mais ce n’est pas très bon sur le plan du marketing…</p>

<p>La restauration de la biodiversité d’origine est complexe et coûteuse. Des investissements de près de 100 000 $ ont été faits récemment dans la phase 2 du projet de restauration du bassin du lac Pimbina (Lacs Chahoun, Provision, Pimbina et Étourneau). Le lac Chahoun a été offert à des journalistes de La Presse  avant le grand public à des fins de promotion l’été dernier. La pêche avait été bonne pour ces messieurs. Mais leurs reportages ne mentionnaient aucun des problèmes du lac Chahoun et du bassin du lac Pimbina. Les résultats de pêche du lac Chahoun ont été très bons pour la clientèle de la Mastigouche en 2009 : 5,68 prises par pêcheur de 332 grammes en moyenne. Espérons que le lac Chahoun aura de bons résultats pendant les prochaines années. Ainsi, la SÉPAQ pourra concentrer ses efforts sur des lacs en aval du lac Chahoun situé dans ce bassin versant. En passant, la SÉPAQ devrait ouvrir le Pimbina cette année…</p>

<p>Le lac des Écureuils a été fermé entre 1996 et 2006 inclusivement. En 2007, ce lac n’avait offert aucune prise en 2 jours pêche. Ce lac a été ensemencé pendant l’été 2008 avec 750 truites de 20 à 23 cm. 24 pêcheurs y ont capturé 4,63 prises d’une moyenne de 137 grammes en 2008. On l’a de nouveau ensemencé avec 400 ombles de fontaine de 20 à 23 cm au printemps 2009. On l’a ensuite pêché dès l’ouverture dans le secteur Ouabiti. En 2009 il était offert dans les secteurs d’hébergements Ouabiti, Aubry et du Cap avec des résultats d’environ 3,15 prises par pêcheur de 190 grammes. </p>

<p>Le lac Michelin était fermé depuis 2006. Il a été ensemencé en 2003, 2004 et 2007. Il était offert en pêche aventure et les pêcheurs n’y ont RIEN capturé en 2009!</p>

<p>Le lac Morage était fermé depuis 2005, on l’avait ensemencé en 2001 et 2003. Ensuite, il a subi une restauration du milieu d’origine en 2004. On l’a de nouveau ensemencé en 2006 et 2007.  Le lac Morage était offert à la pêche à la journée via l’accueil Catherine en 2009. Très bons résultats : 6,51 prises par pêcheur de 268 grammes en moyenne.</p>

<p>Le lac de la Pyrole a été victime d’une introduction d’espèces compétitrices. Des imbéciles y ont sans doute pêché illégalement avec des menés de Meunier noirs ou d’une espèce du genre. À la fin de la journée, des menés ont sans doute été jetés à l’eau. Ils ont tellement prospéré que la pêche sportive en a souffert. Des travaux forestiers peuvent aussi être responsables d’une introduction d’espèce compétitrice. Le lac de la Pyrole était fermé depuis 2008. En 2007, ce lac n’a donné aucune prise en 12 jours pêche. Il a été ensemencé à l’automne 2007 avec 2000 fretins d’une lignée indigène uniquement. Pourtant, ce lac aussi avait subi une restauration du milieu d’origine en 1997. En plus d’un traitement à la roténone, on avait aussi aménagé une chute dynamitée pour faire obstacle à la migration des poissons indésirables. Selon le site web de la Fondation de la faune, le coût total admissible du projet était de 56 000 $. L’ensemencement de 2007 a permis d’obtenir en 2009 de bons résultats : 5,46 prises par pêcheur d’un poids de 246 grammes en moyenne.</p>

<p>Le lac Jane était fermé depuis 2006. Fait intéressant, ce lac n’a jamais été ensemencé depuis la création de la réserve Mastigouche en 1971. La SÉPAQ avait prévu d’ouvrir ce lac du 23 au 27 mai 2009 à la pêche à la journée. Le 23 mai il a été offert en compensation à des clients qui avaient été victime d’un problème avec le système de réservation de la SÉPAQ. Plusieurs internautes étaient outragés par cette façon de faire de la SÉPAQ. Les forums de discussion ont chauffé, des plaintes ont été faites, suite à cette volée de bois mort, la SÉPAQ a modifié ses règles de compensation. Ce lac illustre bien le fait qu’on ferme parfois des lacs pour assurer une bonne qualité de pêche. Il est un des rares à faire partie des lacs fermés pendant plusieurs années qui ne fait pas partie soit des lacs « peu ou pas productifs », soit des lacs ou l’ensemencement est nécessaire pour assurer la capacité du plan d’eau à soutenir une pression de pêche sportive. Mais les résultats du lac Jane en 2009 ont été minces, 1,5 prise par pêcheur, la moyenne de poids était tout de même de 403 grammes.</p>

<p>Est-il vrai que de nombreux lacs sont fermés pendant toute une saison pour assurer une qualité de pêche à long terme dans la réserve faunique Mastigouche? De toute évidence, il s’agit d’un mythe! Les lacs qui sont fermés le sont principalement parce qu’ils sont « peu ou pas productifs ». Plusieurs d’entre eux sont fermés parce qu’ils ont été ensemencés et pour y arriver,  récemment, on utilise la plupart du temps des souches non indigènes. Certains lacs ont été traités à la roténone, puis ensemencé, ceux-là sont fermés pendant quelques années et à leur ouverture, ils offrent en général de très bons résultats. </p>

<p>Est-ce un hasard si plusieurs chroniqueurs de pêche tentent de nous faire croire que la réserve Mastigouche offre principalement des lacs contenant de l’ombre de fontaine indigène? Pourquoi laisse-t-on entendre que plusieurs lacs se reposent? Est-il possible qu’un plan de marketing soit derrière tout ça? Ne l’oubliez pas, les pêcheurs québécois veulent pêcher de la truite INDIGÈNE. Nous sommes prêts à payer pour avoir ce privilège, alors on nous fait croire qu’on nous offre de l’omble de fontaine indigène dans des lacs qui ne sont pas pêchés année après année. Avez-vous déjà vu un reportage qui mentionnait que les journalistes avaient fait leur magnifique pêche sur un lac ayant été « empoisonné » deux ans auparavant? Je ne dis pas qu’il s’agit nécessairement d’une commande de la SÉPAQ. Je n’ai aucune preuve de cela, soyons clair. Je me demande tout simplement si trop souvent les journalistes font un portrait très positif de leur séjour faute d’avoir posé les bonnes questions à leur hôte…</p>

<p>Entre vous et moi, j’ai pêché avec énormément de plaisirs pendant des années sur le lac aux Chantiers sans savoir qu’il avait « restauré » puis ensemencé. J’ai fait sur ce lac des pêches fantastiques. J’ignorais qu’il avait été traité à la roténone, en 1977, puis qu’on y avait ensemencé des ombles de fontaine de souche indigène en 1978 et 1979 et  non-indigène en 1980. </p>

<p>J’ai écrit plusieurs textes sur le lac aux Chantiers. Les statistiques de ce lac où l’on pouvait faire des pêches fabuleuses il y a moins de 5 ans sont en forte baisse. Pourtant, le quota annuel n’a pratiquement pas bougé depuis 2006! Et on a gardé ce lac ouvert pendant toute la saison de pêche en 2008 et 2009 parce que « le quota en kilo n’était pas atteint », m’a-t-on expliqué! Pourquoi ne le fait-on pas reposer celui-là puisque ses statistiques sont sur une pente descendante depuis bientôt cinq ans?</p>

<p><img alt="chantiers_poids_moyen.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/chantiers_poids_moyen.jpg" width="498" height="306" /> </p>

<p>Remarquez dans ce deuxième tableau la baisse des captures annuelles pour sensiblement le même effort de pêche…<br />
 <br />
<img alt="chantiers_Quota annuel_capture_jrspeche.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/chantiers_Quota%20annuel_capture_jrspeche.jpg" width="485" height="390" /></p>

<p>Maintenant, faisons un petit calcul rapide : le lac aux Chantiers est disponible en hébergement. En 2008 une journée de pêche en chalet rapportait environ 76 $ à la SÉPAQ. Multipliez le tout par 91 jours-pêche sur le lac aux Chantiers et on peut voir « qu’il a rapporté » indirectement 6916 $ à la SÉPAQ. En 2006 la pêche y était sensiblement meilleure, le quota annuel a été capturé en seulement 51 jours-pêche. Le lac aux Chantiers a donc rapporté indirectement à la SÉPAQ nettement moins d’argent cette année-là! L’idée qu’un lac où la qualité de pêche diminue rapporte l’année suivante plus de revenus à la SÉPAQ me donne froid dans le dos. </p>

<p>Est-ce que mes bons souvenirs de pêche fantastiques sur le lac aux Chantiers sont altérés parce que ce lac contenait de l’omble de fontaine non indigène? Pas vraiment. La pêche est nettement moins bonne sur ce lac. Que font exactement la SÉPAQ et le MRNF pour que ça change? Le lac aux Chantiers pourrait être victime d’un cycle naturel croyait le directeur de la réserve faunique Mastigouche en début 2009. Malheureusement, des pêches expérimentales réalisées par le MRNF le printemps dernier ont confirmé que des espèces compétitrices ont envahi de nouveau le lac aux Chantiers!</p>

<p>Pensez-vous que la SÉPAQ a intérêt sur le plan économique à faire reposer un lac « vedette » en perte de vitesse? En 2009, la réputation passée du lac aux Chantiers a continué de convaincre des pêcheurs de se rendre dans le secteur d’hébergement Shawinigan. Un chroniqueur professionnel spécialisé dans la pêche à la mouche vous a même recommandé de choisir le lac aux Chantiers si vous alliez pêcher dans le secteur Shawinigan en 2009 dans son magazine! Ce type faisait-il du journalisme ou de la publicité selon vous? Cette recommandation était-elle « pistonnée » par la SÉPAQ? J’ai demandé via courriel à l’éditeur de ce magazine « pourquoi vous avez recommandé le lac aux Chantiers? Un lac probablement victime d'un retour des meuniers noirs. » Mais je n’ai jamais obtenu de réponse de sa part…</p>

<p>Parlant de ce sujet sur lequel je reviens régulièrement, le manque d’éthique journalistique des chroniqueurs professionnels de chasse et pêche, j’éprouve le besoin de vous faire part d’une de mes découvertes. En faisant des recherches pour un dossier sur lequel je travaille depuis la fin 2007, j’ai mis la main sur un article qui mentionne un voyage de chasse à l’orignal en plan américain dans la réserve faunique Matane fait par deux chroniqueurs de l’écrit : le premier travaille pour un quotidien, le second pour un mensuel. J’ai lu le papier du collaborateur du quotidien qui était évidemment enchanté de son voyage. Les deux scribes étaient hébergés à l'Auberge de montagne des Chic-Chocs. Savez-vous combien vaut un voyage de chasse à l’orignal là-bas? Autour de 3 627 $ par personne pour un séjour de 4 jours pour un groupe de 3 personnes en 2010! Pensez vous avoir la chance d’être bien informé par des « journalistes » qui profitent d’un séjour tous frais payés par la SÉPAQ d’une aussi grande valeur! </p>

<p>C’est probablement pour ces raisons qu’en 2010 vous pourrez sans doute lire de nouveau que la réserve faunique Mastigouche fait reposer de nombreux lacs, qu’on peut y prendre de la très belle truite indigène comme à l’époque des clubs privés, qu’on peut y faire une pêche « printanière » à longueur d'année, qu’on peut y prendre des truites d’une livre en moyenne, etc. Évidemment, on oubliera de vous mentionner que vous devrez participer à un tirage au sort qui déterminera le lac où vous pourrez pêcher, on ne vous dira pas que vous aurez moins de 10% de chance de mettre la main sur un lac « vedette » lors de ces tirages, on ne vous mentionnera pas non plus le fait que la plupart des bons lacs en hébergement sont offerts en remplacement et que c’est impossible de savoir quand ils seront disponibles… </p>

<p>Au plaisir de vous lire</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Le lac aux Chantiers est infesté par les Meunier noirs et les Mulets à cornes</title>
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    <published>2009-12-11T02:30:43Z</published>
    <updated>2009-12-11T03:04:45Z</updated>
    
    <summary> Bonjour à tous Avant 2006, le lac aux Chantiers situé dans la réserve Mastigouche était mon lac favori à l’ouverture dans le secteur Shawinigan. Le site www.peche-reportage.com a obtenu du MRNF suite à une demande d’accès à l’information un...</summary>
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        <![CDATA[<p><img alt="panneau_450_99.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/panneau_450_99.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="99" hspace="30" vspace="5" /></p>

<p>Bonjour à tous</p>

<p>Avant 2006, le lac aux Chantiers situé dans la réserve Mastigouche était mon lac favori à l’ouverture dans le secteur Shawinigan. Le site www.peche-reportage.com a obtenu du MRNF suite à une demande d’accès à l’information un document qui prouve que le lac aux Chantiers est maintenant infesté par deux espèces compétitrices de l’omble de fontaine : les meuniers noirs et les mulets à cornes.</p>

<p>J’ai remarqué sur le terrain ces dernières années une baisse marquée de la qualité de pêche dans ce lac. Cette baisse m’a amené à étudier les plans de pêche de la réserve faunique Mastigouche afin de comprendre le mode de gestion des plans d’eau appliquée là-bas. Le fait que la pêche a été ouverte sur le lac aux Chantiers, un petit plan d’eau, pendant toute la saison en 2008 et 2009 parce que le quota annuel n’était pas atteint était incompréhensible à mes yeux. <br />
</p>]]>
        <![CDATA[<p><img alt="poids moye.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/poids%20moye.jpg" width="498" height="306" /></p>

<p>Le 20 février 2009, suite à une demande d’information de ma part sur la baisse de productivité du lac aux Chantiers, Mathieu-H Brunet, le directeur de la réserve faunique Mastigouche m’écrivait : </p>

<p>« Finalement, en ce qui concerne le cas du lac aux Chantiers, il n'y pas lieu de s'inquiéter non plus. Effectivement, le succès de pêche est en baisse, mais pas en chute libre comme vous le dites. Tout comme beaucoup d'autres lacs, il fait l'objet de suivi serré et sachez que des pêches expérimentales sont prévues sur ce lac en 2009 pour alimenter en information ce suivi. Le lac aux Chantiers a effectivement fait l'objet d'une restauration de la biodiversité d'origine en 1976. Le MRNF et la SÉPAQ font aussi un suivi périodique de tous les obstacles à la montaison du poisson des lacs restaurés. Le lac aux Chantiers est un lac qualifié de cyclique aux yeux du MRNF et a déjà fait l'objet de multiples variations dans le temps. On a déjà observé dans le passé des baisses dans le succès de pêche de ce lac et il serait imprudent de tirer des conclusions hâtives en ce qui concerne ce plan d'eau. »</p>

<p> L’été dernier, un gardien de territoire du secteur Shawinigan m’a mentionné qu’une pêche expérimentale avait été faite sur ce lac au printemps. Il m’avait laissé entendre qu’on avait capturé d’énormes meuniers dans mon ancien lac favori. </p>

<p>Une demande d’accès à l’information à la SÉPAQ ne m’a pas permis de confirmer ces faits. L’explication était simple, c’est le MRNF qui était derrière cette pêche expérimentale. Malheureusement, les statistiques de pêche  du lac aux Chantiers en 2009 confirment les dégâts causés par ces introductions de deux espèces compétitrices à la truite mouchetée :</p>

<p>À peine 16,5 kilos d’ombles de fontaine ont été capturés sur le quota annuel de 70 kilos en 2009. 30 pêcheurs ont consacré 158 heures de pêche pour capturer 120 ombles de fontaine d’un poids moyen de 138 grammes la saison dernière.</p>

<p><img alt="effort.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/david/effort.jpg" width="400" height="322" hspace="30" vspace="5" /></p>

<p>Plusieurs questions se posent :</p>

<p>Pourquoi le quota annuel de ce lac n’a-t-il pratiquement pas bougé depuis 2006 malgré une détérioration évidente de la qualité de pêche?</p>

<p>Comment ces deux espèces compétitrices ont-elles été introduites au lac aux Chantiers?</p>

<p>	Par des braconniers? </p>

<p>	Les meuniers noirs et les mulets à corne ont-ils remonté la décharge de ce lac parce que l’obstacle à la migration des poissons n’était plus efficace ou mal entretenu? </p>

<p>	Est-ce que les inondations des dernières années qui ont affecté le secteur de Saint-Alexis-des-Monts ont permis à ces deux espèces de coloniser de nouveau le lac aux Chantiers?</p>

<p>Nous n’aurons jamais de réponse à ces questions. J’ai obtenu les résultats des vérifications de l’obstacle à la migration des poissons du lac aux Chantiers, mais les recommandations du technicien de la faune de la réserve Mastigouche ont été censurées par la SÉPAQ.</p>

<p>Oublions le passé. Quel est l’avenir du lac aux Chantiers, l’un des meilleurs lacs offerts en hébergement il y a moins de 5 ans dans la réserve faunique Mastigouche? </p>

<p>Sera-t-il ouvert en 2010 afin de tirer profit de sa réputation passée?</p>

<p>Est-ce que le MRNF va enfin diminuer le quota annuel de ce plan d’eau?</p>

<p>La réserve faunique Mastigouche procédera-t-elle rapidement à une deuxième restauration de la biodiversité d’origine au lac aux Chantiers?</p>

<p>Après avoir suivi de près la baisse de qualité de la pêche sur le lac aux Chantiers depuis 2006, j’ai malheureusement l’impression que  nous devrons être patients avant de faire de nouveau des pêches fabuleuses sur ce magnifique plan d’eau. Vous pouvez compter sur moi pour suivre ce dossier de près!</p>

<p><a href="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/david/peches_expe_2009.html" onclick="window.open('http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/david/peches_expe_2009.html','popup','width=480,height=360,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false">Document du MRFN obtenu via la loi d'accès à l'information</a></p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
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    <title>&quot;Surpêche&quot; dans la réserve faunique Mastigouche?</title>
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    <published>2009-10-11T17:58:29Z</published>
    <updated>2009-10-11T18:01:44Z</updated>
    
    <summary>L’hiver dernier www.peche-reportage.com a obtenu suite à plusieurs demandes d’accès à l’information toute une série de données sur la pêche dans la réserve faunique Mastigouche. Après analyse de ces données, j’ai été surpris de constater que plusieurs lacs en 2007...</summary>
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        <name>David</name>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/david/">
        <![CDATA[<p>L’hiver dernier www.peche-reportage.com a obtenu suite à plusieurs demandes d’accès à l’information toute une série de données sur la pêche dans la réserve faunique Mastigouche. Après analyse de ces données, j’ai été surpris de constater que plusieurs lacs en 2007 et en 2008 avaient été victimes de « surpêches ». En 2008, les quotas annuels de pêche en kilos ont été dépassés de plus de 10% sur 47 des 278 lacs à ombles de fontaine ouverts au public dans la réserve faunique Mastigouche!</p>]]>
        <![CDATA[<p>En fait, les pêcheurs avaient pu dépasser largement le quota annuel en kilo de ces lacs avec la bénédiction de la SÉPAQ. En d’autres mots, la saison de pêche sur plusieurs lacs de la Mastigouche avait été beaucoup plus longue que prévu par le MRNF en 2007 et en 2008. J’ai donc écrit à la direction de la SÉPAQ à Québec qui a refilé mes questions à Mathieu-H Brunet, le directeur de la réserve faunique Mastigouche. </p>

<p>Voici un tableau qui porte sur 20 lacs que j’ai préparé pour illustrer le problème de dépassement des quotas dans la réserve faunique Mastigouche en 2008. Dans tous les cas, on parle de l’omble de fontaine, l’espèce principalement retrouvée dans cette réserve.</p>

<p><img alt="2008_exemple_dépassement.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/2008_exemple_d%C3%A9passement.jpg" width="480" height="389" /> </p>

<p>Fait à noter, M. Mathieu-H Brunet a répondu à mes questions le 20 février dernier. Le plan de pêche de la saison 2009 était connu à ce moment-là. On savait donc combien de kilos seraient alloués annuellement dans cette réserve faunique sur tous les plans d’eau offerts aux pêcheurs en 2009. J’espérais publier ce reportage une fois que les données de la saison 2009 seraient disponibles, mais je pense qu’il est temps de faire paraître ces informations qui pourraient intéresser certains d’entre vous.</p>

<p><br />
Question : Pourquoi les quotas annuels de plusieurs lacs ne sont-ils pas respectés dans la réserve faunique Mastigouche?</p>

<p><br />
Réponse  de Mathieu-H Brunet:</p>

<p>Il me fait plaisir de pouvoir répondre aux questions que vous vous posez par rapport à la gestion de la ressource halieutique dans la réserve faunique Mastigouche. L'intérêt que vous avez pour la gestion faunique démontre bien l'attachement que vous entretenez envers la réserve faunique, tout comme beaucoup d'autres pêcheurs, chasseurs et villégiateurs qui fréquentent Mastigouche.</p>

<p>Je me permets tout de même de vous rappeler que la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) est le gestionnaire identifié par le gouvernement pour gérer les activités sur le territoire des réserves fauniques québécoises. Bien que nous mettions activement l'épaule à la roue dans la gestion des ressources présentes sur le territoire, il relève bel et bien du MRNF d'orienter cette dernière.</p>

<p>Ce processus de gestion commune se fait par le biais de maintes discussions et rencontres tout au long de l'année entre les représentants de la réserve faunique et les biologistes du MRNF et à la lumière des résultats d'études et des observations du MRNF, nous ajustons le plan de pêche d'année en année au bénéfice des pêcheurs actuels, mais aussi pour les générations futures.</p>

<p>D'entrée de jeu, il est important de comprendre qu'au contraire de ce que vous avez mentionné dans le présent courriel, les lacs dans la réserve faunique Mastigouche ne font pas l'objet de surpêche, encore moins régulièrement, comme vous semblez l'admettre. Il irait à l'encontre de notre mission de procéder ainsi. Il peut cependant arriver que des quotas soient dépassés ponctuellement, pour différentes raisons, et le MRNF analyse ces dépassements et réagit au besoin dans la variation des quotas alloués à ces lacs. La gestion de la faune fait l'objet d'une analyse sur plusieurs années et il serait erroné de sortir hors contexte, une analyse ponctuelle de la pression de pêche.</p>

<p>Sachez que les 7 premiers lacs dont vous faites mention (mis à part le lac Head) font l'objet d'ensemencements annuels ou aux deux ans. (NDLR : de gauche à droite dans le tableau : du lac Iroquois au lac Court) Dans ces cas, les quotas sont alloués à titre indicatif seulement pour servir de barème. Et dans ces cas précis, il est impératif de pêcher TOUT le poisson qu'il nous est possible de prendre (tout en assurant une bonne qualité de pêche à la clientèle) pour abaisser au maximum la ressource halieutique dans le lac avant qu'il y ait de nouveaux ensemencements. C'est une pratique tout à fait normale dans ces circonstances. C'est aussi le cas de 4 autres lacs dans votre liste (pour un total de 11 lacs sur 20).</p>

<p>Dans le cas des autres dépassements, après analyse annuelle du MRNF, les quotas n'ont pas été baissés, mais au contraire, ils ont été maintenus ou augmentés, car le succès de pêche et le poids moyen des poissons permettent de croire que ces lacs peuvent prendre une pression de pêche accrue. Plusieurs facteurs peuvent justifier les dépassements de quotas, dont un meilleur succès de pêche ou l'augmentation du poids moyen des prises, pour ne nommer que ceux-là. À cet effet, il faut savoir que les quotas attribués par le MRNF, tout en étant le plus justes possible, sont souvent conservateurs, pour tenir compte de certains facteurs extrinsèques comme les oublis de déclaration de prises, le braconnage et tout autre facteur imprévu. Nous négocions avec une ressource vivante et une certaine élasticité dans les modes de gestion est impérative et nécessaire. Un dépassement de quota n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle, il peut aussi signifier que la dynamique dans un lac précis est en meilleure santé qu'auparavant.</p>

<p><img alt="2008_sorcier.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/2008_sorcier.jpg" width="300" height="288" /></p>

<p> </p>

<p>Questions : Est-ce que le nouveau système de réservation de la pêche à la journée 4 mois à l'avance est en partie responsable de cette situation? Quelles sont les mesures prises par la SÉPAQ pour mettre fin à ce problème, </p>

<p><br />
Réponse  de Mathieu-H Brunet:</p>

<p>Avec l'instauration de la nouvelle méthode de réservation 4 mois à l'avance, il nous a fallu faire une moyenne des 5 dernières années afin de prévoir en combien de jours le quota des lacs serait pris. Dans le processus, il a pu se glisser une ou deux erreurs (entre autres dans le cas du lac Taure qui a été pêché 2 jours de trop) et le cas du Lac Sorcier qui avait été calculé un peu trop juste. Sachez aussi que malgré le fait que nous ayons essayé de tout prévoir pour l'instauration de la nouvelle méthode de réservation, certains éléments imprévisibles sont venus brouiller les cartes. Par exemple, on a vu la moyenne de pêcheur/chaloupe augmenter dans plusieurs cas, entre autres celui du Sorcier, étant donné que les gens avaient maintenant 4 mois pour préparer leur sortie de pêche plutôt que 48 heures, et que dans le cas du Sorcier aussi, la qualité des pêcheurs a augmenté, pour les mêmes raisons évoquées précédemment. Ce qui fait en fin de compte que les quotas ont été dépassés, sans atteinte cependant, et il est important de le mentionner, à la gestion de la ressource faunique.</p>

<p>Autrement, sachez aussi que dans 7 des 9 cas de dépassements réels (mis à part le cas des 11 lacs avec ensemencements), sur les 115 lacs offerts à la pêche quotidienne annuellement, le nombre de jours alloués pour la pêche sur ces lacs en 2009 a été diminué par rapport à 2008, afin de se laisser la marge de manoeuvre nécessaire pour rencontrer les objectifs de gestion.</p>

<p>Il n'y pas lieu de s'inquiéter de la gestion des lacs dans la réserve faunique Mastigouche, une des réserves où nous possédons le plus de données historiques de gestion dans le réseau des réserves fauniques au Québec. C'est d'ailleurs à cause de cette gestion exemplaire qu'on arrive à y maintenir une qualité de pêche exceptionnelle à travers le temps. Bon an, mal an, nous prélevons dans Mastigouche environ 95% des quotas alloués par le Ministère et c'est en partie à cause de cette raison que les quotas de prises quotidiennes et de possession ont jadis baissé de 10 truites à 7, pour permettre à davantage de gens de pouvoir profiter de la bonne qualité de pêche dans Mastigouche. Ce fut une excellente décision à l'époque.</p>

<p>(…)</p>

<p>En espérant le tout conforme à vos attentes, veuillez recevoir, M. Lefrançois, mes salutations distinguées.</p>

<p>Mathieu-H. Brunet, directeur</p>

<p>Je tiens à remercier M. Brunet d’avoir pris le temps de répondre à mes questions l’hiver dernier. Depuis que je m’intéresse aux statistiques de pêche de la réserve faunique Mastigouche, et surtout à celles qui ne sont pas publiées sur le site web de la SÉPAQ, j’ai appris bien des choses. J’ignorais comme vous, je l’imagine, que les quotas annuels des lacs ensemencés aux deux ans servaient avant tout de barèmes et qu’ils étaient sans cesse dépassés. Cet été lors de l’un de mes passages dans la réserve Mastigouche, j’ai demandé l’opinion d’un employé de la SÉPAQ à ce sujet. Il m’a expliqué que la réserve faunique Mastigouche fonctionnait de cette façon selon lui parce que les pêcheurs sur ces plans d’eau causeraient des dégâts en remettant à l’eau systématiquement les plus petites truites, celles qui ont été ensemencées plus récemment. Ainsi en permettant aux pêcheurs de prendre tout ce qui était possible chaque année, on réduit les possibilités de remise à l’eau des plus petits sujets à l’avenir. La raison : le taux de mortalité des ombles de fontaine capturés et remis à l’eau est passablement élevé. Tant que ces lacs donnent des résultats satisfaisants, ils restent donc ouverts au public, peu importe que le quota ait été dépassé largement. </p>

<p>Mais le cas de lac Sorcier est plus complexe. Ce lac est LE principal joyau de la réserve Mastigouche. Il contient deux espèces : l’omble de fontaine et la ouananiche. Ce lac n’a pas été ensemencé depuis 1972 selon des données que j’ai obtenues du MRNF suite à une autre demande d’accès à l’information. Pourtant, on n’y respecte pas les quotas annuels. En 2009, la saison de pêche a été de nouveau prolongée sur le lac au Sorcier malgré le fait que le quota annuel pour l’omble de fontaine avait été atteint. Fait intéressant, j’ai demandé à la SÉPAQ début septembre 2009 via la loi d’accès à l’information d’obtenir copie de :</p>

<p>« tout document qui porte sur la prolongation de la saison de pêche en 2009 sur tous les lacs de la réserve faunique Mastigouche incluant le lac Sorcier malgré le dépassement d’un quota de pêche annuel (en kilo et/ou en pression de pêche). »</p>

<p>Mme Nelly Rodrique, la responsable du traitement des demandes d’accès à l’information de la SÉPAQ m’a répondu que :</p>

<p>« aucun document ne correspond à votre demande. Toutefois, afin de répondre à vos préoccupations, nous serions disponibles pour vous expliquer le fonctionnement pour la prolongation de la saison de pêche. »</p>

<p>Je vais donc pouvoir vous donner plus d’informations à ce sujet avant longtemps. </p>

<p>Au plaisir de lire vos commentaires</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Devra-t-on attendre encore longtemps de nouveaux modes d’hébergement dans les réserves fauniques?</title>
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    <published>2009-09-18T02:59:05Z</published>
    <updated>2009-09-18T03:34:15Z</updated>
    
    <summary>SÉPAQ, yourtes, tente-roulotte, tente Huttopia Bonjour à tous, Ces dernières années, j’ai eu l’occasion de tester de nouveaux modes d’hébergement au Parc du Bic. À mes frais évidemment… En 2007, j’ai fait un court séjour de 2 nuitées dans une...</summary>
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        <name>David</name>
        <uri>www.peche-reportage.com/david</uri>
    </author>
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/david/">
        <![CDATA[<p>SÉPAQ, yourtes, tente-roulotte, tente Huttopia</p>

<p><img alt="Yourte_bic.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/Yourte_bic.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="300" height="199" align="left" hspace="5" vspace="2" /></p>

<p>Bonjour à tous,</p>

<p>Ces dernières années, j’ai eu l’occasion de tester de nouveaux modes d’hébergement au Parc du Bic. À mes frais évidemment… En 2007, j’ai fait un court séjour de 2 nuitées dans une yourte du secteur de l’Île-aux-Amours. Cet été,  j’ai essayé sans succès de réserver un week-end dans une tente Huttopia à la dernière minute. J’ai dû me rabattre sur une seule nuitée vue la popularité de ce nouveau produit offert dans plusieurs parcs nationaux du Québec. En faisant une recherche pour réserver un séjour de chasse au petit gibier dans une yourte, une tente Huttopia ou une tente-roulotte, j’ai eu la surprise de constater que ce type d’hébergement <br />
« prêt-à-camper » n’est pas offert dans les réserves fauniques au Québec.</p>]]>
        <![CDATA[<p><img alt="DSC_01582006_300_199.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/DSC_01582006_300_199.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="300" height="199" align="right" hspace="5" vspace="5" /><br />
Les yourtes ont été offertes en 2006 si ma mémoire est bonne. Ce produit est très confortable. Celles du parc du Pic sont accessibles après une courte marche. On peut transporter notre matériel dans un chariot pour nous faciliter la vie. Le plancher est en bois franc, on a droit à une poêle à combustion lente. Le kit cuisine est complet. Il y a quatre lits et de l’espace suffisant pour une petite famille. Au parc du Bic, deux problèmes mineurs touchent ce mode d’hébergement. Absence d’eau douce à proximité, la SÉPAQ rationne l’eau offerte aux villégiateurs en yourte. Deuxio, et c’est ce qui m’a fait choisir une tente Huttopia cet été, les yourtes sont bâties sur une baie qui donne sur la route 132, la voie d’accès principale de la Gaspésie. Nous percevions clairement le bruit du trafic de notre espace de campement…</p>

<p></p>

<p>Cet été, j’ai été stupide et je n’ai pas profité de la possibilité de réserver 4 mois à l’avance un séjour en tente Huttopia.  Lorsque j’ai essayé de réserver, pratiquement rien n’était libre au Bic pendant les vacances de la construction. Ce type de tente est aussi très intéressant. C’est fondamentalement une tente de trappeur version année 2000… L’espace intérieur est plus restreint que dans les yourtes, mais c’est très confortable. Un petit radiateur au gaz a été utile pendant notre nuitée puisque la nuit était fraîche. Le réchaud au gaz est à l'extérieur sous un auvent.  Les tentes Huttopia au Bic sont au camping Rioux, et ce camping est passablement éloigné de la 132. Vous avez accès à de l’eau douce à proximité et le camping Rioux offre aussi des douches au bloc sanitaire. Il y a trois tentes-roulottes au camping de la Rivière-du-Sud-Ouest. Mais oubliez-les, ce camping est une ancienne halte routière, il est collé sur la 132.  </p>

<p><img alt="huttopia.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/huttopia.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="300" height="199" align="left" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p>Au Bic, vous avez donc à choisir d’être isolé des voisins en yourte avec en prime parfois le bruit du trafic si le vent n’est pas de votre côté, ou vous pouvez être en plein cœur de l’action au camping Rioux. Avec des enfants,  je vous recommande le deuxième choix sans hésiter. J'ai pu stationné mon auto à proximité. C'était pratique de pouvoir l'utiliser pour entreposer une partie des bagages. Les voisins ont profité du "rond de feu" pour cuisiner la veille de la prise des photos juste avant un orage. </p>

<p>Le parc du Bic est un endroit magnifique. Si vous aimez la marche, le vélo et surtout le kayak de mer, je vous invite à tester ces nouveaux modes d’hébergement à votre prochaine visite dans le Bas-Saint-Laurent.</p>

<p><img alt="huttopia_int_2.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/huttopia_int_2.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="300" height="199" align="right" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p><br />
Le rapport annuel 2008-2009 de la SÉPAQ mentionne que « de nouveaux modes d’hébergement dans les parcs (yourte et prêt-à-camper) ont eu un taux de location de 72 %, ce qui est significativement plus élevé que prévu ». Plus loin on peut lire : « la Société a concrétisé le projet de partenariat avec la firme française Huttopia par la mise en opération de 60 nouveaux équipements de prêt-à-camper exclusifs dans les parcs et s’intégrant parfaitement à l’environnement. Pour une première saison d’opérations, les résultats sont probants puisque le taux d’occupation a atteint 70 %. Par ailleurs, à partir des succès obtenus, la Société a planifié une nouvelle phase de 70 nouvelles unités en 2009-2010. L’implantation de ce concept innovateur tout comme la mise en place de 11 nouvelles yourtes répondent à l’évolution des besoins de la clientèle. Ce dernier type d’installation a d’ailleurs connu un taux d’occupation de 78 % en 2008-2009. Enfin, un nouveau prototype de chalet a été expérimenté au parc national du Mont-Orford afin de répondre au besoin de la clientèle d’aujourd’hui, particulièrement les jeunes familles, qui recherchent le confort, mais à un prix abordable. Cette expérience s’est avérée très positive et la Société compte bien l’étendre à travers le réseau des parcs. »</p>

<p>Voilà de bonnes nouvelles pour les clients du réseau des Parcs nationaux. Mais on attend quoi pour mettre en place ce type d’hébergement dans les réserves fauniques au Québec? Et bien je n’ai pas de réponse officielle à ce sujet. Et je me demande même si je gagne à tenter d’en obtenir une. Mes relations avec la SÉPAQ pour obtenir de l’information sont des plus difficiles. Un exemple simple pour illustrer mon problème, j’attends depuis des mois que la réserve Mastigouche me confirme l’existence d’un nouveau quota de pêche annuel basé sur la pression de pêche. Faute d’avoir une réponse après plus de quatre mois,  j’ai dû me rabattre sur une demande d’accès à l’information! </p>

<p>Alors, je n’ai pas envie de « tenter » d’obtenir une réponse officielle, mais je peux faire des hypothèses qui peuvent éclairer certains d’entre vous.</p>

<p>Le réseau de chalets et de refuges des réserves fauniques n’est pas réservé à pleine capacité. Il est possible de mettre la main sur de nombreux chalets à la suite du processus de réservation des gagnants au tirage au sort. J’imagine que la mise en place de ce type d’hébergement dans les réserves fauniques diminuerait le taux d’occupation des chalets.</p>

<p>De plus, en lisant le rapport annuel 2008-2009 de la SÉPAQ, on peut constater que « le budget 2008-2009 du gouvernement (du Québec) prévoit un plan triennal d’investissements de 55 millions $ pour la mise en valeur des parcs nationaux, la conservation des milieux naturels et la mise à niveau des infrastructures ». En lisant entre les lignes, je ne crois pas me tromper en écrivant que pour le moment l’argent frais est destiné aux Parcs prioritairement… À ce sujet avez-vous remarqué la campagne de publicité intégrée conçue par le Groupe Cossette Communication? De nombreuses pubs en été diffusées à la télé ce printemps et cet été pour faire la promotion des parcs. Et la portion « Parc Québec » du site web de la SÉPAQ a subi une mise à jour assez spectaculaire depuis 2008. </p>

<p><img alt="DSC_0084_450_99.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/DSC_0084_450_99.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="450" height="125" hspace="50" vspace="5" /></p>

<p>Les chasseurs québécois regardent avec envie les résultats de ces nouveaux investissements dans les parcs québécois. Heureusement, les pêcheurs peuvent profiter de ces nouveaux modes d’hébergement dans plusieurs parcs. Essayez le tout en 2010, vous serez agréablement surpris de voir votre petite famille apprécier les yourtes, les tentes-roulottes et les tentes Huttopia!</p>

<p>Vous pouvez compter sur moi pour vous donner des nouvelles au sujet de l’implantation de ces nouveaux modes d’hébergement dans les Parcs québécois. Une petite sortie de pêche en yourte au camping du lac Cascapédia serait fort intéressante pour un amateur de pêche! </p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
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    <title>Fin de saison décevante dans la réserve faunique Mastigouche</title>
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    <published>2009-09-02T03:54:27Z</published>
    <updated>2009-09-06T20:20:16Z</updated>
    
    <summary>Pêche SÉPAQ secteur Shawinigan Mastigouche objectivité Je l’ai toujours dit et je le répète, si la chance est avec vous lors du tirage au sort qui détermine l’allocation des lacs, vous ferez probablement une très belle pêche en hébergement dans...</summary>
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        <name>David</name>
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        <![CDATA[<p>Pêche SÉPAQ secteur Shawinigan Mastigouche objectivité</p>

<p><img alt="boulier_225_300.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/boulier_225_300.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="225" height="300"  align="left" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p>Je l’ai toujours dit et je le répète, si la chance est avec vous lors du tirage au sort qui détermine l’allocation des lacs, vous ferez probablement une très belle pêche en hébergement dans la réserve faunique Mastigouche. Et ce, pendant toute la saison de pêche. L’an passé, j’avais eu de la veine au « Bingo SÉPAQ ». Les résultats avaient été plus que satisfaisants. Pas cette année! J’arrive du secteur Shawinigan et ils y avaient seulement trois lacs de qualité ouverts pendant mon séjour dont le lac Busard que je rêvais de pêcher depuis des années. C’est la première fois que je réussissais à réserver un séjour alors que ce lac de remplacement était ouvert. Dieu que j’aurais aimé être tiré premier!</p>

<p>Le jeune gardien avait d’ailleurs désigné le Busard comme le « lac vedette » du secteur pendant notre séjour. Cela signifiait que chaque chalet aurait une seule chance de s’y rendre pendant le week-end. Les pêcheurs logeant dans les chalets 2,6 et 3 ont été tirés premiers dans l’ordre. Les chanceux de dimanche soir y sont presque allés de hourras lorsque la boule #3 est sortie première!</p>]]>
        <![CDATA[<p>Les deux autres lacs qui offraient une bonne qualité de pêche étaient le lac Arvisais et le lac Petit Shawinigan. C’est trois lacs avaient tous ouverts récemment. Je ne dis pas que les autres lacs n’offraient pas de chance de capture, mais on pouvait y faire une pêche avec des moyennes de prise anémiques entre 100 et 150 grammes environ. </p>

<p>Fait nouveau pour moi dans ce secteur, le gardien avait réservé une chaloupe par jour par chalet sur le Grand lac Shawinigan. Comme nous n’avons jamais été tirés plus haut que quatrième, nous avons eu l’occasion d’aller sur ce lac pour y capturer quelques truites de 160 grammes en moyenne. Ce mode de réservation est intéressant et j’espère qu’on le conserva à l’avenir. C'est très agréable d'avoir une chaloupe à sa disposition en face des chalets. Tout particulièrement le jour de sortie.</p>

<p>Autre fait intéressant, selon le jeune gardien, le lac Brodeur a été fermé après que son quota en poids fut capturé vers la mi-juillet. Et lui aussi prétendait que ce lac avait deux quotas cette année : 200 kilos ou 400 jours/pêche si ma mémoire est bonne. J’attends depuis des mois une confirmation de la SÉPAQ pour le deuxième quota portant sur la pression de pêche. J’imagine que j’aurai une réponse officielle un jour.</p>

<p>Deux nouvelles moins intéressantes. Primo, le lac aux Chantiers était toujours ouvert parce qu’il « restait du quota » selon le gardien. Il m’a aussi dit qu’une pêche expérimentale aurait été faite ce printemps là-bas. Le lac aux Chantiers aurait bel et bien été touché par le retour d’une espèce compétitrice de l’omble de fontaine. Je vais essayer d’en savoir plus là-dessus aussi. C’est vraiment moche de voir un lac si intéressant à pêcher il y a à peine trois ans (0,286 kg par prise avec une moyenne de 5,14 prise par pêcheur), se transformer aussi rapidement en un lac peu productif. J’ai hâte de connaître les plans de la SÉPAQ à son sujet. Ce lac a déjà subi une restauration de la biodiversité d'origine à la fin des années 1970, j'espère qu'ils auront le budget nécessaire pour récidiver. Suivez mon conseil, mettez le lac aux Chantiers au bas de votre liste de priorité pour le moment...</p>

<p>Deuxio, de courageux pêcheurs sont allés sur le lac Henry samedi sous une pluie froide et constante. Ce lac est accessible après avoir négocié deux portages. On doit traverser le Grand lac Shawinigan, portager son équipement jusqu’au lac Effilé. Traverser ce petit lac en chaloupe puis faire un dernier portage avant d’arriver, enfin, à la mise à l’eau du lac Henry! Eh bien, ces pêcheurs ont eu la chance de capturer un omble de fontaine et huit « poissons blancs ». « Ce lac a été braconné » ont-ils lancé au gardien avant le tirage au sort samedi soir. Preuve de leur bonne foi, aucun membre de leur groupe n’a choisi le lac Henry par la suite. En fait plus personne ne voulait y aller! Ont-ils raisons? Est-ce que cette hypothèse est valide? Un sentier de VTT passe juste au nord de ce lac rendant l’accès facile aux braconniers. Pensez-vous pouvoir compter sur les chroniqueurs de pêche professionnels sévissant au Québec pour apprendre des détails là-dessus un jour? Votre avis vaut bien le mien à ce sujet. </p>

<p>Parlant de mes professionnels favoris, un article a été écrit sur le secteur Shawinigan en juillet dernier. Je suis tombé sur cet article en surfant sur le net. Selon l'auteur, nous avons la chance de faire dans la Mastigouche des pêches aussi bonnes qu’il y a 130 ans! Rien de moins. Il mentionne que 230 lacs ont été exploités sur 417 en 2009 dans la Mastigouche afin de laisser les autres se reposer. Il insiste sur les truites indigènes présentes dans cette réserve. Il mentionne même que la SÉPAQ arrive à faire durer une qualité de pêche qu'il qualifie de « printanière » pendant toute la saison sur son territoire. Il nous apprend qu'il a capturé avec un cadre de la SÉPAQ pendant son séjour 14 ombles pesant une livre en moyenne. Le quota là-bas ne l'oublions pas est de 7 truites. Enfin, il cite un employé de la SÉPAQ qui précise que les lacs ouverts tôt en saison ferment aussi très tôt et que d’autres lacs ouvrent ensuite pour assurer une pêche de qualité « printanière » pendant l’ensemble de la saison. </p>

<p>Je respecte la vaste expérience de ce journaliste, mais j'estime que plusieurs erreurs de fait publiées dans ce papier méritent d'être corrigées. Voir la vie en rose est une chose, mais omettre de mentionner des faits importants est toute autre chose. Primo, il ne nous dit pas combien son séjour lui a coûté. Mais c'est souvent la norme dans ce type d'article. Comptez environ 100 $ par jour par personne pour pêcher en hébergement en plan européen avec la SÉPAQ. Cela exclut vos frais de location d’un moteur, la nourriture, le transport, etc.</p>

<p>J’ignore où l’auteur de cet article a pris son chiffre de 230 lacs ouverts dans la Mastigouche en 2009. Le plan de pêche que j’ai obtenu du MRNF mentionne que 300 lacs sont ouverts là-bas pour la mouchetée cette année! Ce journaliste ne parle pas non plus de la liste d’une centaine de lacs considérés « peu ou pas productifs » par le MRNF dans la réserve Mastigouche. Léger détail, ces lacs ne peuvent pas supporter une pression de pêche sportive sur une base régulière. Plusieurs d'entre eux n'offrent aucune possibilité de pêche sportive. Sortez vos calculatrices, 417 lacs dans la réserve, moins 100 lacs « peu ou pas productifs », moins 300 lacs à mouchetée ouvert en 2009, on arrive à 17 lacs « productifs » qui se reposent. </p>

<p>Ce chroniqueur ne parle pas du fait qu’on a ensemencé de l’omble de fontaine dans 153 lacs de la réserve faunique Mastigouche depuis sa création en 1971. Il omet aussi de préciser que du lot, 97 lacs l’ont été avec des souches NON INDIGÈNES. Le mot indigène étant aussi vendeur que le mot vert de nos jours, on l’utilise à tort et à travers chez les chroniqueurs de pêche professionnels. </p>

<p>Évidemment, ce journaliste ne vous dit pas pourquoi on a gardé le lac aux Chantiers ouvert toute la saison malgré le fait que des pêches expérimentales y ont été faites en début de saison pour connaître la nature des problèmes de ce plan d’eau. Parlez-en donc de la qualité de pêche "printanière" aux pêcheurs qui ont fait le portage du lac aux Chantiers en 2009! Imaginez-vous la réaction de ces clients de la SÉPAQ s'ils savaient que la réserve faunique Mastigouche garde ce lac ouvert tout en sachant fort bien que le quota alloué au lac aux Chantiers est beaucoup trop élevé en 2009.</p>

<p>Mais surtout, il ne mentionne pas l’existence d’un tirage au sort pour l'attribution des lacs. Pourtant, ce n'est pas un léger détail! Chaque soir, j’avais environ 3 chances sur 18 de sélectionner « un lac à la qualité de pêche printanière » le week-end dernier. Dans ce secteur, si les chalets tous loués et que les embarcations comptent chacune 2 pêcheurs, on peut même retrouver 21 boules lors de certain tirage. Dans ces occasions, vous aurez moins de 5 % de chance d’être tiré premier.</p>

<p> En trois tirages, j’ai eu un beau zéro en 9! L’auteur de cet article vantant les mérites de la réserve Mastigouche a-t-il lui-même participé au tirage au sort? Le cadre de la SÉPAQ qui accompagnait ce chroniqueur a-t-il plutôt « ouvert » un lac fermé au public depuis le début de la saison juste pour eux afin d'avoir de bonnes photos et un récit plus « vendeur » à publier? Voilà qui pourrait expliquer pourquoi ce vétéran chroniqueur ne dit pas sur quel lac il a fait sa pêche miraculeuse. Ce n’est qu’un hypothèse, moi non plus je ne mentionne pas toujours le nom des lacs où j’ai pêché par soucis de limiter la compétition à mes prochains séjours. Mes je n’ai jamais eu l’occasion de pêcher un lac avant tout le monde à part le jour de l’ouverture…</p>

<p>Au moins, ce chroniqueur a le mérite de mentionner régulièrement qu'il est invité par la SÉPAQ lors de la réalisation de ses « reportages ». Comme la SÉPAQ paie une grande partie de ses frais, son éditeur y voit probablement une bonne affaire. Du contenu peu coûteux, mais les lecteurs eux paient le gros prix pour ces « informations »… </p>

<p>Revenons à mon séjour de villégiature dans la réserve Mastigouche, disons que j’ai passé plus de temps à lire qu’à chasser des truites d’une livre en moyenne puisque les lacs que j’ai obtenus suite au tirage au sort n’en contenaient pas… Le tirage de samedi a été égayé par « Claude de Longueuil », un pêcheur qui était fort divertissant, en partie, à cause d’un taux d’alcoolémie passablement élevé. Il serait la pince à tous les pêcheurs qui se rendaient au tirage. Il prenait des photos. Il a déridé tout le monde. C’était bienvenu parce que les représentants de 15 groupes de pêcheurs sur 18 étaient plutôt tristes après les 3 premières sélections de devoir composer avec une offre de pêche assez ordinaire!</p>

<p>Le lendemain soir,  il était encore plus en forme, il avait souligné sa chance d’être allé pêcher sur le lac Arvisais. Il était tellement en forme qu’il ne savait plus quels lacs choisir! Ses copains ont manqué la chance d’aller sur le Petit Shawinigan parce que Claude a décidé de sélectionner le lac Gauthier. Les gardiens de la SÉPAQ doivent avoir bien des choses à raconter sur leurs clients les plus exubérants... Je profite de l’occasion pour féliciter Gabriel de la SÉPAQ qui a su gérer deux très joyeux lurons dimanche soir lors du tirage au sort!</p>

<p>Est-ce que je retournerai dans le secteur Shawinigan à l’avenir? Oui bien entendu. J’adore ce secteur. Si je souligne autant de points négatifs, c’est tout simplement pour remettre les pendules à l’heure. Mais j’avoue que je commence à me poser des questions. </p>

<p><img alt="IMGP1527_225_300.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/IMGP1527_225_300.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="225" height="300" align="right" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p>Pourquoi la SÉPAQ a-t-elle invité autant de chroniqueurs de pêche « professionnels » dans ce secteur depuis un an? </p>

<p>J’ai lu au moins trois articles qui vantaient ce secteur depuis février. Et entre vous et moi, si l’on invite autant de chroniqueurs « professionnels » là-bas, ce n’est probablement pas un bon signe. Les véritables bons secteurs de pêche n’ont pas besoin d’une campagne de marketing! </p>

<p>Je n’en reviens tout simplement pas qu’un journaliste puisse écrire sur un secteur d’une réserve faunique en omettant de mentionner l’existence d’un tirage au sort pour l’attribution des plans d’eau. J’avais environ 3 chances sur 18 d’obtenir le lac Busard, 3 chances sur 17 de pêcher le lac Arvisais et 3 chances sur 16 d’aller sur le lac Petit Shawinigan. J’ai été zéro en neuf et ça mes amis je ne l’oublierai malheureusement jamais. Ne pas en parler dans ce billet serait faire preuve d'un sacré manque d'objectivité et d'équilibre. Un chroniqueur de pêche ne devrait jamais oublier de mentionner qu'il faut souvent avoir de la chance au tirage au sort de la SÉPAQ pour faire une pêche « comme il y a 130 ans »...</p>

<p>Au plaisir de vous lire</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com<br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>&quot;Mordu de la pêche&quot;: à ne pas manquer!</title>
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    <published>2009-08-07T16:04:55Z</published>
    <updated>2009-08-07T19:19:39Z</updated>
    
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        <![CDATA[<p>Media, Pêche, Cyril Chauquet</p>

<p><img alt="sourire_char.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/sourire_char.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="300" height="202" align="left" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p>Bonjour à tous</p>

<p>Si vous êtes abonné au Canal Évasion, vous avez probablement découvert l’émission « Mordu de la pêche » depuis longtemps. Récemment j’ai ajouté cette station à mon bouquet de chaînes numériques et j’ai programmé l’émission de Cyril Chauquet sur mon enregistreur numérique personnel. Mon premier visionnement de cette émission, il y a des années,  m’avait laissé une mauvaise première impression. M. Chauquet était à la pêche près de la Nouvelle-Orléans et il avait pêché un peu trop longtemps à mon goût au pied d’une plateforme pétrolière. De plus, le tournage était à l’étranger, à un endroit où je n’aurai jamais les moyens d’aller pêcher. Voilà pourquoi je n’avais jamais mentionné cette série portant sur la pêche sur mon blogue. Disons que j’ai manqué une très bonne production! Vivement les reprises…</p>

<p>Si vous avez le goût de vous distraire en regardant des expéditions de pêche tournées dans des endroits exotiques,  « Mordu de la pêche » est LA série qu’il ne faut pas manquer. L’animateur Cyril Chauquet est remarquable. Il passe comme une balle à la télévision. Son enthousiasme, son sens de l'humour, ses connaissances et sa passion pour la pêche sont tous des facteurs qui rendent cette production intéressante. Il parle français très souvent sur le terrain et lorsqu’il communique en anglais ou en espagnol avec son guide et les gens qu’il nous présente à l’écran, nous avons droit à des surimpressions en français. Pour une rare fois dans le domaine des émissions portant sur la pêche sportive, les téléspectateurs unilingues francophones sont traités avec respect!</p>

<p><br />
</p>]]>
        <![CDATA[<p>Dans un épisode tourné au Nunavik qui m’a jeté à terre par sa qualité de production, Cyril Chauquet et son équipe de tournage n’hésitent pas à marcher pendant des heures pour se rendre dans de bons secteurs de pêche difficiles d’accès. Les caméramans de « Mordu de la pêche » sont de toute évidence des professionnels. La qualité des images, le cadrage, l’éclairage et la diversité des plans en sont des preuves évidentes. J’aimerais aussi vous faire remarquer le soin apporté à l’audio et la qualité des textes et de la narration.  Le montage est alerte et le concept de l’émission ainsi que son format d’une heure nous donnent beaucoup de contenu intéressant à l’écran. Cyril Chauquet nous amène en expédition avec lui, nous voyageons carrément avec lui.</p>

<p>Enfin et c’est très important pour moi, « Mordu de la pêche » n’est pas un véhicule qui existe pour diffuser grossièrement de la promotion et faire du placement publicitaire. J’ignore comment cette émission est financée, mais une chose est certaine, aucun fournisseur d’équipement de pêche, de bateau, ou de moteur n’était dans le portrait des deux épisodes que j’ai visionnés. Et c’est carrément jouissif de constater que c’est encore possible de produire une série sur la pêche en français au Canada sans être submergés par de vulgaires plogues en tout genre. En fait, le contenu prend le dessus sur la publicité dans cette émission. Un fait rare dans une série produite en français au pays. C’est clair que les destinations sont mentionnées dans le générique, l’équipe doit être invitée, etc. Mais j’aurais aimé voir l’expression dans le visage du pourvoyeur qui accueillait l’équipe de « Mordu de la pêche » au Nunavik lorsqu’il a visionné l’émission et qu’il a vu qu’une toilette toujours en construction illustrait son camp de pêche dans l’émission… </p>

<p>D’autres exemples, Chauquet nous parle de son fil à pêche en utilisant le mot « tresse » dans l’épisode au Nunavik. Il ne fait aucune référence au fabricant de cet équipement. Et il ne se gêne pas pour nous dire que ce type de fil est peu résistant à l’abrasion. On le voit d’ailleurs perdre un poisson parce que la « tresse » a frotté sur des roches. Vous ne verrez jamais ce genre de chose dans une émission commanditée par un fabricant de fils à pêche… Un autre exemple, Chauquet nous montre à l’écran le type de leurre qu’il utilise dans l’émission tournée au Belize. Le plan de caméra est court, on voit bien le poisson-nageur, mais à moins d’être un expert en devon, vous ne pourrez pas le reconnaître. Chauquet d’ailleurs pêche très souvent à la mouche. Et ce type de pêche n’est pas très propice au placement média. Qui se soucie d’acheter un streamer de la compagnie XYZ…</p>

<p><img alt="tumb_up_300_200.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/tumb_up_300_200.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="300" height="203" align="right" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p>L’émission « Mordu de la pêche » vise un marché mondial par sa qualité de production. D'ailleurs, elle a été diffusée aux États-Unis sur le réseau ESPN2 sous le nom : « Fishing Adventurer » et en Europe sur Discovery Channel. Évidemment lorsque votre modèle d’affaires vise la planète entière, un tournage dans la réserve faunique Mastigouche par exemple n’est pas très vendeur. Ne comptez donc pas sur « Mordu de la pêche » pour vous faire découvrir des destinations où vous aurez les moyens d’aller pêcher chaque année. Cette émission existe pour nous faire rêver.  Et elle le fait avec grande classe! </p>

<p>Il reste quelques rediffusions sur Évasion cet « été » pour vous faire passer le temps un jour de pluie... Vous trouvez l’horaire à cette adresse : </p>

<p> http://www.evasion.tv/emissions/mordu_de_la_peche</p>

<p>On peut aussi se procurer les DVD de cette série. Bravo à toute l’équipe de M. Chauquet et longue vie à votre émission!</p>

<p>David Lefrançois<br />
www.peche-reportage.com</p>]]>
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    <title>Des nouvelles du lac au Sorcier</title>
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    <published>2009-07-17T22:54:58Z</published>
    <updated>2009-07-21T00:21:01Z</updated>
    
    <summary>Bonjour La photo qui illustre ce carnet a été prise par mon copain Réjean vendredi dernier. Cette ouananiche devait faire autour de 1,5 kilo. Nous avons eu la chance de pêcher sur le lac au Sorcier trois jours consécutifs. Disons...</summary>
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        <name>David</name>
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        <![CDATA[<p>Bonjour</p>

<p><img alt="wawa_david_2009.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/wawa_david_2009.jpg" style="border: solid 2px #000000;  width="234" height="300" align="left" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p>La photo qui illustre ce carnet a été prise par mon copain Réjean vendredi dernier. Cette ouananiche devait faire autour de 1,5 kilo. Nous avons eu la chance de pêcher sur le lac au Sorcier trois jours consécutifs. Disons que ce ne sont pas nos contacts à la SÉPAQ qui nous ont rendu ce séjour possible. Quand un pêcheur à la chance de se rendre sur le lac au Sorcier, c'est la ouananiche qu'il tente de déjouer en premier lieu. C'est le saumon d'eau douce qui est l'espèce vedette de ce plan d'eau.</p>

<p>Je ne fais pas partie des chroniqueurs invités aux frais des contribuables à pêcher dans le réseau de la SÉPAQ. Cela me donne la latitude nécessaire pour aborder des sujets, disons, trop souvent passé sous silence pour nos spécialistes des relations publiques et du marketing qui travaillent pour les médias québécois en symbiose avec le réseau des parcs, les réserves fauniques et les pourvoiries.</p>

<p>Récemment,  j’ai publié un texte sur les statistiques du lac au Sorcier. Dans ce texte,  je vous faisais remarquer que ce lac contient deux espèces de poissons recherchés par les pêcheurs sportifs : la ouananiche et l’omble de fontaine. Un biologiste du MRNF doit donc fixer un quota annuel pour chacune de ces deux espèces. En 2007, le quota de l’omble de fontaine a été dépassé de 40 % environ. On avait donc décidé de fermer le lac au Sorcier seulement une fois que le quota prévu pour la ouananiche avait été atteint. En 2008, nouveau dépassement pour l'omble de fontaine sur le lac Sorcier: captures totales de 262 kilos alors que le quota annuel était à 250 kilos. Et bien en 2009, les chances que le même processus se reproduise sont élevées!</p>

<p>Selon une employée de la SÉPAQ, ce matin le quota annuel de la ouananiche (500 kilos en 2009) était atteint à 70 %. Depuis l’ouverture le 27 juin dernier, 97 % du quota annuel de l’omble de fontaine (234 kilos en 2009) avait déjà été capturé. Selon ma source, le biologiste responsable du plan de pêche serait à évaluer si la saison de pêche sera prolongée sur le lac au Sorcier cet été. Sa décision devrait être connue ce week-end.</p>]]>
        <![CDATA[<p>Mon intuition me dit que la pêche sera prolongée sur ce lac. Pourquoi? Tout simplement parce que la SÉPAQ pourra vendre aisément 100 % de ses embarcations sur ce plan d’eau tant et aussi longtemps qu’elle le gardera ouvert tellement il est populaire. Mais entre vous et moi, pourquoi détermine-t-on un quota annuel pour l’omble de fontaine sur le lac au Sorcier si l’on se permet de le dépasser trois années de suite?</p>

<p>L’an dernier, je me suis dit qu’on avait dépassé le quota de l’omble de fontaine sur ce lac parce que le nouveau système de réservation mis en place avait surestimé le nombre de jours/pêche à offrir. Vous le savez tous, il est maintenant possible de réserver un lac pour la pêche à la journée quatre mois d’avance. Auparavant, les pêcheurs pouvaient réserver un lac offert à la pêche à la journée 48 heures à l’avance. C’était donc beaucoup plus simple pour la SÉPAQ de respecter les quotas annuels avec l’ancien système de réservation. Le dépassement de 2007 était donc de toute évidence une décision prise en toute connaissance de cause. </p>

<p>En 2009, la pêche a ouvert une semaine plus tard sur le lac au Sorcier. On a même baissé le quota annuel de l’omble de fontaine de 250 kilos en 2008 à 234 kilos en 2009. Je croyais qu’on avait pris ces décisions pour assurer la pérennité de la pêche à l’ombre de fontaine sur le lac au Sorcier. J’imagine que je n’ai rien compris des bribes d’information que j’ai obtenue à gauche et à droite. Malheureusement, le MRNF refuse que j’interviewe le ou la biologiste responsable du plan de pêche de la réserve faunique Mastigouche. Allez savoir pourquoi? J’imagine qu’un blogueur n’a pas l’expérience requise pour comprendre les subtilités du plan de pêche…</p>

<p><img alt="julien_wawa_225_300.jpg" src="http://WWW.peche-reportage.com/movabletype/archives/julien_wawa_225_300.jpg" style="border: solid 2px #000000; width="225" height="300" align="right" hspace="5" vspace="5" /></p>

<p> « La protection de l’environnement et le développement durable » seraient des valeurs importantes pour la SÉPAQ selon leur rapport annuel 2008-2009. Malheureusement, ces valeurs ne semblent pas peser très lourd en ce qui a trait à l’omble de fontaine sur le lac au Sorcier.</p>

<p>J’espère me tromper. Je souhaite qu’on ferme la pêche sur le lac au Sorcier parce que le quota annuel pour l’omble de fontaine aura été atteint à la date prévue pour sa fermeture cette année: le 21 juillet 2009. J'espère que le plan de pêche sera respecté pour assurer des destinations de pêche de qualité aux générations futures. Ça c'est l'absolu. Mais dans la réalité je pense qu'en attendant la décision finale du MRNF et de la SÉPAQ, vous devriez vous préparer à mettre la main sur le lac le plus populaire de la réserve Mastigouche pour la pêche à la journée. Et ce possiblement dès mardi prochain à 8 h 30 pile!</p>

<p>Mise à jour <br />
Lundi 20 juillet 2009</p>

<p>Mon intuition était bonne. Le lac au Sorcier sera disponible dès samedi prochain! Rendez-vous demain mardi à 8 h 30 avec le systèjme de réservation de la SÉPAQ dès 8 h 30. Quatre journées seront offertes. Donc 20 chaloupes. Bonne chance!</p>

<p></p>

<p>David Lefrançois<br />
www.pêche-reportage.com<br />
</p>]]>
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